
Le chapitre s’ouvre sur Sūta, qui poursuit l’enseignement sur la sainteté solaire et introduit un récit exemplaire : un brāhmaṇa adore Sūrya en façonnant une image en santal rouge et, après une longue dévotion, obtient une grâce. Il demande la disparition de la kuṣṭha (maladie de peau), et Sūrya prescrit une observance à date fixe : un dimanche coïncidant avec Saptamī, se baigner dans un lac méritoire puis accomplir 108 circumambulations en portant des fruits comme offrandes ; le texte présente ce rite comme guérisseur et salvateur pour d’autres pratiquants aussi. Sūrya établit ensuite sa présence locale et nomme ce séjour « Kuharavāsa », donnant au miracle une identité durable de lieu saint. Le récit se tourne ensuite vers Sāmba, fils de Viṣṇu (Kṛṣṇa), dont la beauté provoque un trouble social parmi les témoins, jusqu’à un épisode moralement lourd mêlant méprise d’identité et transgression sexuelle. Sāmba cherche une clarification selon le dharma ; un brāhmaṇa expose une expiation extrême appelée « Tiṅginī », décrite avec précision (fosse, poudre de bouse de vache, combustion contrôlée, immobilité et concentration méditative sur Janārdana), comme un rite détruisant les mahāpātaka. Sāmba avoue à son père ; Hari atténue la faute en invoquant l’absence d’intention ou de connaissance, puis l’oriente vers un remède réparateur par pèlerinage : adorer Mārtaṇḍa au kṣetra de Hāṭakeśvara selon le même protocole des 108 circumambulations, spécialement au mois de Mādhava sous des marqueurs calendaires favorables. Sāmba part au milieu des lamentations et des bénédictions familiales, se baigne, rend un culte et fait de larges dons à une confluence sacrée où l’on dit que Viṣṇu demeure pour ôter les péchés des êtres ; le chapitre culmine dans sa certitude intérieure d’être délivré de la kuṣṭha et se clôt en célébrant ce tīrtha comme un lieu éminent et auspicious, y compris pour les femmes, au sein de l’ensemble Hāṭakeśvara/Viśvāmitrīya.
Verse 1
सूत उवाच । रत्नादित्यस्य माहात्म्यमेतद्वः परिकीर्तितम् । सर्वकुष्ठहरं यच्च सर्वपातकनाशनम् । भूयस्तथैव माहात्म्यं महद्वै श्रूयतां रवेः
Sūta dit : « Je vous ai relaté la grandeur de Ratnāditya : elle ôte toutes les formes de lèpre et anéantit tous les péchés graves. À présent, écoutez encore la grande et puissante grandeur de Ravi (le Soleil). »
Verse 2
तेन चाराधितः सूर्यस्तत्रस्थेन द्विजोत्तमाः
Ô meilleurs des deux-fois-nés, par celui qui demeurait en ce lieu, le Soleil (Sūrya) fut honoré et adoré selon le rite.
Verse 3
पूर्वदक्षिणदिग्भागे समासाद्य ततः परम् । रक्त चन्दनजां कृत्वा प्रतिमां भावितात्मना
Puis, ayant atteint le quartier du sud-est, il alla plus loin ; l’âme recueillie, il façonna une image sacrée faite de santal rouge.
Verse 4
ततो वर्षसहस्रांते तुष्टस्तस्य दिवाकरः । वरदोऽस्मीति तं प्राह दृष्टिगोचरमागतः
Alors, au terme de mille ans, le Soleil—satisfait de lui—se rendit visible à ses yeux et lui dit : «Je suis celui qui accorde des grâces».
Verse 5
ब्राह्मण उवाच । यदि तुष्टोऽसि मे देव कुष्ठव्याधिं हर प्रभो । नान्येन कारणं मेऽस्ति राज्येनापि त्रिविष्टपे
Le brāhmane dit : «Si tu es satisfait de moi, ô Dieu, ô Seigneur, enlève ma lèpre. Je n’ai nul autre désir, pas même la royauté au ciel».
Verse 6
श्रीभगवानुवाच । सप्तम्यां सूर्यवारेण कुरु विप्र प्रदक्षिणाम् । शतमष्टोत्तरं यावत्स्नात्वा पुण्यह्रदे शुभे । फलहस्तः पृथक्त्वेन ततः कुष्ठेन मुच्यसे
Le Seigneur Bienheureux dit : «Ô brāhmane, au jour de Saptamī, lorsque c’est un dimanche, accomplis la pradakṣiṇā (circumambulation). Puis, après t’être baigné dans l’auspicieux Puṇyahrada, accomplis cent huit fois, tenant des fruits en tes mains comme offrande distincte. Alors tu seras délivré de la lèpre».
Verse 7
अन्योऽत्र गां गतो योऽपि व्रतमेतत्करिष्यति । सर्वरोगविनिर्मुक्तो मम लोकं स गच्छति
«Même quiconque vient en ce lieu et accomplit ce vœu sera délivré de toutes les maladies et ira en mon monde».
Verse 8
श्रीसूर्य उवाच । तच्छ्रुत्वा स तथा चक्रे ब्राह्मणः श्रद्धयाऽन्वितः । विमुक्तश्च तदा कुष्ठाद्दिव्यदेहमवाप्तवान्
Śrī Sūrya dit : «L’ayant entendu, le brāhmane fit exactement ainsi, animé de foi. Alors il fut délivré de la lèpre et obtint un corps divin».
Verse 9
अथ भूयोऽपि तं प्राह नीरोगं भगवान्रविः । किं ते प्रियं करोम्यन्यद्वद ब्राह्मणसत्तम
Alors, de nouveau, Bhagavān Ravi lui parla, désormais délivré de la maladie : «Ô le plus éminent des brāhmaṇas, dis-moi : quel autre don cher veux-tu que j’accomplisse pour toi ?»
Verse 10
सोऽब्रवीत्सर्वदैवात्र स्थातव्यं भगवन्विभो
Il dit : «Ô Seigneur, ô Tout-Puissant, daigne demeurer ici à jamais.»
Verse 11
श्रीभगवानुवाच । अतः परं ममावासः स्थानेऽत्र च भविष्यति । नाम्ना कुहरवासाख्या संज्ञा मम भविष्यति
Le Seigneur Bienheureux dit : «Désormais, Ma demeure sera assurément en ce lieu. Et, de nom, Ma désignation ici sera “Kuharavāsa”.»
Verse 12
कस्यचित्त्वथ कालस्य विष्णुपुत्रो बभूव ह । सांबोनाम सुरूपाढ्यो जांबवत्यां द्विजोत्तमाः
Après quelque temps, naquit un fils de Viṣṇu, nommé Sāmba, doué d’une grande beauté—né de Jāmbavatī, ô meilleur des brāhmaṇas.
Verse 13
अथ तं राजमार्गेण गच्छंतं यदुसत्तमम्
Alors, (les gens virent) ce plus éminent des Yadus s’avancer par la voie royale.
Verse 14
पुरनार्योऽपि संतुष्टा वीक्षांचक्रुः सुकौतुकात् । गृहकार्याणि संत्यज्य समारूढा गवाक्षकान्
Même les femmes de la cité, comblées et pleines de curiosité, regardèrent—délaissant les tâches du foyer et montant aux fenêtres.
Verse 15
तस्य कामात्मदेहस्य दर्शनार्थं समुत्सुकाः । काश्चिदर्धानुलिप्तांग्यः काश्चिदेकांजितेक्षणाः
Désireuses de voir sa forme enchanteresse pour le désir, certaines vinrent le corps à demi oint (dans la hâte), et d’autres n’avaient qu’un seul œil souligné de khôl.
Verse 16
अर्धसंयमितैः केशैस्तथान्यास्त्यक्तबालकाः । एकस्मिंश्चरणे काश्चिन्नियोज्योपानहं द्रुताः
Certaines, les cheveux à demi noués dans la hâte; d’autres, laissant leurs enfants derrière elles; et quelques-unes, glissant vite une sandale à un seul pied, s’élancèrent dehors.
Verse 17
पादुकां च द्वितीये तु पर्यधावन्नितंबिनीः । व्रजंतीषु तथान्यासु वनितासु गवाक्षकान्
Et à l’autre pied aussi elles chaussèrent la sandale, courant çà et là; tandis que d’autres femmes, pressées, se précipitaient vers les fenêtres.
Verse 18
व्याक्रोशंति क्रुधाविष्टाः शिशवो गुरवस्तथा । नीवीबन्धनविश्लेषसमाकुलितचेतसः
Les enfants criaient, saisis de colère, et les anciens aussi—l’esprit bouleversé par les ceintures dénouées et le désarroi.
Verse 19
ययुरेवापराः स्वेषु गवाक्षेषु वरांगनाः । स चकर्ष तदा तासां पतितैर्नेत्ररश्मिभिः
D’autres nobles dames allèrent à leurs propres fenêtres ; et lui, en cet instant, semblait les attirer vers lui par les rayons tombés de leurs regards.
Verse 20
हृदयानि धरापृष्ठे कामदेवसमो युवा । काचिद्दृष्ट्वैव तद्रूपं तस्य सांबस्य कामिनी
À la surface de la terre se tenait un jeune homme, pareil à Kāma-deva ; et une femme frappée d’amour, rien qu’en voyant cette beauté—celle de Sāmba—
Verse 21
निश्चला कामतप्तांगी लिखितेव विभाब्यते । काचिदग्निसमान्मुक्त्वा निश्वासान्कामपीडिता
L’une, le corps brûlé par le désir, demeura immobile comme peinte ; une autre, tourmentée par la passion, laissait échapper des souffles pareils au feu.
Verse 22
एकास्तं च समालोक्य रूपयौवनसंयुतम् । गवाक्षात्प्रपतंति स्म निश्चेष्टा धरणीतले
Certaines, en le voyant—doué de beauté et de jeunesse—tombèrent des fenêtres, sans force, immobiles sur le sol.
Verse 23
अन्याः परस्परालाप प्रकुर्वंति वरस्त्रियः । एका सा कामिनी धन्या यास्य चक्रेवगूहनम्
D’autres nobles femmes se mirent à converser entre elles ; mais une femme, heureuse et frappée d’amour, fit comme pour l’étreindre.
Verse 24
निःशेषां रजनीं प्राप्य माघमाससमुद्भवाम् । आस्तां तावत्स्त्रियो याश्च नरा अपि निरर्गलम्
Quand la nuit entière se fut écoulée—celle du mois de Māgha—femmes et hommes demeurèrent ainsi, sans aucune retenue.
Verse 25
जल्पंति चेदृशं सर्वं तस्य रूपेण विस्मिताः । अत्रये वदन्ति सेवाम एनमर्थेन वर्जिताः
Émerveillés par sa beauté, ils tinrent toutes sortes de propos de ce genre; puis ils dirent à Atrī : «Permets que nous servions celui-ci», sans aucun dessein mondain.
Verse 26
वीक्ष्यामो वदनं येन नित्यमेवेंदुसंनिभम् । कर्णाभ्यां वारिता वृद्धिर्नेत्रयोरप्यसंशयम् । नो चेज्जानीमहे नैव कियती सं भविष्यति
«Contemplons ce visage, toujours semblable à la lune. Par les oreilles, l’accroissement du désir est contenu; et par les yeux aussi, sans nul doute. Sinon, nous ne savons pas jusqu’où il grandira.»
Verse 27
एवं संवीक्ष्यमाणस्तु कामिनीभिर्नरैस्तथा । निर्ययौ राजमार्गेण पितृदर्शनलालसः
Ainsi, tandis qu’il était observé par des femmes éprises et par des hommes aussi, il s’en alla par la voie royale, avide de contempler son père.
Verse 28
भगिन्यो मातरो याश्च भ्रातृपत्न्यश्च याः स्थिताः । अवस्थामीदृशीं प्राप्ता ब्राह्मणानामपि स्त्रियः । मातरोऽपि च यास्तस्य भगिन्यश्च विशेषतः
Les sœurs et les mères présentes, ainsi que les épouses de ses frères—toutes les femmes, même celles des brāhmaṇas—étaient parvenues à un tel état; et tout particulièrement ses propres mères et sœurs en furent touchées.
Verse 29
अन्यस्मिन्नहनि प्राप्ते प्रावृट्काले निशागमे । कृष्णपक्षे तमोभूते अलक्ष्येऽपि गते पुरः
Un autre jour étant venu—en la saison des pluies, à l’approche de la nuit—durant la quinzaine sombre, lorsque l’obscurité dominait, et que même la cité au-devant se voyait à peine…
Verse 30
तन्माता नन्दिनीनाम कामदेवशरार्दिता । तत्पत्न्या वेषमाधाय तच्छय्यायामुपस्थिता
Sa mère—nommée Nandinī—atteinte par les flèches de Kāma, prit l’apparence de son épouse et s’approcha de sa couche.
Verse 31
सोऽपि तां दयितां ज्ञात्वा सेवयामास कामिनीम् । रतोपचारैर्विविधैरश्रद्धेयविनिर्मितैः
Lui aussi, la prenant pour sa bien-aimée, s’unit à cette femme dans l’amour—par maintes caresses érotiques, si étonnamment agencées qu’elles semblaient incroyables.
Verse 32
तया तत्र यदुश्रेष्ठो विकल्पमकरोत्तदा । अंगराजसुता या मे प्राणेभ्योऽपि गरीयसी
Là, à cause d’elle, le meilleur des Yadus fut alors saisi de doute : «La fille du roi d’Aṅga—plus chère pour moi que la vie même…».
Verse 33
नैवंविधं रतं वेद अनया यद्विनिर्मितम् । वेश्या अपि न जानंति रतमीदृक्कथञ्चन
Nul ne connaît une union d’une telle sorte—telle qu’elle l’avait façonnée. Même les courtisanes ne connaissent pas un plaisir pareil, d’aucune manière.
Verse 34
ततो गाढं करे धृत्वा दीपमानीय तत्क्षणात् । यावत्पश्यति सा माता नन्दिनीति च या स्मृता
Alors, le tenant fermement par la main, elle apporta aussitôt une lampe, jusqu’à ce que cette mère, que l’on se rappelle sous le nom de Nandinī, pût voir distinctement.
Verse 35
ततश्च गर्हयामास रपे किमिदं कृतम् । गर्हितं सर्वलोकानां नर कार्तिप्रदं तथा
Puis elle le réprimanda : «Ô misérable, qu’as-tu donc fait ? Cela est blâmé par tous les hommes, ô toi, et cela apportera aussi une funeste renommée.»
Verse 36
सापि लज्जासमोपेता महाभयसमाकुला । प्रणष्टा तत्क्षणादेव भयेन महताऽन्विना
Elle aussi, saisie de honte et bouleversée par une grande frayeur, disparut à l’instant même, chassée par une terreur accablante.
Verse 37
सांबोऽपि प्रलपन्नार्तो निद्रां लेभे न वै द्विजाः । रात्रिशेषमभूत्तस्य तदा वर्षशतोपमम्
Même Sāṃba, gémissant dans l’angoisse, ne trouva point le sommeil, ô deux-fois-nés ; et le reste de cette nuit lui parut comme cent années.
Verse 38
अथ रात्र्यां व्यतीतायां प्रोद्गते रविमण्डले । दुःखेन महता युक्तः प्रोत्थितः स हरेः सुतः
Puis, la nuit passée et le disque du soleil s’étant levé, ce fils de Hari se releva, toujours accablé d’une immense douleur.
Verse 39
आवश्यकमपि त्यक्त्वा कंचिद्ब्राह्मणसत्तमम् । धर्मशास्त्रविधानज्ञं समानीयाथ चाब्रवीत्
Mettant de côté même ses devoirs habituels, il fit venir un excellent brāhmaṇa, expert des prescriptions des Dharmaśāstras, puis il prit la parole.
Verse 40
रहस्ये विनयोपेतः कृतांजलिपुटः स्थितः । सांब उवाच । मात्रा स्वस्रा दुहित्रा वा स्वयं स्याद्यदि मोहनम्
En secret, avec humilité, debout les mains jointes, Sāṃba dit : «Si l’illusion surgit—envers la mère, la sœur ou la fille—que faut-il faire ?»
Verse 41
कथं शुद्धिर्भवेत्तस्य परमार्थेन मे वद । धर्मशास्त्राणि संवीक्ष्य सर्वाणि च यथाक्रमम्
«Dis-moi en vérité comment obtenir la purification en un tel cas—après avoir consulté tous les Dharmaśāstras dans l’ordre qui convient.»
Verse 42
ब्राह्मण उवाच । परनार्याः कृते वत्स प्रायश्चित्तं विनिर्मितम् । धर्म द्रोणेषु सर्वेषु वर्णानां च पृथग्विधम्
Le brāhmaṇa dit : «Mon enfant, pour la faute impliquant la femme d’autrui, des expiations (prāyaścitta) ont été prescrites dans tous les recueils du dharma, sous des formes distinctes selon les varṇa.»
Verse 43
आसां च तिसृणां चैव त्रयाणां परिकीर्तितम् । एवमेवं विनिर्दिष्टं प्रायश्चित्तं विशुदये
«Et pour ces trois cas aussi, l’expiation a été énoncée. Ainsi, de cette manière, le prāyaścitta de purification a été établi.»
Verse 44
मात्रा मोहनमासाद्य भगिन्या वाथ यादव । दुहित्रा वा प्रमादाच्च कार्यं संशोधनं बुधैः । शुद्ध्यर्थं तिंगिनीमेकां नान्यज्जानाम्यहं यतः
Ô Yādava, si par égarement—avec la mère, ou avec la sœur, ou par inadvertance avec la fille—les sages prescrivent un acte de réparation. Pour la purification, je ne connais qu’un seul moyen : Tiṃginī ; je n’en connais pas d’autre.
Verse 45
धर्मद्रोणेषु सर्वेषु निर्णयोऽयमुदाहृतः । यो मया तव संदिष्टो नान्योस्ति यदुपुंगव
Cette décision est proclamée dans tous les recueils du dharma. Ô le meilleur des Yadus, le remède que je t’ai indiqué : il n’en est point d’autre.
Verse 46
अन्यथा यो वदेत्पृष्टः प्रायाश्चित्तं स्वच्छन्द तः । तस्य पापस्य भागी स्याद्यथा कर्ता तथैव सः
Si, interrogé, quelqu’un prescrit une expiation (prāyaścitta) à tort, selon son seul bon plaisir, il devient alors participant de ce péché, tout comme l’auteur même de la faute.
Verse 47
सांब उवाच । तिंगिन्याः किं स्वरूपं च किं प्रमाणं द्विजोत्तम । सर्वं विस्तरतो ब्रूहि ममास्त्यत्र प्रयोजनम्
Sāmba dit : « Ô le meilleur des deux-fois-nés, quelle est la véritable nature de Tiṃginī, et quelle en est la mesure (la règle juste) ? Dis-moi tout en détail, car j’ai ici un dessein. »
Verse 48
ब्राह्मण उवाच । गोवाटचूर्णमादाय गर्तां भृत्वा स्वमानजाम् । शयनं तत्र कर्तव्यं यावद्वक्त्रेण यादव
Le brāhmane dit : « Prends la poudre de bouse de vache (ou la terre de l’étable), puis remplis-en une fosse creusée à la mesure de ton corps. Ô Yādava, il faut s’y étendre—jusqu’à la hauteur du visage. »
Verse 49
उपरिष्टात्तच्च चूर्णं धार्यं गोवाटसंभवम् । यावद्वक्त्रप्रमाणं च वर्जयित्वा स्वमाननम्
Et au-dessus (du corps), que l’on dépose cette poudre issue de l’enclos des vaches, jusqu’à la mesure du visage, en excluant la pleine mesure de son propre visage.
Verse 50
ततः पादप्रदेशे तु ज्वालयेद्धव्यवाहनम् । यथा शनैः शनैर्दाहः शरीरस्य प्रजायते
Ensuite, dans la région des pieds, qu’on allume le feu sacrificiel (Agni), afin que la brûlure naisse dans le corps lentement, peu à peu.
Verse 51
न चैव चालयेदंगं कथंचित्तत्र संस्थितः । नैवाक्रंदं तथा कुर्याद्ध्यायेदेकं जनार्दनम्
Et demeurant là, qu’il ne remue en aucune manière ses membres; qu’il ne pousse pas non plus de cris. Ainsi doit-il méditer sur l’Unique — Janārdana.
Verse 52
ततो जीवितनाशेन गात्रशुद्धिः प्रजायते
Alors, par la perte de la vie, advient la purification du corps.
Verse 53
तिंगिन्या यत्स्वरूपं च तन्मया परिकीर्तितम् । प्रायश्चित्तमिदं सम्यङ्महापातकनाशनम्
Ainsi ai-je proclamé la nature de Tiṃginī. Cette expiation, accomplie comme il se doit, détruit même les grands péchés (mahāpātaka).
Verse 54
तच्छ्रुत्वा वचनं तस्य सांबो जांबवतीसुतः । हृदये निश्चयं कृत्वा तिंगिनीसाधकोद्भवम्
Ayant entendu ses paroles, Sāmba—fils de Jāmbavatī—prit dans son cœur une résolution inébranlable : entreprendre la pratique de Tiṃginī et en obtenir l’accomplissement (siddhi).
Verse 55
ततः प्रोवाच विजने वासुदेवं घृणान्वितः । ताताहं विप्रलब्धस्तु नंदिन्या तव भार्यया
Puis, dans un lieu retiré, ému de compassion, il dit à Vāsudeva : «Père, j’ai été réellement trompé par Nandinī, ton épouse.»
Verse 56
भार्याया रूपमाधाय पापया तमसि स्थिते । सा मया निजभार्येयमिति मत्वा निषेविता
Lorsque les ténèbres régnaient, une femme pécheresse prit l’apparence de mon épouse. Pensant : «C’est bien ma propre femme», je m’unis à elle.
Verse 57
ततस्तु चेष्टितैर्ज्ञात्वा गर्हयित्वा विसर्जिता । ततःप्रभृति गात्रे मे कुष्ठव्याधिरयं स्थितः
Mais ensuite, l’ayant reconnue à ses agissements, je la blâmai et la renvoyai. Dès lors, cette maladie de lèpre s’est fixée sur mon corps.
Verse 58
मयाथ धर्मशास्त्रज्ञः कश्चित्पृष्टो द्विजोत्तमः । प्रायश्चित्तं यथोक्तं मे वद मातृनिषेवणात्
C’est pourquoi je m’approchai d’un brāhmane éminent, versé dans les Dharma-śāstras, et je demandai : «Dis-moi l’expiation (prāyaścitta) prescrite pour l’acte d’avoir (sans le savoir) approché ma mère.»
Verse 59
तेनोक्तं साधनं सम्यक्तिंगिन्या मम शुद्धये । सोऽहं तां साधयिष्यामि तस्य पापस्य शुद्धये
Il a prescrit le moyen juste de ma purification—par le rite/l’observance de Tiṃginī. Ainsi l’accomplirai-je, afin d’effacer ce péché.
Verse 60
अनुज्ञां देहि मे शीघ्रं कार्यं येन करोम्यहम् । क्षंतव्यं च मया बाल्ये यत्किंचित्कुकृतं कृतम्
Accorde-moi vite ta permission, afin que j’accomplisse ce qui doit être fait. Et pardonne-moi toute faute que j’ai pu commettre dans mon enfance.
Verse 61
मम माता यथा दुःखं न कुर्यात्त्वं तथा कुरु
Agis de telle sorte que ma mère ne soit pas vouée à la souffrance.
Verse 62
तच्छ्रुत्वा वचनं तस्य वज्रपातोपमं हरिः । बाष्पपूर्णेक्षणो दीनस्ततः प्रोवाच गद्गदम्
À l’écoute de ses paroles—pareilles à la chute de la foudre—Hari, accablé, les yeux pleins de larmes, prit alors la parole d’une voix étranglée.
Verse 63
न त्वया कामतः पुत्र कृत्यमेतदनुष्ठितम् । न ज्ञानेन कृतं यस्मात्तत्स्मात्स्वल्पं हि पातकम्
Mon fils, tu n’as pas accompli cet acte par désir; et puisqu’il n’a pas été fait en pleine connaissance, le péché en est, en vérité, léger.
Verse 64
जानता यत्कृतं पापं तच्चैवाक्षयतां व्रजेत् । न करोति महीपालो यदि तस्य विनिग्रहम्
Le péché commis en pleine connaissance s’achemine vers une conséquence inépuisable, si le roi du pays ne retient ni ne châtie cet homme.
Verse 65
तस्मात्ते कीर्तयिष्यामि प्रायश्चित्तं विशुद्धये । दानं चैव महाभाग येन कुष्ठं प्रणश्यति
C’est pourquoi je t’énoncerai l’expiation (prāyaścitta) pour une purification parfaite, ainsi que l’aumône sacrée, ô bienheureux, par laquelle la lèpre est détruite.
Verse 66
उक्तानि प्रतिषिद्धानि पुनः संभावितानि च । सापेक्षनिरपेक्षाणि मुनिवाक्यान्यशेषतः
Toutes les paroles des sages—ce qui est prescrit, ce qui est interdit, ce qui est de nouveau affirmé, et ce qui est dit avec condition ou sans condition—ont été énoncées ici intégralement.
Verse 67
तदत्र विषये पुत्र मम वाक्यं समाचर । भविष्यति महच्छ्रेय इह लोके परत्र च
Ainsi, en cette affaire, mon fils, mets en pratique ma parole ; il en naîtra un grand bien, en ce monde et dans l’au-delà.
Verse 68
हाटकेश्वरजे क्षेत्रे विश्वामित्रप्रतिष्ठितः । मार्तण्डोऽस्ति सुविख्यातः सर्वकुष्ठविनाशकः
Dans le kṣetra sacré de Hāṭakeśvara se trouve le fameux Mārtaṇḍa (la Divinité-Soleil), établi par Viśvāmitra, célébré comme celui qui détruit toute forme de lèpre.
Verse 69
सूर्यवारेण सप्तम्यां संप्राप्ते मासि माधवे । नक्षत्रे पितृदैवत्ये शुक्लपक्षे समागते
Lorsque le dimanche coïncide avec le septième jour lunaire, au mois de Mādhava (Vaiśākha), sous un nakṣatra présidé par les Pitṛ (Ancêtres), et durant la quinzaine claire—
Verse 70
भास्करस्योदये प्राप्ते श्रद्धापूतेन चेतसा । शतमष्टोत्तरं यावत्कुरुते च प्रदक्षिणाम्
Au lever de Bhāskara (le Soleil), l’esprit purifié par la foi, qu’on accomplisse la pradakṣiṇā, jusqu’à cent huit circumambulations.
Verse 71
फलैः श्रेष्ठतमैश्चैव तत्प्रमाणैः पृथक्पृथक् । तस्य कुष्ठं विनिर्याति सद्य एव न संशयः
Et en offrant des fruits d’excellence, chacun selon la juste mesure, la lèpre de cette personne s’en va sur-le-champ ; il n’y a nul doute.
Verse 72
नीरोगः कुरुते यस्तु रवेस्तस्य प्रदक्षिणाः । तावद्युगं पुमानेष सूर्यलोके महीयते
Même celui qui est en bonne santé—s’il accomplit ces pradakṣiṇā à Ravi—cet homme est honoré dans le monde du Soleil durant autant de yuga.
Verse 73
सूर्यवारेण यो मर्त्यस्तस्य कृत्वा ण्दक्षिणाम् । नमस्करोति सद्भक्त्या सोऽपि रोगैः प्रमुच्यते
Quiconque, un dimanche, accomplit la pradakṣiṇā et se prosterne avec une dévotion authentique, est lui aussi délivré des maladies.
Verse 74
तस्मात्त्वं हि महाराज तमाराधय भास्करम् । देवं वै विधिनानेन यो मयोक्तोऽखिलस्तव
Ainsi donc, ô grand roi, adore Bhāskara, le Dieu, selon ce rite même que je t’ai enseigné en totalité.
Verse 75
अविकल्पेन मनसा समाराधय सत्वरम् । मुक्तरोगे विपाप्माथ दिब्यदेहमवाप्स्यसि
Adore sans partage de l’esprit et sans tarder ; délivré de la maladie et du péché, tu obtiendras un corps divin.
Verse 76
मा कुरुष्व विषादं त्वं कुष्ठव्याधिसमुद्रवम् । तस्मिन्क्षेत्रे स्थिते देवे कुहराश्रयसंज्ञिते
Ne cède pas au désespoir, même si la lèpre te tourmente. En ce kṣetra sacré demeure le Seigneur, connu sous le nom de Kuharāśraya.
Verse 77
अथ तद्वचनं श्रुत्वा प्रस्थितो विष्णुनन्दनः
Alors, ayant entendu ces paroles, le fils de Viṣṇu se mit en route.
Verse 78
सूत उवाच । एतच्छ्रुत्वा वचस्तस्य देवदेवस्य चक्रिणः । चकार गमने बुद्धियोगं सांबोऽर्बुदं प्रति
Sūta dit : Ayant entendu ces paroles du Dieu des dieux, le Porteur du disque, Sāmba résolut de partir et dirigea sa route vers Arbuda.
Verse 79
ततः शुभेऽहनि प्राप्ते हस्त्यश्वरथसंयुतः । प्रतस्थे स सुतो विष्णोः सेनया परिवारितः
Puis, lorsqu’advint un jour de bon augure, le fils de Viṣṇu se mit en route, pourvu d’éléphants, de chevaux et de chars, entouré de son armée.
Verse 80
अनुयातः सुदूरं च कृष्णेनाक्लिष्टकर्मणा । बाष्पपूर्णे क्षणेनैव सर्वमातृजनेन च
Kṛṣṇa, aux actes infatigables, l’accompagna au loin, ainsi que toutes les femmes de la lignée, dont les yeux, en un instant, se remplirent de larmes.
Verse 81
बलभद्रेण वीरेण चारुदेष्णेन धीमता । युयुधानानिरुद्धाभ्यां प्रद्युम्नेन च धीमता
L’accompagnaient encore le vaillant Balabhadra, le sage Cārudeṣṇa, Yuyudhāna et Aniruddha, ainsi que Pradyumna, lui aussi plein de discernement.
Verse 82
ततो जांबवती पुत्रं दृष्ट्वा तीर्थोन्मुखं तदा । गच्छमानं प्रचक्रेऽथ प्रलापान्कुररी यथा
Alors Jāmbavatī, voyant son fils tourné vers le pèlerinage au tīrtha et s’en allant, se mit à se lamenter telle l’oiseau kurarī.
Verse 83
हा हतास्मि विनष्टास्मि मंदभाग्या ह्यभागिनी । एकोपि तनयो यस्या ममाप्येनां दशां गतः
«Hélas ! Je suis comme frappée à mort, je suis perdue — malheureuse, vraiment privée de bonne fortune ! Moi qui n’ai qu’un seul fils, lui aussi m’a conduite à cet état.»
Verse 84
अथ तां रुदतीं दृष्ट्वा प्रोवाच मधुसूदनः । किममंगलमेतस्य प्रस्थितस्य करिष्यसि
La voyant en pleurs, Madhusūdana dit : «Quel funeste présage veux-tu jeter sur celui qui est déjà parti ?»
Verse 85
बाष्पपूर्णेक्षणा दीना मुक्तकेशी विशेषतः । एष व्याधिविनिर्मुक्तस्तीर्थयात्राफलान्वितः । कुष्ठव्याधिपरित्यक्तः पुनरेष्यति तेंऽतिकम्
Les yeux pleins de larmes, misérable et les cheveux dénoués, elle se lamenta : «Il sera délivré de la maladie, comblé du fruit du pèlerinage aux tīrtha ; abandonnant la lèpre, il reviendra encore auprès de toi.»
Verse 86
एतस्मिन्नंतरे यानादवतीर्य त्वरान्वितः । सांबोऽसौ प्रस्थितस्तत्र यत्र जांबवती स्थिता
À cet instant, Sāmba, descendant de son char avec empressement, se mit en route vers le lieu où demeurait Jāmbavatī.
Verse 87
स तां प्रणम्य हृष्टात्मा कृतांजलिपुटः स्थितः । प्रणिपत्य विहस्यो च्चैर्वाक्यमेतदुवाच ह
Il se prosterna devant elle, l’âme joyeuse, demeura les mains jointes ; puis, après s’être incliné jusqu’à terre et avoir souri, il prononça à haute voix ces paroles.
Verse 88
मा त्वं मातर्वृथा दुःखमस्मदर्थे करिष्यसि । आगमिष्याम्यहं शीघ्रं तीर्थयात्रां विधाय वै
«Mère, ne t’afflige pas en vain à cause de moi. Je reviendrai bientôt, après avoir accompli comme il se doit le pèlerinage aux tīrtha sacrés.»
Verse 89
जांबवत्युवाच । रक्षतु त्वां वने वत्स सर्वास्ता वनदेवताः । श्वापदेभ्यः पिशाचेभ्यो दुष्टेभ्यः पुत्र सर्वतः
Jāmbavatī dit : «Mon enfant bien-aimé, que toutes les divinités de la forêt te protègent dans la solitude des bois—des bêtes sauvages, des piśācas et de toute force malfaisante de tous côtés.»
Verse 91
जठरं पुंडरीकाक्षः कटिं पातु गदाधरः । जानुनोर्युगलं कृष्णः पादौ च धरणीधरः
«Que Puṇḍarīkākṣa protège ton ventre ; que Gadādhara garde ta taille ; que Kṛṣṇa veille sur tes deux genoux ; et que Dharaṇīdhara préserve tes pieds.»
Verse 92
एवं संस्पृश्य हस्तेन निजेनांगानि तस्य सा । समालिंग्य समाघ्राय मूर्धदेशे मुहुर्मुहुः
Ainsi, touchant de sa propre main les membres de celui-ci, elle l’enlaça et, maintes fois, l’embrassa sur le sommet de la tête.
Verse 93
प्रेषयामास तं पुत्रं कृतरक्षं यशस्विनी । सा सर्वांतःपुरीयुक्ता निवृता तदनन्तरम्
Alors cette dame illustre envoya son fils—désormais dûment protégé par les bénédictions—puis elle revint, accompagnée de toutes les suivantes du palais intérieur.
Verse 94
अश्रुपूर्णेक्षणा दीना निःश्वसन्ती यथोरगी । तथा च भगवान्विष्णुर्यादवैः सकलैः सह
Les yeux noyés de larmes, elle fut accablée, soupirant comme un serpent en détresse. Et de même le Seigneur bienheureux Viṣṇu, avec tous les Yādavas, fut saisi de chagrin.
Verse 95
प्रविष्टो द्वारकापुर्या सांबं प्रोष्य ततः परम् । अश्रुपूर्णेक्षणो दीनो बलभद्रपुरःसरः
Après avoir fait partir Sāmba, il entra dans la cité de Dvārakā ; les yeux pleins de larmes, le cœur accablé — Balabhadra marchait devant lui.
Verse 96
पुत्रैः पौत्रैस्तथा मित्रैर्बांधवैरपरैरपि । द्वारकाया विनिष्क्रम्य सांबोऽपि द्विजसत्तमाः
Ô le meilleur des deux-fois-nés, Sāmba aussi quitta Dvārakā et se mit en route, accompagné de ses fils, petits-fils, amis et autres parents.
Verse 97
संप्राप्तश्च क्रमेणाथ सिंधुसागरसंगमे । यत्र योगीश्वरः साक्षादंबरीषप्रतिष्ठितः
Puis, en temps voulu, il parvint au confluent où le fleuve rejoint l’océan, là où Yogīśvara —Viṣṇu, Seigneur des yogins— se tient manifestement, établi en ce lieu par le roi Ambarīṣa.
Verse 98
अद्यापि तिष्ठते विष्णुर्जंतूनां पापनाशनः । तत्र स्नात्वा समभ्यर्च्य देवं योगीश्वरं ततः
Aujourd’hui encore, Viṣṇu demeure en ce lieu, destructeur des péchés des êtres vivants. S’y étant baigné, puis ayant dûment adoré le divin Yogīśvara—
Verse 99
ददौ दानानि विप्रेभ्यो नानारूपाणि शक्तितः । दीनांधकृपणेभ्यश्च तथैवान्येभ्य एव च
Selon ses moyens, il fit aux brāhmaṇas des dons de maintes sortes ; et de même aux pauvres, aux aveugles, aux indigents — ainsi qu’à d’autres encore.
Verse 100
यानानि वस्त्ररत्नानि यद्यच्च येन वांछितम् । स त्रिरात्रं हरेः पुत्रः स्थित्वा तत्र समाहितः
Chars, vêtements et joyaux—oui, tout ce que chacun désirait—il l’accordait. Puis le fils de Hari demeura là trois nuits, l’esprit recueilli, établi dans la concentration.
Verse 110
तत्र क्षणेऽभवत्तस्य चित्ते सांबस्य धीमतः । मुक्तोऽहं कुष्ठरोगेण निर्विकल्पं द्विजोत्तमाः
À cet instant même, dans l’esprit du sage Sāmba naquit une résolution limpide : «Je suis délivré de la lèpre, ô meilleurs des deux-fois-nés, sans la moindre hésitation.»
Verse 116
सूत उवाच । एतद्वः सर्वमाख्यातं विश्वामित्रीयमुत्तमम् । चतुर्थं च पुण्यतीर्थं स्त्रीणां चैव शुभावहम्
Sūta dit : «Tout cela vous a été exposé : l’excellent Viśvāmitrīya (Māhātmya). C’est le quatrième tīrtha méritoire, et il est aussi particulièrement de bon augure pour les femmes.»
Verse 213
इति श्रीस्कांदे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां षष्ठे नागरखण्डे हाटकेश्वरक्षेत्रमाहात्म्ये विश्वामित्रीयमाहात्म्ये कुहरवासिसांबादित्यप्रभाववर्णनंनाम त्रयोदशोत्तरद्विशततमोऽध्यायः
Ainsi s’achève, dans le Śrī Skanda Mahāpurāṇa—au sein de l’Ekāśītisāhasrī Saṃhitā, dans le sixième livre, le Nāgara Khaṇḍa—dans le Māhātmya du domaine sacré de Hāṭakeśvara, et dans le Viśvāmitrīya Māhātmya, le chapitre intitulé «Description de la puissance et de la gloire de Sāmbāditya, demeurant dans la caverne», à savoir le chapitre 213.