
मण्डल 6
The Family Book of Bharadvaja
La Mandala 6 est un livre familial des Bharadvāja comprenant 75 hymnes (762 mantras), marqué par une louange vigoureuse d’Indra, des invitations au Soma et une idéologie royale tournée vers la guerre. Les poètes y convoquent sans cesse Indra, roi rapide et très ancien, à la séance de pressurage, demandant protection, bétail et victoire, tout en célébrant la parole inspirée (vā́c) rendue puissante par le dieu. À côté du cycle dominant consacré à Indra, la mandala conserve d’importants passages sur Varuṇa, qui mettent l’accent sur l’ordre cosmique (ṛtá), le serment et la retenue morale, conférant au livre une profondeur particulière.
Sukta 6.1
Cet hymne d’ouverture du Sixième Maṇḍala invoque Agni comme le premier éveilleur de la pensée inspirée (dhī) et comme le merveilleux Hotṛ qui rend le sacrifice efficace. Il célèbre la puissance irrésistible d’Agni et sa conduite lumineuse, qui guide les hommes vers l’ordre divin, et s’achève en demandant au feu « royal » des richesses abondantes et multiformes ainsi que le bien-être.
Sukta 6.2
RV 6.2 est un hymne concis à Agni, maître stable du foyer domestique établi, et puissance rayonnante qui accroît la renommée (śravas) et la prospérité (puṣṭi). Il célèbre sa force visible — fumée et flamme s’élevant vers le ciel — et s’achève en demandant qu’Agni parle favorablement du fidèle parmi les dieux et le conduise au-delà de l’hostilité, du péché et du malheur vers le bien-être et une demeure sûre.
Sukta 6.3
Cet hymne loue Agni comme le gardien et l’incarnation du ṛta (vérité cosmique), la puissance qui conduit le chercheur vers la « vaste lumière » et protège le mortel de l’angoisse qui resserre. Agni y est célébré à la fois comme une force rapide et brillante qui traverse la nuit tel un oiseau, et comme une splendeur semblable à l’éclair, fortifiée par les hymnes, agissant de concert avec Mitra–Varuṇa pour maintenir l’ordre et la sûreté.
Sukta 6.4
Cet hymne invoque Agni comme Hotṛ et comme « devatātā » — celui qui met les dieux en place dans le rite — en le priant d’accomplir pour les sacrifiants présents ce qu’il fit jadis pour Manu, l’instituteur archétypal du yajña. Agni est loué comme rapide et invincible : traversant les nuits, devançant les forces hostiles (arāti) et guidant les adorants sur des voies sûres, non dévorantes. Le sūkta s’achève sur une prière de protection contre la détresse, de bénédiction généreuse pour les chanteurs et de longue vie avec une descendance héroïque.
Sukta 6.5
Ce bref hymne à Agni invoque le « Fils de la Force » comme le prêtre jeune et véridique qui éveille et met en branle toutes les richesses désirables. Il demande à Agni de protéger les adorants en brûlant les assaillants lointains et intérieurs, et s’achève sur des aspirations répétées à obtenir l’objet du désir : la richesse avec des fils héroïques, la puissance victorieuse (vāja) et la gloire impérissable d’Agni.
Sukta 6.6
Cet hymne invoque Agni, le « Fils de la Force », comme Hotar divin qui ouvre la voie au culte et conduit le sacrifiant à travers les ténèbres vers l’ordre lumineux. Agni est loué comme une puissance rayonnante et purificatrice dont les énergies « labourent » et préparent le champ terrestre, faisant avancer le rite et en élargissant la lumière. La sukta s’achève sur une demande d’éveil intérieur (citra-citayantam), ainsi que de richesse brillante et héroïque et de protection pour le chanteur et la communauté.
Sukta 6.7
Cet hymne loue Agni en tant que Vaiśvānara — le Feu omniprésent né de Ṛta (l’ordre cosmique), établi comme la « tête du ciel » et puissance directrice sur la terre. Agni y est présenté comme le roi-voyant et l’« hôte » des peuples, médiateur des offrandes, qui étend les domaines lumineux et garde l’immortalité, afin que dieux et humains partagent la vie, l’ordre et la protection.
Sukta 6.8
Cet hymne loue Agni en tant que Vaiśvānara et Jātavedas — le feu universel qui connaît toutes les naissances et porte le sacrifice — célébrant sa puissance rougeoyante et sa venue rapide à l’assemblée rituelle. Il rappelle le mythe de l’apport d’Agni depuis le lointain domaine par Mātariśvan et prie le dieu du feu de protéger la communauté, ses chefs et ses donateurs, et de les faire passer en sûreté au-delà des dangers.
Sukta 6.9
Cet hymne loue Agni en tant que Vaiśvānara — le Feu universel — né tel un roi et qui, par son éclat, sépare et ordonne les jours sombres et lumineux. Agni est célébré comme le Hotṛ qui voit le premier, révélant la « lumière immortelle » au sein des mortels et dissipant les ténèbres intérieures et extérieures. Le sukta s’achève sur une supplication de protection et d’élévation : même les dieux s’inclinent devant Agni, debout dans l’obscurité.
Sukta 6.10
Cet hymne place Agni Jātavedas à l’avant du sacrifice, comme guide rayonnant qui dégage la voie du rite et porte les prières en sûreté vers l’avant. Agni est loué comme purificateur visible de loin : sa flamme change une « piste sombre » en chemin lumineux, dissipe l’hostilité et nourrit iḷā — l’abondance sacrificielle et la nourriture inspirée. Le but est double : l’efficacité rituelle — une marche ininterrompue de l’offrande — et la victoire intérieure : la lumière sur les ténèbres, la concorde sur l’inimitié, la force pour une longue vie et une noble descendance.
Sukta 6.11
Ce bref hymne en triṣṭubh de Bharadvāja exhorte Agni, le Hotṛ mû de l’intérieur, à faire avancer le sacrifice avec une force digne des Maruts et à attirer vers l’offrande les dieux alliés. Il célèbre l’éclat d’Agni, auto-lumineux et omniprésent, et demande que, allumé « avec les dieux », il accorde l’abondance et aide les adorants à franchir au-delà de la détresse et du péril.
Sukta 6.12
Ce bref hymne en triṣṭubh de Bharadvāja loue Agni comme le Hotṛ royal, assis sur le barhis à l’autel domestique, dont la flamme au vaste rayonnement se répand comme le soleil. Il prie Agni Jātavedas d’avancer avec l’ardeur des adorants, de mûrir et d’achever le sacrifice, de les conduire à l’abondance et d’écarter les voies nuisibles, afin que la communauté prospère durant toute la durée de vie et ait une descendance héroïque.
Sukta 6.13
Ce bref hymne en triṣṭubh loue Agni comme la source d’où rayonnent au-dehors toutes les puissances propices — prospérité, victoire, pluie et cours ordonné des eaux. Il souligne que le mortel qui atteint Agni à l’autel par les hymnes et le sacrifice obtient toute « ouverture » (vāra) vers la réussite : nourriture, richesse et stabilité de la prospérité domestique. L’hymne se clôt par une demande directe de descendance, de continuité de la lignée et de l’accomplissement (pūrti) qui vient d’une louange correctement offerte.
Sukta 6.14
Ce bref hymne à Agni enseigne que le mortel qui sert Agni avec une intention vraie et une pensée inspirée devient rayonnant et progresse en force, en abondance de nourriture et en protection. Agni est loué comme la puissance antique qui accorde un héros ferme, capable d’endurer l’assaut, et comme le médiateur qui peut « parler pour nous » auprès des autres dieux. L’hymne culmine dans une prière répétée : être conduits au bien-être et à une bonne demeure, et, par l’aide d’Agni, franchir au-delà de la haine, de la détresse et des voies erronées.
Sukta 6.15
Cet hymne loue Agni comme l’« hôte » du foyer qui s’éveille à l’aurore, et comme le seigneur qui conduit tous les clans, portant les offrandes humaines vers les Immortels. Bharadvāja invoque Agni comme le prêtre omniscient qui mène à perfection le rite et la clairvoyance (vayunāni), le priant d’établir solidement les feux domestiques et d’aiguiser la force de la communauté et l’ardeur juste.
Sukta 6.16
RV 6.16 est un hymne de Bharadvāja à Agni en tant que Hotṛ universel, qui établit le sacrifice, relie les humains aux dieux et repousse les puissances hostiles. Il célèbre la conduite lumineuse d’Agni (saṃdṛṣṭi), sa puissance nourricière et dispensatrice de richesses, ainsi que sa force qui abat Vṛtra et écrase les rakṣas, dégageant la voie vers la victoire et la prospérité.
Sukta 6.17
Cet hymne est une vigoureuse invocation somaïque à Indra, le louant comme le porteur du vajra, briseur de Vṛtra et libérateur des « vaches » (lumière, rayons et abondance) retenues dans l’obstruction. Il rappelle comment les dieux placèrent Indra à l’avant-garde lorsque les impies les assaillirent, et il demande pour les adorants victoire, force et plénitude assignée par les dieux. La prière finale transpose le triomphe mythique en aspiration présente : que le rite obtienne un gain établi par les dieux et mûrisse en une joie ferme et héroïque.
Sukta 6.18
RV 6.18 est un hymne en triṣṭubh de Bharadvāja qui intensifie la louange d’Indra, l’invincible, le champion souvent invoqué, dont la puissance brise les assauts et renverse les ennemis retranchés. Il rappelle les victoires décisives d’Indra sur les adversaires démoniaques et leurs forteresses, puis tourne cette force cosmique vers le besoin présent du sacrifiant — force, protection et engendrement d’une parole sacrée toujours renouvelée par le yajña.
Sukta 6.19
Cet hymne loue Indra comme une puissance inaltérable et d’ample portée, qui se tourne vers les adorateurs et accroît leur force héroïque. On le supplie d’apporter son « mada » victorieux (ardeur triomphante du combat), afin que la communauté obtienne protection, prospérité et la continuité des enfants et des descendants, en surmontant obstacle après obstacle.
Sukta 6.20
Cet hymne à Indra célèbre sa puissance irrésistible au combat, rappelant comment il a brisé des ennemis semblables à des serpents et des forteresses retranchées, et comment il a protégé les adorateurs généreux. Il demande à Indra d’accorder au peuple du poète une abondance vaste, « ciel-au-dessus-de-la-terre » — richesses, bétail et champs fertiles. Les strophes relient les victoires cosmiques d’Indra (le meurtre de Vṛtra et la soumission des ennemis) à la prospérité tangible qu’il octroie à ceux qui pressent le Soma et offrent la louange.
Sukta 6.21
Cet hymne invoque Indra par de puissantes offrandes et des inspirations attelées au char (dhīḥ), le louant comme la force toujours jeune, impérissable, qui apporte richesse vaste et victoire. Il affronte les puissances hostiles (rakṣas) et demande à Indra, porteur du vajra et allié ancien, de les chasser au loin. Le sukta se clôt sur une prière pratique : qu’Indra s’éveille comme faiseur de chemin et guide, à travers les voies faciles comme difficiles, portant les adorants vers la force et la plénitude (vāja).
Sukta 6.22
Cet hymne loue Indra comme celui qui, partout, est digne d’être invoqué : véridique, taurin par la puissance, et maître de nombreuses forces efficaces (māyāḥ). Il rappelle ses exploits irrésistibles — briser ce qui paraît immobile et délivrer ce qui est lié — puis se transforme en une invitation directe à Indra à venir au sacrifice avec ses puissances attelées (niyut). Le but est à la fois la louange et une convocation liturgique pour la protection, la victoire et l’octroi de bienfaits au yajña.
Sukta 6.23
Cet hymne loue Indra comme le seigneur de la force, toujours vigilant, attiré par le pressurage du Soma et par les chants inspirés des voyants Bharadvāja. On le prie de venir avec ses coursiers fauves, de brandir le vajra et d’accorder aux adorateurs une prospérité porteuse de paix, la protection et une abondance « désirable en tout ».
Sukta 6.24
RV 6.24 est un hymne en triṣṭubh de Bharadvāja qui loue Indra comme le roi buveur de soma, illuminateur de la parole, que les hymnes et le sacrifice éveillent afin qu’il accorde force, victoire et protection. Il célèbre la puissance débordante d’Indra — pareille à des eaux jaillissant d’une montagne — et s’achève sur une prière directe pour la sauvegarde du chef et des adorants, à la maison comme dans la nature sauvage, afin qu’ils vivent longtemps avec une descendance héroïque.
Sukta 6.25
Cet hymne est une louange‑invocation de Bharadvāja à Indra, tueur de Vṛtra sans égal, demandant que chaque degré de son secours — proche ou lointain, élevé ou bas — fasse passer les adorants à travers le conflit. Il exalte l’invincibilité d’Indra et sa suprématie sur tous les êtres, et le supplie de dompter les forces hostiles, « non divines », afin que les chanteurs atteignent des aurores sûres et vastes, ainsi qu’une prospérité durable.
Sukta 6.26
Cet hymne est une invocation martiale et protectrice à Indra : qu’il entende le chanteur bharadvāja et qu’il accorde une aide redoutable au « jour décisif », lorsque les peuples s’assemblent pour la victoire. Il rappelle les hauts faits éprouvés d’Indra — surtout la mise à mort de Śambara et la protection de Divodāsa — comme fondement de l’assistance présente et de l’obtention de force, de bétail/richesse et d’un pouvoir souverain pour les patrons.
Sukta 6.27
Cet hymne sonde le mystère de la puissance enivrante d’Indra — comment son ivresse extatique, inspirée par le soma, et son amitié donnent la victoire décisive au combat. Il rappelle ensuite des exploits héroïques précis (l’abattage d’ennemis tels que Śeṣa et le Vṛcīvant) et s’achève dans un cadre sacerdotal et rituel où des mécènes royaux accordent une généreuse dakṣiṇā, reliant la force d’Indra à la prospérité et au patronage.
Sukta 6.28
RV 6.28, le célèbre Go-sūkta de Bharadvāja, bénit l’arrivée et l’installation des vaches dans le goṣṭha (enclos/étable) comme source de prospérité, de joie et d’accroissement. Il loue les vaches comme des puissances de bon augure, aux formes multiples, porteuses de descendance — liées à une radiance semblable à celle d’Uṣas et à la vigueur d’Indra — et demande que leur lait, leur fécondité et leur protection nourrissent sans cesse la maison et le sacrifice.
Sukta 6.29
Ce bref hymne en triṣṭubh tourne les adorants vers Indra comme un allié sûr (sakhā) et un puissant bienfaiteur, invoqué pour la protection et une aide ample, qui élargit. La louange d’Indra est située dans le sacrifice du Soma — Soma pressé, nourriture préparée et ukthas chantés — de sorte que le rite devient le canal de sa puissance invincible, brisant les obstacles (Vṛtras) et soumettant les forces hostiles (Dasyus).
Sukta 6.30
Ce bref hymne à Indra célèbre la puissance héroïque toujours croissante du dieu et sa générosité infaillible dans la distribution des richesses et de l’abondance. Il rappelle les hauts faits cosmiques d’Indra — briser la montagne, libérer les eaux retenues et établir les mondes — afin que l’adorant participe à la stabilité, à la victoire et à la prospérité.
Sukta 6.31
Ce bref hymne à Indra le célèbre comme l’unique seigneur des richesses, tenant les peuples dans sa main et acclamé partout — dans la maison, aux eaux, dans la descendance et dans le Soleil. Il rappelle ses victoires héroïques avec Kutsa contre Śuṣṇa et d’autres entraveurs dans la quête des vaches/de la lumière, et s’achève en pressant Indra de monter sur son char, de venir par les larges voies et de faire que l’appel de l’adorant soit efficacement entendu.
Sukta 6.32
Ce bref hymne en triṣṭubh de Bharadvāja loue Indra d’une parole nouvellement façonnée, célébrant sa force irrésistible en tant que vajrin (porteur du foudre) et purandara (briseur de forteresses). Il rappelle la victoire d’Indra, obtenue avec des voyants inspirés et des prêtres porteurs de flamme, et culmine dans la libération/l’obtention des eaux — symbole de vie, de fécondité et d’accomplissement sans entrave.
Sukta 6.33
Ce bref hymne en triṣṭubh à Indra demande au dieu son « mada » le plus puissant (extase héroïque vivifiante), qui rend possibles la victoire, l’abondance et la juste jouissance. Il rappelle la mise à mort décisive par Indra des forces obstructrices au combat et s’achève par une prière pour sa protection non seulement dans les besoins immédiats, mais aussi « au-delà » — dans l’état céleste plus lointain et lumineux.
Sukta 6.34
Ce bref hymne en triṣṭubh rassemble l’antique et toujours renaissant courant de louange qui « converge » vers Indra et qui, de lui aussi, « s’écoule » comme une inspiration expansive. Il souligne l’inépuisabilité d’Indra — nulle pensée ni parole ne peut achever de le décrire — tout en rappelant sa victoire archétypale sur Vṛtra, garantie de protection, d’accroissement et de plénitude de vie pour l’adorant.
Sukta 6.35
Ce bref hymne à Indra enchaîne des requêtes pressantes : le poète demande sans cesse « quand ? » Indra fortifiera le brahman (la parole inspirée), enrichira la stotra/stoma (l’hymne de louange) et viendra à l’appel du sacrifiant. Il culmine dans l’acte propre à Indra — briser la forteresse close — afin que la « Vache au lait lumineux » (image d’abondance rayonnante) ne tarisse pas, et que les forces des Aṅgiras à l’intérieur soient vivifiées pour faire surgir les richesses cachées.
Sukta 6.36
Ce bref hymne de Bharadvāja loue Indra comme la source toujours présente d’ivresse sacrée, de richesse et de force victorieuse pour ceux qui sont établis sur la terre. Il dépeint toutes les puissances et tous les hymnes convergeant vers Indra comme des fleuves vers la mer, et s’achève sur une demande intime : qu’il entende l’offrande et soutienne les adorateurs d’une puissance sans cesse renouvelée à travers les âges.
Sukta 6.37
Ce bref hymne en triṣṭubh appelle Indra à venir promptement sur son char porteur de tous les dons, tiré par des coursiers fauves, afin de se joindre aux poètes dans la séance extatique du soma (sadhāmāda). Il célèbre Indra comme dispensateur d’une force ferme et durable, et comme le sûr meurtrier de Vṛtra, afin que l’abondance, la parole inspirée et la puissance victorieuse soient assurées aux adorants.
Sukta 6.38
Ce bref hymne à Indra élève une « indra-hūti » lumineuse (invocation/appel à Indra), demandant au dieu de porter la pensée inspirée du peuple et de leur obtenir dons et protection. Indra y est loué comme né depuis l’antique et sans vieillesse, comme le centre où se rejoignent le mantra (brahman) et le chant (giraḥ) ; l’hymne culmine en une invitation pressante à secourir dans les combats contre Vṛtra, le « Couvreur » cosmique.
Sukta 6.39
Ce bref hymne loue Indra (avec un surcroît d’éclat de Soma/Indu) comme le roi ancien qui attise la parole inspirée, illumine les cycles de la nuit et de l’aurore, et fortifie le chant du voyant. On le prie d’accroître les «iṣaḥ» divines — élans d’abondance et d’inspiration — et de mettre en mouvement les forces qui soutiennent la vie : les eaux, les plantes guérisseuses, les bois féconds, la lumière du bétail, les chevaux et la vigueur humaine — pour la prospérité de l’adorant et la juste énonciation.
Sukta 6.40
Ce bref hymne à Indra est une invitation pressante à venir au sacrifice, lorsque Agni est allumé et que le Soma est pressé, afin de boire et de s’exalter. Le poète demande à Indra de dételer et de s’asseoir parmi l’assemblée des adorants, en accordant force, « bon passage » (suvitā) et protection. Même si Indra est loin dans le ciel ou dans son propre séjour caché, on le supplie de garder le rite avec les Maruts.
Sukta 6.41
Ce bref hymne à Indra invite le dieu porteur du vajra à s’approcher du sacrifice sans colère et à boire le Soma fraîchement pressé qui « coule limpide » pour lui. Il loue le Soma comme la goutte fortifiante préparée pour la force d’Indra et demande à Indra, réjoui par l’offrande, d’accorder protection dans les conflits et parmi les tribus.
Sukta 6.42
Ce bref hymne à Indra exhorte la communauté rituelle à apporter le Soma et toutes les « plénitudes » au Nár héroïque — Indra comme puissance qui va droit, atteint le but et ne reste pas en arrière. Il relie l’offrande correcte et la louange au savoir éveillé d’Indra et à son accroissement audacieux, et sollicite sa protection contre la parole hostile, les malédictions et les assauts dirigés contre le sacrifiant.
Sukta 6.43
Ce bref hymne à Indra est une invitation compacte au Soma, rappelant ses hauts faits héroïques : la soumission de Śambara pour Divodāsa, la libération des « vaches/rayons » hors de la pierre, et l’établissement d’une force victorieuse chez le patron généreux. Chaque strophe pivote sur l’appel en forme de refrain : « Voici ce Soma pour toi, ô Indra, pressé : bois », reliant directement la louange (stuti) à l’offrande (havis). Le but est d’attirer Indra au pressurage, de renouveler son ivresse-exaltation (mada) et d’assurer protection, victoire et largesse au sacrifiant et au patron.
Sukta 6.44
RV 6.44 est un hymne vigoureux à Indra, où le voyant de la tradition de Bharadvāja offre le Soma fraîchement pressé comme l’excitant suprême d’Indra, le louant comme roi du sacrifice et dispensateur de richesse, de victoire et de puissance rayonnante. L’hymne relie à plusieurs reprises le « madhu/mada » du Soma (ivresse, ravissement) aux exploits d’Indra qui soutiennent le monde — ouvrant les voies, fortifiant le char et établissant l’ordre cosmique qui porte le Ciel et la Terre.
Sukta 6.45
Cet hymne loue Indra comme l’ami jeune et le sauveur qui conduit les clans hors du danger et répond à l’appel du poète par sa protection et sa faveur. Il tisse le souvenir héroïque (la conduite passée d’Indra pour Turvaśa et Yadu), des requêtes présentes d’assistance, et une dānastuti finale célébrant une généreuse patronage, montrant ainsi comment la puissance divine et le don humain soutiennent ensemble ṛta et la prospérité.
Sukta 6.46
Cet hymne à Indra de Bharadvāja appelle le dieu comme le sûr « vrai seigneur » dans tout obstacle (vṛtra) et à chaque tournant du chemin, en demandant victoire, force et l’obtention de vāja (puissance, prix, plénitude). Il rappelle la manière dont Indra a réparti la vaillance héroïque parmi des lignées humaines renommées et sollicite que cette même puissance conquérante soit accordée à la communauté du chanteur pour vaincre les ennemis au combat. Le mouvement final recourt à des images rapides, semblables à des rivières : les forces affluent vers l’appel, suggérant la capacité d’Indra à rassembler, restaurer et conduire les énergies vers la lumière.
Sukta 6.47
Cet hymne en triṣṭubh de Bharadvāja célèbre Indra comme le guerrier irrésistible, jadis fortifié par le Soma—vainqueur des combats intérieurs et extérieurs. Il va de la douceur et de la puissance du Soma pressé à l’élan de la force d’Indra parmi les clans humains, et s’achève en prières pour la protection, une force concertée et le triomphe dans le combat mené par les chars.
Sukta 6.48
Cet hymne exalte principalement Agni Jātavedas comme le récipiendaire du sacrifice sans cesse renouvelé, loué « offrande après offrande » et « mot après mot », qui apporte à l’adorant l’habileté (dakṣa), l’harmonie et un mouvement en avant de bon augure. Chemin faisant, il s’élargit en une vision cosmico-rituelle : l’inspiration qui nourrit la troupe des Maruts, puis une réflexion finale sur l’unique fondation, accomplie une fois pour toutes, du ciel et de la terre, et sur la « traite » primordiale de la nourriture tirée du principe maternel (Pṛśnī). Le propos est d’établir Agni comme l’ami médiateur et le connaisseur immortel qui porte le rite, protège et accorde l’action humaine au premier ordonnancement du monde.
Sukta 6.49
Cet hymne est une invocation ample qui s’ouvre sur Mitra–Varuṇa, gardiens du ṛta (ordre cosmique) et de la juste conduite : on les prie de venir, d’entendre et d’accorder une protection de bon augure, avec la puissance efficace d’Agni. Puis la prière s’élargit en une supplication à plusieurs divinités (dont Pūṣan, guide des chemins), demandant une parole inspirée, un passage sûr, de lumineux « courants » de soutien et, enfin, une prospérité durable, une demeure assurée et la victoire sur l’hostilité impie.
Sukta 6.50
RV 6.50 est une invocation ample et protectrice qui rassemble Aditi et les Āditya — surtout Varuṇa, Mitra et Aryaman — aux côtés d’Agni, de Savitṛ et de Bhaga, en demandant grâce, garde et bien-être. L’hymne passe de l’appel révérencieux et de la louange à des requêtes concrètes de refuge, d’ordre juste et de dons auspices, et se clôt par une auto-référence de la lignée des Bharadvāja, qui scelle l’acte cultuel communautaire.
Sukta 6.51
Cet hymne loue Mitra et Varuṇa comme gardiens du ṛta (l’ordre cosmique), en invoquant leur « Œil » à la vaste vision (vision solaire) qui révèle la vérité et guide la conduite humaine. Il demande aux Ādityas de protéger l’adorant de la faute, de l’hostilité et du désordre, et de conduire la communauté sur une voie sûre et propice, aboutissant au bien-être (svasti) et à l’abondance.
Sukta 6.52
Cet hymne aux Viśve Devāḥ rassemble toute la cohorte divine pour qu’elle entende la parole du poète, protège le rite et accorde le bien-être au sacrifiant. Une vive pointe polémique le traverse : le brahma-dviṣ, « haïsseur de la parole sacrée », ainsi que l’offrant égaré ou trop présomptueux doivent être écrasés et faire chute hors de la voie. Le sūkta s’achève sur une scène formelle d’invitation auprès d’Agni allumé, où l’on prie les Tous-les-Dieux de se réjouir de l’oblation et de l’assemblée sacrée de la communauté.
Sukta 6.53
Cet hymne invoque Pūṣan en tant que Pathaspati, le Seigneur des routes, afin qu’il attelle sa puissance de guidage à la pensée du voyant et assure un passage sûr, la juste direction et l’obtention de la subsistance. Il demande aussi à Pūṣan de percer et de mettre au jour la richesse amassée du Paṇi (celui qui retient), faisant venir les trésors cachés, « chers », dans la possession légitime de l’adorant. Le sukta s’achève sur des prières pour une inspiration (dhī) victorieuse et virile, qui gagne vaches, chevaux et plénitude vitale pour la jouissance et l’offrande.
Sukta 6.54
Cet hymne invoque Pūṣan comme le guide sage qui conduit l’adorant sur la voie droite, protège le voyageur et le sacrifiant, et restitue ce qui a été perdu. À travers ses dix mantras, le poète demande une direction juste, un passage sûr et la compagnie agissante de la divinité lors du pressurage du Soma comme dans les voyages de la vie. Le sūkta s’achève sur une image protectrice : Pūṣan entoure le dévot de sa main droite et ramène ce qui manque ou a été dérobé.
Sukta 6.55
Ce bref hymne loue principalement Pūṣan comme guide et protecteur du juste mouvement selon le ṛta (l’ordre cosmique), l’invitant à « venir » et à devenir le cocher qui conduit le fidèle en sûreté. Il mêle l’imagerie du voyage et de l’attelage — Pūṣan tiré par des boucs — à une demande plus profonde de délivrance des entraves et d’une conduite prospère et lumineuse sur les chemins de la vie.
Sukta 6.56
Ce bref hymne à Pūṣan implore la guidance, la protection et un bien-être intégral, en soulignant que la divinité ne se saisit pas par de simples appellations, mais par une reconnaissance véritable et une relation vécue. Il passe de l’affirmation de Pūṣan au-delà des descriptions extérieures à la demande d’un accomplissement heureux de l’intention du fidèle, et s’achève sur une bénédiction explicite de sûreté et de plénitude pour aujourd’hui et pour demain.
Sukta 6.57
Ce bref hymne invoque ensemble Indra et Pūṣan comme des alliés bienveillants qui assurent svasti (le bien-être en sûreté) et vājasāti (l’obtention de force, d’abondance et de réussite). Il rappelle la libération et la conduite des grandes eaux par Indra, gouvernées par le r̥ta, avec Pūṣan l’accompagnant comme guide, et s’achève en « réveillant » Pūṣan tel un cocher qui resserre les rênes afin que le voyage aille droit et en sécurité.
Sukta 6.58
Ce bref hymne à Pūṣan le loue comme un guide aux pouvoirs multiples, dont les formes lumineuses et aimables protègent toutes les voies et toutes les œuvres par son ordre inné (svadhā). Il dépeint Pūṣan se mouvant dans des « vases d’or » à travers la mer et l’espace intermédiaire, en mission pour Sūrya, et s’achève sur son rôle de parent reliant le ciel à la terre et de seigneur de l’iḷā (invocation inspirée), apportant un don bienfaisant et un passage sûr.
Sukta 6.59
Cet hymne célèbre les puissances jumelées d’Indra et d’Agni comme vainqueurs conjoints du sacrifice de Soma : Indra comme force conquérante, et Agni comme volonté sacerdotale flamboyante qui porte l’offrande. Il rappelle leurs hauts faits anciens et, par des images énigmatiques, suggère que leur énergie divine peut renverser toute limitation ; puis il les invite à venir boire le Soma pressé, en élevant l’hymne et le sacrifiant.
Sukta 6.60
RV 6.60 invoque la puissance jumelée d’Indrāgnī, avec Indra au premier plan comme tueur de Vṛtra, et Agni comme force co-opérante qui rend la victoire effective dans le sacrifice. L’hymne demande aux deux héros de venir avec leurs attelages rapides, d’accepter les offrandes et de verser dans l’adorateur force, abondance et énergie victorieuse. Il présente le yajña comme le point de rencontre où la puissance divine (Indra) et le feu sacré/l’illumination (Agni) s’unissent pour briser l’obstacle et accroître vāja — la puissance de gain et de victoire.
Sukta 6.61
Cet hymne célèbre Sarasvatī comme un fleuve puissant, dispensateur de vie, et comme une puissance divine qui accorde force, victoire et abondance aux généreux donateurs et aux sacrifiants dignes. Il rappelle son élan qui brise les obstacles et vainc les puissances thésaurisantes (Paṇis), et prie en même temps pour que son courant nourricier guide la communauté vers une demeure fertile et de bon augure, loin de la perte stérile.
Sukta 6.62
Cet hymne invoque les jumeaux Aśvin à l’aube comme de rapides ouvreurs de voies — des puissances qui élargissent les espaces du ciel, ôtent les limites contraignantes et conduisent l’adorant sur des chemins de bon augure. Il rappelle leurs sauvetages célèbres (notamment celui de Bhujyu tiré de l’océan) afin d’affirmer leur pouvoir d’arracher les êtres au péril et à l’obscurité pour les mener vers la sûreté, la lumière et la prospérité. Le voyant conclut en leur demandant de venir, avec leurs forces attelées, de tous les mondes, et d’ouvrir pour le chanteur même l’« enclos à vaches » solidement fermé des richesses lumineuses.
Sukta 6.63
Cet hymne appelle les Aśvins (Nāsatyā), les rapides jumeaux divins, à tourner leur char vers l’adorateur et à recevoir la louange offerte comme une convocation de messager. Il célèbre leur splendeur rayonnante, visible, et leur secours bienfaisant — surtout leur pouvoir d’apporter nourriture, protection et bien-être —, pour s’achever en une prière concise : demeurer dans l’ampleur de leur faveur gracieuse auprès de généreux donateurs.
Sukta 6.64
Ce bref hymne à Uṣas loue l’Aurore comme l’éveilleuse rayonnante qui se lève telle des vagues lumineuses, met tous les êtres en mouvement et rend les chemins du monde « bons à parcourir ». La venue de la lumière est liée à une progression droite — prospérité, don généreux (dakṣiṇā) et passage sûr du voyage de la vie pour l’adorant.
Sukta 6.65
Ce bref hymne à Uṣas (l’Aurore) salue la Fille née du Ciel lorsqu’elle se lève, réveille les demeures des hommes et chasse la longue obscurité. Le poète lui demande d’apporter des dons opportuns — richesse, descendance/force héroïque et vaste renommée durable — comme elle favorisa jadis la lignée des Bharadvāja aux temps anciens.
Sukta 6.66
Cet hymne célèbre la troupe des Maruts comme les fils farouches et rayonnants de Rudra — dieux de l’orage dont l’élan impétueux ébranle et comme « met sous le joug » les deux mondes, le ciel et la terre. Par l’image de Pṛśni, Vache-mère abondante, le poète évoque leur naissance, leur nourriture, et leur essence lumineuse libérée pour le bien des mortels. Le but de la sukta est à la fois laudatif et invitatoire : attirer les Maruts au sacrifice afin que leur force, leur protection et leur impulsion victorieuse donnent puissance à l’adorant.
Sukta 6.67
Cet hymne loue Mitra et Varuṇa comme les plus éminents garants du ṛta (vérité/ordre cosmique), qui unissent les peuples « comme par une rêne » et soutiennent la souveraineté, le cours du temps et la stabilité du ciel et de la terre. Il demande leur protection infaillible, un gouvernement ordonné et l’avancée victorieuse des puissances lumineuses dans la lutte de la vie. Dans l’ensemble, c’est une prière pour la cohésion sociale, le juste gouvernement et l’accord intérieur avec la vérité.
Sukta 6.68
Cet hymne en triṣṭubh de la lignée de Bharadvāja invoque la paire Indra–Varuṇa comme gardiens conjoints de la force victorieuse et de l’ordre juste. Le sacrifice y est présenté comme déjà préparé et «tourné vers» eux; on y demande iṣ (impulsion), sumná (grâce), protection dans les conflits et une prospérité qui s’élargit (rayi). L’hymne fond à plusieurs reprises la puissance d’Indra qui abat les obstacles avec la souveraineté de Varuṇa fondée sur ṛta, affirmant que la réussite n’a de sens que si elle s’aligne sur la Vérité.
Sukta 6.69
Cet hymne invoque les divinités jumelles Indra et Viṣṇu comme des alliés inséparables qui, ensemble, font passer le sacrifiant vers la « rive lointaine » d’un labeur ardu et du conflit. Il leur demande de se réjouir du yajña, d’entendre le brahman du poète (parole formulée), d’accorder richesse et protection, et d’affirmer leur puissance invaincue, ordonnatrice du monde.
Sukta 6.70
Cet hymne loue Dyāvā‑Pṛthivī — le Ciel et la Terre — comme les Parents rayonnants et nourriciers qui soutiennent tous les mondes et entretiennent la vie. Leur stabilité et leur fécondité sont dites se tenir «par le dhárman de Varuṇa», la loi cosmique qui maintient les deux domaines justement séparés et accordés. Le voyant leur demande d’accroître chez l’adorateur l’énergie (ūrj), la force (vāja) et la plénitude de la prospérité (rayi), afin que le sacrifice réussisse.
Sukta 6.71
Cet hymne de six strophes loue Savitṛ comme l’Impulseur divin qui se lève et étend ses bras d’or, mettant en mouvement l’ordre cosmique à travers les mondes. On le prie d’oindre et de fortifier le sacrifice, d’accorder la prospérité au fidèle généreux et de donner, jour après jour, « le désirable » par la pensée inspirée et l’intention juste.
Sukta 6.72
Ce bref hymne en triṣṭubh célèbre les puissances jumelles Indra et Soma comme des créateurs primordiaux, qui révèlent le Soleil et abattent les ténèbres intérieures et extérieures. Il rappelle leur exploit héroïque : la mise à mort de Vṛtra et la libération des eaux, l’élargissement des rivières et des mers. Enfin, l’hymne transforme cette victoire cosmique en bienfait humain : une force salvatrice, une vigueur virile et une puissance victorieuse au combat pour les hommes.
Sukta 6.73
Ce bref hymne en triṣṭubh loue Bṛhaspati comme le premier-né du Ṛta, qui brise les obstacles rocheux, écrase les forteresses et conquiert pour l’adorateur ardent l’espace, les eaux, la lumière et le bétail. Il y est présenté comme la puissance sacerdotale victorieuse dont le rugissement atteint les deux mondes, et dont les « arkas » (hymnes lumineux) deviennent eux-mêmes des armes contre l’hostilité. Le but de la sūkta est d’invoquer Bṛhaspati pour la percée, la protection dans le conflit et l’obtention de la prospérité par l’invocation juste.
Sukta 6.74
RV 6.74 est un hymne bref de guérison et de protection adressé à la double divinité Soma–Rudra. Le poète leur demande de soutenir l’« asuryá » intérieure — une vitalité seigneuriale et lumineuse —, d’accepter les offrandes et d’apporter le bien-être aux êtres à deux pieds comme à quatre pieds. Il prie pour l’implantation des remèdes dans le corps, pour le déliement des liens de faute et d’affliction, et pour la délivrance du lacet de Varuṇa, avant de conclure par une requête de garde continue et de bienveillance.
Sukta 6.75
RV 6.75 est un hymne de protection guerrière qui «consacre» l’équipement du combattant — armure, arc, flèches, harnachement du char — afin qu’il entre au combat couvert d’un bouclier de puissance inviolable. Il passe d’images saisissantes du champ de bataille à des protections superposées invoquées auprès de plusieurs puissances divines, et s’achève sur l’affirmation que la protection suprême est le brahman lui‑même, la Parole sacrée comme armure intérieure.
Mandalas 2–7 are termed “family books” because each is largely attributed to a single priestly lineage. Mandala 6 is associated with the Bharadvāja (Bārhaspatya) family of seers and preserves their characteristic ritual and heroic style.
Indra is the central deity, often invoked to the Soma-pressing as the swift, ancient king who grants protection, cattle, and victory. Many hymns carry a martial, triumphal tone, while select hymns to Varuṇa emphasize ṛta (cosmic order), bonds of guilt, and release through divine mercy.
Within an otherwise Indra-heavy book, the Varuṇa hymns stand out for their ethical and juridical vocabulary—ṛta, oath, offense (āgas), and the loosening of bonds (pāśa). They provide a complementary vision of kingship and governance: not only victory in battle, but also right order and accountability under divine law.
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