Adhyaya 37
Kashi KhandaPurva ArdhaAdhyaya 37

Adhyaya 37

Le chapitre 37 propose un enseignement théologique et didactique attribué à Skanda, portant sur l’examen des marques corporelles (lakṣaṇa) favorables et défavorables traditionnellement appliquées aux femmes dans la perspective de la vie familiale. Il s’ouvre en affirmant que le bonheur domestique est lié à une épouse « pourvue de bons lakṣaṇa » ; il convient donc de les considérer en vue de la prospérité et du bien-être. Le texte énonce ensuite huit bases d’évaluation : la forme du corps, les tourbillons/rotations du corps, le parfum, l’ombre, la vitalité/le tempérament, la voix, la démarche et le teint ; puis il procède à une observation de la tête aux pieds. Il répertorie les traits des pieds, orteils, ongles, chevilles, mollets, genoux, cuisses, taille, hanches, région génitale, abdomen, nombril, flancs, poitrine, seins, épaules, bras, mains et lignes de la paume, cou, visage, lèvres, dents, yeux, cheveux et autres signes, en leur associant des effets annoncés—richesse, rang, descendance ou malheur—dans un style d’augure. Plusieurs passages évoquent aussi des symboles sur la paume et la plante (lotus, conque, disque, svastika) et interprètent les « phalāni » selon les motifs des lignes. Le chapitre se conclut en recommandant au discernant d’examiner les marques et d’éviter les « durlakṣaṇa » lors du choix matrimonial, tout en annonçant une transition vers l’exposé à venir sur les formes du mariage.

Shlokas

Verse 1

स्कंद उवाच । सदा गृही सुखं भुंक्ते स्त्री लक्षणवती यदि । अतः सुखसमृद्ध्यर्थमादौ लक्षणमीक्षयेत्

Skanda dit : Si l’épouse possède des caractéristiques de bon augure, le maître de maison jouit toujours du bonheur. C’est pourquoi, pour le bonheur et la prospérité, qu’on examine d’abord les signes.

Verse 2

वपुरावर्तगंधाश्चच्छाया सत्वं स्वरो गतिः । वर्णश्चेत्यष्टधा प्रोक्ता बुधैर्लक्षणभूमिका

Forme, tourbillons des cheveux, parfum, éclat du teint, disposition, voix, démarche et couleur du corps : ces huit, disent les sages, sont la base pour juger des signes.

Verse 3

आपादतलमारभ्य यावन्मौलिरुहं क्रमात् । शुभाशुभानि वक्ष्यामि लक्षणानि मुने शृणु

Depuis la plante des pieds et, pas à pas, jusqu’aux cheveux du sommet de la tête, je dirai les marques du corps, favorables ou défavorables. Ô sage, écoute.

Verse 4

आदौ पादतलं रेखास्ततोंगुष्ठांगुली नखाः । पृष्ठगुल्फद्वयं पार्ष्णी जंघे रोमाणि जानुनी

D’abord la plante du pied et ses lignes ; puis le gros orteil, les autres orteils et les ongles ; ensuite le dessus du pied, la paire de chevilles, le talon, les mollets, les poils (qui s’y trouvent) et les genoux.

Verse 5

ऊरू कटी नितंबस्फिग्भगो जघन बस्तिके । नाभिः कुक्षिद्वयं पार्श्वोदरमध्य वलित्रयम्

Puis les cuisses, la taille, les hanches et les fesses, le sexe, les reins et la région pelvienne ; le nombril, les deux flancs, les côtés, le milieu du ventre et les trois plis de l’abdomen.

Verse 6

रोमाली हृदयं वक्षो वक्षोजद्वयचूचुकम् । जत्रुस्कंधां सकक्षादोर्मणिबंध करद्वयम्

Puis la ligne de poils, la région du cœur, la poitrine, la paire de seins avec leurs mamelons ; la région des clavicules et les épaules, avec les aisselles, les bras, les poignets et les deux mains.

Verse 7

पाणिपृष्ठं पाणितलं रेखांगुष्ठांगुली नखाः । पृष्ठिः कृकाटिका कंठे चिबुकं च हनुद्वयम्

Qu’on considère le dos de la main, la paume et ses lignes, le pouce, les doigts et les ongles ; puis l’arrière du cou, la nuque, la gorge, le menton et les deux mâchoires.

Verse 8

कपोलौ वक्त्रमधरोत्तरोष्ठौ द्विजजिह्विकाः । घंटिका तालुहसितं नासिकाक्षुतमक्षिणी

Qu’on considère les deux joues, le visage, la lèvre inférieure et la supérieure, les dents et la langue ; la luette, le palais et le sourire ; le nez et l’éternuement, et les yeux.

Verse 9

पक्ष्म भ्रूकर्णभालानि मौलि सीमंतमौलिजाः । षष्टिः षडुत्तरायोषिदंगलक्षणसत्खनिः

Qu’on considère les cils, les sourcils, les oreilles et le front ; le sommet de la tête, la raie des cheveux et les cheveux du sommet. Telles sont les soixante-six marques corporelles excellentes d’une femme.

Verse 10

स्त्रीणां पादतलं स्निग्धं मांसलं मृदुलं समम् । अस्वेदमुष्णमरुणं बहुभोगोचितं स्मृतम्

On dit que la plante du pied d’une femme est de bon augure lorsqu’elle est luisante, charnue, douce et égale ; sans sueur excessive, chaude et rougeâtre, propre aux joies abondantes et à la prospérité.

Verse 11

रूक्षं विवर्णं परुषं खंडितप्रतिबिंबकम् । शूर्पाकारं विशुष्कं च दुःखदौर्भाग्यसूचकम्

Mais une (plante) rude, décolorée, dure, aux marques brisées ou morcelées, en forme de van, et trop sèche — on dit qu’elle indique chagrin et malchance.

Verse 12

चक्र स्वस्तिक शंखाब्ज ध्वजमीनातपत्रवत् । यस्याः पादतले रेखा सा भवेत्क्षितिपांगना

Celle dont la plante du pied porte des lignes semblables au disque (cakra), à la svastika, à la conque, au lotus, à l’étendard, au poisson ou au parasol : une telle femme devient l’épouse d’un roi, dame royale.

Verse 13

भवेदखंडभोगायोर्द्ध्वामध्यांगुलिसंगता । रेखाखु सर्पकाकाभा दुःखदारिद्र्यसूचिका

Si une ligne du pied se prolonge sans rupture et rejoint l’orteil du milieu, on dit qu’elle annonce une jouissance ininterrompue ; mais une ligne en forme de rat, de serpent ou de corbeau est tenue pour signe de peine et de pauvreté.

Verse 14

उन्नतो मांसलोंगुष्ठो वर्तुलोतुलभोगदः । वक्रो ह्रस्वश्च चिपिटः सुखसौभाग्यभंजकः

Le gros orteil, haut et charnu, de forme arrondie, est dit donner des jouissances incomparables ; mais s’il est tordu, court ou aplati, on le décrit comme brisant bonheur et bonne fortune.

Verse 15

विधवा विपुलेन स्याद्दीर्घांगुष्ठेन दुर्भगा । मृदवोंगुलयः शस्ता घनावृत्ताः समुन्नताः

Avec un gros orteil trop large, on dit qu’elle devient veuve ; avec un gros orteil trop long, on la dit malheureuse. On loue des orteils souples, surtout s’ils sont compacts, bien arrondis et légèrement relevés.

Verse 16

दीर्घांगुलीभिः कुलटा कृशाभिरतिनिर्धना । ह्रस्वायुष्या च ह्रस्वाभिर्भुग्नाभिर्भुग्नवर्तिनी

Avec des orteils très longs, on la décrit comme débauchée ; avec des orteils maigres et osseux, comme très pauvre. Avec des orteils courts, on dit sa vie brève ; et avec des orteils tordus, son chemin de vie est dit troublé et déformé.

Verse 17

चिपिटाभिर्भवेद्दासी विरलाभिर्दरिद्रिणी । परस्परं समारूढाः पादांगुल्यो भवंति हि

Avec des orteils aplatis, on dit qu’elle devient servante ; avec des orteils très écartés, une femme pauvre. En vérité, les orteils des pieds peuvent aussi se trouver se chevauchant les uns les autres.

Verse 18

हत्वा बहूनपि पतीन्परप्रेष्या तदा भवेत् । यस्याः पथि समायांत्या रजोभूमेः समुच्छलेत्

Ayant causé la mort de nombreux maris, elle devient alors une femme qu’on envoie au gré d’autrui. C’est celle pour qui, lorsqu’elle s’avance sur la route, la poussière du sol se soulève sur son passage.

Verse 19

सा पांसुला प्रजायेत कुलत्रयविनाशिनी । यस्याः कनिष्ठिका भूमिं न गच्छंत्याः परिस्पृशेत्

Elle naît sous le nom de « Pāṃsulā », destructrice de trois générations de la lignée : celle dont le petit orteil, même en marchant, ne touche pas correctement la terre.

Verse 20

सा निहत्य पतिं योषा द्वितीयं कुरुते पतिम् । अनामिका च मध्या च यस्या भूमिं न संस्पृशेत्

Cette femme, ayant causé la mort de son époux, prend un second mari : celle dont l’orteil annulaire et l’orteil du milieu ne touchent pas la terre.

Verse 21

पतिद्वयं निहंत्याद्या द्वितीया च पतित्रयम् । पतिहीनत्वकारिण्यौ हीने ते द्वे इमे यदि

Le premier signe entraîne la mort de deux maris ; le second, de trois. Ces deux-là, s’ils sont défectueux, sont dits provoquer l’état sans époux, la perte du mari.

Verse 22

प्रदेशिनी भवेद्यस्या अंगुष्ठाव्यतिरेकिणी । कन्यैव कुलटा सा स्यादेष एव विनिश्चयः

Si, chez une femme, le deuxième orteil dépasse le gros orteil, on la nomme Pradeśinī. Même encore vierge, on la dit inconstante : telle est la décision arrêtée.

Verse 23

स्निग्धाः समुन्नतास्ताम्रा वृत्ताः पादनखाः शुभाः

Des ongles de pied lisses, légèrement relevés, d’une teinte cuivrée et bien arrondis sont tenus pour des marques de bon augure.

Verse 24

राज्ञीत्वसूचकं स्त्रीणां पादपृष्ठं समुन्नतम् । अस्वेदमशिराढ्यं च मसृणं मृदुमांसलम्

Chez la femme, un cou-de-pied relevé est dit annoncer une destinée royale. On loue aussi le pied sans sueur, sans veines saillantes, lisse, tendre et charnu, comme signe d’abondance.

Verse 25

दरिद्रा मध्यनम्रेण शिरालेन सदाध्वगा । रोमाढ्येन भवेद्दासी निर्मांसेन च दुर्भगा

Si le pied est creusé au milieu, on dit qu’elle sera pauvre ; s’il est veineux, qu’elle sera toujours errante. S’il est trop velu, on dit qu’elle deviendra servante ; et s’il manque de chair, on la tient pour infortunée.

Verse 26

गूढौ गुल्फौ शिवायोक्तावशिरालौ सुवर्तुलौ । स्थपुटौ शिथिलौ दृश्यौ स्यातां दौर्भाग्यसूचकौ

Des chevilles bien cachées et bien posées, ainsi que l’enseigna Śivā, sans veines apparentes et harmonieusement arrondies, sont louées ; mais si elles paraissent épaisses et lâches, on dit qu’elles annoncent l’infortune.

Verse 27

समपार्ष्णिः शुभा नारी पृथुपार्ष्णिश्च दुर्भगा । कुलटोन्नतपार्ष्णि स्याद्दीर्घपार्ष्णिश्च दुःखभाक्

La femme dont les talons sont égaux est de bon augure ; celle aux talons larges est infortunée. Celle aux talons relevés est dite volage, et celle aux talons longs porte la tristesse.

Verse 28

रोमहीने समे स्निग्धे यज्जंघे क्रमवर्तुले । सा राजपत्नी भवति विशिरेसुमनोहरे

Si les jambes d’une femme sont sans poils, égales, lisses et d’une rondeur qui se forme peu à peu—agréables à contempler—elle devient l’épouse d’un roi.

Verse 29

एकरोमा राजपत्नी द्विरोमा च सुखावहा । त्रिरोमा रोमकूपेषु भवेद्वैधव्यदुःखभाक्

S’il n’y a qu’un poil dans chaque pore, elle est l’épouse d’un roi ; s’il y en a deux, elle apporte le bonheur. Mais s’il y en a trois, elle subit la peine du veuvage.

Verse 30

वृत्तं पिशितसंलग्नं जानुयुग्मं प्रशस्यते । निर्मांसं स्वैरचारिण्या दरिद्रा याश्च विश्लथम्

On loue une paire de genoux ronds et bien charnus. Mais des genoux sans chair indiquent une femme de mœurs relâchées ; et des genoux lâches et instables sont dits marque de pauvreté.

Verse 31

विशिरैः करभाकारैरूरुभिर्मसृणैर्घनैः । सुवृत्तैरोमरहितैर्भवेयुर्भूपवल्लभाः

Les femmes aux cuisses larges et bien formées, semblables à la trompe de l’éléphant—lisses, fermes, harmonieusement arrondies et sans poils—deviennent les bien-aimées des rois.

Verse 32

वैधव्यं रोमशैरुक्तं दौर्भाग्यं चिपिटैरपि । मध्यच्छिद्रैर्महादुःखं दारिद्र्यं कठिनत्वचैः

Les sages enseignent : la viduité se reconnaît aux cheveux rudes et hérissés ; l’infortune aussi à des traits aplatis. Un creux au milieu annonce une grande douleur, et une peau dure, la pauvreté.

Verse 33

चतुर्भिरंगुलैः शस्ता कटिर्विंशतिसंयुतैः । समुन्नतनितंबाढ्या चतुरस्रा मृगीदृशाम्

On loue la taille mesurant vingt largeurs de doigt. Celle dont les hanches sont bien pleines, aux fesses relevées, et dont la forme est quadrangulaire, harmonieusement proportionnée : telles sont les femmes aux yeux de biche.

Verse 34

विनता चिपिटा दीर्घा निर्मांसासंकटाकटिः । ह्रस्वा रोमयुता नार्या दुःखवैधव्यसूचिका

Une femme courbée, aplatie, aux membres longs, à la taille maigre et resserrée ; de petite stature et velue : de tels signes sont dits annoncer peine et viduité.

Verse 35

नितंबबिंबो नारीणामुन्नतो मांसलः पृथुः । महाभोगाय संप्रोक्तस्तदन्योऽशर्मणे मतः

Chez les femmes, des fesses hautes, charnues et larges sont dites propres à un grand plaisir ; toute autre forme est tenue pour source d’inconfort.

Verse 36

कपित्थफलवद्वृत्तौ मृदुलौ मांसलौ घनौ । स्फिचौ वलिविनिर्मुक्तौ रतिसौख्यविवर्धनौ

Des fesses rondes comme le fruit du kapīttha (pomme de bois), douces, charnues et fermes, exemptes de plis, sont dites accroître les délices de l’amour.

Verse 37

शुभः कमठपृष्ठाभो गजस्कंधोपमो भगः । वामोन्नतस्तु कन्याजः पुत्रजो दक्षिणोन्नतः

On dit qu’une yoni heureuse et de bon augure ressemble au dos d’une tortue ou à l’épaule d’un éléphant. Si elle s’élève davantage à gauche, elle est dite donner des filles ; si elle s’élève davantage à droite, elle est dite donner des fils.

Verse 38

आखुरोमा गूढमणिः सुश्लिष्टः संहतः पृथुः । तुंगः कमलपर्णाभः शुभोश्वत्थदलाकृतिः

Ayant un duvet semblable à celui d’une souris, et la « gemme » (clitoris) bien dissimulée ; étroitement jointe, compacte et large ; élevée comme un pétale de lotus — de bon augure, ayant la forme d’une feuille d’aśvattha.

Verse 39

कुरंगखुररूपोयश्चुल्लिकोदरसन्निभः । रोमशो विवृतास्यश्च दृश्यनासोतिदुर्भगः

Celle qui a la forme d’un sabot de gazelle, semblable au ventre d’un petit pot ; trop velue, à la « bouche » trop ouverte et au « nez » trop apparent, est décrite comme très néfaste.

Verse 40

शंखावर्तो भगो यस्याः सा गर्भमिह नेच्छति । चिपिटः खर्पराकारः किंकरी पददो भगः

Celle dont la yoni s’enroule en spirale comme une conque (śaṅkha) est dite ne pas désirer la grossesse en ce monde. Celle qui est plate, en forme d’écuelle, est dite la rendre « servante » ; et une yoni en forme de pied est décrite de même, comme néfaste.

Verse 41

वंशवेतसपत्राभो गजरोमोच्चनासिकः । विकटः कुटिलाकारो लंबगल्लस्तथाऽशुभः

Celle qui ressemble à la feuille du bambou ou du roseau, avec un duvet d’éléphant et un « nez » proéminent ; difforme, de forme tordue et aux « joues » pendantes — elle aussi est de mauvais augure.

Verse 42

भगस्य भालं जघनं विस्तीर्णं तुंगमांसलम् । मृदुलं मृदुलोमाढ्यं दक्षिणावर्तमीडितम्

Le « front » et la région postérieure de la yoni—larges, relevés et charnus ; doux, ornés d’un fin duvet et tournés vers la droite—sont loués.

Verse 43

वामावर्तं च निर्मांसं भुग्नवैधव्यसूचकम् । संकटस्थपुटं रूक्षं जघनं दुःखदं सदा

Une forme tournée vers la gauche, sans chair et marquée de difformité—est dite signe de veuvage ; et une région des hanches étroite, rude et resserrée est toujours déclarée source de peine.

Verse 44

बस्तिः प्रशस्ता विपुला मृद्वीस्तोकसमुन्नता । रोमशा च शिराला च रेखांका नैव शोभना

La région du bas-ventre/de la taille est louée lorsqu’elle est large, douce et à peine relevée ; mais si elle est trop velue, veinée, ou marquée de lignes et de stries apparentes, on dit qu’elle n’est ni belle ni de bon augure.

Verse 45

गंभीरा दक्षिणावर्ता नाभी स्यात्सुखसंपदे । वामावर्ता समुत्ताना व्यक्तग्रंथिर्न शोभना

On dit qu’un nombril profond, tourné vers la droite, apporte bonheur et prospérité ; mais un nombril tourné vers la gauche, saillant et avec un nœud nettement visible, n’est pas tenu pour de bon augure.

Verse 46

सूते सुतान्बहून्नारी पृथुकुक्षिः सुखास्पदम् । क्षितीशं जनयेत्पुत्रं मंडूकाभेन कुक्षिणा

On dit qu’une femme au ventre large—demeure du bien-être—enfante de nombreux enfants ; et qu’avec un ventre semblable à celui d’une grenouille, elle met au monde un fils qui devient souverain de la terre.

Verse 47

उन्नतेन वलीभाजा सावर्तेनापि कुक्षिणा । वंध्या प्रव्रजिता दासी क्रमाद्योषा भवेदिह

Mais si le ventre est relevé, chargé de plis et marqué d’une torsion néfaste, on dit que cette femme, ici, devient peu à peu stérile, puis quitte la maison, et finit servante.

Verse 48

समैः समांसैर्मृदुभिर्योषिन्मग्नास्थिभिः शुभैः । पार्श्वेः सौभाग्यसुखयोर्निधानं स्यादसंशयम्

La femme dont les flancs sont égaux, bien charnus, doux et de bon augure—dont les os ne saillent pas mais sont harmonieusement posés—est, sans doute, un trésor de bonheur et de bonne fortune.

Verse 49

यस्यादृश्य शिरे पार्श्वे उन्नते रोमसंयुते । निरपत्या च दुःशीला सा भवेद्दुःखशेवधिः

Mais si les flancs sont relevés, couverts de poils et que les os y paraissent saillants, on dit qu’elle est sans enfant et de mauvais caractère, devenant un réceptacle de chagrin.

Verse 50

उदरेणातितुच्छेन विशिरेण मृदुत्वचा । योषिद्भवति भोगाढ्या नित्यं मिष्टान्नसेविनी

Avec un ventre très petit, des os saillants et une peau douce, on dit qu’une femme abonde en jouissances et qu’elle se nourrit sans cesse de mets sucrés.

Verse 51

कुंभाकारं दरिद्राया जठरं च मृदंगवत् । कूष्मांडाभं यवाभं च दुष्पूरं जायते स्त्रियाः

On dit qu’un ventre en forme de jarre appartient à une femme pauvre; et un ventre pareil à un tambour—semblable à une courge ou à l’orge—devient, chez une femme, difficile à rassasier, toujours exigeant.

Verse 52

सुविशालोदरी नारी निरपत्या च दुर्भगा । प्रलंबजठरा हंति श्वशुरं चापि देवरम्

On dit que la femme au ventre démesurément grand est sans enfant et infortunée ; et celle dont l’abdomen pend et s’affaisse apporte la ruine même à son beau-père et au frère de son époux.

Verse 53

मध्यक्षामा च सुभगा भोगाढ्या सवलित्रया । ऋज्वी तन्वी च रोमाली यस्याः सा शर्मनर्मभूः

La femme dont la ligne de duvet est d’une finesse mesurée, de bon augure, riche de jouissances, doucement ondulée, droite, délicate et au duvet soyeux, devient pour sa maison source de paix et de joie.

Verse 54

कपिला कुटिला स्थूला विच्छिन्ना रोमराजिका । चौर वैधव्य दौर्भाग्यं विदध्यादिह योषिताम्

Si la ligne de duvet d’une femme est fauve, tordue, épaisse ou brisée, on dit qu’elle produit en ce monde fréquentation des voleurs, veuvage et malheur pour les femmes.

Verse 55

निर्लोमहृदयं यस्याः समं निम्नत्व वर्जितम् । ऐश्वर्यं चाप्यवैधव्यं प्रियप्रेम च सा लभेत्

La femme dont la poitrine est lisse (sans poil), égale et sans creux, est dite obtenir prospérité, préservation du veuvage et l’amour tendre de son bien-aimé.

Verse 56

विस्तीर्णहृदया योषा पुंश्चली निर्दया तथा । उद्भिन्नरोमहृदया पतिं हंति विनिश्चितम्

La femme à la poitrine trop large est dite inconstante et sans pitié ; et celle dont la poitrine porte un duvet hérissé est assurément déclarée vouée à perdre son époux.

Verse 57

अष्टादशांगुलततमुरः पीवरमुन्नतम् । सुखाय दुःखाय भवेद्रोमशं विषमं पृथु

Une poitrine mesurant dix-huit aṅgulas, pleine et relevée, peut conduire au bonheur ou à la peine—selon que la pilosité du corps soit régulière ou irrégulière, et largement étendue.

Verse 58

घनौ वृत्तौ दृढौ पीनौ समौ शस्तौ पयोधरौ । स्थूलाग्रौ विरलौ शुष्कौ वामोरूणां न शर्मदौ

On loue les seins denses, ronds, fermes, pleins, égaux et bien formés. Mais si leurs pointes sont épaisses, s’ils sont clairsemés ou secs, alors—chez les femmes aux cuisses claires—ils ne procurent pas de réconfort.

Verse 59

दक्षिणोन्नत वक्षोजा पुत्रिणी त्वग्रणीर्मता । वामोन्नतकुचा सूते कन्यां सौभाग्यसुंदरीम्

La femme dont le sein droit est plus élevé est tenue pour une mère éminente de fils; mais celle dont le sein gauche est plus élevé enfante une fille, belle et comblée de bon augure.

Verse 60

अरघट्टघटीतुल्यौ कुचौ दौःशील्यसूचकौ । पीवरास्यौ सांतरालौ पृथूपांतौ न शोभनौ

Des seins semblables aux pots d’une noria (araghaṭṭa) sont un signe de mauvais caractère. Avec un avant lourd, un large intervalle entre eux et des côtés étalés, on dit qu’ils ne sont pas plaisants.

Verse 61

मूले स्थूलौ क्रमकृशावग्रे तीक्ष्णौ पयोधरौ । सुखदौ पूर्वकाले तु पश्चादत्यंत दुःखदौ

Des seins épais à la base, s’amincissant peu à peu et pointus à l’extrémité, procurent du plaisir au début; mais plus tard ils deviennent extrêmement douloureux.

Verse 62

सुदृढं चूचुकयुगं शस्तं श्यामं सुवर्तुलम् । अंतर्मग्नं च दीर्घं च कृशं क्लेशाय जायते

On loue une paire de mamelons très fermes, dignes d’éloge, sombres et harmonieusement arrondis ; mais s’ils sont rentrés, longs et minces, ils tendent à engendrer la peine.

Verse 63

पीवराभ्यां च जत्रुभ्यां धनधान्यनिधिर्वधूः । श्लथास्थिभ्यां च निम्नाभ्यां विषमाभ्यां दरिद्रिणी

L’épouse dont la région des clavicules est pleine et bien formée devient un trésor de richesses et de grains ; mais celle dont les os sont lâches, les traits creusés et la forme inégale est dite vouée à la pauvreté.

Verse 64

अबद्धावनतौ स्कंधावदीर्घावकृशौ शुभौ । वक्रौ स्थूलौ च रोमाढ्यौ प्रेष्य वैधव्यसूचकौ

Si les épaules sont détendues et doucement inclinées — ni contraintes ni relevées — longues et fines, elles sont de bon augure ; mais si elles sont courbes, épaisses et trop velues, elles annoncent la servitude et sont tenues pour des signes de veuvage.

Verse 65

निगूढसंधी स्रस्ताग्रौ शुभावंसौ सुसंहतौ । वैधव्यदौ समुच्चाग्रौ निर्मांसावतिदुःखदौ

Lorsque les articulations sont bien cachées et que les extrémités s’abaissent doucement, et que les épaules sont de bon augure et compactes, on les loue ; mais des épaules dont les pointes sont trop relevées, ou dépourvues de chair, sont dites donner le veuvage et une grande souffrance.

Verse 66

कक्षेसु सूक्ष्मरोमे तु तुंगे स्निग्धे च मांसले । शस्तेन शस्ते गंभीरे शिराले स्वेदमेदुरे

Si les aisselles portent un duvet fin, sont légèrement relevées, lisses et charnues, on les tient pour excellentes : profondes, bien dessinées et veinées, avec une transpiration saine et une douce souplesse.

Verse 67

स्यातां दोषौ सुनिर्दोषौ गूढास्थि ग्रंथिकोमलौ । विशिरौ च विरोमाणौ सरलौ हरिणीदृशाम्

Les aisselles doivent être sans faute, vraiment irréprochables : aux os cachés, aux petits nœuds de chair doux ; sans veines saillantes et avec peu de poils ; droites et bien formées — telles sont louées chez les femmes aux yeux de biche.

Verse 68

वैधव्यं स्थूलरोमाणौ ह्रस्वौ दौर्भाग्यसूचकौ । परिक्लेशाय नारीणां परिदृश्यशिरौ भुजौ

Des bras courts et couverts de poils grossiers sont dits annoncer veuvage et malchance. Et des bras dont les extrémités ou articulations sont trop visibles sont déclarés source d’épreuves pour les femmes.

Verse 69

अंभोज मुकुलाकारमंगुष्ठांगुलिसंमुखम् । हस्तद्वयं मृगाक्षीणां बहुभोगाय जायते

Chez les femmes aux yeux de biche, on dit que les deux mains, en forme de bouton de lotus, avec pouce et doigts bien orientés, sont données pour une jouissance abondante et la prospérité de la vie.

Verse 70

मृदुमध्योन्नतं रक्तं तलं पाण्योररंध्रकम् । प्रशस्तं शस्तरेखाढ्यमल्परेखं शुभश्रियम्

On loue la paume douce, légèrement bombée au milieu, rougeâtre et sans fissures. Lorsqu’elle porte de fines lignes de bon augure—sans en avoir trop—on la tient pour dispensatrice de bonne fortune et de prospérité bénie.

Verse 71

विधवा बहुरेखेण विरेखेण दरिद्रिणी । भिक्षुकी सुशिराढ्येन नारी करतलेन वै

On dit qu’une femme devient veuve si sa paume porte trop de lignes ; et qu’elle est pauvre si elle est marquée de lignes brisées ou discordantes. Si la paume est pleine de trous ou de veines saillantes, on la décrit comme vouée à vivre de mendicité.

Verse 72

विरोम विशिरं शस्तं पाणिपृष्ठंसमुन्नतम् । वैधव्यहेतुरोमाढ्यं निर्मांसं स्नायुमत्त्यजेत्

On loue la main sans poils et sans veines saillantes; et le dos de la main, doucement relevé, est tenu pour de bon augure. Mais il faut rejeter la main trop velue—dite cause de veuvage—ou celle qui est sans chair et toute de nerfs.

Verse 73

रक्ता व्यक्ता गभीरा च स्निग्धा पूर्णा च वर्तुला । कररेखांगना याः स्याच्छुभा भाग्यानुसारतः

La femme dont les lignes de la main sont rougeâtres, nettes, profondes, onctueuses, pleines et arrondies est tenue pour de bon augure, et porte des fruits selon sa bonne destinée.

Verse 74

मत्स्येन सुभगा नारी स्वस्तिकेन वसुप्रदा । पद्मेन भूपतेः पत्नी जनयेद्भूपतिं सुतम्

Si l’on voit le signe du poisson, la femme est heureuse en fortune; avec le signe du svastika, elle devient dispensatrice de richesses. Avec le signe du lotus, elle devient l’épouse d’un roi et enfante un fils royal.

Verse 75

चक्रवर्तिस्त्रियाः पाणौ नंद्यावर्तः प्रदक्षिणः । शंखातपत्रक मठा नृपमातृत्वसूचकाः

Dans la paume de l’épouse d’un chakravartin (souverain universel) apparaît un nandyāvarta tourné vers la droite; et des marques semblables à une conque, à un parasol royal ou à un pavillon sont des signes annonçant qu’elle sera mère d’un roi.

Verse 76

तुलामानाकृतीरेखे वणिक्पत्नीत्वहेतुके । गजवाजिवृषाकाराः करे वामे मृगीदृशाम्

Des lignes ayant la forme d’une balance ou d’une règle de mesure sont cause de devenir l’épouse d’un marchand. Et des figures d’éléphant, de cheval ou de taureau sur la main gauche d’une femme aux yeux de biche sont aussi tenues pour des signes notables.

Verse 77

रेखा प्रासादवज्राभा ब्रूयुस्तीर्थकरं सुतम् । कृषीवलस्य पत्नी स्याच्छकटेन युगेन वा

Une ligne pareille à un palais ou à la foudre annonce, dit-on, un fils qui établit des tīrtha, bienfaiteur des pèlerins. Avec des marques comme un char ou un joug, elle devient l’épouse d’un cultivateur.

Verse 78

चामरांकुशकोदंडै राजपत्नी भवेद्ध्रुवम् । अंगुष्ठमूलान्निर्गत्य रेखा याति कनिष्ठिकाम्

Avec des marques semblables au chāmara (éventail rituel), au crochet à éléphant ou à l’arc, elle devient assurément l’épouse d’un roi. On décrit aussi une ligne qui part de la base du pouce et va vers l’auriculaire.

Verse 79

यदि सा पतिहंत्री स्याद्दूरतस्तां त्यजेत्सुधीः । त्रिशूलासिगदाशक्ति दुंदुभ्याकृति रेखया । नितंबिनी कीर्तिमती त्यागेन पृथिवीतले

Si elle est celle qui cause la ruine de son mari, le sage doit l’abandonner de loin. Par des lignes en forme de trident, d’épée, de masse, de lance ou de tambour, cette femme aux hanches pleines devient renommée sur la terre par le renoncement (ou la séparation).

Verse 80

कंक जंबूक मंडूक वृक वृश्चिक भोगिनः । रासभोष्ट्र बिडालाः स्युः करस्था दुःखदाः स्त्रियाः

Si l’on trouve sur la main des marques semblables au héron, au chacal, à la grenouille, au loup, au scorpion, au serpent, à l’âne, au chameau ou au chat, on dit que de telles femmes apportent la peine.

Verse 81

शुभदः सरलोंगुष्ठो वृत्तो वृत्तनखो मृदुः

Le pouce de bon augure est droit, arrondi, à l’ongle arrondi, et doux.

Verse 82

अंगुल्यश्च सुपर्वाणो दीर्घावृत्ताः क्रमात्कृशाः । चिपिटाःस्थपुटा रूक्षाः पृष्ठरोमयुजोऽशुभाः

Les doigts aux articulations bien formées, longs et arrondis, s’amincissant graduellement, sont de bon augure ; mais les doigts plats, épais et serrés, rudes, et velus sur le dos, sont de mauvais augure.

Verse 83

अतिह्रस्वाः कृशा वक्रा विरला रोगहेतुकाः । दुःखायांगुलयः स्त्रीणां बहुपर्वसमन्विताः

Chez les femmes, des doigts trop courts, maigres, tordus, clairsemés et pourvus de nombreux nœuds sont dits causes de maladie et sources de chagrin.

Verse 84

अरुणाः सशिखास्तुंगाः करजाः सुदृशांशुभाः । निम्ना विवर्णाः शुक्त्याभाः पीता दारिद्र्यदायकाः

Les ongles rougeâtres, à pointe comme une crête et légèrement relevés, sont tenus pour favorables et beaux à voir ; mais les ongles enfoncés, décolorés, d’un éclat pâle comme la nacre, ou jaunâtres, sont dits donner la pauvreté.

Verse 85

नखेषु बिंदवः श्वेताः प्रायः स्युः स्वैरिणी स्त्रियाः । पुरुषा अपि जायंते दुःखिनः पुष्पितैर्नखैः

Des points blancs sur les ongles sont le plus souvent dits signe d’une femme au comportement volage ; et même les hommes, lorsque leurs ongles sont « fleuris » de taches, sont dits naître dans la peine.

Verse 86

अंतर्निमग्नवंशास्थिः पृष्ठिः स्यान्मांसला शुभा । पृष्ठेन रोमयुक्तेन वैधव्यं लभते ध्रुवम्

Un dos dont l’os de la colonne ne ressort pas, semblant plutôt rentré, et qui est bien charnu, est tenu pour favorable ; mais un dos couvert de poils est dit mener sûrement au veuvage.

Verse 87

भुग्नेन विनतेनापि सशिरेणापि दुःखिता । ऋज्वी कृकाटिका श्रेष्ठा समांसा च समुन्नता

Si la nuque est courbée, pendante ou marquée d’une bosse, on dit qu’elle est malheureuse. La meilleure nuque est droite, d’une chair égale et doucement relevée.

Verse 88

शुष्का शिराला रोमाढ्या विशाला कुटिलाशुभा । मांसलो वर्तुलः कंठः प्रशस्तश्चतुरंगुलः

Une gorge sèche, veinée, velue, large ou tordue est de mauvais augure. On loue comme propice la gorge ronde et charnue, d’environ quatre largeurs de doigt.

Verse 89

शस्ता ग्रीवा त्रिरेखांका त्वव्यक्तास्थिः सुसंहता । निर्मांसा चिपिटा दीर्घास्थपुटा न शुभप्रदा

Est loué le cou portant trois lignes, dont les os ne saillent pas et qui est bien assemblé. Mais le cou sans chair, aplati et aux os longs n’accorde pas la bonne fortune.

Verse 90

स्थूलग्रीवा च विधवा वक्रग्रीवा च किंकरी । वंध्या द्विचिपिटग्रीवा ह्रस्वग्रीवा च निःसुता

On dit que la femme au cou épais devient veuve; celle au cou tordu, servante. Celle dont le cou est doublement aplati est tenue pour stérile, et celle au cou court, sans progéniture.

Verse 91

चिबुकंद्वयंगुलं शस्तं वृत्तं पीनं सुकोमलम् । स्थूलं द्विधा संविभक्तमायतं रोमशं त्यजेत्

On loue le menton de deux largeurs de doigt, rond, plein et très doux. Mais le menton trop gros, fendu en deux, allongé ou velu doit être écarté.

Verse 92

हनुश्चिबुकसंलग्ना निर्लोमा सुघनाशुभा । वक्रा स्थूला कृशा ह्रस्वा रोमशा न शुभप्रदा

Une mâchoire bien jointe au menton—sans poils, ferme et compacte—est de bon augure. Mais une mâchoire tordue, trop épaisse, trop maigre, trop courte ou velue n’accorde pas la bonne fortune.

Verse 93

शस्तौ कपोलौ वामाक्ष्याः पीनौ वृत्तौ समुन्नतौ । रोमशौ परुषौ निम्नौ निर्मांसौ परिवर्जयेत्

Chez la femme aux signes favorables, on loue les joues lorsqu’elles sont pleines, rondes et doucement relevées. Mais des joues velues, rudes, creusées ou sans chair doivent être évitées comme de mauvais augure.

Verse 94

समं समांसं सुस्निग्धं स्वामोदं वर्तुलं मुखम् । जनेतृवदनच्छायं धन्यानामिह जायते

Un visage harmonieux, bien charnu, doux et luisant, naturellement parfumé et arrondi—portant la douce clarté du visage d’une mère—se manifeste ici comme marque des bienheureux.

Verse 95

पाटलो वर्तुलः स्निग्धो लेखाभूषितमध्यभूः । सीमंतिनी नामधरो धराजानि प्रियो भवेत्

Celui dont le signe est rose de lotus, arrondi et luisant, et dont la partie médiane est ornée de lignes, devient cher aux femmes ; on l’appelle « sīmaṃtinī-nāma-dhara », porteur du signe nommé sīmaṃtinī.

Verse 96

कृशः प्रलंबः स्फुटितो रूक्षो दौर्भाग्यसूचकः । श्यावः स्थूलोऽधरोष्ठः स्याद्वैधव्य कलहप्रदः

Si la (lèvre) est mince, trop longue, gercée et sèche, on dit qu’elle annonce le malheur. Une lèvre inférieure sombre et épaisse est dite apporter le veuvage et susciter les querelles.

Verse 97

मसृणो मत्तकाशिन्याश्चोत्तरोष्ठः सुभोगदः । किंचिन्मध्योन्नतोऽरोमा विपरीतो विरुद्धकृत्

La lèvre supérieure, lisse et brillante d’un éclat vif, accorde une bonne jouissance et le confort. Mais si elle se relève quelque peu au milieu, sans poil et difforme (contraire en sa forme), on dit qu’elle mène à l’opposition et aux actes fautifs.

Verse 98

गोक्षीरसन्निभाः स्निग्धा द्वात्रिंशद्दशनाः शुभाः । अधस्तादुपरिष्टाच्च समाः स्तोकसमुन्नताः

Des dents dont la couleur ressemble au lait de vache, bien luisantes et au nombre de trente-deux, sont de bon augure. Celles qui sont égales en haut et en bas, et seulement un peu saillantes, sont tenues pour favorables.

Verse 99

पीताः श्यावाश्च दशनाः स्थूलादीर्घाद्विपंक्तयः । शुक्त्याकाराश्च विरला दुःखदौर्भाग्यकारणम्

Des dents jaunes ou sombres, épaisses et trop longues, rangées en deux lignes irrégulières, en forme de coquille et clairsemées, sont dites causes de peine et de malchance.

Verse 100

अधस्तादधिकैर्दंतैर्मातरं भक्षयेत्स्फुटम् । पतिहीना च विकटैः कुलटा विरलैर्भवेत्

Si les dents de la mâchoire inférieure sont en excès, on dit—sans détour—qu’elle « dévore la mère », causant du tort à la mère. Et si les dents sont difformes et très espacées, on dit qu’une femme sera sans époux et de conduite impudique.

Verse 110

गोक्षीरवर्णविशदे सुस्निग्धे कृष्णपक्ष्मणी । उन्नताक्षी न दीर्घायुर्वृत्ताक्षी कुलटा भवेत्

On loue les yeux limpides comme la couleur du lait de vache, très brillants et aux cils noirs. Mais celui dont les yeux sont trop saillants, dit-on, n’a pas longue vie ; et celle dont les yeux sont trop ronds, dit-on, deviendra impudique.

Verse 120

रोमशेन शिरालेन प्रांशुना रोगिणी मता

On tient pour maladive la femme velue, aux veines saillantes et d’une taille démesurément élevée.

Verse 130

कृष्णः स एव भर्तृघ्न्याः पुंश्चल्याश्च प्रकीर्तितः । नाभेरधस्तात्तिलकं मशको लांछनं शुभम्

Cette marque très sombre est dite signe d’une tueuse de mari et d’une femme portée à l’inconduite. Mais une marque semblable à un tilaka sous le nombril—et un grain de beauté de bon augure en forme de moustique—sont tenus pour favorables.

Verse 140

सा पतिं हंति वर्षेण यस्या मध्ये कृकाटिकम् । प्रदक्षिणो वा वामो वा रोम्णामावर्त्तकः स्त्रियाः

On dit que la femme qui porte au milieu la marque appelée « kṛkāṭikā » fait périr son époux en l’espace d’un an. De même, que le tourbillon des cheveux d’une femme tourne à droite ou à gauche est tenu pour un présage notable.

Verse 150

अतः सुलक्षणा योषा परिणेया विचक्षणैः । लक्षणानि परीक्ष्यादौ हित्वा दुर्लक्षणान्यपि

Ainsi, la femme aux bons signes doit être épousée par les avisés, après avoir d’abord examiné les marques et rejeté même celles qui portent des indications néfastes.

Verse 151

लक्षणानि मयोक्तानि सुखाय गृहमेधिनाम् । विवाहानपि वक्ष्यामि तन्निबोध घटोद्भव

Ces signes ont été énoncés par moi pour le bonheur des maîtres de maison. À présent, j’exposerai aussi les formes de mariage : écoute attentivement, ô Ghaṭodbhava (Agastya).