Adhyaya 205
Prabhasa KhandaPrabhasa Kshetra MahatmyaAdhyaya 205

Adhyaya 205

L’Adhyāya 205 se déploie comme un dialogue théologico-rituel où Devī demande à Īśvara d’exposer la méthode méritoire du śrāddha, en insistant sur le moment juste dans la journée et sur son accomplissement dans le cadre sacré de Prabhāsa/Sarasvatī. Īśvara définit les muhūrtas du jour et désigne le kutapa-kāla, autour de midi, comme particulièrement efficace, tout en mettant en garde contre une célébration au soir. Le chapitre énumère les requis protecteurs et purificatoires—notamment l’herbe kuśa/darbha et le sésame noir (tila)—et précise la notion du temps de svadhā-bhavana. Il loue aussi trois « purificateurs » du śrāddha (dauhitra, kutapa, tila) et rappelle des vertus telles que la pureté, l’absence de colère et la non-précipitation. Il classe ensuite les richesses selon leur pureté (śukla/śambala/kṛṣṇa) et affirme que des offrandes issues de biens acquis injustement détournent la satisfaction vers des êtres inauspicieux plutôt que vers les ancêtres. Une large section établit les critères d’éligibilité des récipiendaires : des Brāhmaṇa savants et disciplinés sont recommandés, puis une longue liste d’exclusions (apāṅkteya) détaille les conduites, métiers et états moraux disqualifiants. La conclusion réitère qu’un mauvais choix ruine le fruit du rite.

Shlokas

Verse 1

देव्युवाच । भगन्देवदेवेश संसारार्णवतारक । ब्रूहि श्राद्धविधिं पुण्यं विस्तराज्जगतांपते

La Déesse dit : «Ô Seigneur de bon augure, Seigneur des dieux, toi qui fais traverser l’océan du saṃsāra ; ô Maître des mondes, expose en détail la sainte procédure du śrāddha.»

Verse 2

कस्मिन्वासरभागे तु श्राद्धकृच्छ्राद्धमाचरेत् । अस्मिन्सरस्वती तीर्थे प्रभासक्षेत्र उत्तमे

«À quel moment de la journée celui qui accomplit le śrāddha doit-il accomplir le śrāddha—ici, en ce tīrtha de la Sarasvatī, dans l’excellent Prabhāsa Kṣetra ?»

Verse 3

कस्मिंस्तीर्थे कृतं श्राद्धं बहुपुण्यफलं भवेत् । एतत्सर्वं महादेव यथावद्वक्तुमर्हसि

En quel tīrtha l’accomplissement du śrāddha donne-t-il un fruit de mérite abondant ? Ô Mahādeva, daigne exposer tout cela correctement et selon l’ordre prescrit.

Verse 4

ईश्वर उवाच । प्रातःकाले मुहूतांस्त्रीन्संगवस्तावदेव तु । मध्याह्नस्त्रिमुहूर्तः स्यादपराह्णस्ततः परम्

Īśvara dit : «Le matin se compose de trois muhūrtas ; le saṅgava (avant-midi) est de même mesure. Le midi est de trois muhūrtas, puis vient l’aparāhṇa (l’après-midi)».

Verse 5

सायाह्नस्त्रिमुहूर्तः स्याच्छ्राद्धं तत्र न कारयेत् । राक्षसीनाम सा वेला गर्हिता सर्वकर्मसु

Le sāyāhna (fin d’après-midi), d’une durée de trois muhūrtas, ne doit pas être choisi pour accomplir le śrāddha. On dit que ce temps appartient aux rākṣasīs ; il est donc blâmé pour toute action sacrée.

Verse 6

अह्नो मुहूर्ता विख्याता दशपंच च सर्वदा । तत्राष्टमो मुहूर्तो यः स कालः कुतपः स्मृतः

On sait que le jour se compose toujours de quinze muhūrtas. Parmi eux, le huitième muhūrta est tenu en mémoire comme le temps nommé Kutapa.

Verse 7

मध्याह्ने सर्वदा यस्मान्मन्दीभवति भास्करः । तस्मादनंतफलदस्तदारम्भो भविष्यति

Parce qu’à midi l’ardeur de Bhāskara, le Soleil, s’adoucit toujours, toute œuvre commencée alors devient dispensatrice d’un fruit sans fin.

Verse 8

मध्याह्नः खड्गपात्रं तु तथान्ये कालकम्बलाः । रूप्यं दर्भांस्तिला गावो दौहित्रश्चाष्टमः स्मृतः

À midi, le « khaḍga-pātra » (vase de corne) et, de même, les autres—kāla-kambala, l’argent, l’herbe darbha, le sésame, les vaches et le dauhitra—sont ici rappelés comme les huit (secours de bon augure).

Verse 9

पापं कुत्सितमित्याहुस्तस्य सन्तापकारिणः । अष्ट चैवं मतास्तस्मात्कुतपा इति विश्रुताः

Le péché est appelé « kutsita » : ce qui est blâmable et cause brûlure et tourment. Ainsi, ceux-ci sont tenus pour huit et sont renommés sous le nom de « Kutapa ».

Verse 10

ऊर्ध्वं मुहूर्तात्कुतपाद्यन्मुहूर्तचतुष्टयम् । मुहूर्तपञ्चकं चैव स्वधाभवनमिष्यते

Les quatre muhūrtas qui suivent le muhūrta de Kutapa—et même l’intervalle de cinq muhūrtas—sont tenus pour « Svadhā-bhavana », demeure convenable aux offrandes faites aux Pitṛs (ancêtres).

Verse 11

विष्णोर्देहसमुद्भूताः कुशाः कृष्णास्तिलास्तथा । श्राद्धस्य रक्षणार्थाय एतत्प्राहुर्दिवौकसः

On dit que l’herbe kuśa et le sésame noir sont nés du propre corps de Viṣṇu. Les dieux déclarent qu’ils sont destinés à la protection du śrāddha.

Verse 12

तिलोदकाञ्जलिर्देयो जलस्थैस्तीर्थवासिभिः । सदर्भहस्तेनैकेन श्राद्धसेवनमिष्यते

Ceux qui résident au tīrtha, debout dans l’eau, doivent offrir une poignée d’eau mêlée de sésame. Tenant la darbha d’une seule main, l’accomplissement du śrāddha est approuvé.

Verse 13

त्रीणि श्राद्धे पवित्राणि दौहित्रः कुतपस्तिलाः । त्रीणि चात्र प्रशंसंति शुद्धिमक्रोधमत्वराम्

Dans le śrāddha, trois choses purifient : le dauhitra, le kutapa et le sésame. Et l’on y loue aussi trois qualités : la pureté, l’absence de colère et la lenteur paisible, sans hâte.

Verse 14

दौहित्रं खड्गमित्युक्तं ललाटे शृङ्गमस्ति यत् । तस्य शृंगस्य यत्पात्रं तद्दौहित्रमिति स्मृतम्

On dit que « dauhitra » signifie « khaḍga », l’animal qui porte une corne au front. Le récipient façonné de cette corne est tenu en mémoire comme « dauhitra ».

Verse 15

क्षीरिणी वापि चित्रा गौस्तत्क्षीरायद्घृतं भवेत् । तद्दौहित्रमिति प्रोक्तं दैवे पित्र्ये च कर्मणि

D’une vache donnant du lait, fût-elle tachetée, le ghee tiré de son lait est appelé « dauhitṛa ». Ce ghee est loué autant pour les offrandes aux dieux que pour les rites envers les ancêtres.

Verse 16

दर्भाग्रं दैवमित्युक्तं समूलाग्रं तु पैतृकम् । तत्रावलंबिनो ये तु कुशास्ते कुतपाः स्मृताः

Les pointes de l’herbe darbha sont déclarées propres aux rites divins ; mais la darbha employée avec racine et pointe est prescrite pour les rites aux ancêtres. Et les brins de kuśa qui y pendent vers le bas sont appelés kuśa « kutapa ».

Verse 17

शरीरद्रव्यदाराभूमनोमंत्रद्वि जन्मनाम् । शुद्धिः सप्तसु विज्ञेया श्राद्धकाले विशेषतः

Pour les dvija, les « deux-fois-nés », la pureté doit être comprise en sept domaines : le corps, les biens, l’épouse, la terre, l’esprit, les mantras et la conduite des dvija eux-mêmes—surtout au temps du śrāddha.

Verse 18

सप्तधा द्रव्यशुद्धिस्तु सोत्तमा मध्यमाऽधमा

La pureté des biens est, en vérité, septuple, et se distingue en supérieure, moyenne et inférieure.

Verse 19

श्रुतं शौर्यं तपः कन्या शिष्याद्यं चान्वयागतम् । धनं सप्तविधं शुक्लमुपायोप्यस्य तादृशः

L’étude, la vaillance, l’austérité, une fille, les disciples et autres, ainsi que la richesse héritée : ces sept formes de « richesse » sont dites pures (śukla) ; et le moyen de les acquérir est pareillement de nature pure.

Verse 20

कुत्सितं कृषिवाणिज्यं शुक्लं शिल्पानुवृत्तिभिः । कृतोपकारादाप्तं च शंबलं समुदाहृतम्

Dans le cadre du śrāddha, l’agriculture et le commerce sont dits blâmables ; mais le gagne-pain assuré par les métiers et les arts manuels est tenu pour pur. Et ce qui est obtenu en retour d’un service rendu est appelé « śaṃbala » (gain de subsistance).

Verse 21

उत्कोचतश्च यत्प्राप्तं यत्प्राप्तं चैव साहसात् । व्याजेनोपार्जितं यच्च तत्कृष्णं समुदाहृतम्

Tout ce qui est obtenu par la corruption, par la violence ou la contrainte, et tout ce qui est acquis sous de faux prétextes, est déclaré « noir » (kṛṣṇa), c’est-à-dire richesse impure.

Verse 22

अन्यायोपार्जितैर्द्रव्यै र्यच्छ्राद्धं क्रियते नरैः । तृप्यंति तेन चण्डालाः पुष्कसाद्यासु योनिषु

Lorsque les hommes accomplissent le śrāddha avec des biens acquis par l’injustice, ce sont les Caṇḍālas—nés de matrices Puṣkasa et autres semblables—qui s’en trouvent rassasiés, et non les ancêtres visés par l’offrande.

Verse 23

अन्नप्रकिरणं यत्तु मनुष्यैः क्रियते भुवि । तेन तृप्तिमुपायांति ये पिशाचत्वमागताः

La nourriture que les hommes répandent sur le sol : par cet acte, ceux qui sont tombés dans l’état de piśāca obtiennent apaisement et satisfaction.

Verse 24

यत्पयः स्नानवस्त्रोत्थं भूमौ पतति पुत्रक । तेन ये तरुतां प्राप्तास्तेषांतृप्तिः प्रजायते

Mon enfant, l’eau qui goutte au sol depuis le linge du bain : par elle, ceux qui ont atteint l’état d’arbres trouvent satisfaction.

Verse 25

यास्तु गंधांबुकणिकाः पतंति धरणीतले । ताभिराप्यायनं तेषां ये देवत्वमुपागताः

Ces fines gouttelettes d’eau parfumée qui tombent sur la terre : par elles sont nourris et ranimés ceux qui ont atteint l’état des dieux.

Verse 26

उद्धृतेष्वपि पिण्डेषु याश्चान्नकणिका भुवि । ताभिराप्यायनं तेषां तिर्यक्त्वं च कुले गताः

Même lorsque les piṇḍas ont été retirés, les grains et menues miettes restés sur le sol : par eux aussi sont nourris les défunts tombés dans une naissance animale au sein de la lignée.

Verse 27

ये चादग्धाः कुले बालाः स्त्रियो याश्चाप्यसंस्कृताः । विपन्नास्ते तु विकिरसंमार्जनसुलालसाः

Et ceux de la lignée qui ne furent pas incinérés—les enfants, et aussi les femmes privées des rites prescrits—lorsqu’ils tombent dans le malheur, recherchent avidement même les restes épars et les balayures des offrandes pour leur soulagement.

Verse 28

भुक्त्वा वा भ्रमते यच्च जलं यच्चाह्नि सेवते । ब्राह्मणानां तथान्नेन तेन तृप्तिं प्रयांति ते

Qu’il s’agisse de l’eau que l’on sirote après le repas ou de l’eau employée dans l’observance quotidienne, et de même de la nourriture offerte aux brāhmaṇas — par cela, les défunts obtiennent la pleine satisfaction.

Verse 29

पिशाचत्वमनुप्राप्ताः कृमिकीटत्वमेव ये । अथ कालान्प्रवक्ष्यामि कथ्यमा नान्निबोध मे

Même ceux qui sont parvenus à l’état de piśāca, et ceux qui sont devenus vers et insectes — maintenant je vais exposer les temps convenables pour les rites ; comprends bien ce que je vais t’enseigner.

Verse 30

श्राद्धं कार्यममावास्यां मासिमासींदुसंक्षये । तथाष्टकासु विप्राप्तौ सूर्येन्दुग्रहणे तथा

Le Śrāddha doit être accompli à l’Amāvāsyā, mois après mois lors du déclin de la lune ; de même aux jours d’Aṣṭakā, à l’arrivée de brāhmaṇas dignes, et aussi lors des éclipses solaire et lunaire.

Verse 31

अयने विषुवे युग्मे सामान्ये चार्कसंक्रमे । अमावास्याष्टकायां च कृष्णपक्षे विशेषतः

Lors des solstices, des équinoxes, des occasions doubles particulières, et aussi lors de l’entrée du soleil (dans un signe) ; et surtout à l’Amāvāsyā et aux Aṣṭakā durant la quinzaine sombre — le Śrāddha est tout spécialement recommandé.

Verse 32

आर्द्रामघारोहिणीषु द्रव्यब्राह्मणसंगमे । गजच्छायाव्यतीपाते विष्टिवैधृति वासरे

Aux jours des nakṣatras Ārdrā, Maghā et Rohiṇī ; lorsque se rencontrent les moyens (offrandes) et des brāhmaṇas dignes ; lors de Vyatīpāta et de Gajacchāyā ; et aux jours marqués par Viṣṭi et Vaidhṛti — le Śrāddha doit être accompli.

Verse 33

वैशाखस्य तृतीयायां नवम्यां कार्त्तिकस्य च । पंचदश्यां तु माघस्य नभस्ये च त्रयोदशी

Au troisième tithi de Vaiśākha ; au neuvième de Kārttika ; au quinzième de Māgha ; et au treizième de Nabhasya — ce sont là aussi des moments prescrits pour le dāna sacré et les rites envers les Pitṛ (ancêtres).

Verse 34

युगादयः स्मृता एता दत्त स्याक्षयकारिकाः

On s’en souvient comme des « commencements des yuga » ; les dons offerts en ces occasions deviennent cause d’un mérite akṣaya, impérissable et inépuisable.

Verse 35

यस्य मन्वन्तरस्यादौ रथारूढो दिवाकरः । माघमासस्य सप्तम्यां सा तु स्याद्रथसप्तमी

Le septième tithi du mois de Māgha — où, au commencement d’un Manvantara, le Soleil (Divākara) est dit monter sur son char — est appelé Rathasaptamī.

Verse 36

वैशाखस्य तृतीयायां कृष्णायां फाल्गुनस्य च । पंचमी चैत्रमासस्य तस्यैवान्त्या तथापरा

De même, le troisième tithi de Vaiśākha, le tithi de la quinzaine sombre (Kṛṣṇa pakṣa) de Phālguna, et le cinquième tithi du mois de Caitra—sont aussi comptés parmi ces jours particuliers, y compris celui qui clôt la série.

Verse 37

शुक्लत्रयोदशी माघे कार्त्तिकस्य च सप्तमी । कार्त्तिकी फाल्गुनी चैत्री ज्यैष्ठी पञ्चदशीति च । मन्वन्तराः स्मृता ह्येता दत्तस्याक्षयकारिकाः

Māgha Śukla Trayodaśī, ainsi que le septième tithi de Kārttika ; et les pleines lunes (pūrṇimā) de Kārttika, Phālguna, Caitra et Jyaiṣṭha — tout cela est rappelé comme des « jours de Manvantara », rendant le dāna d’un fruit akṣaya, inépuisable.

Verse 38

श्रावणस्याष्टमी कृष्णा तथाषाढी च पूर्णिमा । कार्त्तिकी फाल्गुनी चैत्री ज्यैष्ठी पञ्चदशी तिथिः

L’Aṣṭamī sombre (Kṛṣṇa) du mois de Śrāvaṇa et la pleine lune (Pūrṇimā) d’Āṣāḍha; de même, les tithis de Pañcadaśī (plenilune) de Kārttikī, Phālgunī, Caitrī et Jyaiṣṭhī sont des dates dignes d’être pieusement retenues.

Verse 39

मन्वादयः स्मृताश्चैता दत्तस्याक्षयकारिकाः । नवमी मार्गशीर्षस्य सप्तैताः संस्मरा म्यहम्

Ces dates sont tenues en mémoire comme des jours de Manva et autres semblables, rendant inépuisable le fruit du don. Je me remémore sept jours de cette sorte, dont la Navamī du mois de Mārgaśīrṣa.

Verse 40

कल्पनामादयो देवि दत्तस्याक्षयकारिकाः । तथा मन्वन्तरस्यादौ द्वादशैव वरानने

Ô Déesse, les jours de Kalpa et autres semblables rendent inépuisable le fruit du don; et de même, au commencement d’un Manvantara, il y a véritablement douze occasions d’excellence, ô toi au beau visage.

Verse 41

नित्यं नैमित्तिकं काम्यं वृद्धि श्राद्धं सपिण्डकम् । पार्वणं चातिविज्ञानं गोष्ठं शुद्ध्यर्थमुत्तमम्

Le Śrāddha est décrit ainsi : nitya (quotidien), naimittika (occasionnel), kāmya (motivé par un vœu), vṛddhi-śrāddha, le rite sapiṇḍa, le rite pārvaṇa, le type ‘ativijñāna’, et le goṣṭha-śrāddha — excellent en vue de la purification.

Verse 42

कर्मांगं नवमं प्रोक्तं दैवकं दशमं स्मृतम् । एकादशं क्षयाहं तु पुष्ट्यर्थे द्वादशं स्मृतम्

Le neuvième est dit ‘karmāṅga’ (auxiliaire des rites) ; le dixième est mémorisé comme ‘daivaka’ (relatif aux dieux). Le onzième est le ‘kṣayāha’ (pour écarter perte et dépérissement), tandis que le douzième est tenu pour celui accompli en vue de la puṣṭi : nourriture et épanouissement.

Verse 43

सर्वेषामेव श्राद्धानां श्रेष्ठं सांवत्सरं स्मृतम् । अहन्यहनि यच्छ्राद्धं नित्यं तत्परिकीर्तितम्

Parmi tous les śrāddha, le śrāddha annuel (sāṃvatsara) est tenu pour le plus excellent. Et le śrāddha accompli jour après jour est déclaré « nitya » (quotidien).

Verse 44

वैश्वदेवविहीनं तु अशक्तावुदकेन तु । एकोद्दिष्टं तु यच्छ्राद्धं तन्नैमित्तिकमुच्यते

Le śrāddha accompli sans l’offrande de Vaiśvadeva — et, en cas d’impuissance, même avec de l’eau seule — à savoir l’ekoddiṣṭa śrāddha destiné à un seul défunt, est appelé « naimittika » (occasionnel).

Verse 45

कामेन विहितं काम्यमभिप्रेतार्थसिद्धये । वृद्धौ यत्क्रियते श्राद्धं वृद्धि श्राद्धं तदुच्यते

Le śrāddha institué par un désir précis, afin d’obtenir l’accomplissement d’un but souhaité, est appelé śrāddha « kāmya » (motivé par le désir). Et le śrāddha accompli lors d’un accroissement et d’une prospérité est nommé « vṛddhi-śrāddha » (śrāddha de croissance).

Verse 46

ये समाना इति द्वाभ्यामेतच्छ्राद्धं सपिण्डनम् । अमावास्यां तु यच्छ्राद्धं तत्पार्वणमुदाहृतम्

Le śrāddha lié au rite de sapiṇḍana, l’union du défunt à l’offrande des ancêtres, est indiqué par les deux mantras commençant par « ye samānā… ». Et le śrāddha accompli au jour d’amāvāsyā (nouvelle lune) est déclaré « pārvaṇa-śrāddha ».

Verse 47

गोष्ठ्यां यत्क्रि यते श्राद्धं तद्गोष्ठीश्राद्धमुच्यते । क्रियते पापशुद्ध्यर्थं शुद्धिश्राद्धं तदुच्यते

Le śrāddha accompli dans une assemblée ou un rassemblement communautaire est appelé « goṣṭhī-śrāddha ». Et le śrāddha accompli pour la purification des fautes est nommé « śuddhi-śrāddha ».

Verse 48

निषेककाले सोमे च सीमन्तोन्नयने तथा । तथा पुंसवने चैव श्राद्धं कर्मांगमेव च

Au moment du rite de conception (niṣeka), du rite lié à Soma, de la cérémonie de la raie des cheveux (sīmantonnayana) et aussi du rite de puṃsavana—le śrāddha doit être accompli comme un membre essentiel de ces sacrements.

Verse 49

देवमुद्दिश्य क्रियते यत्तद्दैवकमुच्यते । गच्छेद्देशान्तरं यस्तु श्राद्धं कार्यं तु सर्पिषा

Le śrāddha accompli en ayant une divinité pour intention est appelé daivaka-śrāddha. Et pour celui qui s’apprête à partir vers une autre contrée, le śrāddha doit être fait avec du ghee (beurre clarifié).

Verse 50

पुष्ट्यर्थमेतद्विज्ञेयं क्षयाहं द्वादशं स्मृतम् । मृतेऽहनि पितुर्यस्तु न कुर्याच्छ्राद्धमादरात्

Ce śrāddha au ghee doit être compris comme visant la nourriture et le bien-être; on s’en souvient comme du « douzième » rite appelé kṣayāha. Mais celui qui, au jour de la mort de son père, n’accomplit pas le śrāddha avec soin—

Verse 51

मातुश्चैव वरारोहे वत्सरान्ते मृतेऽहनि । नाहं तस्य महादेवि पूजां गृह्णामि नो हरिः

Ô toi aux hanches gracieuses, de même au jour de la mort de la mère, lorsque l’année s’achève—ô Grande Déesse—je n’accepte pas le culte de cet homme, et Hari ne l’accepte pas non plus.

Verse 52

मृताहर्यो न जानाति मानवो यदि वा क्वचित् । तेन कार्यममावास्यां श्राद्धं माघेऽथ मार्गके

Si l’on ne connaît pas (ou si l’on doute de) la date exacte du décès, alors le śrāddha doit être accompli à l’amāvāsyā (nouvelle lune), au mois de Māgha, ou bien au mois de Mārgaśīrṣa.

Verse 53

अथ विप्रान्प्रवक्ष्यामि श्राद्धे ये केचन क्षमाः । विशिष्टः श्रोत्रियो योगी वेदविद्यासमन्वितः

À présent, je décrirai les brāhmanes dignes d’être conviés au śrāddha : l’homme éminent, le śrotriya savant, le yogin, et celui qui possède la connaissance védique et l’enseignement sacré.

Verse 54

त्रिणाचिकेतस्त्रिमधुस्त्रिसुपर्णः षडंगवित् । दौहित्रकस्तु जामाता स्वस्रीयः श्वशुरस्तथा

Celui qui a accompli le rite du feu triple (triṇāciketa), celui qui maîtrise les « trois madhus » (tri-madhu), celui qui connaît les « trois suparṇas » (tri-suparṇa) et celui qui sait les six auxiliaires du Veda (ṣaḍaṅga) ; de même le petit-fils par la fille (dauhitra), le gendre (jāmātṛ), le neveu par la sœur (svasrīya) et aussi le beau-père (śvaśura) (sont jugés aptes au śrāddha).

Verse 55

पञ्चाग्निकर्मनिष्ठश्च तपोनिष्ठश्च मातुलः । पितृमातृपरश्चैव शिष्यसंबंधिबांधवः

Il convient d’honorer de telles personnes : l’oncle maternel (mātula) voué à l’austérité des cinq feux (pañcāgni) et ferme dans le tapas ; celui qui est dévoué au père et à la mère ; et aussi le parent lié par les disciples et les relations.

Verse 56

वेदार्थवित्प्रवक्ता च ब्रह्मचारी सहस्रदः । संबंधिनं तथा संतं दौहित्रं दुहितुः पतिम्

Sont aussi à honorer : celui qui connaît et enseigne le sens du Veda ; le brahmacārin ; le donateur généreux ; de même le parent vertueux ; le petit-fils par la fille (dauhitra) ; et l’époux de la fille.

Verse 57

भागिनेयं विशेषेण तथा बन्धुगणानपि । नातिक्रमेन्नरस्त्वेतान्मूर्खानपि वरानने

En particulier, qu’on ne néglige pas le fils de la sœur, ni l’ensemble des parents. Qu’un homme ne les écarte point—même s’ils sont sans savoir—ô toi au beau visage.

Verse 58

न ब्राह्मणान्परीक्षेत देवकर्मण्युप स्थिते । पैत्रकर्मणि संप्राप्ते परीक्षेत प्रयत्नतः

Quand le rite destiné aux dieux est imminent, qu’on ne scrute pas les brāhmanes. Mais lorsque l’on accomplit le rite pour les ancêtres, qu’on examine leur aptitude avec le plus grand soin.

Verse 59

ये स्तेनाः पतिताः क्लीबा ये च नास्तिकवृत्तयः । तान्हव्यकव्ययोर्विप्राननर्हान्मनुर ब्रवीत्

Ceux qui sont voleurs, déchus de la bonne conduite, ‘klība’ au sens d’inaptes, et ceux qui vivent selon des voies athées—Manu déclare que de tels brāhmanes sont indignes tant du havya (offrandes aux dieux) que du kavya (offrandes aux ancêtres).

Verse 60

जटिलं चानधीयानं दुर्बलं कितवं तथा । याजयंति च ये शूद्रांस्तांश्च श्राद्धे न पूजयेत्

Lors du śrāddha, qu’on n’honore pas l’ascète aux cheveux emmêlés (jaṭila) qui n’étudie pas, l’homme faible et inapte, le joueur; ni ceux qui officient des sacrifices pour les śūdras.

Verse 61

चिकित्सकान्देवलकान्मांस विक्रयिणस्तथा । विपणैः पीरजीवंतो वर्ज्याः स्युर्हव्यकव्ययोः

Les médecins, les prêtres de temple au service d’un salaire, les vendeurs de viande et ceux qui vivent du négoce et des marchés doivent être évités dans les rites de havya comme de kavya.

Verse 62

प्रेष्यो ग्राम्यश्च राज्ञश्च कुनखी श्यावदंतकः । प्रतिरोद्धा गुरोश्चैव त्यक्ता ग्निर्वार्धुषिस्तथा

De même, qu’on évite : le serviteur servile ; l’homme rustre et vulgaire ; celui au service du roi ; celui aux ongles difformes ; celui aux dents noircies ; celui qui entrave les actes justes ; celui qui s’oppose à son maître spirituel ; celui qui a abandonné les feux sacrés ; et l’usurier.

Verse 63

यक्ष्मी च पशुपालश्च परिवेत्ता निराकृतिः । ब्रह्मध्रुक्परिवित्तिश्च गणाभ्यन्तर एव च

Sont aussi à éviter : celui que ronge la phtisie, le gardien de bétail, le « parivettā » (qui se marie avant le frère aîné), le rejeté ou proscrit, celui qui blesse le sacré (brahma-dhruk), le « parivitti » (l’aîné dont le cadet se marie d’abord), et celui qui fréquente des groupes déshonorants.

Verse 64

कुशीलश्चैव काणश्च वृषलीपतिरेव च । पौनर्भवश्च कानीनः कितवो मद्यपस्तथा

De même, sont à éviter : l’homme de mauvaise conduite, le borgne, l’époux d’une femme śūdra, celui né d’une femme remariée, le fils illégitime, le joueur et le buveur d’ivresses.

Verse 65

पापरोग्यभिशस्तश्च दांभिको रसविक्रयी । धनुःशराणां कर्त्ता च यश्च स्याद्दिधिषूपतिः

Celui qui est décrié pour une maladie issue du péché, l’hypocrite, le vendeur d’essences ou de sucs enivrants, le fabricant d’arcs et de flèches, et celui qui vit comme époux d’une femme remariée : tous sont blâmés, dans le dharma du don, comme indignes de recevoir.

Verse 66

मित्रध्रुड्दूतवृत्तिश्च पुत्राचार्यस्तथैव च । भ्रमरी मण्डपाली च चित्रांगः पिशुनस्तथा

De même : celui qui trahit ses amis, celui qui vit du métier de messager, et celui qui sert comme « maître du fils » (gagne-pain impropre) ; ainsi que ceux qu’on nomme Bhramarī, Maṇḍapālī, Citrāṅga, et le médisant : eux aussi sont comptés parmi les blâmés.

Verse 67

उन्मत्तोंऽधश्च बधिरो वेदनिन्दक एव च । हयगोऽश्वोष्ट्रदमको नक्षत्रैर्यश्च जीवति

Le fou, l’aveugle, le sourd et le blasphémateur du Veda ; le marchand de chevaux, le dresseur de chevaux et de chameaux, et celui qui vit de l’astrologie des demeures lunaires : eux aussi doivent être tenus pour inaptes (à recevoir).

Verse 68

पक्षिणां पोषको यश्च युद्धाचार्यस्तथैव च । स्रोतःसंभेदको यश्च वेश्यानां पोषणे रतः

Celui qui élève et engraisse les oiseaux (pour le commerce), le maître de guerre, celui qui brise les digues ou détourne les cours d'eau, et celui qui se consacre à l'entretien de prostituées — ceux-ci sont également blâmés en tant que récipiendaires.

Verse 69

गृहसंवेशको दूतः कृष्यारोपक एव च । आखेटी श्येनजीवी च कन्यादूषक एव च

L'entremetteur qui arrange l'entrée clandestine dans les maisons, le messager de telles affaires, celui qui vit de plantations pour autrui, le chasseur, celui qui vit de la fauconnerie et celui qui viole les vierges — ceux-ci doivent également être évités.

Verse 70

हिंस्रो वृषलपुत्रश्च गणानां चैव याजकः । आचारहीनः क्लीबश्च नित्ययाजनकस्तथा

L'homme violent, le fils d'un śūdra, celui qui sert de prêtre pour des groupes (non dharmiques), celui qui est dépourvu de conduite droite, l'impuissant et celui qui fait commerce d'accomplir continuellement des sacrifices — ceux-ci sont également blâmés.

Verse 71

कृषिजीवी श्लीपदी च सद्भिर्निन्दित एव च । औरभ्रिको माहिषिकः परपूर्वा पतिस्तथा । प्रेतनिर्यातकाश्चैव वर्जनीयाः प्रयत्नतः

Celui qui vit de l'agriculture, celui qui est atteint d'éléphantiasis, celui qui est condamné par les gens de bien ; le berger, le gardien de buffles, le mari d'une femme précédemment mariée à un autre ; et ceux qui « chassent les esprits » — tous ceux-ci doivent être soigneusement évités.

Verse 72

एतान्वै गर्हिताचारानपांक्तेयान्द्विजाधमान् । द्विजानां सति लाभे तू भयत्रैव विवर्जयेत्

Ceux-ci — dont la conduite est répréhensible, qui sont inaptes à s'asseoir dans la rangée sacrificielle (apāṅkteya), les plus bas parmi les deux-fois-nés — lorsque des deux-fois-nés dignes sont disponibles, on doit les éviter de toutes les manières.

Verse 73

वीक्षांधो वैकतः काणः कुष्ठी च वृषलीपतिः । पापरोगी सहस्रस्य दातुर्नाशयते फलम्

L’aveuglé par la vermine ou l’impureté, le difforme, le borgne, le lépreux et l’époux d’une femme śūdra — tel pécheur, atteint d’une maladie de faute, anéantit le fruit des dons mille fois offerts par le donateur.

Verse 74

यावद्भिः संस्पृशत्यङ्गैर्ब्राह्मणाञ्छ्रूद्रयाजकः । तावतां न भवेत्प्रेत्य दातुर्वा तस्य पैत्रिकम्

Autant de brāhmaṇas que touchent les membres du prêtre qui célèbre des rites pour les śūdras, autant —après la mort— il n’y aura pas de bénéfice ancestral (pitṛ) pour le donateur (ou pour lui).

Verse 75

आदौ माहिषकं दृष्ट्वा मध्ये च वृषलीपतिम् । अन्ते वार्धुषिकं दृष्ट्वा निराशाः पितरो गताः

Voyant d’abord un māhiṣaka, au milieu l’« époux d’une vṛṣalī », et à la fin un vārdhuṣika, les Pitṛs (ancêtres) s’en vont dans la déception, leurs espérances demeurant vaines.

Verse 76

महिषी प्रोच्यते भार्या सा वैधव्येऽभिचारिणी । तस्यां यः क्षपते दोषां स वै माहिषिकः स्मृतः

On appelle « mahiṣī » l’épouse qui, durant le veuvage, s’adonne à une conduite illicite. Celui qui ôte (ou traite) sa faute est tenu pour un māhiṣaka.

Verse 77

वृषलीत्युच्यते शूद्री तस्या यश्च पतिर्भवेत् । तदोष्ठलालासंसर्गात्पतितो वृषलीपतिः

On dit que « vṛṣalī » est une femme śūdra ; et quiconque devient son époux — par le contact avec la salive de ses lèvres — est tenu pour déchu et appelé vṛṣalīpati.

Verse 78

स्वं वृषं तु परित्यक्त्वा परेण तु वृषायते । वृषली सा तु विज्ञेया न शूद्री वृषली भवेत्

Celle qui délaisse son propre époux et prend un autre pour « taureau » (compagnon) doit être reconnue comme vṛṣalī ; une femme śūdra n’est pas vṛṣalī par la seule naissance.

Verse 79

चण्डाली बंधकी वेश्या रजःस्था या च कन्यका । कुटिला च स्वगोत्रा च वृषल्यः सप्त कीर्तिताः

On énonce sept sortes de vṛṣalī : la caṇḍālī, la baṃdhakī, la courtisane, la jeune fille en période de menstrues, la femme trompeuse et la femme du même gotra ; ainsi sont proclamées les sept.

Verse 80

पितुर्गेहे तु या कन्या रजः पश्यत्यसंस्कृता । पतिताः पितरस्तस्याः कन्या सा वृषली भवेत्

La jeune fille qui, non encore mariée, voit ses menstrues dans la maison de son père, sans avoir reçu les saṃskāra, fait dire que ses ancêtres déchoient ; cette jeune fille est appelée vṛṣalī (selon cette classification du dharma).

Verse 81

यस्तु तां वरयेत्कन्यां ब्राह्मणो ज्ञानपूर्वतः । अश्राद्धेयमपांक्तेयं तं विद्याद्वृषलीपतिम्

Mais le brāhmane qui, en pleine connaissance, épouse une telle jeune fille, qu’on le sache inapte au Śrāddha et inapte à s’asseoir dans la rangée du repas rituel ; qu’il soit reconnu comme vṛṣalīpati.

Verse 82

गौरी कन्या प्रधाना वै मध्यमा कन्यका मता । रोहिणी तत्समा ज्ञेया अधमा च रजस्वला

La jeune fille « Gaurī » est tenue pour la plus éminente ; la « Kanyakā » est dite moyenne ; la « Rohiṇī » doit être connue comme comparable à celle-ci ; et la « Rajasvalā » (celle qui a ses règles) est tenue pour la plus basse dans cette classification.

Verse 83

अप्राप्ते रजसि गौरी प्राप्ते रजसि रोहिणी । अव्यंजनकृता कन्या कुचहीना तु नग्निका

Avant l’apparition des menstrues, on l’appelle «Gaurī» ; lorsque les menstrues ont commencé, «Rohiṇī». La jeune fille sans signes corporels de maturité est «Kanyā» ; et celle dont la poitrine n’est pas développée est «Nagnikā».

Verse 84

सप्तवर्षा भवेद्गौरी नववर्षा तु नग्निका । दशवर्षा भवेत्कन्या ह्यत ऊर्ध्वं रजस्वला

À sept ans, elle est «Gaurī» ; à neuf ans, «Nagnikā». À dix ans, elle est «Kanyā» ; au-delà, elle est classée «Rajasvalā» (celle qui a ses menstrues).

Verse 85

व्यंजनैर्हन्ति वै पुत्रान्कुलं हन्यात्पयोधरा । गतिमिष्टां तथा लोकान्हंति सा रजसा पितुः

Par des mets délicats mais inconvenants, elle détruit les fils ; par ses seins (c’est-à-dire par l’enchevêtrement des sens), elle ruine la lignée. Par l’impureté de ses menstrues, elle entrave la voie désirée du père et les mondes qu’il recherche par le dharma.

Verse 86

य उद्वहेद्रजोयुक्तां स ज्ञेयो वृषलीपतिः

Celui qui épouse une femme durant sa période menstruelle doit être connu comme «vṛṣalīpati», c’est-à-dire “mari d’une vṛṣalī”, déchu de la conduite dharmique correcte.

Verse 87

यत्करोत्येकरात्रेण वृषलीसेवनाद्द्विजः । तद्भैक्ष्यभुग्जपन्नित्यं त्रिभिर्वर्षैर्व्यपोहति

Quel que soit le démérite qu’un « deux-fois-né » (dvija) contracte en une seule nuit en fréquentant une vṛṣalī, il l’efface en vivant d’aumônes et en accomplissant le japa quotidien pendant trois ans.

Verse 205

इति श्रीस्कांदे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां सप्तमे प्रभासखण्डे प्रथमे प्रभासक्षेत्रमाहात्म्ये श्राद्धकल्पे श्राद्धानर्हब्राह्मणपरीक्षणकथनंनाम पञ्चोत्तरद्विशततमो ऽध्यायः

Ainsi s’achève le deux-cent-cinquième chapitre, intitulé «Récit de l’examen des brāhmaṇa inaptes au Śrāddha», dans la section Śrāddha-kalpa du Prabhāsa-khaṇḍa, au sein du Prabhāsa-kṣetra-māhātmya du Śrī Skanda Mahāpurāṇa (la Saṃhitā de quatre-vingt-un mille vers).