Adhyaya 166
Nagara KhandaTirtha MahatmyaAdhyaya 166

Adhyaya 166

Cet adhyāya relate un épisode fondateur de lignée, centré sur Ṛcīka et son mariage avec une femme louée comme « la beauté des trois mondes » (trailokya-sundarī). Après les noces, Ṛcīka accorde une grâce et accomplit le rite des deux caru (caru-dvaya) afin de distinguer l’ardeur brahmanique (brāhmya tejas) de l’ardeur guerrière des kṣatriya (kṣātra tejas). À chaque oblation consacrée, il associe un symbole incarné—enlacer un aśvattha ou un nyagrodha—liant ainsi la justesse du geste rituel à la descendance attendue. Mais une faute de procédure survient : la mère pousse à échanger les parts de caru et les étreintes d’arbres, privilégiant son désir. Durant la grossesse, les signes de dohada et les marques du fœtus (garbha-lakṣaṇa) s’orientent vers le goût du pouvoir royal et des armes, et Ṛcīka comprend que le rite a été inversé. Une entente est alors conclue : préserver l’identité brahmanique du fils à naître, tout en transférant la puissance kṣātra accrue au petit-fils. Le chapitre s’achève sur la naissance de Jamadagni et, plus tard, l’avènement de Rāma (Paraśurāma), dont la force martiale est présentée comme l’effet transmis de la puissance rituelle et de la concession des ancêtres, unissant causalité éthique, exactitude du rite et destinée de la lignée dans le discours du kṣetra.

Shlokas

Verse 1

सूत उवाच । ऋचीकोऽपि समादाय पुरुषैराप्तकारिभिः । तानश्वान्प्रजगामाथ यत्र गाधिर्व्यवस्थितः

Sūta dit : «Ṛcīka aussi, prenant ces chevaux avec l’aide d’assistants compétents, se rendit ensuite là où demeurait Gādhi.»

Verse 2

तस्मै निवेदयामास कन्यार्थं तान्हयोत्तमान् । गाधिस्तु तान्प्रगृह्याथ योग्यान्वाजिमखस्य च

Afin d’obtenir la jeune fille, il lui offrit ces chevaux d’exception. Alors le roi Gādhi les accepta, les jugeant dignes aussi de l’Aśvamedha (sacrifice du cheval).

Verse 3

एकैकं परमं तेषां स जगामाथ पार्थिवः । ततस्तां प्रददौ तस्मै कन्यां त्रैलोक्यसुन्दरीम्

Le roi les examina : un à un, chacun le plus parfait. Puis il lui donna cette jeune fille, beauté célébrée dans les trois mondes.

Verse 4

विप्राग्निसाक्षिसंभूतां गृह्योक्तविधिना न्वितः । ततो विवाहे निर्वृत्त ऋचीको मुनिसत्तमः

Avec les brāhmanes et le feu sacré pour témoins, et selon les règles enseignées par les rites Gṛhya, le mariage fut accompli comme il se doit. Alors Ṛcīka—le meilleur des sages—fut comblé en cette union.

Verse 5

तस्याः संवेशने चैव निष्कामः समपद्यत । अथाब्रवीन्निजां भार्यां निष्कामः संस्थितो मुनिः

Même au moment de l’union conjugale, il demeura sans désir. Alors ce sage—ferme et détaché—s’adressa à sa propre épouse.

Verse 6

अहं यास्यामि सुश्रोणि काननं तपसः कृते । त्वं प्रार्थय वरं कंचिद्येनाभीष्टं ददामि ते

« Ô toi aux hanches gracieuses, je partirai dans la forêt pour pratiquer l’austérité. Demande une grâce; par elle je t’accorderai ce que tu désires. »

Verse 7

सा श्रुत्वा तस्य तद्वाक्यं निष्कामस्य प्रजल्पितम् । वाष्पपूर्णेक्षणा दीना जगाम जननीं प्रति

Entendant ces paroles prononcées par son époux sans désir, elle, accablée et les yeux pleins de larmes, alla vers sa mère.

Verse 8

प्रोवाच वचनं तस्य सा निष्कामपते स्तदा । वरदानं तथा तेन यथोक्तं द्विजसत्तमाः

Alors elle rapporta à sa mère les paroles de son époux sans désir, ainsi que la grâce qu’il avait promise, exactement comme il l’avait dite—ô meilleurs des deux-fois-nés.

Verse 9

अथ श्रुत्वैव सा माता यथा तज्जल्पितं तया । सुतया ब्राह्मणश्रेष्ठास्ततो वचनमब्रवीत्

Alors la mère, ayant entendu exactement ce que sa fille avait rapporté, prononça ces paroles—ô le plus éminent des brahmanes.

Verse 10

यद्ययं पुत्रि ते भर्ता वरं यच्छति वांछितम् । तत्प्रार्थय सुतं तस्माद्ब्राह्मण्येन समन्वितम्

«Si ton époux, ô ma fille, accorde le bienfait désiré, demande-lui alors un fils pourvu de la véritable vertu brahmanique.»

Verse 11

मदर्थं चैकपुत्रं च निःशेषक्षात्त्रतेजसा । संयुक्तं याचय शुभे विपुत्राऽहं यतः स्थिता

«Et aussi pour moi, ô bienheureuse, demande un fils unique, comblé de toute la splendeur de la puissance kṣatriya, car je demeure sans fils.»

Verse 12

सा श्रुत्वा जननीवाक्यमृचीकं प्राप्य सुव्रता । अब्रवीज्जननी वाक्यं सर्वं विस्तरतो द्विजाः

Ayant entendu les paroles de sa mère, cette dame aux vœux purs s’approcha de Ṛcīka et lui rapporta—entièrement et en détail—tout ce que sa mère avait dit, ô brāhmaṇas.

Verse 13

स तस्याश्च वचः श्रुत्वा चकाराथ चरुद्वयम् । पुत्रेष्टिं विधिवत्कृत्वा नमस्कृत्य स्वयंभुवम्

Ayant entendu ses paroles, il prépara alors deux parts de caru, l’oblation sacrée. Après avoir accompli selon le rite le putreṣṭi, il s’inclina en hommage devant Svayaṃbhū, le Seigneur Né de Lui-même.

Verse 14

एकस्मिन्योजयामास ब्राह्म्यं तेजोऽखिलं च सः । क्षात्रं तेजस्तथान्यस्मिन्सकलं द्विजसत्तमाः

Dans une part, il insuffla toute la splendeur de la puissance brāhmanique; dans l’autre, il insuffla de même, entièrement, la splendeur de la puissance kṣatriya, ô meilleurs des deux-fois-nés.

Verse 15

भार्यायै प्रददौ पूर्वं ब्राह्म्यं च चरुमुत्त मम् । अब्रवीत्प्राशयित्वैनमश्वत्थालिंगनं कुरु

D’abord, il donna à son épouse l’excellent caru, imprégné de puissance brahmanique, et dit : «Après l’avoir fait en manger, étreins l’arbre aśvattha.»

Verse 16

ततः प्राप्स्यसि सत्पुत्रं ब्राह्म्यतेजःसमन्वितम् । द्वितीयश्चरुको यश्च तं त्वं मात्रे निवे दय

Alors tu obtiendras un fils digne, pourvu de la splendeur brahmanique. Quant au second caru, donne-le à ta mère.

Verse 17

अब्रवीच्च ततस्तां तु ऋचीको मुनिसत्तमः । त्वमेनं चरुकं प्राश्य न्यग्रोधालिंगनं कुरु

Alors Ṛcīka, le plus excellent des sages, lui dit : «Toi, après avoir mangé ce caru, étreins l’arbre nyagrodha (banian).»

Verse 18

ततः प्राप्स्यसि सत्पुत्रं संयुक्तं क्षात्रतेजसा । निःशेषेण महाभागे न मे स्याद्वचनं वृथा

Alors tu obtiendras un fils digne, uni à la splendeur kṣatriya. Ainsi, entièrement, ô dame fortunée : ma parole ne sera pas vaine.

Verse 19

एवमुक्त्वा ऋचीकस्तु स विसृज्य च तेजसी । सुहृष्टो ब्राह्मणश्रेष्ठः स्वयं च महितोऽभवत्

Ayant ainsi parlé, Ṛcīka conféra (libéra) les deux puissances. Le plus éminent des brāhmaṇas s’en réjouit, et lui-même fut grandement honoré.

Verse 20

ते चैव तु गृहे गत्वा प्रहृष्टेनांतरात्मना । ऊचतुश्च मिथस्ते च सत्यमेतद्भविष्यति

Et eux, rentrant chez eux, l’âme intérieurement réjouie, se dirent l’un à l’autre : «Oui, ceci adviendra en vérité».

Verse 21

ततो माता सुतां प्राह आत्मार्थे सकलो जनः । विशेषं कुरुते कृत्ये सामान्ये च व्यवस्थिते

Alors la mère dit à sa fille : «Pour son propre avantage, tout le monde introduit une distinction particulière dans l’acte, même lorsque la chose est commune et déjà établie».

Verse 22

तत्तवार्थं कृतोऽनेन यश्चरुश्चारुलोचने । यस्तस्मिन्विहितोऽनेन मन्त्रग्रामो भविष्यति । विशेषेण महाभागे सत्यमेतन्मयोदितम्

Ô dame aux beaux yeux, cette oblation sacrée (caru) a été préparée pour accomplir le dessein véritable ; et l’ensemble des mantras à y employer a été dûment prescrit par lui. Ô bienheureuse, je te le déclare en particulier : c’est là, en vérité, ce que je dis.

Verse 23

तस्माच्च चरुकं मह्यं त्वं गृहाण शुचिस्मिते । आत्मीयं मम यच्छस्व वृक्षाभ्यां च विपर्ययः । क्रियतां च महाभागे येन मे स्यात्सुतोत्तमः

C’est pourquoi, ô toi au sourire pur, prends ce caru pour moi. Donne-moi ce qui est tien, et que s’accomplisse l’inversion/l’échange requis entre les deux arbres. Ô très fortunée, que cela soit fait afin que j’obtienne un fils excellent.

Verse 24

राज्यकर्मणि दक्षश्च शूरः परबलार्दनः । त्वदीयो द्विजमात्रोऽपि तव तुष्टिं करिष्यति

Il sera habile dans les devoirs de la royauté, héroïque et briseur des forces ennemies. Bien qu’il ne soit, par naissance, qu’un dvija (deux fois né), il te donnera pourtant satisfaction.

Verse 25

अथ सा विजने प्रोक्ता तया मात्रा यशस्विनी । अकरोद्व्यत्ययं वृक्षे चरौ च द्विजसत्तमाः

Alors, instruite en secret par sa mère illustre, elle accomplit l’échange prescrit—au sujet de l’arbre et de l’offrande de caru—avec les plus éminents brāhmaṇas.

Verse 26

ततः पुंस वने स्नाते ते शुभे चारुलोचने । दधाते गर्भमेवाथ भर्तुः संयोगतः क्षणात्

Ensuite, ô bienheureuse aux beaux yeux, lorsque l’homme se fut baigné dans la forêt, elle conçut aussitôt—par l’union avec son époux, en cet instant même.

Verse 27

ततस्तु गर्भमासाद्य सा च त्रैलोक्यसुन्दरी । क्षात्त्रेण तेजसा युक्ता तत्क्षणात्समपद्यत । मनो राज्ये ततश्चक्रे हस्त्यश्वारोहणोद्भवे

Mais dès qu’elle eut conçu, cette beauté des trois mondes fut aussitôt revêtue d’une splendeur de kṣatriya. Alors son esprit se tourna vers la royauté, vers les occupations nées de la monte des éléphants et des chevaux.

Verse 28

युद्धवार्त्तास्तथा चक्रे देवासुरगणोद्भवाः । शृणोति च तथा नित्यं विलासेषु मनो दधे । अनुष्ठानं ततश्चक्रे मनोराज्यसमुद्भवम्

Elle se livra aussi à des propos de guerre—issus des cohortes des dieux et des asuras—et écoutait sans cesse de tels récits, attachant son esprit aux plaisirs royaux. Puis elle entreprit des observances nées de ces chimères de souveraineté.

Verse 29

पितुर्गृहात्समानीय जात्यानश्वांस्तथा गजान् । रक्तानि चैव वस्त्राणि काश्मीराद्यं विलेपनम्

Ayant fait venir de la maison de son père des chevaux de noble race et aussi des éléphants, ainsi que des vêtements rouges, et des onguents d’ornement—safran et autres—

Verse 30

तद्दृष्ट्वा चेष्टितं तस्या राज्यार्हं बहुभोगधृक् । ब्राह्मणार्हैः परित्यक्तं समाचारैश्च कृत्स्नशः

Voyant sa conduite—digne de la souveraineté et chargée de maints plaisirs—(il comprit qu’elle était) entièrement délaissée des usages convenant aux brāhmaṇas et des justes règles de comportement.

Verse 31

अब्रवीच्च ततः क्रुद्धो धिक्पापे किमिदं कृतम् । व्यत्ययो विहितो नूनं चरुकस्य नगस्य च

Alors, courroucé, il dit : « Fi, pécheresse ! Qu’as-tu donc fait là ? Assurément un renversement a été accompli—du caru et même du ‘nāga’ (l’arbre) ».

Verse 32

क्षत्रियार्हं द्विजाचारैः सकलैः परिवर्जितम्

« (Ce signe/désir) sied à un kṣatriya, mais il est entièrement dépourvu de la conduite et des observances des dvijas (les “deux-fois-nés”) ».

Verse 33

चीरवल्कलसंत्यक्तं स्नानजाप्यविवर्जितम् । संयुक्तं विविधैर्गन्धैर्मृगनाभिपुरःसरैः

« (Il est) affranchi des vêtements grossiers et de l’étoffe d’écorce; et il n’abandonne ni le bain rituel ni la récitation. Il s’accompagne de maints parfums, menés par le musc (mṛganābhi) ».

Verse 34

तव माता शमस्था सा जपहोमपरायणा । तीर्थयात्रापरा चैव वेदश्रवणलालसा

« Ta mère est établie dans la quiétude; elle se voue au japa et au homa. Elle est aussi portée vers le pèlerinage aux tīrthas et désire ardemment entendre le Veda ».

Verse 35

तस्मात्ते क्षत्रियः पुत्रो भविष्यति न संशयः

Ainsi, ton fils sera un kṣatriya ; il n’y a là aucun doute.

Verse 36

मातुश्च ब्राह्मणश्रेष्ठो ब्रह्मचर्यकथापरः । भविष्यति सुतश्चिह्नैर्गर्भलक्षणसंभवैः

Et pour ta mère aussi naîtra un fils : un brāhmaṇa éminent, voué aux enseignements sur le brahmacarya, reconnu par les signes qui apparaissent comme marques de la grossesse.

Verse 37

यस्मादुदीरितः पूर्वं श्लोकोऽयं शास्त्रचिन्तकैः । यादृशा दोहदाः सन्ति सगर्भाणां च योषिताम्

Car ce vers fut jadis énoncé par les penseurs des śāstras, décrivant quelles sortes de désirs (dohadas) naissent chez les femmes enceintes.

Verse 38

तादृगेव स्वभावेन तासां पुत्रोऽत्र जायते । सैवमुक्ता भयत्रस्ता वेपमाना कृतांजलिः

Ainsi, selon cette même nature, un fils naît pour elles en conséquence. Entendant ces paroles, elle—saisie de peur—tremblante, se tint les mains jointes en signe de révérence.

Verse 39

बाष्पपूर्णेक्षणा दीना वाक्यमेतदुवाच ह । सत्यमेतत्प्रभो वाक्यं यत्त्वया समुदाहृतम्

Les yeux pleins de larmes, accablée, elle dit ces mots : «Ô Seigneur, vraie est la parole que tu as proclamée».

Verse 40

अतीतानागतं वेत्ति विना लिंगैर्भवानिह । तस्मात्कुरु प्रसादं मे यथा स्याद्ब्राह्मणः सुतः । क्षत्रियस्य तु पुत्रस्य भवान्नार्हः कथंचन

Ici, tu connais le passé et l’avenir même sans signes extérieurs. Accorde-moi donc ta faveur, afin que mon fils devienne un brāhmaṇa. Mais en aucune manière tu n’es apte à être lié à un fils kṣatriya.

Verse 41

ऋचीक उवाच । यत्किंचिद्ब्रह्मतेजः स्यात्तन्न्यस्तं ते चरौ मया । क्षात्त्रं तेजश्च ते मातुर्व्यत्ययं च कथंचन । करोमि वाधमो लोके शास्त्र स्य च व्यतिक्रमम्

Ṛcīka dit : «Quel que soit l’éclat brāhmanique, je l’ai déposé dans ton caru, l’oblation rituelle. Et la splendeur kṣatriya de ta mère, j’en opère une inversion. Ainsi je deviens blâmable dans le monde et je transgresse l’ordonnance du śāstra.»

Verse 42

पत्न्युवाच । यद्येवं भृगुशार्दूल मम पौत्रोऽत्र यो भवेत् । क्षात्त्रं तेजोऽखिलं तस्य गात्रे भूया त्त्वयाऽहृतम्

L’épouse dit : «S’il en est ainsi, ô tigre parmi les Bhṛgu, que le petit-fils qui naîtra dans ma lignée voie toute sa splendeur kṣatriya retirée de son corps par toi.»

Verse 43

पुत्रस्तु ब्राह्मणश्रेष्ठो भूयादभ्यधिकस्तव

«Mais que ton fils devienne le plus éminent des brāhmaṇas, oui, supérieur à toi.»

Verse 44

ऋचीक उवाच । एवं भवतु मद्वाक्यात्पुत्रस्ते ब्राह्मणः शुभे । पौत्रः सुदुर्द्धरः संख्ये संयुक्तः क्षात्त्रतेजसा

Ṛcīka dit : «Qu’il en soit ainsi, par ma parole, ô bienheureuse. Ton fils sera un brāhmaṇa ; et ton petit-fils sera irrésistible au combat, pourvu de la splendeur kṣatriya.»

Verse 45

ततः सत्यं वरं लब्ध्वा प्रसन्नवदना सती । मातुर्निवेदयामास तत्सर्वं कांत जल्पितम्

Alors, ayant obtenu ce don véridique, la femme vertueuse—le visage illuminé de joie—rapporta à sa mère tout ce que son bien-aimé avait prononcé.

Verse 46

ततः सा दशमे मासि संप्राप्ते गुरुदैवते । नक्षत्रे जनयामास पुत्रं बालार्कसन्निभम्

Puis, au dixième mois, lorsque parut l’astérisme présidé par Guru (Bṛhaspati/Jupiter), elle enfanta un fils qui brillait tel le soleil du matin levant.

Verse 47

ब्राह्म्या लक्ष्म्या समोपेतं निधानं तपसां शुचि । जमदग्निरिति ख्यातो योऽसौ त्रैलोक्यविश्रुतः । तस्य पुत्रोभवत्ख्यातो रामोनाम महायशाः

Doué de la prospérité brāhmanique, pur et tel un trésor d’austérités, il devint célèbre sous le nom de Jamadagni, renommé dans les trois mondes. Son fils illustre fut Rāma, de grande gloire.

Verse 48

एकविंशतिदा येन धरा निःक्षत्रिया कृता । क्षात्त्रतेजःप्रभावेन पितामहप्रसादतः

Par lui, la terre fut rendue « sans kṣatriya » à vingt et une reprises—par la puissance de l’éclat guerrier et par la faveur de son aïeul.

Verse 166

इति श्रीस्कांदे महापुराण एकाशीतिसाहस्या संहितायां षष्ठे नागरखण्डे हाटकेश्वरक्षेत्रमाहात्म्ये परशुरामोत्पत्तिवर्णनंनाम षट्षष्ट्युत्तरशततमोऽध्यायः

Ainsi s’achève, dans le saint Skanda Mahāpurāṇa—au sein de l’Ekāśītisāhasrī Saṃhitā—dans le sixième Nāgara Khaṇḍa, au Māhātmya du Hāṭakeśvara Kṣetra, le chapitre intitulé «Récit de l’origine de Paraśurāma», soit le Chapitre 166.