
L’Adhyāya 20 s’ouvre sur la question d’Agastya adressée à la lignée de Kāṭ(y)āyaneya/Nandin : quelles divinités sont postées, et en quels lieux, pour protéger Avimukta à Kāśī, et comment ces charges furent établies par ordre divin. Skanda répond en décrivant un réseau spatialement ordonné de Déesses et de tīrthas à Vārāṇasī, en commençant par Viśālākṣī, liée à la Gaṅgā et au Viśālatīrtha. Le texte prescrit aussi des disciplines de piété : jeûne, veille nocturne, et offrande de nourriture à quatorze jeunes filles à un tithi déterminé, pratique associée au mérite de résider à Kāśī. L’itinéraire sacré se poursuit vers Lalitātīrtha et la Devī Lalitā, puis vers Viśvabhujā, avec un accent sur le pèlerinage durant Navarātra. Sont ensuite énumérées des formes protectrices : Vārāhī, Śivadūtī, Aindrī, Kaumārī, Māheśvarī, Nārasiṃhī, Brāhmī, Nārāyaṇī, et Gaurī/Śaileśvarī. Le chapitre détaille encore des sites particuliers tels que Citraghaṇṭā et ses observances festives, Nigadabhañjanī avec le thème de la délivrance des liens, et Amṛteśvarī, symbole d’immortalité. Il présente Siddhalakṣmī et le Mahālakṣmī-pīṭha, en exposant prospérité et siddhi, puis évoque des triades farouches de protection : Carmamuṇḍā, Mahāruṇḍā et Cāmuṇḍā. Enfin, Svapneśvarī/Durgā est située comme gardienne du sud, et le culte est proposé comme règle éthique pour affermir la vie personnelle et préserver la sainteté du kṣetra.
Verse 1
अगस्त्य उवाच । कात्यायनेय कथय नंदिना विश्वनंदिना । यथा व्यापारिता देव्यो देवदेवनिदेशतः
Agastya dit : Ô fils de Kātyāyana, raconte-moi comment les Déesses furent mandatées par Nandin—par Viśvanandin—selon l’ordre du Dieu des dieux.
Verse 2
अविमुक्तस्य रक्षार्थं यत्र या देवताः स्थिताः । प्रसादं कुरु मे देव ताः समाचक्ष्व तत्त्वतः
Pour la protection d’Avimukta, quelles divinités demeurent en quels lieux ? Sois-moi favorable, ô Seigneur, et décris-les-moi en vérité, selon le principe essentiel.
Verse 3
इत्यगस्त्युदितं श्रुत्वा महादेवतनूद्भवः । कथयामास या यत्र स्थिताऽनंदवने मुदा
Ayant entendu les paroles d’Agastya, celui qui naquit du propre corps de Mahādeva se mit, dans la joie, à dire quelle divinité demeure en tel ou tel lieu d’Ānandavana.
Verse 4
स्कंद उवाच । वाराणस्यां विशालाक्षी क्षेत्रस्य परमेष्टदा । विशालतीर्थं गंगायां कृत्वा पृष्ठे व्यवस्थिता
Skanda dit : À Vārāṇasī, Viśālākṣī est la déesse souveraine qui préside au kṣetra sacré. Ayant établi le Viśāla Tīrtha sur la Gaṅgā, elle y demeure comme présence protectrice.
Verse 5
स्नात्वा विशालतीर्थे वै विशालाक्षीं प्रणम्य च । विशालां लभते लक्ष्मीं परत्रेह च शर्मदाम्
En vérité, après s’être baigné au Viśāla Tīrtha et s’être prosterné devant Viśālākṣī, on obtient une vaste lakṣmī, la prospérité, et un bienfait dispensateur de paix, ici-bas comme dans l’au-delà.
Verse 6
भाद्रकृष्णतृतीयायामुपोषणपरैर्नृभिः । कृत्वा जागरणं रात्रौ विशालाक्षीसमीपतः
Au troisième tithi de la quinzaine sombre de Bhādrapada, les hommes voués au jeûne doivent veiller la nuit auprès de Viśālākṣī.
Verse 7
प्रातर्भोज्याः प्रयत्नेन चतुर्दशकुमारिकाः । अलंकृता यथाशक्त्या स्रगंबरविभूषणैः
Au matin, avec grand soin, quatorze jeunes filles doivent être nourries ; et, selon ses moyens, qu’on les pare de guirlandes, de vêtements et d’ornements.
Verse 8
विधाय पारणं पश्चात्पुत्रभृत्यसमन्वितैः । सम्यग्वाराणसीवासफलं लभ्येत कुंभज
Ensuite, après avoir accompli comme il se doit le pāraṇa (le repas de clôture) avec ses fils et ses serviteurs, on obtient véritablement le fruit entier du séjour à Vārāṇasī—ô Kumbhaja (Agastya).
Verse 9
तस्यां तिथौ महायात्रा कार्या क्षेत्रनिवासिभिः । उपसर्ग प्रशांत्यर्थं निर्वाणकमलाप्तये
En ce tithi sacré, les habitants du saint kṣetra (Kāśī) doivent accomplir la grande yātrā en procession, afin d’apaiser les calamités et d’obtenir le lotus de la délivrance (nirvāṇa).
Verse 10
वाराणस्यां विशालाक्षी पूजनीया प्रयत्नतः । धूपदीपैः शुभैर्माल्यैरुपहारैर्मनोहरैः
À Vārāṇasī, la Déesse Viśālākṣī doit être vénérée avec un zèle sincère—par des encens et des lampes de bon augure, des guirlandes et des offrandes charmantes.
Verse 11
मणिमुक्ताद्यलंकारैर्विचित्रोल्लोच चामरैः । शुभैरनुपभुक्तैश्च दुकूलैर्गंधवासितैः
—avec des parures de gemmes et de perles, avec des éventails variés et des chāmara (chasse‑mouches), et avec de beaux vêtements de bon augure, neufs, imprégnés de parfum.
Verse 12
मोक्षलक्ष्मी समृद्ध्यर्थं यत्रकुत्र निवासिभिः । अप्यल्पमपि यद्दत्तं विशालाक्ष्यै नरोत्तमैः
Pour l’accroissement de la mokṣa‑lakṣmī, la fortune de la délivrance, tout ce que donnent—fût-ce peu—les meilleurs des hommes à Viśālākṣī, où qu’ils demeurent,
Verse 13
तदानंत्याय जायंत मुने लोकद्वयेपि हि । विशालाक्षी महापीठे दत्तं जप्तं हुतं स्तुतम्
Cela devient inépuisable, ô sage, assurément dans les deux mondes. Tout don, toute récitation, toute offrande au feu et toute louange au grand pīṭha de Viśālākṣī porte un fruit sans fin.
Verse 14
मोक्षस्तस्य परीपाको नात्र कार्या विचाणा । विशालाक्षी समर्चातो रूपसंपत्तियुक्पतिः
La délivrance (mokṣa) en est le fruit mûr; ici, nul doute n’est à nourrir. Par le juste culte rendu à Viśālākṣī, on obtient aussi beauté et prospérité.
Verse 15
प्राप्यतेत्र कुमारीभिर्गुणशीलाद्यलंकृतः । गुर्विणीभिः सुतनयो वंध्याभिगर्भसंभवः
Ici, les jeunes filles obtiennent un époux digne, paré de vertus et de bonne conduite; les femmes enceintes obtiennent un noble fils; et même les stériles reçoivent la grâce de concevoir.
Verse 16
असौभाग्यवतीभिश्च सौभाग्यं महदाप्यते । विधवाभिर्न वैधव्यं पुनर्जन्मांतरे क्वचित्
Les femmes frappées d’infortune obtiennent une grande bonne fortune; et les veuves ne rencontrent plus la condition de veuvage en aucune naissance à venir.
Verse 17
सीमंतिनीभिः पुंभिर्वा परं निर्वाणमिच्छुभिः । श्रुता दृष्टार्चिता काश्यां विशालाक्ष्यभिलाषदा
Par les femmes mariées et aussi par les hommes—par ceux qui aspirent au nirvāṇa suprême—Viśālākṣī à Kāśī, lorsqu’on entend parler d’elle, qu’on la voit et qu’on l’adore, accorde le but chéri.
Verse 18
ततोन्यल्ललितातीर्थं गंगाकेशवसन्निधौ । तत्रास्ति ललिता देवी क्षेत्ररक्षाकरी परा
Vient ensuite un autre gué sacré, le Lalitā-tīrtha, près de la Gaṅgā et de Keśava. Là demeure la Déesse Lalitā, protectrice suprême du saint kṣetra de Kāśī.
Verse 19
सा च पूज्या प्रयत्नेन सर्वसंपत्समृद्धये । ललितापूजकानां च जातु विघ्नो न जायते
Il faut l’adorer avec un effort sincère afin que toute prospérité s’épanouisse pleinement ; et pour ceux qui vénèrent Lalitā, jamais aucun obstacle ne surgit, en aucun temps.
Verse 20
इषे कृष्णद्वितीयायां ललितां परिपूज्य वै । नारी वा पुरुषो वापि लभते वांछितं पदम्
Au jour de Dvitīyā, le second jour lunaire de la quinzaine sombre du mois d’Īṣa, quiconque vénère dûment Lalitā—femme ou homme—obtient l’état et le fruit désirés.
Verse 21
स्नात्वा च ललिता तीर्थे ललितां प्रणिपत्य वै । लभेत्सर्वत्र लालित्यं यद्वा तद्वाऽनुलप्य च
Après s’être baigné au Lalitā-tīrtha et s’être prosterné devant Lalitā, on obtient grâce et beauté en tout lieu ; et en prononçant, dans la dévotion, toute parole de prière qui vient spontanément, on est davantage béni.
Verse 22
मुने विश्वभुजा गौरी विशालाक्षी पुरः स्थिता । संहरंती महाविघ्नं क्षेत्रभक्तिजुषां सदा
Ô sage, Gaurī—Viśvabhujā, la Déesse aux vastes yeux—se tient devant les dévots, détruisant sans cesse les grands obstacles de ceux qui chérissent la dévotion au saint kṣetra de Kāśī.
Verse 23
शारदं नवरात्रं च कार्या यात्रा प्रयत्नतः । देव्या विश्वभुजाया वै सर्वकामसमृद्धये
Durant le Navarātra d’automne, qu’on accomplisse avec ardeur le pèlerinage (yātrā) vers la Déesse Viśvabhujā, afin d’obtenir l’accomplissement total et l’accroissement de tous les vœux.
Verse 24
यो न विश्वभुजां देवीं वाराणस्यां नमेन्नरः । कुतो महोपसर्गेभ्यस्तस्य शांतिर्दुरात्मनः
Si, à Vārāṇasī, un homme ne se prosterne pas devant la Déesse Viśvabhujā, comment cette âme égarée pourrait-elle trouver la paix au milieu des grands malheurs et tourments ?
Verse 25
यैस्तु विश्वभुजा देवी वाराणस्यां स्तुतार्चिता । न हि तान्विघ्नसंघातो बाधते सुकृतात्मनः
Mais ceux qui, à Vārāṇasī, louent et vénèrent la Devī Viśvabhujā, aucune masse d’obstacles ne vient jamais tourmenter ces âmes au mérite pur.
Verse 26
अन्यास्ति काश्यां वाराही क्रतुवाराहसन्निधौ । तां प्रणम्य नरो भक्त्या विपदब्धौ न मज्जति
Il est une autre (Déesse) à Kāśī : Vārāhī, près de Kratuvārāha. En se prosternant devant elle avec dévotion, l’homme ne sombre pas dans l’océan des infortunes.
Verse 27
शिवदूती तु तत्रैव द्रष्टव्याऽपद्विनाशिनी । आनंदवनरक्षार्थमुद्यच्छूलारितर्जनी
Là même, il faut contempler Śivadūtī, celle qui détruit la détresse, brandissant le trident et le geste de menace pour la sauvegarde d’Ānandavana (Kāśī).
Verse 28
वज्रहस्ता तथा चैंद्री गजराज रथास्थिता । इंद्रेशाद्दक्षिणेभागेऽर्चिता संपत्करी सदा
De même, Aindrī, tenant le vajra en sa main et assise sur un char tiré par le roi des éléphants, est vénérée au côté sud d’Indreśa, dispensant sans cesse la prospérité.
Verse 29
स्कंदेश्वर समीपे तु कौमारी बर्हियानगा । प्रेक्षणीया प्रयत्नेन महाफलसमृद्धये
Près de Skandeśvara se tient la Déesse Kaumārī, montée sur le paon. Qu’on la contemple avec un effort sincère, afin d’obtenir et d’accroître les grands fruits spirituels.
Verse 30
महेश्वराद्दक्षिणतो देवी माहेश्वरी नरैः । वृषयानवती पूज्या महावृषसमृद्धिदा
Au sud de Maheśvara se trouve la Déesse Māheśvarī. Montée sur le taureau, elle doit être vénérée par les hommes, car elle accorde une prospérité abondante en bétail et en taureaux puissants (force et accroissement).
Verse 31
निर्वाणनरसिंहस्य समीपे मोक्षकांक्षिभिः । नारसिंही समर्च्या च समुद्यच्चक्र रम्यदोः
Près de Nirvāṇa-Narasiṃha, ceux qui aspirent à la délivrance doivent vénérer comme il se doit Nārasiṃhī, dont la belle main porte le disque levé. Elle conduit le chercheur vers le mokṣa.
Verse 32
हंसयानवती ब्राह्मी ब्रह्मेशात्पश्चिमे स्थिता । गलत्कमंडलुजल चुलका ताडिता हिता
À l’ouest de Brahmeśa se tient Brāhmī, montée sur le cygne. Auspicieuse et bienfaisante, on la décrit avec l’eau ruisselant de son kamandalu, comme si elle la répandait par poignées pour le bien des êtres.
Verse 33
ब्रह्मविद्या प्रबोधार्थं काश्यां पूज्या दिनेदिने । ब्राह्मणैर्यतिभिर्नित्यं निजतत्त्वावबोधिभिः
Pour l’éveil de la connaissance de Brahman, la Brahmavidyā à Kāśī doit être vénérée jour après jour, toujours par les brāhmaṇas et les renonçants, voués à la réalisation de leur propre nature véritable.
Verse 34
शार्ङ्गचापविनिर्मुक्त महेषुभिरितस्ततः । उत्सादयंतीं प्रत्यूहान्काश्यां नारायणीं श्रयेत्
À Kāśī, qu’on prenne refuge en Nārāyaṇī, qui, par les puissantes flèches décochées de l’arc Śārṅga, anéantit les obstacles de tous côtés.
Verse 35
प्रतीच्यांगोपिगोविंदाद्भ्राम्यच्चक्रोच्च तर्जनीम् । नारायणीं यः प्रणमेत्तस्य काश्यां महोदयः
À l’ouest de Gopīgovinda se tient Nārāyaṇī, le disque tournoyant et l’index levé. Quiconque se prosterne devant elle obtient à Kāśī une grande élévation et un plein épanouissement.
Verse 36
ततो गौरीं विरूपाक्ष देवयान्या उदग्दिशि । पूजयित्वा नरो भक्त्या वांछितां लभते श्रियम्
Ensuite, vers le nord, qu’on adore avec dévotion Gaurī à Virūpākṣa-Devayānī. Celui qui la vénère avec bhakti obtient la prospérité et le bien-être désirés.
Verse 37
शैलेश्वरी समभ्यर्च्या शैलेश्वर समीपगा । तर्जयंती च तर्जन्या संसर्गमुपसर्गजम्
Śaileśvarī, qui demeure près de Śaileśvara, doit être honorée avec révérence. De son index levé, elle repousse les contagions funestes et les afflictions nées d’influences mauvaises.
Verse 38
चित्रकूपे नरः स्नात्वा विचित्रफलदे नृणाम् । चित्रगुप्तेश्वरं वीक्ष्य चित्रघंटां प्रपूज्य च
Après s’être baigné à Citrakūpa, qui accorde aux êtres des fruits merveilleux, qu’on contemple Citragupt-eśvara et qu’on vénère aussi Citraghaṇṭā.
Verse 39
बहुपातकयुक्तोपि त्यक्तधर्मपथोपि वा । न चित्रगुप्तलेख्यः स्याच्चित्रघंटार्चको नरः
Quand bien même un homme serait chargé de nombreux péchés, ou se serait écarté de la voie du dharma, celui qui adore Citraghaṇṭā ne sera pas inscrit par Citragupta dans le registre de Yama.
Verse 40
योषिद्वा पुरुषो वापि चित्रघंटां न योर्चयेत् । काश्यां विघ्नसहस्राणि तं सेवंते पदेपदे
Qu’elle soit femme ou homme, quiconque ne vénère pas Citraghaṇṭā à Kāśī, des milliers d’obstacles l’assaillent à chaque pas.
Verse 41
चैत्रशुक्लतृतीयायां कार्या यात्रा प्रयत्नतः । महामहोत्सवः कार्यो निशि जागरणं तथा
Au troisième tithi de la quinzaine claire de Caitra, qu’on accomplisse avec soin la procession de pèlerinage; qu’on célèbre une grande fête et qu’on observe aussi la veille nocturne.
Verse 42
महापूजोपकरणैश्चित्रघंटां समर्च्य च । शृणोति नांतकस्येह घंटां महिषकंठगाम्
Après avoir honoré comme il se doit Citraghaṇṭā avec tous les grands accessoires de la pūjā, ici à Kāśī on n’entend pas la cloche d’Antaka (Yama), la cloche suspendue au cou du buffle, sa monture.
Verse 43
चित्रांगदेश्वरप्राच्यां चित्रग्रीवां प्रणम्य च । न जातु जंतुर्वीक्षेत विचित्रां यमयातनाम्
S’étant prosterné devant Citragrīvā dans l’enceinte orientale de Citrāṅgadeśvara, nul être ne verra jamais les tourments terribles et multiformes de Yama.
Verse 44
भद्रकालीं नरो दृष्ट्वा नाभद्रं पश्यति क्वचित् । भद्रनागस्य पुरतो भद्रवाप्यां कृतोदकः
Ayant contemplé Bhadrakālī, l’homme ne voit nulle part aucun mauvais présage. Et après l’offrande d’eau à Bhadravāpī, devant Bhadranāga, il demeure à jamais de bon augure.
Verse 45
हरसिद्धिं प्रयत्नेन पूजयित्वा नरोत्तमः । महासिद्धिमवाप्नोति प्राच्यां सिद्धिविनायकात्
Le meilleur des hommes, ayant vénéré Harasiddhi avec effort, obtient la grande siddhi, par Siddhivināyaka dans le quartier de l’Est.
Verse 46
विधिं संपूज्य विधिवद्विविधैरुपहारकैः । विविधां लभते सिद्धिं विधीश्वरसमीपगाम्
Ayant honoré parfaitement Vidhi selon le rite prescrit, par des offrandes variées, on obtient des siddhis multiples, menant à la proximité de Vidhīśvara.
Verse 47
प्रयागतीर्थे सुस्नातो जनो निगडभंजनीम् । सभाजयित्वा नो जातु निगडैः परिबाध्यते
Celui qui s’est bien baigné au tīrtha de Prayāga et a honoré comme il se doit la Devī Nigaḍabhañjanī n’est jamais, en aucun temps, tourmenté par des entraves.
Verse 48
भौमवारे सदा पूज्या देवीनिगडभंजनी । कृत्वैकभुक्तं भक्त्यात्र बंदीमोक्षणकाम्यया
Le mardi, il faut toujours adorer Devī Nigaḍabhañjanī. Ici, avec dévotion, qu’on observe le vœu d’un seul repas, aspirant à la délivrance des captifs et à la rupture des liens.
Verse 49
संसारबंधविच्छित्तिमपि यच्छति सार्चिता । गणना शृंखलादीनां का च तस्याः समर्चनात्
Lorsqu’on l’adore avec la révérence requise, elle accorde même la rupture des liens de l’existence mondaine. À quoi bon compter des fruits moindres—comme la délivrance des chaînes et autres—quand on l’a honorée comme il se doit ?
Verse 50
दूरस्थोपि हि यो बंधुः सोपि क्षिप्रं समेष्यति । बंदी पदजुषां पुंसां श्रद्धया नात्र संशयः
Même un parent éloigné viendra promptement à la rencontre. Pour ceux qui se réfugient aux pieds sacrés, l’aide et la bonne fortune sont assurées par la foi ; là-dessus, point de doute.
Verse 51
किंचिन्नियममालंब्य यदि सा परिषेविता । कामान्पूरयति क्षिप्रं काशी संदेहहारिणी
Si on la sert en s’appuyant ne fût-ce que sur une légère discipline et observance, Kāśī—celle qui dissipe les doutes—accomplit promptement les désirs légitimes.
Verse 52
घनटंककरा देवी भक्तबंधनभेदिनी । कं कं न पूरयेत्कामं तीर्थराजसमीपगा
La Déesse, dont la main tient une lourde hache, qui brise les entraves des dévots et demeure près du Roi des Tīrthas : quel désir ne comblerait-elle pas ?
Verse 53
देवी पशुऽपतेः पश्चादमृतेश्वर सन्निधौ । स्नात्वा चैवामृते कूपे नमनीया प्रयत्नतः
Derrière le sanctuaire de Paśupati, près d’Amṛteśvara, qu’on se baigne dans le puits d’Amṛta; puis, avec application, qu’on se prosterne devant la Déesse avec vénération.
Verse 54
पूजयित्वा नरो भक्त्या देवताममृतेश्वरीम् । अमृतत्वं भजेदेव तत्पादांबुज सेवनात्
Après avoir vénéré avec dévotion la Déesse Amṛteśvarī, l’homme obtient vraiment l’immortalité, par le service rendu à Ses pieds de lotus.
Verse 55
धारयंतीं महामायाममृतस्य कमंडलुम् । दक्षिणेऽभयदां वामे ध्यात्वा को नाऽमृतत्वभाक्
En méditant sur Mahāmāyā, portant le kamandalu du nectar, accordant l’intrépidité de la main droite et le tenant de la gauche, qui ne deviendrait pas participant de l’immortalité ?
Verse 56
सिद्धलक्ष्मी जगद्धात्री प्रतीच्याममृतेश्वरात् । प्रपितामह लिंगस्य पुरतः सिद्धिदार्चिता
Siddhalakṣmī, soutien du monde, se tient à l’ouest d’Amṛteśvara; devant le liṅga de Prapitāmaha, elle est vénérée comme dispensatrice de siddhi (accomplissement).
Verse 57
प्रासादं सिद्धलक्ष्म्याश्च विलोक्य कमलाकृतिम् । लक्ष्मीविलाससंज्ञं च को न लक्ष्मीं समाप्नुयात्
Qui n’obtiendrait pas Lakṣmī en contemplant le temple de Siddhalakṣmī, en forme de lotus, renommé « Lakṣmīvilāsa » ?
Verse 58
ततः कुब्जा जगन्माता नलकूवरलिंगतः । पूजनीया पुरोभागे प्रपितामहपश्चिमे
Ensuite, Kūbjā —la Mère du monde— doit être vénérée à l’avant, en lien avec le liṅga de Nalakūvara, du côté occidental de l’enceinte de Prapitāmaha.
Verse 59
उपसर्गा न शेषांश्च कुब्जा हरति पूजिता । तस्मात्कुब्जा प्रयत्नेन पूज्या काश्यां शुभार्थिभिः
Lorsqu’elle est dûment vénérée, Kubjā écarte les calamités ainsi que les afflictions restantes. C’est pourquoi, à Kāśī, ceux qui aspirent au bonheur propice doivent l’adorer avec ardeur.
Verse 60
कुब्जांबरेश्वरं लिंगं नलकूबर पश्चिमे । त्रिलोकसुंदरी गौरी तत्रार्च्याभीष्टदायिनी
À l’ouest de Nalakūbara se tient le liṅga nommé Kubjāmbareśvara. Là, Gaurī en tant que Trilokasundarī doit être vénérée, car elle accorde les grâces désirées.
Verse 61
त्रिलोकसुंदरी सिद्धिं दद्यात्त्रैलोक्यसुंदरीम् । वैधव्यं नाप्यते क्वापि तस्या देव्याः समर्चनात्
Trilokasundarī confère le siddhi de la « beauté à travers les trois mondes ». Par l’adoration fervente de cette Déesse, la condition de veuve n’est rencontrée nulle part.
Verse 62
दीप्ता नाम महाशक्तिः सांबादित्यसमीपगा । देदीप्यमान लक्ष्मीका जायंते तत्समर्चनात्
Il est une grande Śakti nommée Dīptā, demeurant près de Sāmbāditya. Par son culte accompli comme il se doit, naissent des prospérités et des splendeurs rayonnantes.
Verse 63
श्रीकंठ सन्निधौ देवी महालक्ष्मीर्जगज्जनिः । स्नात्वा श्रीकुंड तीर्थे तु समर्च्या जगदंबिका
Près de Śrīkaṇṭha se tient la Déesse Mahālakṣmī, Mère qui enfante l’univers. Après s’être baigné au tīrtha de Śrīkuṇḍa, qu’on vénère avec ferveur cette Jagadambikā.
Verse 64
पितॄन्संतर्प्य विधिवत्तीर्थे श्रीकुंडसंज्ञिते । दत्त्वा दानानि विधिवन्न लक्ष्म्या परिमुच्यते
Au tīrtha nommé Śrīkuṇḍa, après avoir comblé les Pitṛs selon le rite et fait l’aumône conformément à la règle, on n’est pas séparé de Lakṣmī, la fortune sacrée.
Verse 65
लक्ष्मीक्षेत्रं महापीठं साधकस्यैव सिद्धिदम् । साधकस्तत्र मंत्रांश्च नरः सिद्धिमवाप्नुयात्
Ce Lakṣmī-kṣetra est un grand pīṭha, dispensateur de siddhi, surtout pour le sādhaka. Là, le pratiquant, par les mantras, obtient l’accomplissement.
Verse 66
संति पीठन्यनेकानि काश्यां सिद्धिकराण्यपि । महालक्ष्मीपीठसमं नान्यल्लक्ष्मीकरं परम्
À Kāśī, il existe certes de nombreux pīṭhas qui confèrent la siddhi; pourtant, rien n’est plus souverain pour accorder Lakṣmī que le pīṭha de Mahālakṣmī.
Verse 67
महालक्ष्म्यष्टमीं प्राप्य तत्र यात्रा कृतां नृणाम् । संपूजितेह विधिवत्पद्मा सद्म न मुंचति
Pour ceux qui, à l’avènement de la Mahālakṣmī Aṣṭamī, y accomplissent le pèlerinage et rendent un culte selon le rite, Padmā (Lakṣmī) n’abandonne pas leur demeure.
Verse 68
उत्तरे तु महालक्ष्म्या हयकंठीकुठारधृक् । काशीविघ्रमहावृक्षांश्छिनत्ति प्रतिवासरम्
Au nord de Mahālakṣmī se tient Hayakaṇṭhī, portant la hache ; jour après jour, elle abat les grands « arbres » des obstacles qui entravent le pèlerinage à Kāśī et la prospérité.
Verse 69
कौर्मी शक्तिर्महालक्ष्मी दक्षिणे पाशपाणिका । बध्नाति विघ्नसंघातं क्षेत्रस्यास्य प्रतिक्षणम्
Au sud se tient Mahālakṣmī, la Śakti Kaurmī, tenant un lacet ; à chaque instant elle lie et contient la foule des obstacles qui menacent ce kṣetra sacré, Kāśī.
Verse 70
सा पूजितास्तुता मर्त्यैः क्षेत्रसिद्धिं प्रयच्छति । वायव्यां च शिखी चंडी क्षेत्ररक्षाकरी परा
Lorsqu’elle est honorée et louée par les mortels, elle accorde l’accomplissement dans le kṣetra (Kāśī). Et au nord-ouest se tient Śikhī Caṇḍī, protectrice suprême du lieu sacré.
Verse 71
खादंती विघ्नसंघातं शिखी शब्दं करोति च । तस्याः संदर्शनात्पुंसां नश्यंति व्याधयोखिलाः
Dévorant l’amas des obstacles, Śikhī pousse aussi son cri ; par le seul darśana d’elle, toutes les maladies des hommes s’évanouissent.
Verse 72
भीमचंड्युत्तरद्वारं सदा रक्षेदतंद्रिता । भीमेश्वरस्य पुरतः पाशमुद्गरधारिणीम्
Bhīma-Caṇḍī, toujours vigilante et sans relâche, garde sans cesse la porte du nord ; devant Bhīmeśvara elle se tient, portant un lacet et une massue.
Verse 73
भीमचंडीं नरो दृष्ट्वा भीमकुंडे कृतोदकः । भीमाकृतीन्न वै पश्येद्याम्यान्दूतान्क्वचित्कृती
Ayant contemplé Bhīma-Caṇḍī et accompli le rite de l’eau à Bhīma-kuṇḍa, l’homme de mérite ne voit jamais, en aucun temps, les terribles messagers de Yama.
Verse 74
छागवक्त्रेश्वरी देवी दक्षिणे वृषभध्वजात् । अहर्निशं भक्षयति विघ्नौघतरुपल्लवान्
Au sud de Vṛṣabhadhvaja (Śiva) se tient la déesse Chāgavaktreśvarī ; jour et nuit, elle dévore les tendres pousses de la forêt des obstacles.
Verse 75
तस्या देव्याः प्रसादेन काशीवासः प्रलभ्यते । अतश्छागेश्वरीं देवीं महाष्टम्यां प्रपूजयेत्
Par la grâce de cette déesse, on obtient la demeure à Kāśī. C’est pourquoi, à Mahāṣṭamī, il convient de vénérer la déesse Chāgeśvarī.
Verse 76
तालजंघेश्वरी देवी तालवृक्षकृतायुधा । उत्सादयति विघ्नौघानानंदवन मध्यगान्
Tālajaṅgheśvarī Devī, dont l’arme est façonnée du palmier, anéantit les flots d’obstacles qui surgissent au cœur d’Ānandavana.
Verse 77
संगमेश्वर लिंगस्य दक्षिणे विकटाननाम् । तालजंघेश्वरीं नत्वा न विघ्नैरभिभूयते
Au sud du Liṅga de Saṅgameśvara se tient Tālajaṅgheśvarī, au visage redoutable ; s’étant incliné devant elle, nul n’est accablé par les obstacles.
Verse 78
उद्दालकेश्वराल्लिंगात्तीर्थं उद्दालकाभिधे । याम्यां च यमदंष्ट्राख्या चर्वयेद्विघ्नसंहतिम्
Du Liṅga d’Uddālakeśvara naît le tīrtha nommé Uddālaka. Et vers le sud se tient la Devī appelée Yamadaṃṣṭrā, qui broie l’amas des obstacles.
Verse 79
प्रणता यमदंष्ट्रायैस्तीर्थेचोद्दालकाभिधे । कृत्वापि पापसंघातं न यमाद्बिभ्यतीहते
Au gué sacré nommé Uddālaka, celui qui se prosterne devant Yamadaṃṣṭrā—fût-il chargé d’un monceau de fautes—ne craint point ici Yama.
Verse 80
दारुकेश्वर तीर्थे तु दारुकेशसमीपतः । पातालतालुवदनामाकाशोष्ठीं धराधराम्
Au tīrtha de Darukeśvara, près du Seigneur Darukeśa, (se tient une Devī) dont la bouche est comme le palais de Pātāla, dont les lèvres touchent le ciel, et qui demeure ferme tel le porteur de la terre, la montagne.
Verse 81
कपालकर्त्रीं हस्तां च ब्रह्मांडकवलप्रियाम् । शुष्कोदरीं स्नायुबद्धां चर्ममुंडेति विश्रुताम्
Dans sa main elle brandit un tranche-crâne; elle se plaît à avaler jusqu’à l’« œuf cosmique »; au ventre desséché, nouée de nerfs, elle est renommée sous le nom de Carmamuṇḍā.
Verse 82
क्षेत्रस्य पूर्वदिग्भागं रक्षंती विघ्नसंघतः । लसत्सहस्रदोर्दंडां ज्वलत्केकरवीक्षणाम्
Elle protège le côté oriental du kṣetra sacré, écrasant l’amas des obstacles : celle dont les milliers de bras étincellent, et dont le regard flamboie avec âpreté.
Verse 83
पारावारप्रसृमर हस्त न्यस्तारि मोदकाम् । द्वीपि कृत्तिपरीधानां कटुकाट्टाट्टहासिनीम्
De sa main qui s’étend jusqu’aux confins, elle tient le « doux morceau » de l’ennemi ; vêtue d’une peau de léopard, elle rit d’un rire âpre, éclatant et terrible.
Verse 84
मृणालनालवत्तीव्रं चर्वंतीमस्थि पापिनः । शूलाग्रप्रोत दुर्वृत्त क्षेत्रद्रोहिकलेवराम्
Elle mâche les os du pécheur, tranchants comme la tige du lotus ; et sur la pointe du trident elle empale les corps des pervers, ceux qui trahissent le kṣetra sacré.
Verse 85
कपालमालाभरणां महाभीषणरूपिणीम् । चर्ममुंडां नरो नत्वा क्षेत्रविघ्नैर्न बाध्यते
L’homme qui se prosterne devant Carmamuṇḍā, parée d’un chapelet de crânes et d’une forme des plus terrifiantes, n’est point accablé par les obstacles dans l’enceinte sacrée.
Verse 86
यथैव चर्ममुंडैषा महारुंडापि तादृशी । एतावानेव भेदोस्या रुंडस्रग्भूषणात्वियम्
De même que celle-ci est Carmamuṇḍā, de même Mahāruṇḍā est de nature semblable ; telle est l’unique différence : elle est parée d’une guirlande de têtes tranchées.
Verse 87
क्षेत्ररक्षां प्रकुरुत उभेदेव्यौ महाबले । हसंत्यौ करतालीभिरन्योन्यं दोः प्रसारणात्
Ces deux déesses d’une grande puissance assurent la garde du kṣetra sacré ; riant, elles frappent des mains et tendent leurs bras l’une vers l’autre.
Verse 88
हयग्रीवेश्वरे तीर्थे लोलार्कादुत्तरे सदा । महारुंडा प्रचंडास्या तिष्ठते भक्तविघ्नहृत्
Au Tīrtha de Hayagrīveśvara, toujours au nord de Lolārka, se tient Mahāruṇḍā au visage farouche, celle qui ôte les obstacles des dévots.
Verse 89
चर्ममुंडा महारुंडा कथिते ये तु देवते । तयोरंतरतस्तिष्ठेच्चामुंडा मुंडरूपिणी
On a décrit les deux déesses nommées Carmamuṇḍā et Mahāruṇḍā. Entre elles se tient Cāmuṇḍā elle-même, prenant la forme d’une tête tranchée.
Verse 90
एतास्तिस्रः प्रयत्नेन पूज्याः क्षेत्रनिवासिभिः । धनधान्यप्रदाश्चैताः पुत्रपौत्रप्रदा इमाः
Ces trois-là doivent être vénérées avec ardeur par ceux qui demeurent dans le saint kṣetra (Kāśī). Elles donnent richesse et moisson, et accordent aussi fils et petits-fils.
Verse 91
उपसर्गानमूर्घ्नंति दद्युर्नैःश्रेयसीं श्रियम् । स्मृता दृष्टा न ताः स्पृष्टाः पूजिताः श्रद्धया नरैः
Elles anéantissent les calamités et accordent la prospérité bénie qui mène au bien suprême. Évoquées, vues et vénérées avec foi par les hommes—sans même être touchées—elles répandent leur grâce.
Verse 92
महारुंडा प्रतीच्यां च देवी स्वप्नेश्वरी शुभा । भविष्यं कथयेत्स्वप्ने भक्तस्याग्रे शुभाशुभम्
À l’occident se trouve Mahāruṇḍā, la bienfaisante Déesse Svapneśvarī. Dans le rêve, elle annonce au dévot ce qui doit advenir, heureux ou funeste.
Verse 93
तत्र स्वप्नेश्वरं लिंगं देवीं स्वप्नेश्वरीं तथा । स्नात्वासिसंगमे पुण्ये यस्मिन्कस्मिंस्तिथावपि
Là, il convient d’honorer le Liṅga de Svapneśvara et, de même, la Déesse Svapneśvarī. Après s’être baigné au saint Asi-saṅgama, quel que soit le tithi, on devient digne de ce culte.
Verse 94
उपोषणपरो धीमान्नारीवा पुरुषोपि वा । संपूज्य स्थंडिलशयः स्वप्ने भावि विलोकयेत्
Qu’il s’agisse d’une femme sage ou d’un homme, voué au jeûne : après avoir accompli la pūjā en plénitude, qu’il s’étende sur un lit de terre nue ; alors, en songe, il pourra voir ce qui doit advenir.
Verse 95
अद्यापि प्रत्ययस्तत्र कार्य एष विजानता । भूतं भावि भवत्सर्वं वदेत्स्वप्नेश्वरी निशि
Aujourd’hui encore, celui qui sait doit y accomplir cette pratique de confirmation. La nuit, Svapneśvarī parle : du passé, de l’avenir, et de tout ce qui concerne l’état présent de l’être.
Verse 96
अष्टम्यां च चतुर्दश्यां नवम्यां निशि वा दिवा । प्रयत्नतः समर्च्या सा काश्यां ज्ञानार्थिभिर्नरैः
Au huitième, au quatorzième et au neuvième tithi—de nuit comme de jour—qu’on l’adore avec ardeur à Kāśī, par ceux qui aspirent à la connaissance spirituelle.
Verse 97
स्वप्नेश्वर्याश्च वारुण्यां दुर्गादेवी व्यवस्थिता । क्षेत्रस्य दक्षिणं भागं सा सदैवाभिरक्षति
Et dans le quartier de Varuṇā de Svapneśvarī est établie la Déesse Durgā. Elle protège sans cesse la partie méridionale du champ sacré, le Kāśī-kṣetra.