
Le chapitre prend la forme d’un échange théologique de questions et réponses : Yudhiṣṭhira demande un exposé précis sur la renommée de la rivière Kāverī et sur les fruits concrets du fait de la voir, la toucher, s’y baigner, réciter, faire des dons et jeûner dans son cadre sacré. Mārkaṇḍeya répond en exaltant la confluence Kāverī–Narmadā comme un tīrtha largement célébré, et en atteste la puissance par un récit exemplaire. Kubera, yakṣa puissant, y entreprend une austérité longue et réglée : il maintient la pureté rituelle, adore Mahādeva (Śiva) avec discipline, et observe des vœux et restrictions alimentaires gradués—prise mesurée, jeûnes périodiques, observances sévères—sur une longue durée. Śiva se manifeste et accorde des grâces ; Kubera demande la souveraineté sur les yakṣas, ainsi qu’une dévotion durable et une orientation stable vers le dharma ; Śiva confirme ces requêtes. Le discours s’élargit ensuite en un catalogue de type phalaśruti : la confluence est dite destructrice des péchés et porte d’accès aux mondes célestes ; les offrandes profitant aux ancêtres sont mises en avant ; et des comparaisons de mérite sont formulées, jusqu’à l’équivalence avec de grands sacrifices. Le chapitre présente aussi une écologie sacrée protectrice—kṣetrapālas, yogas gardés des rivières, et liṅgas nommés dans la région d’Amareśvara—tout en avertissant que les fautes commises dans le champ sacré ont des conséquences particulièrement lourdes. Les vers conclusifs réaffirment le statut exceptionnel de Kāverī et sa sainteté issue de Rudra.
Verse 1
युधिष्ठिर उवाच । कावेरीति च विख्याता त्रिषु लोकेषु सत्तम । माहात्म्यं श्रोतुमिच्छामि तस्या मार्कण्ड तत्त्वतः
Yudhiṣṭhira dit : Ô le meilleur des vertueux, la rivière connue sous le nom de Kāverī est renommée dans les trois mondes. Ô Mārkaṇḍa, je souhaite entendre sa grandeur dans sa véritable essence.
Verse 2
कीदृशं दर्शनं तस्याः फलं स्पर्शेऽथवा विभो । स्नाने जाप्येऽथवा दान उपवासे तथा मुने
Quelle est la nature du mérite obtenu par le seul fait de la voir, ô Puissant ? Et quel fruit naît de la toucher, de s’y baigner, d’accomplir le japa, de faire l’aumône, et pareillement de jeûner, ô muni ?
Verse 3
कथयस्व महाभाग कावेरीसङ्गमे फलम् । धर्मः श्रुतोऽथ दृष्टो वा कथितो वा कृतोऽपि वा
Dis-moi, ô très fortuné, le fruit obtenu au saṅgama de la Kāverī. Car le dharma, qu’il soit seulement entendu, ou vu, ou énoncé, ou même accompli—
Verse 4
अनुमोदितो वा विप्रेन्द्र पुनातीति श्रुतं मया । यथा धर्मप्रसङ्गे तु मुने धर्मोऽपि जायते
—ou même simplement approuvé : j’ai entendu, ô meilleur des brahmanes, que cela purifie. Car, ô muni, là où l’on évoque et met en œuvre le dharma, le dharma lui-même naît dans le cœur.
Verse 5
स्वर्गश्च नरकश्चैव इत्येवं वैदिकी श्रुतिः
«Le ciel et l’enfer» : ainsi, en vérité, le déclare la śruti védique.
Verse 6
श्रीमार्कण्डेय उवाच । साधु साधु महाभाग यत्पृष्टोऽहं त्वयाधुना । शृणुष्वैकमना भूत्वा कावेरीफलमुत्तमम्
Śrī Mārkaṇḍeya dit : Bien, bien, ô noble, que tu m’aies posé cette question à présent. Écoute, l’esprit rassemblé en un seul point, les fruits suprêmes accordés par la Kāverī.
Verse 7
अस्ति यक्षो महासत्त्वः कुबेरोनाम विश्रुतः । सोऽपि तीर्थप्रभावेन राजन्यक्षाधिपोऽभवत्
Il est un Yakṣa d’une grande puissance, renommé sous le nom de Kubera. Lui aussi, ô roi, par la vertu d’un tīrtha, devint le seigneur des Yakṣas.
Verse 8
तच्छृणुष्व विधानेन भक्त्या परमया नृप । सिद्धिं प्राप्तो महाभाग कावेरीसङ्गमेन तु
Écoute donc, ô roi, la règle prescrite avec une dévotion suprême. Ô bienheureux, (Kubera) obtint réellement l’accomplissement grâce à la confluence de la Kāverī.
Verse 9
कावेर्या नर्मदायास्तु सङ्गमे लोकविश्रुते । तत्र स्नात्वा शुचिर्भूत्वा कुबेरः सत्यविक्रमः
Au confluent, célèbre dans le monde, de la Kāverī et de la Narmadā, Kubera, dont la vaillance était vraie, s’y baigna; puis, purifié, se prépara à l’observance sacrée.
Verse 10
विधिवन्नियमं कृत्वा शास्त्रयुक्त्या नरोत्तम । आराधयन्महादेवमेकचित्तः सनातनम्
Ô le meilleur des hommes, ayant observé la discipline selon le rite et l’enseignement des śāstra, il adora Mahādeva — l’Éternel — d’un esprit unifié.
Verse 11
एकाहारो वसन्मासं तथा षष्ठाह्नकालिकः । पक्षोपवासी न्यवसत्कंचित्कालं नृपोत्तम
Ô le meilleur des rois, durant un mois il vécut en ne prenant qu’un seul repas par jour; puis il ne mangea qu’au sixième jour; et quelque temps il demeura dans un jeûne de quinzaine.
Verse 12
मूलशाकफलैश्चान्यं कालं नयति बुद्धिमान् । किंचित्कालं वसंस्तत्र तीर्थे शैवालभोजनः
Le sage fit encore passer le temps en se nourrissant de racines, d’herbes et de fruits ; et, demeurant quelque temps en ce tīrtha sacré, il vécut même de mousse des eaux.
Verse 13
पराकेणानयत्कालं कृच्छ्रेणापि च मानद । चान्द्रायणेन चाप्यन्यमन्यं वाय्वम्बुभोजनः
Ô dispensateur d’honneur, il fit passer le temps par le vœu de Parāka et aussi par l’austérité de Kṛcchra ; et, à d’autres moments, il observa le Cāndrāyaṇa, ne vivant que d’air et d’eau.
Verse 14
एवं तत्र नरश्रेष्ठ कामरागविवर्जितः । स्थितो वर्षशतं साग्रं कर्षयन्स्वं तथा वपुः
Ainsi, ô le meilleur des hommes, exempt de désir et de passion, il demeura là cent années entières et davantage, amaigrissant son propre corps par l’ascèse.
Verse 15
ततो वर्षशतस्यान्ते देवदेवो महेश्वरः । तुष्टस्तु परया भक्त्या तमुवाच हसन्निव
Puis, au terme de ces cent années, Maheśvara — le Dieu des dieux —, satisfait par sa dévotion suprême, lui adressa la parole comme en souriant.
Verse 16
भोभो यक्ष महासत्त्व वरं वरय सुव्रत । परितुष्टोऽस्मि ते भक्त्या तव दास्ये यथेप्सितम्
«Ô Yakṣa, grande âme ; ô toi dont les vœux sont excellents, choisis une grâce. Je suis pleinement satisfait de ta dévotion ; je t’accorderai tout ce que tu désires.»
Verse 17
यक्ष उवाच । यदि तुष्टोऽसि देवेश उमया सह शङ्कर । अद्यप्रभृति सर्वेषां यक्षाणामधिपो भवे
Le Yakṣa dit : «Si tu es satisfait, ô Seigneur des dieux, ô Śaṅkara avec Umā, qu’à partir de ce jour je devienne le suzerain de tous les Yakṣas.»
Verse 18
अक्षयश्चाव्ययश्चैव तव भक्तिपुरःसरः । धर्मे मतिं च मे नित्यं ददस्व परमेश्वर
«Et que je sois inépuisable et impérissable, la dévotion envers toi placée au premier rang ; et accorde-moi, ô Parameśvara, une inclination constante de l’esprit vers le dharma.»
Verse 19
ईश्वर उवाच । यत्त्वया प्रार्थितं सर्वं फलं धर्मस्य तत्तथा । इत्येवमुक्त्वा तं तत्र जगामादर्शनं हरः
Īśvara dit : «Tout ce que tu as demandé — le plein fruit du dharma — s’accomplira assurément.» Ayant ainsi parlé en ce lieu, Hara (Śiva) disparut à la vue.
Verse 20
सोऽपि स्नात्वा विधानेन संतर्प्य पितृदेवताः । आमन्त्रयित्वा तत्तीर्थं कृतार्थश्च गृहं ययौ
Lui aussi, après s’être baigné selon le rite prescrit et avoir comblé de ses offrandes les divinités Pitṛ, prit congé de ce tīrtha sacré et, son dessein accompli, rentra chez lui.
Verse 21
पूजितस्तत्र यक्षैस्तु सोऽभिषिक्तो विधानतः । चकार विपुलं तत्र राज्यमीप्सितमुत्तमम्
Là, il fut honoré par les Yakṣas et, selon le rite convenable, il fut consacré ; et là il établit un royaume vaste et excellent, depuis longtemps désiré.
Verse 22
तत्र चान्ये सुराः सिद्धा यक्षगन्धर्वकिंनराः । गणाश्चाप्सरसां तत्र ऋषयश्च तथानघ
Là se trouvaient aussi d’autres Devas et Siddhas, des Yakṣas, des Gandharvas et des Kiṃnaras ; s’y tenaient encore des troupes d’Apsaras, ainsi que des Ṛṣis, ô toi sans tache.
Verse 23
कावेरीसङ्गमं तेन सर्वपापहरं विदुः । स्वर्गाणामपि सर्वेषां द्वारमेतद्युधिष्ठिर
Ainsi, la confluence de la Kāverī est réputée ôter tous les péchés ; en vérité, ô Yudhiṣṭhira, elle est une porte même vers tous les cieux.
Verse 24
ते धन्यास्ते महात्मानस्तेषां जन्म सुजीवितम् । कावेरीसङ्गमे स्नात्वा यैर्दत्तं हि तिलोदकम्
Bienheureux sont-ils — grands d’âme en vérité — et leur naissance est pleinement accomplie : ceux qui, s’étant baignés à la confluence de la Kāverī, offrent le tilodaka, l’eau mêlée de sésame, en oblation et en don.
Verse 25
दश पूर्वे परे तात मातृतः पितृतस्तथा । पितरः पितामहास्तेन उद्धृता नरकार्णवात्
Dix générations avant et dix après, cher enfant — du côté maternel comme du côté paternel — les ancêtres et aïeux sont, par cet acte, relevés de l’océan de l’enfer.
Verse 26
तस्मात्सर्वप्रयत्नेन तत्र स्नायीत मानवः । अर्चयेदीश्वरं देवं यदीच्छेच्छाश्वतीं गतिम्
C’est pourquoi, de tout son effort, l’homme doit s’y baigner ; et vénérer le Seigneur Īśvara, le Dieu—s’il aspire à la voie éternelle.
Verse 27
कावेरीसङ्गमे राजन्स्नानदानार्चनं नरैः । कृतं भक्त्या नरश्रेष्ठ अश्वमेधाधिकं फलम्
Ô roi, au confluent de la Kāverī, le bain sacré, l’aumône et l’adoration accomplis par les hommes avec dévotion donnent un fruit qui surpasse même celui du sacrifice de l’Aśvamedha, ô meilleur des hommes.
Verse 28
होमेन चाक्षयः स्वर्गो जपादायुर्विवर्धते । ध्यानतो नित्यमायाति पदं शिवकलात्मकम्
Par le homa, on obtient un ciel impérissable ; par le japa, la durée de vie s’accroît ; et par la méditation, on atteint sans cesse l’état constitué de la puissance divine de Śiva (Śiva-kalā).
Verse 29
। अध्याय
Chapitre — marqueur d’en-tête (adhyāya).
Verse 30
अनाशकं तु यः कुर्यात्तस्मिंस्तीर्थे नराधिप । तस्य पुण्यफलं यद्वै तच्छृणुष्व नरोत्तम
Ô souverain, quiconque entreprend un jeûne en ce tīrtha sacré—écoute, ô meilleur des hommes—le fruit méritoire qui en naît véritablement.
Verse 31
गन्धर्वाप्सरःसंकीर्णे विमाने सूर्यसन्निभे । वीज्यमानो वरस्त्रीभिर्दैवतैः सह मोदते
Dans un vimāna céleste éclatant, lumineux comme le soleil et rempli de Gandharvas et d’Apsaras, éventé par de nobles femmes, il se réjouit en la compagnie des dieux.
Verse 32
षष्टिवर्षसहस्राणि षष्टिवर्षशतानि च । क्रीडते रुद्रलोकस्थस्तदन्ते भुवि चागतः
Pendant soixante mille ans, et encore six mille de plus, il se réjouit dans le monde de Rudra ; puis, au terme de cette durée, il revient de nouveau sur la terre.
Verse 33
भोगवान्दानशीलश्च जायते पृथिवीपतिः । आधिशोकविनिर्मुक्तो जीवेच्च शरदां शतम्
Il naît souverain de la terre—comblé et porté au don—délivré de l’angoisse et du chagrin, et il vit cent automnes.
Verse 34
एवं गुणगणाकीर्णा कावेरी सा सरिन्नृप । त्रिषु लोकेषु विख्याता नर्मदासङ्गमे सदा
Ainsi, ô roi, la rivière Kāverī est-elle remplie de cohortes de vertus, toujours renommée dans les trois mondes à sa confluence avec la Narmadā.
Verse 35
जितवाक्कायचित्ताश्च ध्येयध्यानरतास्तथा । कावेरीसङ्गमे तात तेऽपि मोक्षमवाप्नुयुः
Ceux aussi qui ont dompté la parole, le corps et l’esprit, et qui se plaisent à la contemplation et à la méditation, au confluent de la Kāverī, cher enfant, obtiennent la délivrance (mokṣa).
Verse 36
शृणु तेऽन्यत्प्रवक्ष्यामि आश्चर्यं नृपसत्तम । त्रिषु लोकेषु का त्वन्या दृश्यते सरिता समा
Écoute : je vais maintenant te dire une autre merveille, ô le meilleur des rois ; dans les trois mondes, quel autre fleuve voit-on qui lui soit égal ?
Verse 37
लब्धं यैर्नर्मदातोयं ये च कुर्युः प्रदक्षिणम् । ये पिबन्ति जलं तत्र ते पुण्या नात्र संशयः
Ceux qui obtiennent les eaux de la Narmadā, ceux qui y accomplissent la pradakṣiṇā (circumambulation révérencieuse), et ceux qui boivent l’eau en ce lieu—ceux-là sont comblés de mérite (puṇya) ; il n’y a là aucun doute.
Verse 38
न तेषां सन्ततिच्छेदो दश जन्मानि पञ्च च । तेषां पापं विलीयेत हिमं सूर्योदये यथा
Pour eux, il n’y a pas de rupture de lignée durant quinze naissances ; et leur péché se fond, comme le givre au lever du soleil.
Verse 39
गङ्गायमुनसङ्गे वै यत्फलं लभते नरः । तत्फलं लभते मर्त्यः कावेरीस्नानमाचरन्
Quel que soit le fruit spirituel qu’un homme obtient au saṅgama sacré de la Gaṅgā et de la Yamunā, ce même fruit le mortel l’atteint en accomplissant le bain sacré dans la Kāverī.
Verse 40
भौमे तु भूतजायोगे व्यतीपाते च संक्रमे । राहुसोमसमायोगे तदेवाष्टगुणं स्मृतम्
Mais lorsque c’est un mardi, et lorsqu’advient la conjonction dite Bhūtajā-yoga, ou le Vyatīpāta, ou un Saṅkrānti (passage solaire), ou la conjonction de Rāhu et de la Lune—alors ce même mérite est tenu pour octuple.
Verse 41
अशीतिश्च यवाः प्रोक्ता गङ्गायामुनसङ्गमे । कावेरीनर्मदायोगे तदेवाष्टगुणं स्मृतम्
Quatre-vingts mesures d’orge sont prescrites en offrande au saṅgama de la Gaṅgā et de la Yamunā ; à la confluence de la Kāverī et de la Narmadā, ce même (mérite) est tenu pour octuple.
Verse 42
गङ्गा षष्टिसहस्रैस्तु क्षेत्रपालैः प्रपूज्यते । तदर्धैरन्यतीर्थानि रक्षन्ते नात्र संशयः
La Gaṅgā est honorée avec solennité par soixante mille kṣetrapālas, gardiens du lieu sacré. Avec la moitié de ce nombre, les autres tīrthas sont protégés ; il n’y a là aucun doute.
Verse 43
अमरेश्वरे तु सरितां ये योगाः परिकीर्तिताः । ते त्वशीतिसहस्रैस्तु क्षेत्रपालैस्तु रक्षिताः
Mais à Amareśvara, les confluences des rivières qui ont été proclamées sont gardées par quatre-vingt mille kṣetrapālas, les protecteurs.
Verse 44
तथामरेश्वरे याम्ये लिङ्गं वै चपलेश्वरम् । द्वितीयं चण्डहस्ताख्यं द्वे लिङ्गे तीर्थरक्षके
De même, au sud d’Amareśvara se trouve un liṅga nommé Capaleśvara ; et un second appelé Caṇḍahasta — deux liṅgas qui protègent le tīrtha sacré.
Verse 45
शिवेन स्थापिते पूर्वं कावेर्याद्यभिरक्षके । लक्षेण रक्षिता देवी नर्मदा बहुकल्पगा
Autrefois, Śiva les établit comme gardiens, en commençant par la Kāverī. La déesse Narmadā —qui s’écoule à travers de nombreux âges— fut protégée par cent mille (gardiens).
Verse 46
धनुषां षष्ट्यभियुतैः पुरुषैरीशयोजितैः । ॐ कारशतसाहस्रैः पर्वतश्चाभिरक्षितः
La montagne aussi est solidement gardée par des hommes munis de soixante arcs, établis par le Seigneur ; et encore par des centaines de milliers d’Oṃkāras, saintes présences du Praṇava.
Verse 47
अन्यदेशकृतं पापमस्मिन् क्षेत्रे विनश्यति । अस्मिंस्तीर्थे कृतं पापं वज्रलेपो भविष्यति
Le péché commis en d’autres contrées s’éteint dans ce kṣetra sacré ; mais le péché commis en ce tīrtha même devient tel un enduit de diamant, difficile à ôter et durable dans ses conséquences.
Verse 48
एषा ते कथिता तात कावेरी सरितां वरा । रुद्रदेहसमुत्पन्ना तेन पुण्या सरिद्वरा
Ainsi, mon cher, je t’ai parlé de la Kāverī, la meilleure des rivières. Née du propre corps de Rudra, elle est donc souverainement sainte, la plus excellente des eaux sacrées.