Adhyaya 92
Vastu-Pratishtha & Isana-kalpaAdhyaya 9259 Verses

Adhyaya 92

Chapter 92 — प्रतिष्ठाविधिकथनम् (Narration of the Consecration / Installation Procedure)

Īśvara s’adresse à Guha et expose le cœur métaphysique de la pratiṣṭhā (installation consacratoire) : le pīṭha est Śakti, le liṅga est Śiva, et leur union opérante s’accomplit par les puissances subtiles de Śiva (śivāṇu), établissant que la pratiṣṭhā est essentiellement l’invocation de la caitanya (conscience vivante). Le chapitre énumère cinq modes de pratiṣṭhā, souligne le rôle distinctif de la brahma-śilā (pierre de fondation) et précise des procédures telles que sthāpana (mise en place correcte), sthita-sthāpana (établissement fixe) et utthāpana (réinstallation après uddhāra). Il passe ensuite aux règles du Vāstu-śāstra : examen quintuple du sol pour bâtir le temple, qualités du terrain selon la classe, préférences directionnelles, purification d’un sol souillé, et conditionnement répété du site par excavation, séjour du bétail ou labour. Suit une séquence rituelle détaillée—rites du maṇḍapa, protection par l’Aghora-astra, tracé des lignes avec des substances auspicieuses, culte de Śiva dans le compartiment Īśāna, consécration des outils—aboutissant au bornage, à l’arghya et au parigraha (prise de possession rituelle) du lieu. Le texte introduit ensuite le diagnostic des śalya-doṣa (objets nuisibles enfouis) par présages, cris d’animaux et correspondances directionnelles des groupes de lettres Mātr̥kā. Enfin, il donne un programme technique de choix et de consécration des śilā (dont les ensembles nava-śilā), des rites de bain et d’onction, et un tattva-nyāsa élaboré : installation des tattvas de Śiva, de Vidyā et de l’Ātman avec leurs divinités présidantes, lokapāla, bīja, kumbha, protection du prākāra, homa et offrandes Astra pour ôter les défauts et purifier la Vāstu-bhūmi.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आदिमहापुराणे आग्नेये नानामन्त्रादिकथनं नाम एकनवतितमो ऽध्यायः अथ द्विनवतितमो ऽध्यायः प्रतिष्ठाविधिकथनं ईश्वर उवाच प्रतिष्ठां सम्प्रवक्ष्यामि क्रमात् सङ्क्षेपतो गुह पीठं शक्तिं शिवो लिङ्गं तद्योगः सा शिवाणुभिः

Ainsi, dans l’Agni Purāṇa, s’achève le quatre-vingt-onzième chapitre, intitulé «Exposé des divers mantras et des matières connexes». Commence maintenant le quatre-vingt-douzième chapitre, «Récit de la procédure d’installation consacratoire (pratiṣṭhā)». Le Seigneur dit : «Ô Guha, j’exposerai, dans l’ordre et brièvement, le rite d’installation (pratiṣṭhā) : le piédestal (pīṭha) est Śakti ; Śiva est le liṅga ; et leur union (yoga) s’accomplit par les śivāṇu, les puissances/particules subtiles de Śiva.»

Verse 2

प्रतिष्ठायाः पञ्च भेदास्तेषां रूपं वदामि ते यत्र ब्रह्मशिलायोगः सा प्रतिष्ठा विशेषतः

La pratiṣṭhā comporte cinq distinctions ; je t’en dirai la forme propre à chacune. En particulier, l’installation où l’on place ou relie la brahma-śilā (la «pierre de Brahmā», pierre fondatrice) est la pratiṣṭhā distinctive, la principale.

Verse 3

स्थापनन्तु यथायोगं पीठ एव निवेशनं प्रतिष्ठाभिन्नपीठस्य स्थितस्थापनमुच्यते

L’« établissement » est la mise en place correcte, selon ce qui convient, sur le piédestal (pīṭha) lui-même. Lorsque le piédestal n’est pas distinct de la consécration (c’est-à-dire lorsque le pīṭha et l’acte d’installation sont tenus pour une unité intégrée), on appelle cela « établissement fixe » (sthita-sthāpana).

Verse 4

उत्थापनञ्च सा प्रोक्ता लिङ्गोद्धारपुरःसरा यस्यां तु लिङ्गमारोप्य संस्कारः क्रियते बुधैः

Ce rite est appelé « Utthāpana » (utthāpana), la ré-élévation ou réinstallation, précédée de l’« Uddhāra du Liṅga » (liṅga-uddhāra), c’est-à-dire son soulèvement ou retrait rituel. Dans cette procédure, après avoir remis le Liṅga en place, les sages accomplissent les saṃskāra (saṃskāra) prescrits : purification consacratoire et re-sanctification.

Verse 5

तथा क्षौ ह्रौ मन्त्राः सूर्यस्येति ग, घ, चिह्नितपुस्तकपाठः आथापनं तदुद्दिष्टं द्विधा विष्ण्वादिकस्य च आसु सर्वासु चैतन्यं नियुञ्जीत परं शिवम्

De même, les (bīja-)mantras « kṣau » et « hrau » sont dits appartenir à Sūrya—ainsi le rapporte la leçon manuscrite marquée (variante). On y déclare le rite appelé āthāpana, et l’on affirme qu’il est double, même pour Viṣṇu et les autres divinités. Dans toutes ces formes/placements, il faut installer (invoquer) la conscience (caitanya), à savoir le Śiva Suprême (Paraṃ Śiva).

Verse 6

यदाधारादिभेदेन प्रासादेष्वपि पञ्चधा परीक्षमथ मेदिन्याः कुर्यात्प्रासादकाम्यया

Ainsi, selon les distinctions commençant par la fondation et les autres bases structurelles, celui qui désire édifier un temple (prāsāda) doit aussi procéder à l’examen quintuple du sol.

Verse 7

शुक्लाज्यगन्धा रक्ता च रक्तगन्धा सुगन्धिनी पीता कृष्णा सुरागन्धा विप्रादीनां मही क्रमात्

Dans l’ordre prescrit, les terres convenant au brāhmaṇa et aux autres classes sont : une terre blanche au parfum de ghee ; une terre rouge à l’odeur de sang mais agréablement odorante ; une terre jaune ; et une terre noire ayant une odeur de liqueur.

Verse 8

पूर्वेशोत्तरसर्वत्र पूर्वा चैषां विशिष्यते आखाते हास्तिके यस्याः पूर्णे मृदधिका भवेत्

Concernant les directions est, nord-est et nord, parmi elles le côté oriental est tenu pour le plus important. Lorsqu’on creuse une fosse d’un hasta (une coudée) et qu’après l’avoir rebouchée la terre se trouve en quantité plus grande (surplus), ce site est réputé excellent.

Verse 9

उत्तमान्तां महीं विद्यात्तोयाद्यैर् वा समुक्षितां अस्थ्यङ्गारादिभिर्दुष्टामत्यन्तं शोधयेद् गुरुः

On doit reconnaître la terre (le site) comme de la meilleure catégorie lorsqu’elle a été bien aspergée d’eau et de semblables substances ; mais si elle a été souillée par des os, du charbon et autres impuretés, le maître officiant (guru) doit la purifier entièrement.

Verse 10

नगरग्रामदुर्गार्थं गृहप्रासादकारणं खननैर् गोकुलावासैः कर्षणैर् वा मुहुर्मुहुः

Pour l’établissement de cités, de villages et de forteresses, ainsi que pour la construction de maisons et de palais, le sol doit être préparé à maintes reprises : par des excavations, en en faisant un enclos/lieu de séjour pour le bétail (gokula), ou en le labourant encore et encore.

Verse 11

मण्डपे द्वारपूजादि मन्त्रतृप्त्यवसानकं कर्म निर्वर्त्याघोरास्त्रं सहस्रं विधिना यजेत्

Dans le maṇḍapa (pavillon rituel), après avoir accompli selon la règle l’acte qui commence par le culte de la porte et s’achève par la tṛpti (la « satiation » des mantras), on doit ensuite, conformément au rite, offrir mille fois le culte/l’oblation à l’Aghora-astra (le « mantra-arme » protecteur d’Aghora).

Verse 12

समीकृत्योपलिप्तायां भूमौ संशोधयेद्दिशः स्वर्णदध्यक्षतै रेखाः प्रकुर्वीत प्रदक्षिणं

Après avoir nivelé et enduit le sol, on doit purifier les directions. Ensuite, avec de l’or, du caillé (dadhi) et des grains de riz intacts (akṣata), on tracera les lignes (du diagramme rituel) et l’on accomplira le rite en pradakṣiṇa, c’est-à-dire dans le sens horaire auspicious.

Verse 13

मध्यादीशानकोष्टस्थे पूर्णकुम्भे शिवं यजेत् वास्तुमभ्यर्च्य तत्तोयैः सिञ्चेत् कुद्दालकादिकं

Dans le pot d’eau plein placé dans le compartiment central d’Īśāna (nord‑est), on doit adorer Śiva. Ensuite, après avoir honoré comme il se doit le Vāstu (l’esprit tutélaire du site), on aspergera avec cette même eau la bêche et les autres outils (d’excavation et de construction).

Verse 14

रग्रामेत्यर्धश्लोको घ पुस्तके नास्ति मन्त्रदीप्त्यवसानकमिति ग मन्त्रभूम्यवसानकमिति घ निर्वर्त्य घोरास्त्रं महास्त्रमिति ग रेखां प्रकुर्वीतेति ख ,ग च स्वर्णकुण्डे इति ग स्वर्णकुम्भे इति घ , ङ , च बाह्ये रक्षोगणानिष्ट्वा विधिना दिग्बलं क्षिपेत् भूमिं संसिच्य संस्नाप्य कुद्दालाद्यं प्रपूजयेत्

Après avoir achevé le rite du Ghorāstra—également nommé Mahāstra—on tracera les lignes prescrites. Puis, à l’extérieur de l’enceinte rituelle, après avoir offert à la troupe des rākṣasas, on projettera selon la règle le digbala, la « force des directions », pour la protection. En aspergeant et en baignant rituellement le sol, on honorera dûment la bêche et les autres instruments.

Verse 15

अन्यं वस्त्रयुगच्छज्ञं कुम्भं स्कन्धे द्विजन्मनः निधाय गीतवाद्यादिब्रह्मगोषसमाकुलं

En plaçant sur l’épaule d’un dvija (le « deux‑fois‑né ») un autre pot (kumbha), orné d’une paire d’étoffes et d’un étendard ou ruban, le rite se poursuit au milieu d’une foule remplie de chants, de musique instrumentale et de récitations védiques (brahma‑ghoṣa).

Verse 16

पूजां कुम्भे समाहृत्य प्राप्ते लग्ने ऽग्निकोष्ठके कुद्दालेनाभिषिक्तेन मध्वक्तेन तु खानयेत्

Après avoir rassemblé les offrandes du culte dans le pot rituel (kumbha), lorsque survient le lagna, l’instant propice fixé pour le foyer du feu (agni‑koṣṭhaka), on creusera (la fosse/le foyer) avec une bêche consacrée par aspersion, accompagnée de miel et de ghee.

Verse 17

नैरृत्यां क्षेपयेन्मृत्स्नां खाते कुम्भजलं क्षिपेत् पुरस्य पूर्वसीमन्तं नयेद् यावदभीप्सितं

On jettera la terre (prélevée pour le rite) vers le sud‑ouest ; dans la fosse creusée, on versera l’eau du kumbha. Puis on prolongera la ligne de la limite orientale de la cité jusqu’à la distance souhaitée.

Verse 18

अथ तत्र क्षणं स्थित्वा भ्रामयेत् परितः पुरं सिञ्चन् सीमन्तचिह्नानि यावदीशानगोचरं

Ensuite, s’étant tenu là un instant, il doit faire le tour de la cité de tous côtés, en aspergeant (d’eau consacrée) et en marquant les signes de frontière (marques sīmanta), jusqu’au domaine d’Īśāna (le quartier du nord‑est).

Verse 19

अर्घ्यदानमिदं प्रोक्तं तत्र कुम्भपरिब्रमात् इत्थं परिग्रहं भूमेः कुर्वीत तदनन्तरं

Cette offrande d’arghya a été enseignée en ce lieu ; après avoir tourné autour du vase d’eau (kumbha), il doit ensuite accomplir, de cette manière, le rite de prise de possession du sol (parigraha) aussitôt après.

Verse 20

कर्करान्तं जलान्तं वा शल्यदोषजिघांसया खानयेद् भूः कुमारीं चेद् विधिना शल्यमुद्धरेत्

Afin d’écarter les complications dues à un corps étranger fiché (śalya), on doit creuser (ou inciser) le sol jusqu’à atteindre un terrain graveleux ou jusqu’à rencontrer l’eau ; et si la patiente est une jeune vierge, le corps étranger doit être retiré selon la procédure prescrite.

Verse 21

अकचटतपयशहान् मानवश्चेत् प्रश्नाक्षराणि तु अग्नेर्ध्वजादिपातिताः स्वस्थाने शल्यमाख्यान्ति

Si une personne, interrogée, ne profère que les syllabes ‘a’, ‘ka’, ‘ca’, ‘ṭa’, ‘ta’, ‘pa’, ‘ya’, ‘śa’, ‘ha’, alors—selon l’augure—l’étendard d’Agni abattu et autres signes semblables indiquent que le śalya (corps étranger) demeure logé à sa place (c’est‑à‑dire encore enchâssé).

Verse 22

कर्तुश्चाङ्गविकारेण जानीयात्तत्प्रमाणतः पश्वादीनां प्रवेशेन कीर्तनैर् विरुतैर् दिशः

On doit discerner le résultat à attendre d’après les modifications corporelles de l’officiant, selon les indications établies ; et l’on doit aussi déterminer les directions pertinentes d’après l’entrée des animaux et autres, ainsi que d’après leurs cris, appels et sons.

Verse 23

मातृकामष्टवर्गाढ्यां फलके भुवि वा लिखेत् शल्यज्ञानं वर्गवशात् पूर्वादीशान्ततः क्रमात्

On doit tracer (le diagramme/texte) contenant les lettres Mātr̥kā disposées en huit groupes, soit sur une planche, soit sur le sol. La connaissance concernant le śalya (corps étranger) doit être consignée selon ces groupes, dans l’ordre, en commençant par l’Est et en suivant les directions jusqu’au dernier quartier.

Verse 24

अवर्गे चैव लोहन्तु कवर्गे ऽङ्गारमग्नितः भूमिं संसिच्य संस्थाप्येति ग , घ , ङ च कुद्दालाख्यमिति ग पूर्वमीशान्तमिति ख स्रावयेत् इति ख नव चेत् प्रश्नाक्षराणि भाषन्ते इति ग , घ च पूर्वादीनां तत इति ख चवर्गे भस्म दक्षे स्याट् टवर्गे ऽस्थि च नैरृते

Pour l’a‑varga (groupe des voyelles), la substance prescrite est le fer ; pour le ka‑varga, le charbon issu du feu. Après avoir aspergé le sol et établi correctement (le rite/diagramme), ainsi le disent certaines leçons. On l’appelle « kuddāla » (la bêche/la pelle). (Selon une autre lecture) il est dit « de l’Est jusqu’à Īśāna (nord‑est) », et l’on lit aussi « qu’on fasse couler/goutter ». Si les neuf syllabes interrogatives sont prononcées (comme question), selon quelques manuscrits. Alors, pour les directions à partir de l’Est, cette répartition s’applique. Pour le ca‑varga, la cendre est assignée au Sud ; et pour le ṭa‑varga, l’os est assigné au Sud‑Ouest (Nairṛta).

Verse 25

तवर्गे चेष्टका चाप्ये कपालञ्च पवर्गके यवर्गे शवकीतादि शवर्गे लोहमादिशेत्

Dans le ta‑varga, on doit placer (le terme/la substance) ceṣṭakā ; dans le pa‑varga, kapāla (crâne/récipient kapāla). Dans le ya‑varga, śavakītā et des termes analogues ; et dans le śa‑varga, on assignera loha (métal) et ce qui lui est apparenté.

Verse 26

हवर्गे रजतं तद्वदवर्गाच्चानर्थकरानपि प्रीक्ष्यात्मभिः करापूरैर् अष्टाङ्गुलमृदन्तरैः

Dans le ha‑varga, on place l’argent (rajata). De même, à partir de l’a‑varga, même les substances/minerais nuisibles doivent être examinés de ses propres mains (expérimentées) : en frottant et en éprouvant avec des doigts nets et lumineux comme le camphre, et en les essayant au moyen d’une motte de terre/argile d’une épaisseur de huit doigts (aṣṭāṅgula).

Verse 27

पादोनं खातमापूर्य सजलैर् मुद्गराहतैः लिप्तां समप्लवां तत्र कारयित्वा भुवं गुरुः

Après avoir comblé l’excavation—en la laissant d’un quart incomplète (par rapport à la profondeur totale)—avec de la terre humide tassée à coups de maillet (mudgara), l’expert (maître bâtisseur) doit y préparer le sol : l’enduire et le niveler, le rendant plat et régulier.

Verse 28

सामान्यार्घ्यकरो यायान्मण्डपं वक्ष्यामाणकं तोरणद्वाःपतीनिष्ट्वा प्रत्यग्द्वारेण संविशेत्

Après avoir offert l’arghya général (libation de respect), il doit se rendre au maṇḍapa en cours de description ; après avoir adoré les divinités qui président au toraṇa (portique) et à la porte, il entrera par l’entrée tournée vers l’ouest.

Verse 29

कुर्यात्तत्रात्मशुद्ध्यादि कुण्डमण्डपसंस्कृतिं कलसं वर्धनीसक्तं लोकपालशिवार्चनं

Là, il doit accomplir la purification de soi (ātma-śuddhi) et les autres rites préliminaires ; consacrer le kuṇḍa (fosse du feu) et le maṇḍapa ; installer le kalaśa (vase d’eau rituel) avec le récipient vardhanī ; et vénérer les Lokapāla ainsi que le Seigneur Śiva.

Verse 30

अग्नेर्जननपूजादि सर्वं पूर्ववदाचरेत् यजमानान्वितो यायाच्छिलानां स्नानमण्डपं

Il doit accomplir, comme il a été prescrit auparavant, tout le rite commençant par l’établissement (allumage) et l’adoration d’Agni ; puis, accompagné du yajamāna (commanditaire du sacrifice), il se rendra au maṇḍapa destiné au bain des pierres consacrées.

Verse 31

शिलाः प्रासादलिङ्गस्य पादधर्मादिसञ्ज्ञकाः अष्टाङ्गुलोच्छ्रिताः शस्ताश् चतुरस्राः करायताः

Les dalles de pierre destinées au liṅga du sanctuaire, connues sous des noms tels que « pāda » et « dharma » (et autres désignations apparentées), sont recommandées d’une hauteur de huit aṅgula, de forme carrée et d’une longueur d’un kara.

Verse 32

पाषाणानां शिलाः कार्या इष्टकानां तदर्धतः प्रासादे ऽश्मशिलाः शैले इष्टका इष्टकामये

Pour un temple de pierre, les dalles doivent être faites de pierre ; pour un temple de brique, elles doivent être réalisées à la moitié de cette norme. Dans un sanctuaire bâti en pierre, les dalles sont de pierre ; dans une structure de pierre de montagne, elles sont aussi de pierre ; et dans une construction de brique, elles sont de brique.

Verse 33

अङ्किता नववक्त्राद्यैः पङ्कजाः पङ्कजाङ्किताः नन्दा भद्रा जया रिक्ता पूर्णाख्या पञ्चमी मता

(Elle est) Aṅkitā, marquée par (des signes tels que) la forme aux neuf visages et autres; (elle est) Paṅkajā et Paṅkajāṅkitā («marquée du lotus»); (elle est) Nandā, Bhadrā, Jayā, Riktā, et aussi appelée Pūrṇā—ainsi est tenu le cinquième ensemble de noms.

Verse 34

आसां पद्मो महापद्मः शङ्खो ऽथ मकरस् तथा समुद्रश्चेति पञ्चामी निधिकुम्भाः क्रमाधः

Parmi celles-ci, (les jarres-trésors) Padma, Mahāpadma, Śaṅkha, Makara et Samudra—tels sont le cinquième ensemble des nidhis (vases de trésor), selon l’ordre requis, en dessous.

Verse 35

नन्दा भद्रा जया पूर्णा अजिता चापराजिता मुशलैर् मुद्गराहतैर् इति ङ वर्धनीयुक्तमिति ग , ङ च यजमानार्चित इति घ नवरुद्राद्यैर् इति घ पाषाणानामित्यादिः, पञ्चमीर्मता इत्य् अन्तः श्लोकद्वयात्मकपाठो ग पुस्तके नास्ति विजया मङ्गलाख्या च धरणी नवमी शिला

Les (pierres sacrées) sont nommées Nandā, Bhadrā, Jayā, Pūrṇā, Ajitā et Aparājitā. (Dans certaines recensions, on note:) «frappées par des pilons et des marteaux»; (ailleurs:) «dotées d’une efficacité qui accroît la croissance»; (ailleurs:) «vénérées par le yajamāna (l’officiant du sacrifice)»; (ailleurs:) «(vénérées) avec les Neuf Rudra et autres»; et «des pierres…»—telles sont les leçons variantes. Dans le manuscrit ‘ga’, le passage interne de deux vers se terminant par “pañcamīrmatā” est absent. (En outre,) Vijayā—également appelée Maṅgalā—et Dharaṇī sont comptées comme la neuvième pierre.

Verse 36

सुभद्रश् च विभद्रश् च सुनन्दः पुष्पनन्दकः जयो ऽथ विजयश् चैव कुम्भः पूर्णस्तथोत्तरः

Et (voici les noms): Subhadra, Vibhadra, Sunanda, Puṣpanandaka, Jaya, Vijaya, Kumbha, Pūrṇa et Uttara.

Verse 37

नवानान्तु यथासङ्ख्यं निधिकुम्भः पूर्णस्तथोत्तरः आसनं प्रथमं दत्त्वा ताड्योल्लिख्यशराणुना

Ensuite, selon l’ordre prescrit, (dispose) les neuf (cibles). Vient ensuite une «jarre de trésor» (nidhi-kumbha) remplie (jusqu’au bord). Après avoir d’abord pris la posture correcte de tir, on doit frapper puis marquer/inciser (la cible) avec la pointe de la flèche.

Verse 38

सर्वासामविशेषेण तनुत्रेणावगुण्ठनं मृद्भिर्गोमययोगामूत्रकषायैर् गन्धवारिणा

Dans tous les cas, sans distinction, on doit envelopper (la personne/l’objet) d’une enveloppe protectrice, puis accomplir la purification/l’onction avec de la terre (argile), des préparations mêlées de bouse de vache, des décoctions d’urine de vache et de l’eau parfumée.

Verse 39

अस्त्रेण हूं फडन्तेन मलस्नानं समाचरेत् विधिना पञ्चगव्येन स्नानं पञ्चामृतेन च

On doit accomplir le bain de purification (pour ôter l’impureté) au moyen de l’Astra-mantra se terminant par « hūṃ phaṭ » ; et, selon la règle prescrite, on doit aussi se baigner avec le pañcagavya et avec le pañcāmṛta.

Verse 40

गन्धतोयान्तरं कुर्यान्निजनामाङ्किताणुना फलरत्नसुवर्णानां गोशृङ्गसलिलैस्ततः

Ensuite, au moyen d’une infime particule marquée de son propre nom, on préparera une portion distincte d’eau parfumée ; puis, pour les fruits, les gemmes et l’or, on accomplira le rite avec de l’eau tenue/versée dans une corne de vache.

Verse 41

चन्दनेन समालभ्य वस्त्रैर् आच्छादयेच्छिलां स्वर्णोत्थमासनं दत्वा नीत्वा यागं प्रदक्षिणं

Après avoir oint la pierre sacrée de pâte de santal, on couvrira la pierre de tissus ; après avoir offert un siège fait de (ou orné d’) or et conduit au lieu du sacrifice, on accomplira la pradakṣiṇā, la circumambulation dans le sens auspicieux (sens horaire).

Verse 42

शय्यायां कुशतल्पे वा हृदयेन निवेशयेत् सम्पूज्य न्यस्य बुद्ध्यादिधरान्तं तत्त्वसञ्चयं

Sur un lit ou sur une couche de kuśa, on doit installer (la divinité/le maṇḍala) dans le cœur au moyen du mantra « hṛdaya » ; après avoir rendu le culte comme il convient, on accomplira le nyāsa de l’ensemble des tattvas, de Buddhi jusqu’à Dhara.

Verse 43

त्रिखण्डव्यापकं तत्त्वत्रयञ्चानुक्रमान् न्यसेत् बुद्ध्यादौ चित्तपर्यन्ते चिन्तातन्मात्रकावधौ

On doit, successivement, accomplir le nyāsa du triple ensemble de principes qui pénètre les trois divisions, en commençant par buddhi et en allant jusqu’à citta, dans le domaine qui s’étend de cintā (la pensée contemplative) jusqu’aux tanmātras (éléments subtils).

Verse 44

इप्येति ग कुशतल्पे वा हॄदयेन विशेषयेत् इति ख कुशतल्पे च हृदयेन निवेशयेत् इति ग बुद्ध्यादौ चित्तपर्यन्ते चित्ततन्मात्रकावधौ इति घ सम्पच्य इत्य् आदिः तन्मात्रकावधावित्यन्तः सार्धैकश्लोकपाठो ग पुस्तके नास्ति तन्मात्रादौ धरान्ते च शिवविद्यात्मनां स्थितिः तत्त्वानि निजमन्त्रेण तत्त्वेशांश् च हृदार्चयेत्

Depuis les tanmātras jusqu’à l’élément terre (pṛthivī) se trouve le lieu de séjour des formes constituées de la Śiva-vidyā. On doit adorer (arcayet) les tattvas par son propre mantra, et adorer aussi, dans le cœur (hṛdā), les seigneurs de ces tattvas.

Verse 45

स्थानेषु पुष्पमालादिचिह्नितेषु यथाक्रमं ॐ हूं शिवतत्त्वाय नमः ॐ हूं शिवतत्त्वाधिपतये रुद्राय नमः ॐ हां विद्यातत्त्वाय नमः ॐ हां विद्यातत्त्वाधिपाय विष्णवे नमः ॐ हां आत्मतत्त्वाय नमः ॐ हां आत्मतत्त्वाधिपतये ब्रह्मणे नमःक्षमाग्नियजमानार्कान् जलवातेन्दुखानि च

Aux emplacements marqués successivement par des guirlandes de fleurs et autres signes, on doit accomplir le nyāsa et réciter : «Oṃ hūṃ—hommage au Śiva-tattva; Oṃ hūṃ—hommage à Rudra, seigneur du Śiva-tattva; Oṃ hāṃ—hommage au Vidyā-tattva; Oṃ hāṃ—hommage à Viṣṇu, seigneur du Vidyā-tattva; Oṃ hāṃ—hommage à l’Ātma-tattva; Oṃ hāṃ—hommage à Brahmā, seigneur de l’Ātma-tattva»; et l’on doit aussi invoquer/marquer kṣamā, Agni, le yajamāna, le soleil, l’eau, le vent et la lune.

Verse 46

प्रतितत्त्वं न्यसेदष्टौ मूर्तीः प्रतिशिलां शिलां सर्वं पशुपतिं चोग्रं रुद्रं भवमथेश्वरं

Pour chaque tattva, on doit accomplir le nyāsa des huit mūrtis; et, sur chaque pierre (ou pierre-iconique), on doit installer (invoquer) Sarva, Paśupati, Ugra, Rudra, Bhava et Īśvara.

Verse 47

महादेवं च भीमं च मूर्तीशांश् च यथाक्रमात् ॐ धरामूर्तये नमः, ॐ धराधिपतये नमः,इत्यादिमन्त्रान् लोकपालान् यथासङ्ख्यं निजाणुभिः

Dans l’ordre prescrit, on doit invoquer Mahādeva et Bhīma, ainsi que les seigneurs des mūrtis. Par des mantras tels que «Oṃ, dharā-mūrtaye namaḥ», «Oṃ, dharā-adhipataye namaḥ», et ainsi de suite, les Lokapālas doivent être vénérés selon leur nombre et leur rang, avec les aṇus (auxiliaires subtils) propres à l’officiant.

Verse 48

विन्यस्य पूजयेत् कुम्भांस्तन्मन्त्रैर् वा निजाणुभिः इन्द्रादीनां तु वीजानि वक्ष्यमाणक्रमेण तु

Après les avoir disposés à leurs places prescrites, on doit vénérer les vases rituels (kumbha) avec ces mêmes mantras—ou avec les syllabes auxiliaires (aṅga) appropriées à soi; et les syllabes-semences (bīja) d’Indra et des autres divinités doivent être appliquées selon l’ordre qui sera énoncé ensuite.

Verse 49

लूं रूं शूं पूं वूं यूं मूं हूं क्षूमिति उक्तो नवशिलापक्षः शिला पञ्चपदा तथा भवमखेश्वरम् इति घ , निजात्मभिरिति ख , ग विन्यस्येत्यर्धश्लोको ग पुस्तके नास्ति ॐ हूं घूं बूं यूं मूं हं क्षमितीति ग ॐ कं सूं पूं शूं ह्रूं क्षमितीति घ लूं रूं शूं पूं वूं चूं मूं हूं क्षूमितीति ख प्रतितत्त्वं न्यसेन्मूर्तीः सृष्ट्या पञ्च धरादिकाः

« Lūṃ rūṃ śūṃ pūṃ vūṃ yūṃ mūṃ hūṃ kṣūṃ » : tel est l’enseignement du « groupe des neuf pierres » (nava-śilā-pakṣa). La « pierre » (śilā) est aussi donnée sous la forme d’une formule « en cinq pas » (pañca-padā). (Des variantes existent : certains manuscrits lisent « bhavam-akheśvaram », d’autres « nijātmabhiḥ » ; et le demi-vers commençant par « vinyasya » manque dans une recension.) D’autres recensions transmettent des suites alternatives : « oṃ hūṃ ghūṃ būṃ yūṃ mūṃ haṃ kṣam » ; « oṃ kaṃ sūṃ pūṃ śūṃ hrūṃ kṣam » ; et « lūṃ rūṃ śūṃ pūṃ vūṃ cūṃ mūṃ hūṃ kṣūṃ ». On doit accomplir le nyāsa en plaçant les formes (mūrti) correspondantes sur chaque tattva, selon l’ordre de la création—en commençant par les cinq supports tels que la Terre (dharā), etc.

Verse 50

ब्रह्मा विष्णुस् तथा रुद्र ईश्वरश् च सदाशिवः एते च पञ्च मूर्तीशा यष्टव्यास्तासु पूर्ववत्

Brahmā, Viṣṇu, Rudra, Īśvara et Sadāśiva : tels sont les cinq formes souveraines ; dans ces rites, ils doivent être vénérés exactement comme il a été prescrit auparavant.

Verse 51

ॐ पृथ्वीमूर्तये नमः ॐ पृथ्वीमूर्त्यधिपतये ब्रह्मणे नमः इत्य् आदि मन्त्राः सम्पूज्य कलशान् पञ्च क्रमेण निजनामभिः निरुन्धीत विधानेन न्यासो मध्यशिलाक्रमात्

Après avoir dûment honoré, avec les offrandes, les mantras commençant par « Oṃ, hommage à la Divinité incarnée en Terre », et « Oṃ, hommage à Brahmā, seigneur de la forme-Terre », etc., on doit ensuite, selon la règle prescrite, enclore/assurer successivement les cinq aiguières rituelles (kalaśa) en les invoquant par leurs noms propres ; le nyāsa doit être accompli selon la séquence partant de la pierre/siège central (madhya-śilā).

Verse 52

कुर्यात् प्राकारमन्त्रेण भूतिदर्भैस्ततः कुण्डेषु धारिकां शक्तिं विन्यस्याभ्यर्च्य तर्पयेत्

Au moyen du prākāra-mantra, on doit établir l’enceinte protectrice en utilisant la cendre et l’herbe darbha ; puis, dans les foyers (kuṇḍa), après y avoir installé la Śakti de soutien (dhārikā-śakti), on doit la vénérer et accomplir le tarpaṇa (oblations de satiation).

Verse 53

तत्त्वतत्त्वाधिपान् मूर्तीर्मूर्तीशांश् च घृतादिभिः ततो ब्रह्मांशशुद्ध्यर्थं मूलाङ्गं ब्रह्मभिः क्रमात्

On doit (rituellement) oindre les divinités présidant aux tattva—les formes divines et les portions de ces formes—avec du ghee et autres substances. Ensuite, pour purifier les parts de Brahmā, on consacrera le membre-racine (mūlāṅga) successivement au moyen des Brahma (mantras/divinités).

Verse 54

कृत्वा शतादिपूर्णान्तं प्रोक्ष्याः शान्तिजलैःशिलाः पूजयेच्च कुशैः स्पृष्ट्वा प्रतितत्त्वमनुक्रमात्

Après avoir mené le rite jusqu’à son compte complet—en commençant par cent (oblations/récitations) et ainsi de suite—on aspergera les pierres (śilāḥ) d’eau pacificatrice (śānti-jala). Puis, les ayant touchées avec l’herbe kuśa, on les vénérera successivement, tattva par tattva, selon l’ordre prescrit.

Verse 55

सांनिध्यमथ सन्धानं कृत्वा शुद्धं पुनर्न्यसेत् एवं भागत्रये कर्म गत्वा गत्वा समाचरेत्

Ensuite, après avoir établi la proximité (invocation de la présence) et accompli la fixation/connexion requise (sandhāna), on replacera de nouveau le nyāsa de ce qui a été purifié. Ainsi, dans les trois divisions (du rite), l’opération doit être reprise, en avançant étape par étape.

Verse 56

ॐ आं ईं आत्मतत्त्वविद्यातत्त्वाभ्यां नमः इति धानं इत्य् अतः परं ह्रस्वदीर्घप्रयोगतः इत्य् अतः प्राङ्मध्वगपाठो घ पुस्तके नास्ति ॐ आं हां आत्मतत्त्वविद्यातत्त्वाय नम इति ग ॐ आं इं उं विद्यातत्त्वशिवतत्त्वाभ्यां नम इति ड ॐ आं इं आत्मविद्यातत्त्वाय नम इति ख संस्पृशेद् दर्भमूलाद्यैर् ब्रह्माङ्गादित्रयं क्रमात् कुर्यात्तत्त्वानुसन्धानं ह्रस्वदीर्घप्रयोगतः

« Oṃ āṃ īṃ — hommage aux principes (tattva) du Soi et de la Connaissance » : telle est la pose/installation (dhāna/nyāsa). Ensuite, l’opération doit être accomplie avec l’application correcte des valeurs vocaliques brève–longue (hrasva–dīrgha). À partir de ce point, une leçon allant « vers l’est et vers Madhva » n’est pas attestée dans le manuscrit ‘gha’. Variantes : « Oṃ āṃ hāṃ — hommage au principe du Soi-et-Connaissance » (ga) ; « Oṃ āṃ iṃ uṃ — hommage aux principes de la Connaissance et de Śiva » (ḍa) ; « Oṃ āṃ iṃ — hommage au principe du Soi-et-Connaissance » (kha). Puis, en touchant avec les racines de l’herbe darbha et autres, on touchera successivement la triade des membres de Brahmā et l’on accomplira l’examen/la contemplation des tattva selon le bon usage brève–longue.

Verse 57

ॐ हां उं विद्यातत्त्वशिवतत्त्वाभ्यां नमः घृतेन मधुना पूर्णांस्ताम्रकुम्भान् सरत्नकान् पञ्चगव्यार्घ्यर्ससिक्तान् लोकपालाधिदैवतान्

« Oṃ. Hāṃ. Uṃ. Salut aux deux principes—Vidyā-tattva et Śiva-tattva. » (On préparera) des aiguières de cuivre, remplies de ghee et de miel, ornées de gemmes, et aspergées du mélange d’arghya et de l’essence du pañcagavya (les cinq produits de la vache), en offrande aux divinités présidant aux Lokapāla (gardiens des directions).

Verse 58

पूजयित्वा निजैर् मन्त्रैः सन्निधौ होममाचरेत् शिलानामथ सर्वासां संस्मरेदधिदैवताः

Après les avoir honorés par ses mantras prescrits, on doit accomplir le homa (offrande au feu) en leur présence ; puis, pour toutes les pierres sacrées, on doit se remémorer et invoquer leurs divinités tutélaires (adhi-devatā).

Verse 59

विद्यारूपाः कृतस्नाना हेमवार्णाः शिलाम्बराः न्यूनादिदोषमोषार्थं वास्तुभूमेश् च शुद्धये यजेदस्त्रेण मूर्धान्तमाहुतीनां शतं शतं

Les considérant comme des incarnations des Vidyās — purifiées par le bain rituel, d’éclat doré et revêtues d’habits couleur de pierre — l’officiant doit célébrer le culte au moyen de l’Astra-mantra jusqu’au sommet de la tête, en offrant cent oblations puis encore cent, afin d’ôter les défauts tels que l’insuffisance et autres, et de purifier le site du Vāstu ainsi que le sol.

Frequently Asked Questions

It systematizes pratiṣṭhā as both metaphysics and procedure: five installation-types (with brahma-śilā as distinctive), site/soil testing, protective Aghora-astra rites, boundary-consecration (sīmanta, parigraha), śalya-doṣa diagnostics via Mātr̥kā groups, and a full tattva-nyāsa program (Śiva/Vidyā/Ātma tattvas with presiding deities, lokapālas, bījas, kumbhas, and homa).

By insisting that true installation is the installation of caitanya (supreme Śiva) into form: correct Vāstu discipline, purification, mantra-protection, and tattva-nyāsa make architecture a sādhana, transforming construction into a dharmic act that supports both communal worship (bhukti) and inner alignment toward liberation (mukti).

Pīṭha is identified as Śakti, the liṅga as Śiva, and their effective union (yoga) is mediated through Śiva’s subtle potencies (śivāṇu), implying that ritual precision is meant to stabilize Śiva-Śakti presence in space.

Śalya-doṣa refers to harmful lodged/buried impurities or obstructions in the ground; the chapter prescribes digging to gravel/water, reading omens and sounds, and using Mātr̥kā letter-groups (eight vargas) mapped to directions and substances (iron, charcoal, ash, bone, etc.) to infer the defect’s nature and location.