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Thème principal : invocation d’Indra au rite du Soma pour la victoire, la richesse et la réussite rituelle (stutis d’Indra dérivées du Rigveda). Sous-thèmes : (1) āvāhana — tourner/faire venir Indra au sacrifice et au siège du Soma ; (2) l’exaltation due au Soma comme moteur des dons d’Indra ; (3) victoire royale/guerrière et dépassement des rivaux ; (4) abondance paustika : bétail, chevaux, trésors, partisans ; (5) arrivée rapide grâce aux Haris (coursiers fauves) et à la puissance du vajra ; (6) stabilisation du service matinal du Soma par une séquence liturgique correcte.
AV 20.21 est une indra-stuti tirée de matériaux narratifs de bataille du Ṛgveda, louant les victoires avérées d’Indra sur des ennemis nommés et des places fortes fortifiées. En rappelant des précédents de conquête écrasante et de largesses dispensatrices de richesse, l’hymne vise à transférer ce même élan au patron actuel, assurant la réussite royale, la déroute des ennemis et une prospérité consolidée pour l’armée alliée.
Cet hymne de six strophes est un stotra à Indra centré sur le pressurage du soma : la boisson pressée est « envoyée » au Taureau (vṛṣabha) Indra afin qu’il soit pleinement exalté/ivré (mada) et qu’il transforme cette puissance en victoire et en protection pour le patron du sacrifice. Indra y est aussi présenté comme gopati (seigneur du bétail) et satpati (seigneur vrai/bon), reliant l’exaltation divine à la prospérité — surtout la richesse en bétail — et à une seigneurie stable. La validation mythique apparaît dans l’image des vaches « trayant » un mélange doux et fortifiant (āśira, madhu) pour le vajrin, soulignant l’aptitude et l’efficacité de l’offrande.
AV 20.23 est un hymne śrauta-liturgique à Indra et Soma (d’origine rigvédique), destiné à inaugurer et à stabiliser le service matinal du Soma par une juste séquence rituelle : invitation, préparation du siège et du barhis, mise en action des pierres à presser. Sa puissance réside dans l’accord de la parole (stotra), de l’acte (pressage/offrandes) et de la réception divine : il convoque Indra à boire le Soma, à accorder le rādhas (largesse) et à protéger le prêtre laudateur de la nindā (blâme/opprobre) qui suit un rite manqué.
AV 20.24 est une indra-stuti dérivée du Rigveda, destinée à ramener Indra vers le sacrifice et à l’asseoir au breuvage de Soma par une louange qui « tourne » le dieu vers le rite. En neuf strophes en mètre anuṣṭubh, Indra est invité à boire le Soma pressé — souvent décrit avec des mélanges tels que le lait et l’orge — afin que sa présence devienne une aide agissante (avas) pour les commanditaires, surtout en force, en victoire et en prospérité.
Cet hymne en triṣṭubh, repris d’un contexte rigvédique de prospérité indrique (et intégré à l’AV 20), supplie Indra de rendre le patron éminent en chevaux, en bétail, en partisans et en trésor sans cesse renouvelé. L’abondance y est conçue comme un « remplissage » continu (à l’image des eaux qui emplissent le lit d’un fleuve) et s’appuie sur un précédent primordial : les Aṅgiras et les feux allumés recouvrent la richesse aux forces qui la retiennent (les Paṇi). Exalté par le Soma et par la louange, Indra est pressé d’accorder victoire, prestige et plénitude matérielle.
AV 20.26 est une invocation brève à Indra, qui appelle le dieu encore et encore « à chaque attelage et à chaque prix », lui demandant d’entendre le sacrifiant et de s’approcher avec des protections mille fois renouvelées et une force porteuse de victoire. La puissance de l’hymne tient à son appel répétitif, comme un refrain, et à l’image vive des coursiers bais d’Indra, exauceurs de vœux, qu’on attelle—assurance que l’aide divine se met vite en mouvement pour le succès, la sûreté et le gain.
AV 20.27 est une indra-stuti tirée de matériau Ṛgvedique, employée comme charme paustika de prospérité et de victoire : la louange « ouvre » le don sans limites d’Indra. L’hymne demande la seigneurie exclusive sur la richesse — surtout le bétail —, ainsi qu’un appui sûr (un laudateur/allié bienveillant) et la protection choisie d’Indra pour remporter tous les trésors.
AV 20.28 est un bref hymne à Indra, issu du cycle Indra–Vala transmis par le Ṛgveda, qui réactualise rituellement la fente de Vala par Indra : la rupture d’un obstacle serré qui dissimule la lumière, le bétail et la prospérité. En louant la force d’Indra chargée de soma et l’établissement des « domaines lumineux » célestes comme fermes et inébranlables, le sukta sert à lever les empêchements, à stabiliser la fortune et à libérer des ressources entravées. Son imagerie de passage dans l’entre-deux, de louange ondoyante et de manifestation rayonnante le rend propice aux transitions liminaires et au rétablissement de l’élan lorsque le succès semble « scellé ».
AV 20.29 est un stotra à Indra dérivé du RV, qui renforce la louange (stoma/uktha) comme force rituelle efficace, afin que les paroles du sacrifiant produisent bien-être et victoire. Il rappelle les exploits paradigmatique d’Indra — surtout l’épisode de Namuci et l’écrasement des factions privées de Soma — pour protéger la communauté du patron, briser l’opposition hostile et assurer la supériorité sous la souveraineté d’Indra, soutenue par le Soma.
AV 20.30 est un indra‑stuti issu du courant hymnique du Rigveda, destiné à « rapprocher Indra » par une louange vive de sa puissance hari — fauve/dorée : ses coursiers bais, son éclat fauve et son vajra fauve. Le sukta présente la parole efficace (giraḥ/uktha) et l’oblation semblable au ghee comme l’attrait qui réveille chez Indra son mada (force vivifiante, enivrante) et la convertit en victoire, protection et largesse désirée (rādhas). Sa force tient à la fusion de l’imagerie de couleur (hari‑) avec la puissance de l’arme (vajra) et avec l’autorité du précédent (pūrve yajvānaḥ), affirmant qu’Indra répond avec constance lorsqu’on le célèbre selon la voie ancestrale.
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