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Thème principal : assurer une prospérité de bon augure (subhūti) par des puissances consacrées — brahman (force du mantra), eaux purifiantes, plantes « adoucissantes » et or en tant qu’amulette — en vue de la vie, de la vitalité et du bien-être social. Sous-thèmes : Āśāpāla comme accomplisseur/gardien des espérances et de la stabilité ; brahman comme puissance vivifiante qui fait « respirer » les herbes et rend possible la guérison ; Āpaḥ (les eaux) comme purificateur lumineux portant la générativité de Savitar et le tejas d’Agni ; transfert de madhu (douceur) dans le corps, la parole et …
AV 1.31 est une brève formule atharvanique de bien-être et de prospérité, qui assure la « subhūti » (épanouissement de bon augure) en invoquant Āśāpāla, gardien et accomplisseur des espérances, avec les gardiens stabilisateurs des quatre directions. L’hymne associe une délivrance apotropaïque des « lacets » contraignants de Nirṛti (malheur, resserrement, péril) à une bénédiction pour toute la maisonnée — parents, bétail, gens — et s’achève sur le vœu de longévité : « puissions-nous longtemps contempler le Soleil ».
AVŚ 1.32 exalte le brahman atharvanique — la puissance du mantra — comme force vivifiante qui fait « respirer » les plantes médicinales et rend ainsi la guérison possible. Cette même puissance stabilisatrice s’étend à l’environnement : elle apaise les tremblements de la terre et détourne l’humidité dangereuse vers des voies sûres, afin que la vie, la santé et un ordre établi soient rétablis et maintenus.
AV 1.33 est un Āpaḥ-sūkta qui consacre l’eau comme purificateur vivant et lumineux — « aux teintes d’or » et « nettoyant » — en qui demeurent la force génératrice de Savitar et le tejas caché d’Agni (comme garbha, « embryon »). Récité sur l’eau pour le bain, l’aspersion ou la boisson, il apaise l’impureté et la maladie et fait des eaux des puissances śam et syoṇāḥ : bienfaisantes, douces, bénignes pour le patient et la maisonnée.
AV 1.34 est un charme de « madhu (douceur/miel) » qui sacralise une liane née du miel (oṣadhi/vīrut) et transfère sa qualité agréable, porteuse de vie, dans le corps, la parole et le champ social du pratiquant. Par la manipulation rituelle de la plante — souvent avec du miel au sens littéral — et par la récitation, l’hymne vise à produire un bien-être « miellé » : santé, paroles agréables, pouvoir d’influence sur l’esprit, concorde et attraction.
Ce bref charme atharvanique consacre hiraṇya (l’or) comme amulette à attacher, afin de conférer āyus (longue vie), varcas (vitalité rayonnante) et bala/ojas (force, vigueur). Il rassemble dans le porteur les puissances conjointes des eaux et des plantes, puis « remplit » et stabilise la vie selon le cycle ordonné des mois, des saisons et de l’année, en sollicitant l’assentiment d’Indra-Agni et de tous les Dieux pour que la bénédiction demeure sans obstacle.
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