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Thème principal : assurer la vie, la prospérité et une affection exclusive au moyen de charmes atharvaniques et de prières de consécration. Sous-thèmes : invocation de l’āyuṣya (longévité) ; rites paustika (nourriture, accroissement du bétail, augmentation) ; expulsion apotropaïque des rivaux et stabilisation de l’autorité ; vaśīkaraṇa (attraction/rétention) par onguent, vêtement et pouvoir de liaison ; nexus « eaux–pluie–herbes » comme force de renouvellement et de reconstitution. Orientation pratique : maintenir l’exclusivité conjugale/sexuelle, écarter les compétiteurs, affermir la position et l’aisance, et restaurer la vitalité et la prospérité.
Cet hymne āyuṣya d’un seul vers s’approche de la puissance aimée et jeune, « accrue par les oblations » (āhuti-vṛdh), en lui demandant d’accorder une longue vie au récitant. Par la proximité révérencieuse (upa…aganma) et le fait de porter l’hommage (bibhṛto namaḥ), le mantra présente la longévité comme un don libéré par une puissance sacrée correctement nourrie — très naturellement Agni dans le feu domestique.
Cet hymne Āyuṣya–Paustika d’un seul vers est une prière de consécration concise, demandant aux dieux d’« asperger » le bénéficiaire d’une vitalité intégrée et d’un accroissement propice. En invoquant les Maruts (vigueur), Pūṣan (nourriture et passage sûr), Bṛhaspati (parole sacrée et rite efficace) et Agni (feu consacrant), il vise une infusion complète de descendance, de richesse et de longue vie.
AV 7.34 est un charme apotropaïque bref mais vigoureux, qui mandate Agni Jātavedas pour expulser les rivaux — ceux déjà établis comme ceux qui surgissent nouvellement « en face » du requérant. Il ne cherche pas seulement l’éloignement, mais l’abaissement rituel de leur rang (adhaḥ-pada), tout en plaçant le client sans faute sous la protection vaste et déliant d’Aditi.
Cet hymne atharvanique en trois vers associe la prospérité royale (rāṣṭra-paustika) à une force apotropaïque : Agni Jātavedas est exhorté à chasser les prétendants rivaux et à stabiliser le royaume avec l’assentiment des Viśve Devāḥ. Le texte pivote ensuite vers une « technologie de scellement » — une pierre employée comme apidhāna (bouchon/couvercle) — pour obturer des issues nuisibles, qu’on peut comprendre comme l’arrêt d’une perte de fluides vitaux ou comme un contrôle de la fécondité. La puissance de l’hymne tient à l’articulation de l’ordre public (expulsion des ennemis) et de la contention corporelle/sexuelle (fermeture des ouvertures) selon une même logique d’exclusion forcée et de clôture sûre.
Ce charme d’un seul vers divinise l’añjana (collyre) comme une force psycho-érotique agissant par les yeux et l’éclat du visage afin d’assurer une attraction réciproque. En appliquant l’onguent sombre et en prononçant le mantra, l’officiant cherche à se « noircir » dans le cœur de l’autre — c’est-à-dire à demeurer de façon indélébile dans l’esprit de l’être aimé — pour que les deux esprits se meuvent en concorde.
Ce charme atharvanique en un seul vers emploie un vêtement (vāsaḥ) comme support matériel de l’intention afin de lier l’attention et l’affection d’un homme exclusivement à la locutrice. En posant/appliquant sur lui son propre tissu, l’hymne vise à détourner son esprit (manas) et son désir (kāma) des femmes rivales, même de celles « renommées » socialement, et à établir, par une magie de contact, un attachement unique.
AV 7.38 est un hymne bref de vaśīkaraṇa (attraction coercitive), employé dans des rites féminins pour reprendre ou assurer un mari/amant et rendre son affection exclusive. Il opère en invoquant Āsurī comme une puissance de lien personnifiée, capable de « faire plier » même Indra, puis en appliquant cette même force de soumission à l’esprit, à la parole et au comportement social de la personne visée.
Cet hymne d’un seul vers invoque les Eaux comme le vecteur divin de la nourriture née de la pluie, conçue comme une puissance céleste aux ailes claires qui descend pour rafraîchir le monde. En reliant pluie, herbes et richesse bovine, il vise à « établir » concrètement la prospérité au foyer — surtout dans l’étable — par le cycle vivifiant où les eaux nourrissent les plantes et les troupeaux.
Ce bref hymne paustika invoque Sarasvant comme le gardien d’une « ordonnance » cosmique (vrata) sous laquelle le bétail, les Eaux et le Seigneur de la Nourriture (Puṣṭapati) agissent en harmonie. En qualifiant Sarasvant de « tourné vers le donateur », il vise à attirer la prospérité, l’accroissement de la richesse en bétail et un « siège des trésors » stable dans la demeure du patron, ainsi que la renommée et le prestige social.
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