Adhyaya 38
Prabhasa KhandaDvaraka MahatmyaAdhyaya 38

Adhyaya 38

Ce chapitre, présenté comme un enseignement théologique attribué à Prahlāda, dépeint Dvārakā comme un champ rituel d’une puissance exceptionnelle : du fait de la proximité de Śrī Kṛṣṇa, de modestes actes y produisent un mérite décuplé. Écouter et transmettre la gloire de Dvārakā (śravaṇa–kīrtana) y est proclamé comme un moyen orienté vers la délivrance. Le texte oppose les dons coûteux—tels que l’offrande répétée de vaches à des brāhmaṇa savants—à l’affirmation qu’un bain dans la Gomati, surtout aux jours liés à Madhusūdana, peut procurer un fruit comparable. S’ensuit un accent éthique constant : nourrir ne serait-ce qu’un brāhmaṇa à Dvārakā, et plus encore soutenir les yati/ascètes et les Vaiṣṇava par la nourriture et le vêtement, est loué à maintes reprises comme un devoir portable, valable « où que l’on se trouve ». Le chapitre exalte l’observance de Dvādaśī au mois de Vaiśākha, le culte de Kṛṣṇa et la veille nocturne (jāgaraṇa), avec une phalaśruti vigoureuse : la veille et la récitation du Bhāgavata sont dites consumer les fautes accumulées et accorder un long séjour céleste. Il propose aussi une cartographie de la pureté : les lieux sans récitation du Bhāgavata, sans adoration de Śālagrāma ou sans vœux vaiṣṇava sont jugés rituellement déficients, tandis que même des terres marginales deviennent méritoires là où résident des dévots. Enfin, des marques protectrices et auspicielles—tilaka de Gopīcandana, argile de Śaṅkhoddhāra, proximité de tulasī et pādodaka—sont énumérées, avant d’affirmer que Kṛṣṇa demeure à Dvārakā en Kali-yuga et qu’un bain d’un seul jour à Gomati–Cakratīrtha équivaut aux bains dans les tīrtha des trois mondes.

Shlokas

Verse 1

श्रीप्रह्लाद उवाच । द्वारकायाश्च माहात्म्यं शृणु पौत्र मयोदितम् । शृण्वतो गदतश्चापि मुक्तिः कृष्णाद्भवेद्ध्रुवम्

Śrī Prahlāda dit : Ô petit-fils, écoute la grandeur de Dvārakā telle que je la proclame. Pour celui qui l’entend—et même pour celui qui la récite—la délivrance par Kṛṣṇa est assurée sans doute.

Verse 2

पुत्रेण लोकाञ्जयति पौत्रेणानन्त्यमश्नुते । अथ पुत्रस्य पौत्रेण नाकमेवाधिरोहति

Par un fils on conquiert les mondes ; par un petit-fils on atteint l’état sans fin ; et par le petit-fils du fils on s’élève jusqu’au ciel même.

Verse 3

यस्य पुत्रः शुचिर्दक्षः पूर्वे वयसि धार्मिकः । विष्णुभक्तिं च कुरुते तं पुत्रं कवयो विदुः

Les sages déclarent qu’un homme a véritablement un « fils » lorsque son fils est pur et compétent, juste dès le jeune âge, et qu’il pratique avec dévotion la bhakti envers Viṣṇu.

Verse 4

हेमशृंगं रौप्यखुरं सवत्सं कांस्यदोहनम् । सवस्त्रं कपिलानां तु सहस्रं च दिनेदिने

Mille vaches Kapilā fauves—aux cornes d’or, aux sabots d’argent, accompagnées de leurs veaux, avec des récipients de bronze pour la traite, et même couvertes d’étoffes—(offertes) jour après jour.

Verse 5

दत्त्वा यत्फलमाप्नोति ब्राह्मणे वेदपारगे । तत्फलं स्नानमात्रेण गोमत्यां मधुभिद्दिने

Le fruit que l’on obtient en offrant (de tels dons) à un brāhmane accompli dans les Veda—ce même fruit s’obtient par le seul bain dans la Gomatī, au jour de Madhubhid (Kṛṣṇa).

Verse 6

यस्त्वेकं भोजयेद्विप्रं द्वारकायां च संस्थितम् । सुभिक्षे भो द्विजश्रेष्ठाः फलं लक्षगुणं भवेत्

Mais quiconque nourrit ne fût-ce qu’un seul brāhmane demeurant à Dvārakā—ô le meilleur des deux-fois-nés—en temps d’abondance, voit le mérite obtenu devenir cent mille fois plus grand.

Verse 7

फलं लक्षगुणं प्रोक्तं दुर्भिक्षे कृष्णसन्निधौ । एवं धर्मानुसारेण दयाद्भिक्षां तु भिक्षुके

Ce fruit cent-mille fois accru est proclamé (tout particulièrement) en temps de famine, en la présence même de Kṛṣṇa. Ainsi, selon le dharma, qu’on donne par compassion l’aumône au mendiant.

Verse 8

अपि नः स कुले कश्चिद्भविष्यति नरोत्तमः । यो यतीनो कलौ प्राप्ते पितॄनुद्दिश्य दास्यति

Y aura-t-il, dans notre lignée, quelque homme d’élite qui—lorsque l’âge de Kali sera venu—fera des dons aux yatīs (ascètes), en les dédiant aux pitṛs (ancêtres) ?

Verse 9

द्वारकायां विशे षेण सत्कृत्य कृष्णसन्निधौ । अन्नदानं यतीनां तु कौपीनाच्छादनानि च

Surtout à Dvārakā—après les avoir honorés en la présence même de Kṛṣṇa—qu’on fasse l’aumône de nourriture aux yatīs, et qu’on leur donne aussi le kaupīna (pagne) et des vêtements pour se couvrir.

Verse 10

नात्मनः क्रतुभिः स्विष्टैर्नास्ति तीर्थैः प्रयोजनम् । यत्र वा तत्र वा कार्य्यं यतीनां प्रीणनं सदा

Pour soi-même, il n’est nul besoin véritable de sacrifices parfaitement accomplis ni même de pèlerinages aux tīrthas ; bien plutôt, où que l’on soit, qu’on s’efforce toujours de réjouir et de contenter les yatīs.

Verse 11

श्वपचादयोऽपि ते धन्या ये गता द्वारकां पुरीम् । प्राप्य भागवतान्ये वै पितॄनुद्दिश्य पुत्रकाः

Même les plus méprisés, tels les cuiseurs de viande de chien, sont bénis s’ils se rendent à la cité de Dvārakā ; car là, après avoir rencontré les dévots de Bhagavān, leurs fils peuvent faire des offrandes dédiées aux pitṛ, les ancêtres.

Verse 12

भक्त्या संपूजयिष्यंति वस्त्रैर्दानैश्च भूरिभिः

Avec dévotion, ils les vénéreront pleinement, offrant des vêtements et d’abondants dons.

Verse 13

गयापिंडेन नास्माकं तृप्तिर्भवति तादृशी । यादृशी विष्णुभक्तानां सत्कारेणोप जायते

La satisfaction que nous recevons n’est pas même de celle que procure l’offrande de piṇḍa à Gayā ; car celle qui naît de l’honneur rendu aux dévots de Viṣṇu est bien supérieure.

Verse 14

वैशाखे ये करिष्यंति द्वादशीं कृष्णसन्निधौ । कृष्णं संपूजयन्तश्च रात्रौ कुर्वंति जागरम्

Ceux qui, au mois de Vaiśākha, observeront la Dvādaśī en la présence de Kṛṣṇa — vénérant Kṛṣṇa et veillant toute la nuit — acquerront un grand mérite.

Verse 15

माहात्म्यं पठनीयं तु द्वारकासंभवं शुभम् । कृष्णस्य बालचरितं बालकृष्णादिदर्शनम्

Il faut assurément réciter le Māhātmya auspicious issu de Dvārakā ; et aussi les récits de l’enfance de Kṛṣṇa, ainsi que les narrations de la vision de Bāla‑Kṛṣṇa et autres semblables.

Verse 16

क्रीडनं गोकुलस्यैव क्रीडा गोपीजनस्य च । कृष्णावतारकर्माणि श्रोतव्यानि पुनःपुनः

Le līlā de Gokula, et aussi le līlā de la communauté des gopīs : les actes de Kṛṣṇa lors de sa descente en avatāra doivent être écoutés encore et encore.

Verse 17

रुक्मशृंगीं रौप्यखुरीं मुक्तालांगूलभूषिताम् । सवत्सां ब्राह्मणे दत्त्वा होमार्थं चाहिताग्नये

Ayant offert à un brāhmaṇa—un āhitāgni, gardien des feux sacrés—une vache avec son veau, ornée de cornes d’or, de sabots d’argent et d’une queue parée de perles, pour le homa (offrande au feu), (on acquiert un grand mérite).

Verse 18

निमिषस्पर्शनांशेन फलं कृष्णस्य जागरे । यत्किंचित्कुरुते पापं कोटिजन्मसु मानवः । कृष्णस्य जागरे रात्रौ दहते नात्र संशयः

Même une infime fraction d’instant passée dans la veille nocturne (jāgaraṇa) de Kṛṣṇa porte un fruit immense. Quel que soit le péché commis par l’homme au cours de dizaines de millions de naissances, il est consumé durant la nuit du jāgaraṇa de Kṛṣṇa—sans aucun doute.

Verse 19

पठेद्भागवतं रात्रौ पुराणं दयितं हरेः । यावत्सूर्य्यकृताऽलोको यावच्चन्द्रकृता निशा

Qu’on récite la nuit le Bhāgavata—le Purāṇa bien-aimé de Hari—en poursuivant durant le temps de la lumière du soleil et durant la nuit éclairée par la lune.

Verse 20

यावत्ससागरा पृथ्वी यावच्च कुलपर्वताः । तावत्कालं वसेत्स्वर्गे नान्यथा मम भाषितम्

Aussi longtemps que la terre demeure avec ses océans, et aussi longtemps que demeurent les chaînes de montagnes, pour ce même temps on séjourne au ciel : telle est ma déclaration, et il n’en est pas autrement.

Verse 21

आस्फोटयंति पितरः प्रहर्षंति पितामहाः । एवं तं स्वसुतं दृष्ट्वा शृण्वानं कृष्णसंभवम्

Les Pères battent des mains de joie, et les aïeux se réjouissent, lorsqu’ils voient leur propre descendant écouter le récit sacré né de (et célébrant) Kṛṣṇa.

Verse 22

द्वारकायाश्च माहात्म्यं यत्र नो जागरे पठेत् । तन्म्लेच्छसदृशं स्थानमपवित्रं परित्यजेत्

Le lieu où, durant la veille sacrée, on ne récite pas le Māhātmya de Dvārakā doit être tenu pour semblable aux mleccha et impur ; qu’on l’abandonne.

Verse 23

शालिग्रामशिला नैव यत्र भागवता न हि । त्यजेत्तीर्थं महापुण्यं पुण्यमायतनं त्यजेत्

Là où il n’y a ni Śāligrāma-śilā ni dévots Bhāgavata, il faut abandonner même ce tīrtha dit « hautement méritoire » ; quitter ce lieu qui se prétend saint.

Verse 24

त्यजेद्गुह्यं तथाऽरण्यं यत्र न द्वादशीव्रतम्

Qu’on abandonne même un lieu retiré, même une forêt, là où l’on n’observe pas le vœu de Dvādaśī (Dvādaśī-vrata).

Verse 25

सुदेशोऽपि भवेन्निंद्यो यत्र नो वैष्णवा व्रतम् । कुदेशोऽपि भवेत्पुण्यो यत्र भागवताः कलौ

Même une « bonne terre » devient blâmable là où l’observance vaiṣṇava fait défaut ; et même une « mauvaise terre » devient méritoire en l’âge de Kali là où se trouvent des dévots Bhāgavata.

Verse 26

संकीर्णयोनयः पूता ये भक्ता मधुसूदने । म्लेच्छतुल्याः कुलीनास्ते ये न भक्ता जनार्दने

Ceux d’origine mêlée sont purifiés s’ils sont dévots de Madhusūdana ; mais même les bien nés sont semblables aux mlecchas s’ils ne sont pas dévots de Janārdana.

Verse 27

रथारूढं प्रकुर्वंति ये कृष्णं मधुमाधवे । मुक्तिं प्रयांति ते सर्वे कुलकोटिसमन्विताः

Tous ceux qui préparent et honorent Kṛṣṇa Madhumādhava, monté sur un char, atteignent la délivrance, avec des myriades (koti) de membres de leur lignée.

Verse 28

देवकीनन्दनस्यार्थे रथं कारापयन्ति ये । कल्पांतं विष्णुलोके ते वसन्ति पितृभिः सह

Ceux qui font fabriquer un char pour le Fils de Devakī (Śrī Kṛṣṇa) demeurent dans le monde de Viṣṇu jusqu’à la fin du kalpa, avec leurs ancêtres.

Verse 29

द्वारकायास्तु माहात्म्यं श्रावयेद्यः कलौ नृणाम् । भावमुत्पादयेद्यो वै लभेत्क्रतुशतंफलम्

À l’âge de Kali, quiconque fait réciter aux hommes le Māhātmya de Dvārakā et éveille véritablement la ferveur dévotionnelle obtient le fruit de cent sacrifices védiques.

Verse 30

यो नार्चयति पापिष्ठो देवमन्यत्र गच्छति । कोटिजन्मार्जितं पुण्यं हरते रुक्मिणीपतिः

Le plus pécheur, qui n’adore pas le Seigneur et s’en va ailleurs, voit son mérite ravi : l’Époux de Rukmiṇī (Kṛṣṇa) enlève le mérite amassé en dix millions de naissances.

Verse 31

शंखोद्धारसमुद्भूतां नित्यं देहे बिभर्त्ति हि । मृत्तिकां दैत्यराजेन्द्र शृणु वक्ष्यामि यत्फलम्

Il porte en vérité, sans cesse sur son corps, l’argile sacrée née de Śaṅkhoddhāra ; ô seigneur des Daityas, écoute : je vais en proclamer le fruit.

Verse 32

यो ददाति यतीनां च वैष्णवानां प्रयच्छति । स्वर्णभारशतं पुण्ड्रं नित्यं प्राप्नोति मानवः

Celui qui fait don aux yatis (renonçants) et offre aux Vaiṣṇavas obtient sans cesse un mérite équivalant à cent charges d’or, ainsi que la sainteté du signe puṇḍra.

Verse 33

गृहे यस्य सदा तिष्ठेच्छंखोद्धारस्य मृत्तिका । नित्य क्रियाकृतंपुण्यं लभेत्कोटिगुणं बले

Dans la demeure où l’argile de Śaṅkhoddhāra demeure toujours, le mérite engendré par les rites quotidiens devient, en puissance, multiplié par un crore.

Verse 34

यस्य पुण्ड्रं ललाटे तु गोपीचंदनसंज्ञकम् । न जहाति गृहं तस्य लक्ष्मीः कृष्णप्रिया द्विजाः

Ô brāhmanes, la demeure de celui dont le front porte le puṇḍra nommé Gopīcandana n’est jamais délaissée par Lakṣmī, bien-aimée de Kṛṣṇa.

Verse 35

न ग्रहो बाधते तस्य नोरगो न च राक्षसः । पिशाचा न च कूष्मांडा न च प्रेता न जंभकाः

Aucun graha malfaisant ne l’atteint ; ni serpent ni rākṣasa ne lui nuit—ni piśācas, ni kūṣmāṇḍas, ni pretas, ni jaṃbhakas.

Verse 36

नाग्निचौरभयं तस्य दरीणां चैव बन्धनम् । विद्युदुल्काभयं चैव न चोत्पातसमुद्भवम्

Pour lui, il n’est point de crainte du feu ni des voleurs, ni de captivité dans les grottes ou les fissures; point de crainte de l’éclair ni des météores, ni de calamités nées de sinistres présages.

Verse 37

नारिष्टं नापशकुनं दुर्निमित्तादिकं च यत् । सत्कृते विष्णुभक्ते च शालिग्रामशिलार्चने

Là où l’on honore le dévot de Viṣṇu et où l’on adore la Śālagrāma-śilā, il n’y a ni malheur, ni mauvais augure, ni aucun signe funeste.

Verse 38

पीते पादोदके विप्रा नैवेद्यस्यापि भक्षणे । तुलसीसन्निधौ विष्णोर्विलयावसरे कृते

Ô brāhmanes, lorsque l’on boit l’eau des pieds du Seigneur et que l’on mange même le naivedya consacré—accompli en présence de Tulasī—alors, à l’heure où tout se résorbe, on trouve refuge en Viṣṇu.

Verse 39

पुरा देवेन कथितं शृणु पात्रं वदाम्यहम् । प्रिया भागवता येषां तेषां दासोऽस्म्यहं सदा

Écoutez ce que le Seigneur déclara jadis; je vous dirai qui est véritablement un réceptacle digne. Ceux pour qui les dévots de Bhagavān sont chers—de tels êtres je suis à jamais le serviteur.

Verse 40

विहाय मथुरां काशीमवन्तीं सर्वपापहाम् । मायां कांचीमयोध्यां च संप्राप्ते च कलौ युगे

Lorsque l’âge de Kali est advenu, mettant de côté Mathurā, Kāśī, Avantī qui détruit tous les péchés, ainsi que Māyā (Haridvāra), Kāñcī et Ayodhyā—

Verse 41

वसाम्यहं द्वारकायां सर्वसेनासमावृतः । तीर्थव्रतैर्यज्ञदानै रुद्राद्यैर्मुनिचारणैः

Je demeure à Dvārakā, entouré de toutes mes armées divines; avec les tīrtha et les vœux sacrés, les sacrifices (yajña) et les dons, et avec Rudra et les autres dieux, les sages (muni) et les chanteurs célestes.

Verse 42

श्रद्धात्यागेन भक्त्या वा यस्तोषयितुमिच्छति । गत्वा द्वारवतीं रम्यां द्रष्टव्योऽहं कलौ युगे

Quiconque veut me réjouir—par le renoncement empli de foi (śraddhā) ou par la dévotion (bhakti)—doit se rendre à la charmante Dvāravatī; en l’âge de Kali, c’est là qu’on doit me contempler.

Verse 43

त्रैलोक्ये यानि तीर्थानि मया शुद्धानि भूरिशः । विन्यस्तानि च गोमत्यां चक्रतीर्थेऽतिपावने

Tous les tīrtha qui existent dans les trois mondes—purifiés par moi en abondance—ont été déposés dans la Gomati, au Cakratīrtha, d’une pureté souveraine.

Verse 44

दिनेनैकेन गोमत्यां चक्रतीर्थे कलौ युगे । त्रैलोक्यसंभवैस्तीर्थैः स्नातो भवति मानवः

Dans l’âge de Kali, en un seul jour à Cakratīrtha sur la Gomati, l’homme devient comme s’il s’était baigné dans les tīrtha issus des trois mondes.

Verse 45

कोटिपापविनिर्मुक्तो मत्समं वसते नरः । मम लोके न संदेहः कुलकोटिसमन्वितः

Affranchi de crores de péchés, cet homme demeure à mon égal; dans mon monde—sans aucun doute—il séjourne avec des crores de membres de sa lignée.

Verse 46

नापराधकृतैः पापैर्लिप्तः स्यादु त्कटैः कृतैः । शतजन्मायुतानीह लक्ष्मीर्न च्यवते गृहात्

Même les fautes très graves commises par offense ne s’attachent pas à lui. Durant des myriades de centaines de naissances, ici, Lakṣmī ne s’éloigne pas de sa demeure.