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मन्थराप्रवेशः · Manthara Observes Ayodhya and Incites Kaikeyi
अयोध्याकाण्ड
Le Sarga 7 marque le passage décisif de la fête publique à la manœuvre secrète. Mantharā, servante de longue date de la maison et suivante de Kaikeyī, monte sans façon sur un palais baigné de clarté lunaire et observe Ayodhyā prête pour un grand rite royal : routes aspergées, fleurs répandues, étendards dressés, temples retentissant de chants védiques et d’instruments, et foule en liesse. Elle interroge une dhātrī (servante du palais) sur la cause de cette exubérance. La jeune femme, débordante de joie, annonce que le roi Daśaratha consacrera l’irréprochable Rāma comme yuvarāja dès le lendemain, sous la nakṣatra Puṣya. À cette nouvelle, la fureur de Mantharā s’embrase ; elle descend du palais semblable au Kailāsa et affronte Kaikeyī, étendue dans le repos. Mantharā déploie une parole contraignante : avertissements de danger imminent, rappel de l’instabilité de la fortune, accusations de ruse politique, afin d’inspirer l’abattement et de présenter le couronnement comme la ruine de Kaikeyī (et de Bharata). Kaikeyī s’inquiète d’abord, puis se réjouit de la consécration de Rāma et offre même un ornement à Mantharā pour la « bonne nouvelle », révélant l’absence initiale de rivalité entre Rāma et Bharata. Le thème du chapitre est la puissance de la vāk (la parole) comme instrument politique : les rites publics du dharma peuvent être renversés par la persuasion intime et un récit gouverné par la peur.
Verse 1
ज्ञातिदासी यतो जाता कैकेय्यास्तु सहोषिता।प्रासादं चन्द्रसङ्काशमारुरोह यदृच्छया।।।।
Mantharā, servante de la parenté de Kaikeyī, qui avait demeuré auprès d’elle depuis sa naissance, monta par hasard dans un palais éclatant comme la lune.
Verse 2
सिक्तराजपथां कृत्स्नां प्रकीर्णकुसुमोत्कराम्।अयोध्यां मन्थरा तस्मात्प्रासादादन्ववैक्षत।।।।
De ce palais, Mantharā regarda au dehors et vit toute Ayodhyā : ses voies royales fraîchement aspergées d’eau et jonchées de fleurs, préparées dans une splendeur de fête.
Verse 3
पताकाभिर्वरार्हाभिर्ध्वजैश्च समलङ्कृताम्।वृतां छन्दपथैश्चापि शिरस्स्नातजनैर्वृताम्।।।।माल्यमोदकहस्तैश्च द्विजेन्द्रैरभिनादिताम्।शुक्लदेवगृहद्वारां सर्ववादित्रनिस्वनाम्।।।।सम्प्रहृष्टजनाकीर्णां ब्रह्मघोषाभिनादिताम्।प्रहृष्टवरहस्त्यश्वां सम्प्रणर्दितगोवृषाम्।।।।प्रहृष्टमुदितैः पौरैरुच्छ्रितध्वजमालिनीम्।अयोध्यां मन्थरा दृष्ट्वा परं विस्मयमागता।।।।
Mantharā vit Ayodhyā, parée de bannières précieuses et d’étendards; pleine de voies sinueuses et noire de monde, de gens tout juste baignés. Elle retentissait des chants védiques d’éminents brāhmaṇa portant guirlandes et douceurs, et du son de toutes sortes d’instruments. Des foules joyeuses emplissaient les rues; de superbes éléphants et chevaux, pleins d’ardeur, s’y mouvaient; vaches et taureaux faisaient entendre mugissements et beuglements. Les citoyens, transportés d’allégresse, dressaient haut des guirlandes de fanions autour de la cité; à cette vue, Mantharā fut saisie d’un étonnement extrême.
Verse 4
पताकाभिर्वरार्हाभिर्ध्वजैश्च समलङ्कृताम्।वृतां छन्दपथैश्चापि शिरस्स्नातजनैर्वृताम्।।2.7.3।।माल्यमोदकहस्तैश्च द्विजेन्द्रैरभिनादिताम्।शुक्लदेवगृहद्वारां सर्ववादित्रनिस्वनाम्।।2.7.4।।सम्प्रहृष्टजनाकीर्णां ब्रह्मघोषाभिनादिताम्।प्रहृष्टवरहस्त्यश्वां सम्प्रणर्दितगोवृषाम्।।2.7.5।।प्रहृष्टमुदितैः पौरैरुच्छ्रितध्वजमालिनीम्।अयोध्यां मन्थरा दृष्ट्वा परं विस्मयमागता।।2.7.6।।
Mantharā vit Ayodhyā, parée de bannières précieuses et d’étendards; pleine de voies sinueuses et noire de monde, de gens tout juste baignés. Elle retentissait des chants védiques d’éminents brāhmaṇa portant guirlandes et douceurs, et du son de toutes sortes d’instruments. Des foules joyeuses emplissaient les rues; de superbes éléphants et chevaux, pleins d’ardeur, s’y mouvaient; vaches et taureaux faisaient entendre mugissements et beuglements. Les citoyens, transportés d’allégresse, dressaient haut des guirlandes de fanions autour de la cité; à cette vue, Mantharā fut saisie d’un étonnement extrême.
Verse 5
पताकाभिर्वरार्हाभिर्ध्वजैश्च समलङ्कृताम्।वृतां छन्दपथैश्चापि शिरस्स्नातजनैर्वृताम्।।2.7.3।।माल्यमोदकहस्तैश्च द्विजेन्द्रैरभिनादिताम्।शुक्लदेवगृहद्वारां सर्ववादित्रनिस्वनाम्।।2.7.4।।सम्प्रहृष्टजनाकीर्णां ब्रह्मघोषाभिनादिताम्।प्रहृष्टवरहस्त्यश्वां सम्प्रणर्दितगोवृषाम्।।2.7.5।।प्रहृष्टमुदितैः पौरैरुच्छ्रितध्वजमालिनीम्।अयोध्यां मन्थरा दृष्ट्वा परं विस्मयमागता।।2.7.6।।
Mantharā vit Ayodhyā, parée de bannières précieuses et d’étendards; pleine de voies sinueuses et noire de monde, de gens tout juste baignés. Elle retentissait des chants védiques d’éminents brāhmaṇa portant guirlandes et douceurs, et du son de toutes sortes d’instruments. Des foules joyeuses emplissaient les rues; de superbes éléphants et chevaux, pleins d’ardeur, s’y mouvaient; vaches et taureaux faisaient entendre mugissements et beuglements. Les citoyens, transportés d’allégresse, dressaient haut des guirlandes de fanions autour de la cité; à cette vue, Mantharā fut saisie d’un étonnement extrême.
Verse 6
पताकाभिर्वरार्हाभिर्ध्वजैश्च समलङ्कृताम्।वृतां छन्दपथैश्चापि शिरस्स्नातजनैर्वृताम्।।2.7.3।।माल्यमोदकहस्तैश्च द्विजेन्द्रैरभिनादिताम्।शुक्लदेवगृहद्वारां सर्ववादित्रनिस्वनाम्।।2.7.4।।सम्प्रहृष्टजनाकीर्णां ब्रह्मघोषाभिनादिताम्।प्रहृष्टवरहस्त्यश्वां सम्प्रणर्दितगोवृषाम्।।2.7.5।।प्रहृष्टमुदितैः पौरैरुच्छ्रितध्वजमालिनीम्।अयोध्यां मन्थरा दृष्ट्वा परं विस्मयमागता।।2.7.6।।
Mantharā vit Ayodhyā, parée de bannières précieuses et d’étendards; pleine de voies sinueuses et noire de monde, de gens tout juste baignés. Elle retentissait des chants védiques d’éminents brāhmaṇa portant guirlandes et douceurs, et du son de toutes sortes d’instruments. Des foules joyeuses emplissaient les rues; de superbes éléphants et chevaux, pleins d’ardeur, s’y mouvaient; vaches et taureaux faisaient entendre mugissements et beuglements. Les citoyens, transportés d’allégresse, dressaient haut des guirlandes de fanions autour de la cité; à cette vue, Mantharā fut saisie d’un étonnement extrême.
Verse 7
प्रहर्षोत्फुल्लनयनां पाण्डुरक्षौमवासिनीम्।अविदूरे स्थितां दृष्ट्वा धात्रीं पप्रच्छ मन्थरा।।।।
Apercevant non loin une nourrice du palais, vêtue d’une soie pâle et les yeux épanouis de joie, Mantharā l’interrogea.
Verse 8
उत्तमेनाभिसंयुक्ता हर्षेणार्थपरा सती।राममाता धनं किन्नु जनेभ्यस्सम्प्रयच्छति।।।।
Pourquoi la mère de Rāma—que l’on sait attachée aux richesses—à présent, remplie d’une joie incomparable, distribue-t-elle des biens au peuple ?
Verse 9
अतिमात्रप्रहर्षोऽयं किं जनस्य च शंस मे।कारयिष्यति किं वापि सम्प्रहृष्टो महीपतिः।।।।
Pourquoi cette joie du peuple est-elle si excessive ? Dis-le-moi : qu’entend faire accomplir le roi, si réjoui ?
Verse 10
विदीर्यमाणा हर्षेण धात्री तु परया मुदा।आचचक्षेऽथ कुब्जायै भूयसीं राघव श्रियम्।।।।
Débordant de joie, la nourrice, remplie d’une allégresse profonde, annonça alors à la bossue l’abondante prospérité qui attendait Rāma, rejeton de Raghu.
Verse 11
श्वः पुष्येण जितक्रोधं यौवराज्येन राघवम्।राजा दशरथो राममभिषेचयिताऽनघम्।।।।
«Demain, sous l’astre Puṣya, le roi Daśaratha conférera l’onction royale à Rāma, sans faute, de la lignée de Raghu, maître de sa colère, comme prince héritier.»
Verse 12
धात्र्यास्तु वचनं शृत्वा कुब्जा क्षिप्रममर्षिता।कैलासशिखराकारा त्प्रासादादवरोहत।।।।
Entendant les paroles de la nourrice, la bossue, saisie de fureur, descendit promptement du palais qui se dressait tel le sommet du mont Kailāsa.
Verse 13
सा दह्यमाना कोपेन मन्थरा पापदर्शिनी।शयानामेत्य कैकेयीमिदं वचनमब्रवीत्।।।।
Mantharā, au regard malveillant et brûlante de colère, s’approcha de Kaikeyī étendue au repos et prononça ces paroles.
Verse 14
उत्तिष्ठ मूढे किं शेषे भयं त्वामभिवर्तते।उपप्लुतामौघेन किमात्मानं न बुध्यसे।।।।
«Lève-toi, insensée ! Pourquoi dors-tu ? Le péril fond sur toi. Pourquoi ne comprends-tu pas que tu es emportée, comme à la dérive, par un déluge de malheurs ?»
Verse 15
अनिष्टे सुभगाकारे सौभाग्येन विकत्थसे।चलं हि तव सौभाग्यं नद्यास्स्रोत इवोष्णगे।।।।
Toi qui n’es point aimée en vérité, bien que tu portes l’apparence d’une reine comblée, tu te vantes de ta fortune. Mais ta « bonne fortune » est changeante, telle le courant d’une rivière sous l’ardeur de l’été.
Verse 16
एवमुक्ता तु कैकेयी रुष्टया परुषं वचः।कुब्जया पापदर्शिन्या विषादमगमत्परम्।।।।
Ainsi apostrophée par les paroles dures de la bossue, courroucée et au regard mauvais, Kaikeyī tomba dans une affliction profonde.
Verse 17
कैकेयी त्वब्रवीत्कुब्जां कच्चित्क्षेमं नु मन्थरे।विषण्णवदनां हि त्वां लक्षये भृशदुःखिताम्।।।।
Kaikeyī dit à la bossue : «Mantharā, tout va-t-il bien ? Je vois ton visage abattu ; tu sembles accablée de douleur».
Verse 18
मन्थरा तु वच श्श्रुत्वा कैकेय्या मधुराक्षरम्।उवाच क्रोधसंयुक्ता वाक्यं वाक्यविशारदा।।।।
Entendant les paroles douces de Kaikeyī, Mantharā, habile en discours mais pleine de colère, se mit à répondre.
Verse 19
सा विषण्णतरा भूत्वा कुब्जा तस्या हितैषिणी।विषादयन्ती प्रोवाच भेदयन्ती च राघवम्।।।।
Devenant plus abattue encore, la bossue, prétendant vouloir le bien de Kaikeyī, parla afin d’approfondir son désespoir et de l’éloigner de Rāghava (Rāma).
Verse 20
अक्षय्यं सुमहद्देवि प्रवृत्तं त्वद्विनाशनम्।रामं दशरथो राजा यौवराज्येऽभिषेक्ष्यति।।।।
Ô reine, une ruine immense et sans fin s’est déjà mise en branle contre toi : le roi Daśaratha va consacrer Rāma comme prince héritier.
Verse 21
साऽस्म्यगाधे भये मग्ना दुःखशोकसमन्विता।दह्यमानाऽनलेनेव त्वद्धितार्थमिहागता।।।।
Je suis plongée dans une peur insondable, accablée de peine et de chagrin ; brûlant comme dans le feu, je suis venue ici pour ton bien.
Verse 22
तव दुःखेन कैकेयि मम दुःखं महद्भवेत्।त्वद्वृद्धौ मम वृद्धिश्च भवेदत्र न संशयः।।।।
Ô Kaikeyī, ta peine deviendrait ma grande peine ; et avec ta prospérité, la mienne croîtrait—là-dessus, aucun doute.
Verse 23
नराधिपकुले जाता महिषी त्वं महीपतेः।उग्रत्वं राजधर्माणां कथं देवि न बुध्यसे।।।।
Ô reine, née dans une lignée de souverains et épouse principale du roi, comment ne comprends-tu pas la rudesse qui peut accompagner les devoirs et la politique de la royauté ?
Verse 24
धर्मावादी शठो भर्ता श्लक्ष्णवादी च दारुणः।शुद्धभावे न जानीषे तेनैव मतिसन्धिता।।।।
Ton époux parle de dharma, et pourtant il est trompeur ; il parle avec douceur, et pourtant il est cruel. Parce que ton cœur est pur, tu ne le reconnais pas, et ton jugement se trouve pris dans ses filets.
Verse 25
उपस्थितः प्रयुञ्जानस्त्वयि सान्त्वमनर्थकम्।अर्थेनैवाद्य ते भर्ता कौसल्यां योजयिष्यति।।।।
Quand bien même il viendrait à toi en prodiguant des paroles de consolation vaines, aujourd’hui ton époux accordera le véritable avantage à Kausalyā seule.
Verse 26
उपवाह्य स दुष्टात्मा भरतं तव बन्धुषु।काल्ये स्थापयिता रामं राज्ये निहतकण्टके।।।।
Cet homme à l’âme perverse, après avoir envoyé Bharata parmi tes parents, à l’aube installera Rāma sur un royaume débarrassé de tout obstacle.
Verse 27
शत्रुः पतिप्रवादेन मात्रेव हितकाम्यया।आशीविष इवाङ्केन बाले परिधृतस्त्वया।।।।
Ô enfant, voulant son bien comme une mère—le prenant pour un véritable époux—tu as gardé sur tes genoux un ennemi, tel un serpent venimeux.
Verse 28
यथा हि कुर्यात्सर्पो वा शत्रुर्वा प्रत्युपेक्षितः।राज्ञा दशरथेनाद्य सपुत्रा त्वं तथा कृता।।।।
De même qu’agirait un serpent négligé, ou un ennemi négligé, ainsi aujourd’hui le roi Daśaratha t’a traitée, toi et ton fils.
Verse 29
पापेनानृतसान्त्वेन बाले नित्यसुखोचिते।रामं स्थापयता राज्ये सानुबन्धा हता ह्यसि।।।।
Ô enfant, accoutumée sans cesse au bonheur : par les consolations mensongères de cet homme pécheur, tandis qu’il installe Rāma dans le royaume, tu es vraiment perdue, toi et tous les tiens (y compris ton fils).
Verse 30
सा प्राप्तकालं कैकेयि क्षिप्रं कुरु हितं तव।त्रायस्व पुत्रमात्मानं मां च विस्मयदर्शने।।।।
Ô Kaikeyī, l’heure est venue : agis vite pour ton propre avantage. Sauve ton fils, toi-même, et moi aussi, ô femme au regard égaré.
Verse 31
मन्थाराया वचश्श्रुत्वा शयाना सा शुभानना।उत्तस्थौ हर्षसम्पूर्णा चन्द्रलेखेव शारदी।।।।
Entendant les paroles de Mantharā, Kaikeyī—étendue, au visage gracieux—se leva, toute remplie de joie, telle la claire faucille de la lune en l’automne.
Verse 32
अतीव सा तु संहृष्टा कैकेयी विस्मयान्विता।एकमाभरणं तस्यै कुब्जायै प्रददौ शुभम्।।।।
Alors Kaikeyī, transportée de joie et saisie d’étonnement, donna à cette femme bossue un unique ornement splendide.
Verse 33
दत्वा त्वाभरणं तस्यै कुब्जायै प्रमदोत्तमा।कैकेयी मन्थरां दृष्ट्वा पुनरेवाब्रवीदिदम्।।।।
Après avoir donné l’ornement à la bossue, Kaikeyī—la plus éminente des femmes—regarda Mantharā et parla de nouveau en ces termes.
Verse 34
इदं तु मन्थरे मह्यमाख्यासि परमं प्रियम्।एतन्मे प्रियमाख्यातुः किं वा भूयः करोमि ते।।।।
Ô Mantharā, tu m’as annoncé une chose infiniment chère à mon cœur. Pour celle qui m’apporte une si heureuse nouvelle, que puis-je faire encore pour toi ?
Verse 35
रामे वा भरते वाऽहं विशेषं नोपलक्षये।तस्मात्तुष्टाऽस्मि यद्राजा रामं राज्येऽभिषेक्ष्यति।।।।
Que ce soit Rāma ou Bharata, je ne vois entre eux nulle différence. Aussi suis-je satisfaite que le roi consacre Rāma à la royauté.
Verse 36
न मे परं किञ्चिदितस्त्वया पुनःप्रियं प्रियार्हे सुवचं वचःपरम्।तथा ह्यवोचस्त्वमतः प्रियोत्तरंवरं परं ते प्रददामि तं वृणु।।।।
Ô femme digne d’affection, rien de plus cher ne saurait venir de toi ; tes paroles dépassent toute louange aisée. Puisque tu as parlé ainsi, je t’accorderai une récompense plus haute encore : choisis-la.
The pivotal action is Manthara’s strategic reframing of Rama’s legitimate consecration into a perceived threat to Kaikeyi and Bharata, illustrating how political outcomes can be redirected by persuasion rather than by formal dharma-ritual alone.
The sarga highlights vāk-śakti (the force of speech): fear-based narratives can destabilize judgment and convert joy into despondency, warning that ethical discernment must guard against manipulative counsel in matters of power and succession.
Ayodhya’s ritualized civic landscape is foregrounded—sprinkled royal roads, flower-strewn routes, flag-lined streets, white-doored temples resonant with Vedic chanting and instruments—along with the calendrical marker of Puṣya nakṣatra for the planned abhiṣeka.
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