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Thème principal : victoire indraïque par la louange : le mantra comme force opérative qui brise l’opposition et convertit la puissance divine en vā́ja (puissance de victoire), richesse en bétail et renommée publique. Sous-thèmes : brisement des ennemis et suppression des obstacles (Vṛtra/haïsseurs) ; récupération et attraction des richesses (butin, objets précieux, bétail) ; souveraineté royale et ascension sociale (samrāj, śravas, vārchas) ; passage sûr à travers les dangers, protection dans les concours ; renversement solaire des ténèbres et restauration de la lumière.
Ce bref hymne de l’Atharvaveda condense un cycle mythique héroïque du Ṛgveda en un charme de trois strophes : la victoire « sans opposition » d’Indra, obtenue grâce aux os de Dadhīci, devient un modèle pour écraser les forces obstructives. Le texte se tourne ensuite vers des motifs de récupération réussie — retrouver la tête cachée du Cheval et suivre le nom secret de la Vache — afin que l’officiant puisse recouvrer ce qui est dissimulé (force, prospérité, réussite rituelle) et rétablir la fécondité et l’ordre.
AV 20.42 est un hymne bref à Indra, issu du corpus guerrier du Rigveda, récité comme charme de victoire reliant les forces cosmiques (Ciel et Terre) à l’avancée rugissante d’Indra. Il associe l’enceinte protectrice du mantra (par la Vāc consacrée) à une montée en puissance martiale (Indra stimulé par le Soma), afin de faire trembler les adversaires et d’assurer un soutien infaillible au camp du pratiquant.
AV 20.43 est un sūkta bref à Indra, qui soude la force briseuse d’ennemis au recouvrement et à l’attraction des richesses. Il enjoint à Indra de fracasser les haineux et les puissances oppressives, de récupérer les biens précieux même s’ils sont cachés dans des creux ou des lieux pierreux, et d’accorder la « richesse convoitée » comme conséquence assurée de la victoire.
AV 20.44 est une brève indra-stuti (empruntée au RV) qui intronise Indra comme samrāj, la puissance souveraine rendant l’éloge efficace et le transformant en śravas (renommée) et en vāja (victoire/butin). En trois vers compacts, l’hymne passe de la proclamation de la seigneurie d’Indra à l’affirmation que tous les chants trouvent en lui joie et réussite, et s’achève par un appel direct au triomphe dans la joute et à l’acquisition. Dans sa réutilisation atharvanique, il sert de stimulant liturgique pour l’autorité, la gloire et le succès compétitif.
AV 20.45 est une brève stotra à Indra, de style rigvédique, adoptée dans la collection liturgique de l’Atharvaveda ; elle vise à rendre le chant prononcé par la communauté « adéquat/ajusté » (samatas) afin qu’il attire efficacement l’aide d’Indra. Le texte supplie Indra, seigneur des dons et de la puissance victorieuse, de se dresser pour les chanteurs lors d’un concours public (vāja), en accordant prospérité, protection et le don de sūnṛtā — une parole gracieuse, véridique et de bon augure.
Ce bref hymne à Indra fait venir le dieu comme chef du champ de bataille et comme agent lumineux qui tourne les joutes vers « le meilleur bien ». Il demande à Indra de porter le chantre sain et sauf à travers les périls — tel un bateau sur des eaux dangereuses — et de terrasser tous les haineux et les forces hostiles. La force de la sūkta réside dans l’accord de la victoire, du passage sûr et du bien-être (vāja/svasti/sumná) sous la conduite d’Indra.
AV 20.47 est un hymne solaire et liturgique dérivé du RV, qui mobilise la puissance du Soleil (et la force indraïque qui lui est alliée) pour renverser l’obscurité, les entraves et les forces hostiles, rétablissant la juste orientation, la vue et la vitalité. La guérison et la protection y sont conçues comme un « retournement en arrière » (pratyak) du mal sous le regard révélateur de Sūrya, tout en invoquant le paradigme du tueur de Vṛtra afin de briser les blocages et de libérer la lumière vivifiante.
AV 20.48 est un hymne de prospérité et de prestige qui « oint » le bénéficiaire de várchas—présence rayonnante, autorité et renommée publique—par la force consacrante du mantra (gíraḥ/Vāc). Par l’imagerie de la nourriture de la vache et du veau et par un itinéraire cosmique de la Mère (la terre) vers le Père (la lumière céleste), il inscrit l’éclat personnel dans l’ordre stable du jour, de l’aurore et des stations lumineuses, afin que la vitalité et la réputation croissent sans cesse.
AV 20.49 est un hymne à Indra (indra-stuti) dérivé du Rigveda, qui canalise la force victorieuse d’Indra vers une prospérité tangible — surtout l’acquisition rapide de « vāja » (puissance de victoire/prix) et la richesse en bétail. L’hymne loue Indra comme rayonnant, généreux et vainqueur des nuisances, et considère la parole inspirée (vāc) et la louange chantée (gīr) comme le véhicule qui obtient l’assentiment divin et l’accroissement matériel.
AV 20.50 est une Indra-stuti brève mais vigoureuse, qui fait de la « louange nouvelle » (navya stuti) le moteur rituel renouvelant sans cesse la faveur d’Indra. L’hymne souligne que la puissance d’Indra est inépuisable—aucune louange ne peut l’atteindre pleinement ; pourtant, c’est précisément cet excès qui justifie la récitation continue afin de hâter sa venue et d’assurer l’aide à l’officiant conforme à ṛta.
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