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Thème principal : victoire centrée sur Indra, prestige (śravas) et prospérité, assurés par la louange à l’époque du soma. Sous-thèmes : suppression des obstacles et libération des richesses retenues (bétail, chevaux, eaux) ; renommée de la parole et rayonnement social — être « bien dit / bien renommé » ; kratu (résolution inspirée) et puissance correctement guidée ; incomparabilité cosmique d’Indra comme fondement théologique du succès ; juste mesure (mātrā), louange efficace (giraḥ) et soma comme catalyseurs des résultats ; fermeté morale et rituelle : ga…
AV 20.71 est une indra-stuti dérivée du Ṛgveda, réaffectée dans le registre paustika de l’Atharvaveda afin d’attirer vers le patron la « largesse choisie et splendide » d’Indra. Par une louange qui « lie » Indra aux pressages successifs (savana), l’hymne vise une aide immédiate, la protection, la victoire, ainsi que l’arrivée régulière de richesse et de réussite. Son efficacité est présentée comme prompte et sûre pour le dāśuṣ (l’offrant généreux), car les secours d’Indra sont dits déjà présents pour l’adorateur.
Cette brève stuti d’Indra l’attelle comme véhicule de puissance — « tel un bateau » mis au joug sur le timon — afin qu’il fasse passer l’adorant au-delà du danger et de la lutte vers la réussite (svah). Elle présente la rivalité pour la richesse en bétail et la rencontre entre groupes comme un champ où le vajra d’Indra doit se manifester ; on l’exhorte à s’éveiller à l’aube, à recevoir les offrandes et à frapper l’ennemi hostile. La force de l’hymne tient à la mobilisation d’un Indra unique, toujours le même, à travers de multiples pressages (savana), convertissant la louange en victoire, en libération de richesses et en protection.
AV 20.73 est une indra-stuti d’origine rigvédique en mètre triṣṭubh, qui magnifie la majesté, la vaillance et la générosité sans égales d’Indra, le présentant comme le récipiendaire universel des pressages de soma et des prières qui fortifient. En louant Indra comme irrésistible en puissance et prompt à gagner la bonne demeure, l’hymne sert de renforcement protecteur et d’invocation de prospérité pour le patron : il attire l’abondance et disperse les obstacles comme le vent à travers une forêt.
AV 20.74 est un stuti à Indra conservé dans le Livre 20 de l’Atharvaveda, dérivé de la R̥gveda ; il demande à plusieurs reprises à Indra de « nous rendre de bonne renommée » et de nous accorder la prospérité au milieu des bovins, des chevaux et de « milliers splendides ». À côté de la visée paustique (richesse/prospérité), l’hymne devient polémique et apotropaïque : il contient l’arāti (l’avarice hostile/l’hostilité), réduit au silence le cri assiégeant et appelle à écraser un adversaire nommé, afin que dons et réputation affluent vers la maison du patron.
Ce bref hymne de louange à Indra, dans un mouvement triṣṭubh de facture r̥gvedique, invoque Indra comme la puissance décisive qui brise les obstacles, force la libération de la richesse en bétail et fait tourner une rencontre disputée vers la victoire. La prospérité (paustika) y est formulée sur un mode kṣatriya : gagner du bétail, vaincre des forteresses, assurer rivières/territoires et procurer la renommée aux alliés comme aux chanteurs grâce à la force d’Indra, appuyée sur le vajra.
AV 20.76 est un hymne de louange en triṣṭubh centré sur Indra (répétition du RV) qui sacralise la victoire et la prospérité en accordant la juste mesure (mātrā), la louange inspirée (giraḥ) et la douceur de la libation de soma. Il demande au Ciel et à la Terre de soutenir le patron, de pousser les entreprises « vers l’autre rive », et d’assurer la faveur d’Indra par des offrandes bien préparées, riches en ghee et douces comme le miel.
AVŚ 20.77 est un hymne indraïque de victoire et de prospérité (dérivé du RV) qui prie Indra Puruhūta d’écarter les obstacles ultimes, « fendre le rocher » et révéler/rendre la richesse retenue—figurée comme des eaux et du bétail libérés d’un enclos fermé. En rappelant les exploits primordiaux d’Indra avec Saramā et les Aṅgirases, l’hymne transforme le mythe en charme opérant : pour trouver le prix, briser la contrainte hostile et assurer le succès à l’instant décisif.
Ce bref hymne à Indra et à Soma est une liturgie paustika (de prospérité) qui transforme la louange au pressurage du Soma en richesse tangible de bétail, en force et en un flux ininterrompu de dons. Il prie le Très-invoqué (Puruhūta) d’entendre les chants qui s’approchent, de libérer le prix riche en vaches et de venir à l’enclos des bovins comme pourfendeur des Dasyu, détournant le mal par sa śacī (puissance efficace).
Ce bref hymne à Indra, en deux mantras, supplie Puruhūta d’accorder le krátu — résolution inspirée et puissance de juste pensée — tel un père guidant ses fils, afin que le suppliant puisse « vivre et atteindre la lumière ». Il écarte en même temps les forces hostiles invisibles et les approches de mauvais augure, demandant à Indra le Héros d’aider le patron à franchir les rechutes récurrentes et les eaux périlleuses — un emploi atharvanique de la stuti d’Indra rigvédique pour la longévité, le passage sûr et la réussite des entreprises.
Ce bref hymne à Indra en mètre triṣṭubh (repris dans l’AV 20 depuis la Ṛgveda) concentre sa puissance en deux mouvements : d’abord une demande du ojas « suprême » d’Indra et d’un śravas rayonnant socialement — renommée et prestige ; ensuite un appel direct à une victoire qui écrase les ennemis. Il fonctionne comme un charme compact de prospérité et de souveraineté, où la renommée et le succès martial sont tenus pour des formes de plénitude divine qui se renforcent mutuellement.
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