
प्रावृट्-शरत्-वर्णनम् — Description of the Monsoon and Autumn; Sarasvatī in the Pāṇḍavas’ Exile
Upa-parva: Kāmyaka-vana & Sarasvatī-tīrtha Context (Seasonal Transition Episode)
Vaiśaṃpāyana describes the seasonal turn as the Pāṇḍavas remain in the forest: the heat-ending time gives way to prāvṛṭ, with dense, thunderous clouds covering sky and directions and continuous rain obscuring terrain markers. Rivers swell and roar; forests resound with the calls and movements of animals and birds affected by the rains. The narrative then shifts into śarat: skies become clear, stars visible, waters settle, and lotuses and lilies ornament rivers and ponds. Sarasvatī is presented as a pleasing, sanctified landscape—lush banks and abundant growth—bringing joy to the traveling heroes. A particularly auspicious autumn night at the junction of lunar phases is noted (Kārttikī), and the Pāṇḍavas associate with meritorious ascetics, gathering “excellent yoga” (yogam uttamam) as a marker of disciplined practice and instruction. At the rise of darkness, they depart with Dhaumya, charioteers, and attendants toward Kāmyaka forest, closing the chapter as a transitional movement between locales and narrative units.
Chapter Arc: Janamejaya’s curiosity is kindled: how could Bhima—whose life-force seems equal to “ten thousand nāgas”—ever be overpowered? → Bhima, swollen with the pride of strength (so bold he would even challenge Kubera), roams the auspicious Himalayan tracts—haunts of devas, ṛṣis, siddhas, and apsarās—yet turns that sacred wilderness into a hunting-ground, felling boars, buffaloes, and deer with fearless ferocity, his lion-roar shaking caves and scattering beasts. → In the deep forest, the earth itself seems to rise as an enormous ajagara appears—mountain-bodied, massive, strangely hued—and in a sudden, inexorable coil it seizes Bhima, arresting the very arm that had never known restraint. → Bhima’s rampage is halted; the chapter closes on the fact of his capture—strength checked by a greater, older power—setting the stage for the ensuing dialogue and the unraveling of the serpent’s true nature. → With Bhima bound in the ajagara’s grip, the question hangs: what force—fate, curse, or dharma—has taken the mighty Pandava prisoner, and how will he be freed?
Verse 1
हि आय ० (0) है 2 अष्टस प्तरत्याधेकशततमो< ध्याय: महाबली भीमसेनका हिंसक पशुओंको मारना और अजगरद्वारा पकड़ा जाना जनमेजय उवाच कथं नागायुतप्राणो भीमो भीमपराक्रम: भयमाहारयत तीव्र तस्मादजगरान्मुने,जनमेजयने पूछा--मुने! भयानक पराक्रमी भीमसेनमें ते दस हजार हाथियोंका बल थ। फिर उन्हें उस अजगरसे इतना तीव्र भय कैसे प्राप्त हुअ?
Janamejaya dit : «Ô sage, comment Bhīma—à la prouesse redoutable, fort de la puissance de dix mille éléphants—put-il éprouver une peur si violente à cause de ce python ?»
Verse 2
पौलस्त्यं धनदं युद्धे य आह्वयति दर्पित: नलिन्यां कदनं कृत्वा निहन्ता यक्षरक्षसाम्
Janamejaya dit : «Comment peux-tu décrire Bhīmasena—qui, enflé d’orgueil de sa force, osa défier Dhanada (Kubera), fils de Pulastya, au combat, et qui, après avoir semé le carnage près de l’étang aux lotus, devint le meurtrier des Yakṣas et des Rākṣasas—comme saisi de peur et accablé par le malheur ? Je veux entendre cet épisode en détail, car ma curiosité est grande.»
Verse 3
त॑ं शंससि भयाविष्टमापन्नमरिसूदनम् एतदिच्छाम्यहं श्रीतुं परं कौतूहलं हि मे
Janamejaya dit : «Tu dis que Bhīmasena, le pourfendeur d’ennemis, fut saisi de peur et tomba dans la détresse. Je veux l’entendre en entier, car ma curiosité en est vivement éveillée : comment le héros qui, dans l’orgueil de sa force, défia même Kubera, fils de Pulastya, et qui tua nombre de Yakṣas et de Rākṣasas sur la rive du lac Puṣkariṇī de Kubera, peut-il être dit maintenant terrifié et accablé ?»
Verse 4
वैशम्पायन उवाच बन्नाश्चयें वने तेषां वसतामुग्रधन्विनाम् प्राप्तानामाश्रमाद् राजन् राजर्षे्वृषपर्वण:
Vaiśampāyana dit : «Ô roi, tandis que ces farouches archers —les Pāṇḍava— vivaient dans la forêt, le sage royal Vṛṣaparvan vint à eux, arrivant de l’ermitage.»
Verse 5
यदृच्छया धनुष्पाणिरबद्धखड्गो वृकोदर: ददर्श तद् वन रम्यं देवगन्धर्वसेवितम्
Vaiśampāyana dit : «Par hasard, Vṛkodara (Bhīma), l’arc à la main et l’épée encore non ceinte, tomba sur cette forêt délicieuse—fréquentée par les dieux et les Gandharvas—et en contempla la beauté.»
Verse 6
स ददर्श शुभान् देशान् गिरेहिमवतस्तदा देवर्षिसिद्धचरितानप्सरोगणसेवितान्
Vaiśampāyana dit : Alors il contempla les régions auspiciennes de l’Himālaya — des terres fréquentées par les rishis divins et les siddhas accomplis, et sans cesse embellies par des troupes d’Apsaras.
Verse 7
चकोरैरुपचक्रैश्व पक्षिभिर्जीवजीवकै: कोकिलेभ्भड्गराजैश्व तत्र तत्र निनादितान्,वहाँ भिन्न-भिन्न स्थानोंमें चकोर, उपचक्र, जीव-जीवक, कोकिल और भृंगराज आदि पक्षी कलरव करते थे
Vaiśampāyana dit : Dans ce bois, en maints endroits retentissaient les cris de nombreux oiseaux — cakoras, upacakras, jīva-jīvakas, coucous et bhr̥ṅgarājas — emplissant le paysage d’une rumeur vive et de bon augure.
Verse 8
नित्यपुष्पफलैव॑क्षैर्हिमसंस्पर्शकोमलै: उपेतान् बहुलच्छायैर्मनोनयननन्दनै:
Vaiśampāyana dit : Les arbres y étaient toujours chargés de fleurs et de fruits. Attendris par le contact de la neige, ils étendaient une ombre abondante et dense, réjouissant l’esprit et les yeux à leur seule vue.
Verse 9
स सम्पश्यन् गिरिनदीर्वैदूर्यमणिसंनिभै: सलिलैहिमसंकाशै्हँसकारण्डवायुतै:
Vaiśampāyana dit : Chemin faisant, il vit des rivières nées des montagnes, dont les eaux luisaient comme des gemmes vaidūrya, limpides et fraîches comme la neige, animées de cygnes et de canards kāraṇḍava.
Verse 10
उन वृक्षोंसे सुशोभित प्रदेशों तथा वैदूर्यमणिके समान रंगवाले, हिमसदृश स्वच्छ, शीतल सलिल-समूहसे संयुक्त पर्वतीय नदियोंकी शोभा निहारते हुए वे सब ओर घूमते थे। नदियोंकी उस जलराशिमें हंस और कारण्डव आदि सहसौरों पक्षी किलोलें करते थे ।।
Vaiśampāyana dit : Ils erraient en tous sens, contemplant la beauté des contrées ornées d’arbres et des rivières de montagne, jointes à de vastes nappes d’eau limpide et fraîche — pure comme la neige et luisant d’une teinte de gemme vaidūrya. Dans ces eaux, des milliers et des milliers d’oiseaux — cygnes, kāraṇḍavas et autres — s’ébattaient en lançant des cris joyeux. Et les hautes forêts de deodāra, mêlées au haricandana parfumé ainsi qu’aux arbres tuṅga et kālīyaka, semblaient des filets dressés pour capturer les nuages, tant elles étaient denses et hautes.
Verse 11
मृगयां परिधावन् स समेषु मरुधन्वसु विध्यन् मृगान् शरै: शुद्ध क्षचार स महाबल:,महाबली भीम सारे मरु प्रदेशमें शिकारके लिये दौड़ते और केवल बाणोंद्वारा हिंसक पशुओंको घायल करते हुए विचरा करते थे
Vaiśampāyana dit : Le puissant Bhīma parcourait les étendues planes du désert, courant à la poursuite du gibier. Il abattait les bêtes sauvages de ses flèches et traversait la terre aride avec une force disciplinée — image d’une violence maîtrisée, tournée vers la survie et la protection plutôt que vers une cruauté gratuite.
Verse 12
भीमसेनस्तु विख्यातो महान्तं दंष्टिणं बलात् निघ्नन् नागशतप्राणो वने तस्मिन् महाबल:
Vaiśampāyana dit : Bhīmasena, renommé pour son immense force, abattait par la seule puissance même une énorme bête aux défenses dans cette forêt. Doué de la vigueur de cent éléphants, le héros dominait la sauvagerie des bois par une prouesse corporelle irrésistible.
Verse 13
मृगाणां स वराहाणां महिषाणां महाभुज: विनिष्नंस्तत्र तत्रेव भीमो भीमपराक्रम:
Vaiśampāyana dit : Bhīma aux bras puissants —dont la prouesse était réellement redoutable— se livrait à la chasse et, çà et là, abattait cerfs, sangliers et même buffles sauvages. Le passage souligne la force formidable de Bhīma et la rudesse de la vie forestière, où la chasse est à la fois démonstration de puissance et moyen de subsistance pour ceux qui vivent en exil.
Verse 14
स मातज्गशतप्राणो मनुष्पशतवारण: सिंहशार्दूलविक्रान्तो वने तस्मिन् महाबल:
Vaiśampāyana dit : Dans cette forêt se tenait le héros, pourvu de la force vitale de cent éléphants en rut, capable de contenir d’un seul coup l’élan de cent hommes, et d’avancer avec la vaillance du lion et du tigre. Le vers souligne la puissance écrasante de Bhīma comme force protectrice : une énergie qui, lorsqu’elle s’accorde au dharma, devient bouclier des faibles et dissuasion contre le tort dans la sauvagerie de l’exil.
Verse 15
वृक्षानुत्पाटपामास तरसा वै बभज्ज च पृथिव्याश्व प्रदेशान् वै नादयंस्तु वनानि च
Vaiśampāyana dit : Avec une fougue impétueuse, Bhīma arrachait les arbres et les brisait en éclats. Par son rugissement, il faisait retentir les étendues de cette terre sauvage et toute la forêt — montrant une force pareille à celle d’éléphants souverains en rut et une vaillance de lion ou de tigre, capable de contenir d’un seul coup l’élan de nombreux hommes.
Verse 16
पर्वताग्राणि वै मृदूनन् नादयानश्न विज्वर: प्रक्षिपन् पादपांश्चापि नादेनापूरयन् महीम्
Vaiśampāyana dit : Sans trouble et sans crainte, ils piétinaient les cimes des montagnes, arrachaient les arbres et les jetaient çà et là ; et, de leur rugissement pareil à celui du lion, ils faisaient retentir la terre entière.
Verse 17
वेगेन न््यपतद् भीमो निर्भयश्व पुनः पुनः आस्फोटयन क्ष्वेडयंश्व॒ तलतालांश्व वादयन्,वे निर्भय होकर बार-बार वेगपूर्वक कूदते-फाँदते, ताल ठोंकते, सिंहनाद करते और तालियाँ बजाते थे
Vaiśampāyana dit : Sans crainte, Bhīma bondissait et s’élançait sans cesse avec une grande vitesse — frappant ses paumes, battant des mains, poussant des cris de guerre, et faisant retentir de puissantes claques.
Verse 18
चिरसम्बद्धदर्पस्तु भीमसेनो वने तदा गजेन्द्राश्न महासत्त्वा मृगेन्द्राश्ष महाबला:
Vaiśampāyana dit : Alors, dans la forêt, Bhīmasena — dont l’orgueil avait été longtemps contenu — rencontra des êtres puissants : des éléphants seigneuriaux au grand souffle et des rois des bêtes d’une force prodigieuse.
Verse 19
क्वचित् प्रधावंस्तिष्ठ॑श्न॒ क्वचिच्चोपविशंस्तथा
Vaiśampāyana dit : Tantôt il courait, tantôt il s’arrêtait, tantôt il s’asseyait ; poussé par le désir d’obtenir du gibier, ce héros d’un grand courage et d’une grande prouesse errait sans peur dans la forêt effroyable, épouvantant tous les êtres vivants.
Verse 20
मृगप्रेप्सुर्महारौद्रे वने चरति निर्भय: स तत्र मनुजव्याप्रो वने वनचरोपम:
Vaiśampāyana dit : Désireux de chasser le cerf, il se mouvait sans crainte dans cette forêt redoutable. Là, tendu vers son dessein d’homme, il parcourait les bois, semblable à un véritable habitant de la sauvagerie.
Verse 21
पदभ्यामभिसमापेदे भीमसेनो महाबल: स प्रविष्टो महारण्ये नादान् नदति चाद्भुतान्
Vaiśampāyana dit : Le puissant Bhīmasena s’avança d’un pas rapide. S’enfonçant au cœur de la grande forêt, il se mit à rugir de cris prodigieux — proclamation de sa force pour terrasser par la crainte les périls tapies dans l’ombre et poursuivre l’œuvre qui l’attendait.
Verse 22
ततो भीमस्य शब्देन भीता: सर्पा गुहाशया:
Alors, épouvantés par le cri tonnant de Bhīma, les serpents qui vivaient dans les cavernes s’enfuirent à toute hâte. Bhīmasena, avançant d’un pas sûr, se mit à les suivre. Rayonnant comme le premier des dieux et puissant en force, il aperçut bientôt un python colossal — si terrible qu’il faisait se dresser les cheveux — enroulé autour d’une vaste caverne, demeurant dans un recoin de la montagne difficile d’accès.
Verse 23
अतकिक्रान्तास्तु वेगेन जगामानुसूत: शनै: ततो5मरवरप्रख्यो भीमसेनो महाबल:
Vaiśampāyana dit : Les serpents, poussés par la peur au-delà de leurs forces, s’enfuirent à toute vitesse ; et Bhīmasena les suivit, avançant lentement mais sûrement. Alors ce Bhīmasena, puissant et rayonnant comme le premier des dieux, alla plus avant et vit un python colossal, si effroyable qu’il faisait se dresser les cheveux, demeurant dans un recoin de montagne difficile d’accès, son immense corps enroulé autour d’une vaste caverne.
Verse 24
स ददर्श महाकायं भुजज़्ं लोमहर्षणम् गिरिदुर्गे समापन्नं कायेनावृत्य कन्दरम्
Vaiśampāyana dit : Bhīma aperçut alors un serpent gigantesque, si terrifiant qu’il faisait se dresser les cheveux. Dans un âpre retranchement de montagne, il s’était lové, couvrant une caverne de son corps.
Verse 25
पर्वताभोगवर्ष्माणमतिकायं महाबलम् चित्राड़मड़जैश्षित्रैर्हरिद्रासद्शच्छविम्
Vaiśaṃpāyana dit : « Son corps était vaste comme une chaîne de montagnes — énorme et pourvu d’une force prodigieuse. Ses membres paraissaient étranges, couverts de signes insolites, et son teint était jaune comme le curcuma. Avec quatre crocs étincelants, sa gueule semblait une caverne ; ses yeux, d’un rouge intense, donnaient l’impression de cracher le feu. Sans cesse il léchait les deux côtés de ses mâchoires. Ce serpent effroyable, qui épouvantait tous les êtres comme Kālāntaka et Yama, semblait admonester les autres par son souffle sifflant et son rugissement de lion. »
Verse 26
गुहाकारेण वक््त्रेण चतुर्दष्टेण राजता दीप्ताक्षेणातिताम्रेण लिहानं सृक्किणी मुहुः
Vaiśampāyana dit : Avec une gueule pareille à une caverne, resplendissante de quatre crocs, et des yeux flamboyants d’un rouge ardent, elle léchait sans cesse les commissures de sa bouche. Ce serpent effroyable—semblable à Kālāntaka et à Yama par son pouvoir d’épouvanter tous les êtres—semblait réprimander les autres par le sifflement de son souffle et un rugissement de lion, incarnant la peur qui naît lorsque la force brute n’est pas tenue en bride par le dharma.
Verse 27
त्रासनं सर्वभूतानां कालान्तकयमोपमम् निःश्वासक्ष्वेडनादेन भर्त्सयन्तमिव स्थितम
Vaiśampāyana dit : Là se tenait ce serpent effroyable, épouvantant toutes les créatures—comme Kālāntaka et Yama eux-mêmes—semblant réprimander et intimider les autres par le fracas de son souffle et son sifflement rugissant. Le passage souligne que la peur peut naître de la seule force et de l’apparence, éprouvant la fermeté et le discernement de ceux qui lui font face.
Verse 28
स भीम॑ सहसाभ्येत्य पृदाकु: कुपितो भृशम् जग्राहाजगरो ग्राहो भुजयोरुभयोरबलात्
Alors Pṛdāku, le serpent constricteur, violemment courroucé, surgit soudain et se dressa devant Bhīma. Ce nāga qui enserre—à la manière d’une prise de crocodile—se rua sur lui et le saisit avec force, lui verrouillant les deux bras. L’épisode montre comment la colère sans frein et la violence soudaine peuvent lier même le plus puissant, ouvrant la voie à une réflexion sur la retenue, la juste conduite et les limites de la seule force physique.
Verse 29
तेन संस्पृष्टगात्रस्य भीमसेनस्य वै तदा संज्ञा मुमोह सहसा वरदानेन तस्य हि,उस समय भीमसेनके शरीरका उससे स्पर्श होते ही वे भीमसेन सहसा अचेत हो गये। ऐसा इसलिये हुआ कि उस सर्पको वैसा ही वरदान मिला था
Vaiśampāyana dit : Lorsque le corps de Bhīmasena fut touché par lui (le serpent), Bhīma perdit soudain connaissance. Cela arriva parce que ce serpent avait reçu un don rendant son contact capable d’un tel effet.
Verse 30
दशनागसहस््राणि धारयन्ति हि यद् बलम् तद् बलं भीमसेनस्य भुजयोरसमं परै:,दस हजार गजराज जितना बल धारण करते हैं, उतना ही बल भीमसेनकी भुजाओंमें विद्यमान था। उनके बलकी और कहीं समता नहीं थी
Vaiśampāyana dit : La force que peuvent porter dix mille éléphants puissants—cette force résidait dans les bras de Bhīmasena. Nul ne pouvait égaler sa puissance, soulignant sa capacité exceptionnelle à protéger ses frères et à affronter l’adversité lorsque le dharma est menacé.
Verse 31
स तेजस्वी तथा तेन भुजगेन वशीकृतः विस्फुरन् शनकैर्भीमो न शशाक विचेष्टितुम्,ऐसे तेजस्वी भीम भी उस अजगरके वशमें पड़ गये। वे धीरे-धीरे छटपटाते रहे, परंतु छूटनेकी अधिक चेष्टा करनेमें सफल न हो सके
Vaiśampāyana dit : Ainsi, le radieux Bhīma lui aussi fut réduit sous l’emprise de ce serpent. Bien qu’il se tordît et luttât peu à peu, il ne parvint pas à produire le moindre effort efficace pour se délivrer.
Verse 32
नागायुतसमप्राण: सिंहस्कन्धो महाभुज: गृहीतो व्यजहात् सत्त्वं वरदानविमोहितः
Vaiśampāyana dit : Bien que sa force vitale fût celle de dix mille éléphants, avec des épaules de lion et des bras puissants, une fois saisi il perdit son courage, l’esprit troublé par le don accordé au serpent.
Verse 33
स हि प्रयत्नमकरोत् तीव्रमात्मविमोक्षणे न चैनमशकद् वीर: कथंचित् प्रतिबाधितुम्
Vaiśampāyana dit : Il s’efforça avec violence de délivrer son propre corps, mais le héros Bhīmasena ne put, d’aucune manière, arrêter ni dompter ce serpent.
Verse 177
इस प्रकार श्रीमह्याभारत वनपर्वके अन्तर्गत आजगरपर्वमें पाण्डवोंका पुन: द्वैतवनमें प्रवेशविषयक एक सौ सतहतत्तरवाँ अध्याय पूरा हुआ
Ainsi s’achève le cent soixante-dix-septième chapitre de la section Ājagara, au sein du Vana Parva du Śrī Mahābhārata, décrivant le retour et la réentrée des Pāṇḍava dans la forêt de Dvaita.
Verse 178
इति श्रीमहाभारते वनपर्वणि आजगरपर्वणि अजगरग्रहणे अष्टसप्तत्यधिकशततमो< ध्याय:,इस प्रकार श्रीमह्या भारत वनपर्वके अन्तर्गत आजगरपर्वमें भीमयेनका अजगरद्वारा ग्रहणसम्बन्धी एक सौ अठहत्तरवाँ अध्याय पूरा हुआ
Ainsi, dans le Śrī Mahābhārata, au sein du Vana Parva —dans l’épisode d’Ājagara concernant la saisie par le serpent— s’achève le cent soixante-dix-huitième chapitre. Ici se clôt le récit où Bhīma est capturé par le grand ājagara.
Verse 183
भीमसेनस्य नादेन व्यमुठ्जन्त गुहा भयात् वनमें घूमते हुए भीमसेनका बलाभिमान दीर्घकालसे बहुत बढ़ा हुआ था। उस समय उनकी सिंह-गर्जनासे महान् बलशाली गजराज और मृगराज भी भयसे अपना स्थान छोड़कर भाग गये
Vaiśampāyana dit : Au rugissement tonnant de Bhīmasena, les cavernes furent désertées de peur. Depuis longtemps, tandis qu’il errait dans la forêt, l’orgueil de Bhīma en sa propre force n’avait cessé d’enfler ; et, en cet instant, même les puissants éléphants seigneurs et le roi des bêtes—le lion—quittèrent leur place en fuyant, ébranlés par son cri pareil à celui d’un lion.
Verse 213
त्रासयन् सर्वभूतानि महासत्त्वपराक्रम: वे कहीं दौड़ते
Vaiśampāyana dit : Doué d’un courage immense et d’une vaillance héroïque, il allait et venait dans cette forêt terrible sans la moindre crainte, désireux d’y trouver du gibier—tantôt courant, tantôt immobile, tantôt assis. Bhīma, le meilleur des hommes et d’une force prodigieuse, marchait à pied comme un chasseur des bois ; son audace et sa puissance éclataient aux yeux de tous. Entrant dans l’épaisseur de la jungle, il épouvantait toutes les créatures et poussait un rugissement merveilleux, retentissant comme le tonnerre.
No explicit dilemma is staged as debate; the ethical pressure is ambient: sustaining disciplined conduct and purposeful movement during exile amid environmental uncertainty (flooded terrain, obscured landmarks) and social vulnerability.
The chapter models how external cycles (seasons, rivers, night-sky clarity) can be read as supports for inner regulation—endurance in disruption (monsoon) and reflective clarity in stability (autumn), reinforced through association with tapasvins and yogic discipline.
A formal phalaśruti is not stated; the meta-signal is the explicit valuation of ‘yogam uttamam’ gathered with ascetics and the designation of Sarasvatī as ‘puṇya-tīrtha,’ framing the episode as ethically and ritually significant within the exile narrative.