Adhyaya 93
Nagara KhandaTirtha MahatmyaAdhyaya 93

Adhyaya 93

Ce chapitre expose l’origine, la dissimulation et la réapparition du Gomukha-tīrtha dans le Hāṭakeśvara-kṣetra. Sūta rapporte un miracle local : un jour marqué par une conjonction calendérique favorable, une vache assoiffée arrache une touffe d’herbe, d’où jaillit un filet d’eau qui s’élargit jusqu’à devenir un vaste bassin où de nombreuses vaches viennent boire. Un gardien de troupeau, atteint d’une maladie, entre dans l’eau et s’y baigne ; son mal disparaît aussitôt et son corps devient rayonnant. L’événement se répand et le lieu acquiert la renommée de « Gomukha ». Interrogé par les ṛṣi sur la cause de cette eau, Sūta rappelle l’ascèse (tapas) du roi Ambarīṣa pour son fils atteint de kuṣṭha, compris comme le fruit karmique d’une brahma-hatyā commise dans une vie antérieure : le meurtre d’un brāhmaṇa pris à tort pour un intrus. Viṣṇu, satisfait, fait venir l’eau souterraine de la Jāhnavī (Gaṅgā) par une ouverture subtile et prescrit l’immersion ; le fils est guéri, puis l’ouverture est cachée. Plus tard, l’eau est dite se révéler de nouveau sur terre par l’épisode du « gomukha ». Le texte énonce enfin les fruits (phala) : se baigner avec bhakti efface les pāpa et soulage certaines affections ; accomplir le śrāddha dans la région de Hāṭakeśvara acquitte la dette envers les ancêtres. Le bain à l’aube du dimanche est signalé pour un bienfait thérapeutique particulier, tout en affirmant l’efficacité des autres jours lorsqu’ils sont vécus avec dévotion.

Shlokas

Verse 1

सूत उवाच । अथान्यदपि तत्रास्ति गोमुखाख्यं सुशोभनम् । यद्गोवक्त्रात्पुरा लब्धं सर्वपातकनाशनम्

Sūta dit : «Là se trouve aussi un autre lieu sacré, splendide, nommé Gomukha ; jadis il jaillit de la bouche d’une vache et anéantit tous les péchés».

Verse 2

पुरासीदत्र गोपालः कश्चित्कुष्ठसमावृतः । चमत्कारपुरं विप्र अतीव क्षामतां गतः

Autrefois, en ce lieu vivait un gardien de vaches, couvert de lèpre. Ô brāhmaṇa, dans la cité nommée Camatkārapura, il était devenu extrêmement maigre et affaibli.

Verse 3

कस्यचित्त्वथ कालस्य तेन मार्गेण गोकुलम् । मध्याह्नसमये प्राप्तं चंद्रे चित्रासमन्वितः

Puis, après quelque temps, par cette route on atteignit Gokula à l’heure de midi, lorsque la Lune était en conjonction avec Citrā (nakṣatra).

Verse 4

एकादश्यां तृषार्त्तं च भास्करे वृषसंस्थिते । एकयापि ततो धेन्वा तृणस्तम्बमतीव हि । नीलमालोकितं तत्र दूरादेत्य प्रहर्षिता

En un jour d’Ekādaśī, lorsque le Soleil se tenait en Vṛṣa (le Taureau), une vache tourmentée par la soif aperçut de loin une touffe d’herbe d’un bleu sombre; s’en approchant, elle fut saisie d’une grande joie.

Verse 5

दन्तैर्द्रुतं समुत्पाट्य यावदाकर्षति द्विजाः । तावत्तज्जडमार्गेण तोयधारा विनिर्गता

L’ayant arrachée d’un coup de dents et la tirant vivement—ô deux-fois-nés—à l’instant même un filet d’eau jaillit le long de ce chenal durci.

Verse 6

अथास्वाद्य तृणं तस्मात्तृषार्ता च शनैःशनैः । पपौ तोयं सुविश्रब्धा सुस्वादु क्षीरसंनिभम्

Puis, après avoir goûté cette herbe, la vache assoiffée but l’eau lentement, en toute confiance—d’une douceur exquise, semblable au lait.

Verse 7

तस्या वेगेन तत्तोयं पिबन्त्यास्तत्रभूतले । गर्ता जाता सुविस्तीर्णा सलिलेन समावृता

Et tandis qu’elle buvait cette eau avec élan et ardeur, sur ce même sol se forma une vaste cuvette, bientôt remplie et recouverte d’eau.

Verse 8

ततोऽन्याः शतशो गावः पपुस्तोयं मुनिर्मलम् । तृषार्त्तास्तद्द्विजश्रेष्ठाः पीयूषरससंनिभम्

Alors, des centaines d’autres vaches, tourmentées par la soif, burent cette eau—ô le meilleur des deux-fois-nés—pure et sans tache, telle l’essence même du nectar.

Verse 9

यथायथा गता गावस्तत्र तोयं पिबंति ताः । सा गर्ता वक्त्रसंस्पर्शाद्वृद्धिं याति तथा तथा

À mesure que de plus en plus de vaches s’y rendaient et buvaient cette eau, la cuvette grandissait encore, s’élargissant au contact de leurs mufles.

Verse 10

ततश्च गोकुले कृत्स्ने जाते तृष्णाविवर्जिते । गोपालोऽपि तृषार्तस्तु तस्मिंस्तोये विवेश च

Puis, lorsque tout Gokula fut délivré de la soif, le vacher lui-même—bien que tourmenté par la soif—entra dans cette eau.

Verse 11

अंगं प्रक्षाल्य पीत्वापो यावन्निष्क्रामति द्रुतम् । तावत्पश्यति गात्रं स्वं द्वादशार्कसमप्रभम्

Après s’être lavé le corps et avoir bu cette eau, tant qu’elle demeurait encore en lui avec promptitude, il vit ses membres resplendir d’un éclat égal à douze soleils.

Verse 12

ततो विस्मयमापन्नो गत्वा स्वीयं निकेतनम् । वृतांतं कथयामास लोकानां पुरतोऽखिलम्

Alors, saisi d’émerveillement, il se rendit à sa demeure et raconta entièrement l’événement devant les gens.

Verse 13

तृणस्तम्बं यथा धेन्वा तत्रोत्पाट्य प्रशक्तितः । यथा विनिर्गतं तोयं यथा तेनावगाहितम्

Il décrivit comment, telle une vache arrachant de force une touffe d’herbe, l’eau jaillit en abondance : comment elle surgit et comment il s’y plongea pour s’y baigner.

Verse 15

भवंति च विनिर्मुक्ता रोगैः पापैश्च तत्क्षणात् । अपापाश्च पुनर्यांति तत्क्षणात्त्रिदिवालयम्

Aussitôt, ils sont délivrés des maladies et des péchés ; purifiés de toute faute, à l’instant même ils gagnent la demeure des dieux.

Verse 16

ततःप्रभृति तत्ख्यातं तीर्थं गोमुखसंज्ञितम् । गोमुखाद्भूतले जातं यतश्चैवं द्विजोत्तमाः

Dès lors, ce tirtha sacré devint renommé sous le nom de « Gomukha » ; car il surgit sur la terre depuis la bouche d’une vache—ainsi, ô meilleurs des deux-fois-nés.

Verse 17

अथ भीतः सहस्राक्षस्तद्दृष्ट्वा स्वर्गदायकम् । अक्लेशेन मनुष्याणां पूरयामास पांसुभिः

Alors Sahasrākṣa (Indra), effrayé de voir qu’il donnait le ciel, le combla de sable afin que les hommes ne l’obtiennent pas sans peine.

Verse 18

ऋषय ऊचुः । किं तत्कारणमादिष्टं येन तत्तादृशं जलम् । तस्मात्स्थानाद्विनिष्क्रांतं सूतपुत्र वदस्व नः

Les sages dirent : « Quelle cause a été ordonnée pour qu’une telle eau jaillisse de ce lieu ? Ô fils de Sūta, dis-le-nous. »

Verse 19

सूत उवाच । अत्र पूर्वं तपस्तप्तमम्बरीषेण भूभुजा । पुत्र शोकाभिभूतेन तोषितो गरुडध्वजः

Sūta dit : « Ici, jadis, le roi Ambarīṣa, accablé par le chagrin pour son fils, accomplit des austérités ; et Garuḍadhvaja (Viṣṇu) en fut satisfait. »

Verse 20

तस्य पुत्रः सुविख्यातः सुवर्चा इति विश्रुतः । एको बभूव वृद्धत्वे कथंचिद्द्विजसत्तमाः

Son fils, fort célèbre et renommé sous le nom de Suvarcā, naquit — d’une manière étonnante — comme enfant unique lorsque le roi était déjà dans la vieillesse, ô le meilleur des deux-fois-nés.

Verse 21

पूर्वकर्मविपाकेन स बालोऽपि च तत्सुतः । कुष्ठव्याधिसमाक्रांतः पितृमातृसुदुःखदः

Par la maturation des actes antérieurs, ce fils — bien qu’encore enfant — fut saisi par la maladie de la lèpre, causant une peine très profonde à son père et à sa mère.

Verse 22

अथ तत्कामिकं क्षेत्रं स गत्वा पृथिवीपतिः । चकार रोगनाशाय स्वपुत्रार्थं महत्तपः

Alors le roi de la terre se rendit en ce kṣetra exauçant les vœux et y entreprit une grande austérité, afin d’anéantir la maladie pour le bien de son propre fils.

Verse 23

ततस्तुष्टिं गतस्तस्य स्वयमेव जनार्दनः । प्रदाय दर्शनं वाक्यं ततः प्रोवाच सादरम्

Alors Janārdana Lui-même, satisfait de lui, lui accorda la vision divine; puis, avec bienveillance et respect, Il prononça ces paroles.

Verse 24

परितुष्टोऽस्मि ते वत्स तस्माच्चित्तेऽभिवांछितम् । प्रार्थयस्व प्रयच्छामि वरं पुत्र न संशयः

«Mon enfant bien-aimé, Je suis pleinement satisfait de toi. Demande donc ce que ton cœur désire; Je t’accorderai le don, mon fils—sans aucun doute.»

Verse 25

राजोवाच । ममायं संमतः पुत्रो ग्रस्तः कुष्ठेन केशव । बालोऽपि तत्कुरुष्वास्य कुष्ठव्याधिपरिक्षयम्

Le Roi dit : « Ô Keśava, ce fils qui m’est cher a été saisi par la lèpre. Bien qu’il soit encore enfant, je t’en prie, fais s’éteindre totalement en lui ce mal de lèpre. »

Verse 26

श्रीभगवानुवाच । एष आसीत्पुरा राजा मेघवाहनसंज्ञितः । ब्रह्मण्यश्च कृतज्ञश्च सर्वशास्त्रार्थपारगः

Le Seigneur Bienheureux dit : « Jadis, celui-ci fut un roi nommé Meghavāhana : dévoué aux brāhmaṇas, reconnaissant, et versé dans le sens de tous les śāstras. »

Verse 27

कस्यचित्त्वथ कालस्य ब्राह्मणोऽनेन घातितः । अंतःपुरे निशाकाले प्रविष्टो जारकर्मकृत

«Mais, à un certain moment, un brāhmaṇa fut tué par lui : il était entré de nuit dans l’appartement intérieur du palais, se livrant à une conduite adultère.»

Verse 28

अथ पश्यति यावत्स प्रभातेऽभ्युदिते रवौ । यज्ञोपवीतसंयुक्तस्तावत्स द्विजरूपधृक्

«Puis, lorsque le matin vint et que le soleil se leva, il regarda et le vit : il portait le yajñopavīta, le cordon sacré, et avait l’apparence d’un “deux-fois-né”.»

Verse 29

अथ तं ब्राह्मणं मत्वा घृणाविष्टः सुदुःखितः । गत्वा काशीपुरीं पश्चात्तपश्चक्रे समाहितः

«Le reconnaissant comme un brāhmaṇa, il fut saisi de remords et d’une profonde douleur. Ensuite il se rendit à Kāśī (Vārāṇasī) et, l’esprit concentré, accomplit des austérités (tapas).»

Verse 30

राज्ये पुत्रं समाधाय वैराग्यं परमं गतः । नियतो नियताहारो भिक्षान्नकृतभोजनः

Ayant établi son fils sur le trône, il atteignit le détachement suprême. Maître de lui-même et mesuré dans sa nourriture, il vécut d’aliments d’aumône, ne mangeant que ce qu’il recevait en mendiant.

Verse 31

ततः कालेन संप्राप्तो यमस्य सदनं प्रति । विपाप्मापि च चिह्नेन युक्तोऽयं पृथिवीपतिः

Puis, avec le temps, ce roi parvint à la demeure de Yama ; et, bien qu’il fût purifié du péché, il portait encore une marque (de cet acte).

Verse 32

ब्रह्मघातोद्भवेनैव बालभावेऽपि संस्थिते । येऽत्र कुष्ठसमायुक्ता दृश्यंते मानवा भुवि । तैर्नूनं ब्राह्मणाघातो विहितश्चान्यजन्मनि

Même dès l’enfance, les hommes que l’on voit ici sur terre atteints de lèpre ne le sont qu’en raison de la conséquence du brahma-hatyā, le meurtre d’un brāhmaṇa ; assurément, dans une naissance antérieure, ils ont commis la mise à mort d’un brāhmaṇa.

Verse 33

हाटकेश्वरजे क्षेत्रे यो गत्वा श्राद्धमाचरेत् । पितॄणां चैव सर्वेषामनृणः स प्रजायते

Quiconque se rend au champ sacré de Hāṭakeśvara et y accomplit le śrāddha devient quitte de toute dette envers l’ensemble des ancêtres (pitṛs).

Verse 34

न ब्राह्मणवधाद्बाह्यं कुष्ठव्याधिः प्रजायते । एतत्सत्यं विजानीहि वदतो मम भूपते

La lèpre ne naît de rien d’autre que du meurtre d’un brāhmaṇa. Sache que ceci est vérité, ô roi, d’après mes paroles.

Verse 35

अंबरीष उवाच । एतदर्थं सुराधीश मया त्वं पूजितः प्रभो । प्रसन्ने त्वयि देवेश नासाध्यं विद्यते भुवि

Ambarīṣa dit : « C’est pour cette raison même, ô Seigneur des dieux, que je T’ai adoré, ô Maître. Quand Tu es satisfait, ô Dieu des dieux, rien sur la terre n’est impossible. »

Verse 36

एवमुक्तस्ततस्तेन भगवान्मधुसूदनः । पातालजाह्नवीतोयं स सस्मार समाधिना

Ainsi interpellé par lui, le Bienheureux Madhusūdana, entrant en samādhi, se remémora les eaux de la Jāhnavī (la Gaṅgā) qui coulent dans le Pātāla souterrain.

Verse 37

सा ध्याता सहसा तेन विष्णुना प्रभविष्णुना । कृत्वा तु विवरं सूक्ष्मं विनिष्क्रांताऽथ तत्क्षणात्

Méditée par ce Viṣṇu—puissant dans sa manifestation—elle, l’eau de la Jāhnavī, forma soudain une ouverture imperceptible et jaillit à l’instant même.

Verse 38

ततः प्रोवाच वचनमंबरीषं चतुर्भुजः । निमज्जतु सुतस्तेऽत्र सुपुण्ये जाह्नवीजले

Alors le Seigneur aux quatre bras dit à Ambarīṣa : « Que ton fils s’immerge ici, dans ces eaux de la Jāhnavī, d’un mérite suprême. »

Verse 39

येन कुष्ठविनिर्मुक्तस्तत्क्षणादेव जायते । तथा ब्रह्मवधोद्भूतैः पातकैरुपपातकैः

Par cette immersion, on est délivré de la lèpre à l’instant même ; et de même, on est affranchi des péchés et des fautes secondaires nés du meurtre d’un brahmane (brahma-hatyā).

Verse 40

एतस्मिन्नेव काले तु समानीय सुतं नृपः । स्नापयामास तत्तोयैः प्रत्यक्षं शार्ङ्गधन्वनः

En cet instant même, le roi fit venir son fils et le baigna avec ces eaux, sous le regard direct du Seigneur qui brandit l’arc Śārṅga (Viṣṇu).

Verse 41

ततः स बालकः सद्यः स्नातमात्रो द्विजोत्तमाः । कुष्ठव्याधिविनिर्मुक्तो जातो बालार्कसंनिभः

Alors, ô meilleurs des deux-fois-nés, l’enfant, à peine eut-il achevé son bain, fut délivré de la lèpre et devint éclatant comme le soleil levant du matin.

Verse 42

ततः प्रणम्य तं देवं हर्षेण महताऽन्वितः । पित्रा समं जगामाथ स्वकीयं भवनं द्विजाः

Puis, s’étant prosterné devant ce Seigneur, rempli d’une grande joie, le brāhmane s’en alla avec son père vers sa propre demeure, ô deux-fois-nés.

Verse 43

तस्मिन्गते महीपाले सपुत्रे तत्क्षणाद्धरिः । तद्रंध्रं पूरयामास यथा नो वेत्ति कश्चन

Lorsque le roi, avec son fils, se fut éloigné, Hari (Viṣṇu) combla aussitôt cette ouverture, afin que nul n’en eût connaissance.

Verse 44

एतस्मात्कारणात्पूर्वं तत्तोयं सर्वपापहृत् । यद्गोमुखेन भूयोऽपि भूतले प्रकटीकृतम्

C’est pour cette raison même que, depuis les temps anciens, cette eau enlève tous les péchés, puisqu’elle fut de nouveau manifestée sur la terre par Gomukha.

Verse 46

व्याधयोपि महारौद्रा दद्रुपामा समुद्भवाः । उपसर्गोद्भवाश्चैव विस्फोटकविचर्चिका

Même les maladies les plus terribles—telles que la teigne et l’eczéma nés de l’infection—ainsi que les plaies éruptives et autres affections cutanées, sont évoquées ici.

Verse 47

निष्कामस्तु पुनर्मर्त्यो यः स्नानं तत्र भक्तितः । कुरुते याति लोकं स देवदेवस्य चक्रिणः

Mais le mortel sans désir, qui s’y baigne avec dévotion, atteint le monde du Seigneur porteur du Disque, Dieu des dieux.

Verse 48

यस्मिन्दिने समानीता सा गंगा तत्र विष्णुना । तस्मिन्दिने वृषे सूर्यः स्थितश्चित्रासु चंद्रमाः

Le jour où Viṣṇu amena là cette Gaṅgā, ce même jour le Soleil se tenait en Vṛṣa (Taureau) et la Lune en Citrā (nakṣatra).

Verse 49

अद्यापि तज्जलस्पर्शात्सुपवित्रो धरातले । यः स्नानं सूर्यवारेण कुरुतेऽर्कोदयं प्रति । तस्य नाशं द्रुतं यांति गलगंडादिका इह

Aujourd’hui encore, par le seul contact de cette eau, on devient extrêmement purifié sur la terre. Quiconque s’y baigne un dimanche, tourné vers le lever du soleil, voit des maux tels que le goitre et autres semblables périr promptement en ce monde même.

Verse 50

तथान्येऽपि दिने तस्मिन्यदि तोयमवाप्य च । स्नानं करोति सद्भक्त्या तत्फलं सोऽपि चाप्नुयात्

De même, les autres jours, si l’on obtient cette eau et que l’on s’y baigne avec une dévotion véritable, on atteint, soi aussi, ce même fruit.

Verse 93

इति श्रीस्कांदे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां षष्ठे नागरखण्डे हाटकेश्वरक्षेत्रमाहात्म्ये गोमुखतीर्थमाहात्म्यवर्णनंनाम त्रिनवतितमोऽध्यायः

Ainsi s’achève le quatre-vingt-treizième chapitre, intitulé « Description de la Grandeur du Tīrtha de Gomukha », dans le Māhātmya du kṣetra de Hāṭakeśvara du Nāgara Khaṇḍa, au sein du Skanda Mahāpurāṇa de l’Ekāśīti-sāhasrī Saṃhitā.