Adhyaya 49
Avanti KhandaReva KhandaAdhyaya 49

Adhyaya 49

Mārkaṇḍeya raconte qu’après avoir terrassé Andhaka, Mahādeva revient avec Umā au Kailāsa. Les dieux s’assemblent et reçoivent l’ordre de s’asseoir selon le rang. Śiva explique que, bien que le démon soit mort, son trident demeure souillé et ne peut être purifié par les seules observances ordinaires ; il résout donc d’entreprendre, avec les divinités réunies, un pèlerinage méthodique de tīrtha en tīrtha. Il se baigne en de nombreux lieux saints entre Prabhāsa et la région de Gaṅgā-sāgara sans obtenir la pureté désirée, puis se rend à la Revā (Narmadā), se baigne sur les deux rives et atteint une montagne associée à Bhṛgu. Là, s’arrêtant de fatigue, il reconnaît un endroit d’une beauté singulière, marqué d’une distinction rituelle. Śiva perce la montagne de son trident, ouvrant une fissure qui descend ; le trident devient alors visiblement sans tache, fondant la raison purificatrice du site nommé Śūlabheda. Le récit introduit Sarasvatī comme une présence hautement méritoire surgissant de la montagne, formant une seconde confluence, comparée par analogie à la célèbre rencontre « blanche et sombre » de Prayāga. Brahmā y établit un liṅga éminent (Brahmeśa/Brahmeśvara) qui dissipe la souffrance, tandis que Viṣṇu est dit demeurer durablement dans la partie méridionale du lieu. La topographie rituelle est ensuite décrite : une ligne tracée par la pointe du trident canalise l’eau et engendre un courant sacré vers la Revā ; le tīrtha est nommé et caractérisé, avec un « liṅga d’eau » et trois bassins/kuṇḍas aux remous tournoyants. Le chapitre expose les règles du bain, les choix de mantras (une formule de dix syllabes et des mantras védiques), ainsi que des procédures valables pour toutes les varṇas et pour les deux sexes. Il relie le bain au tarpaṇa, à des actes de type śrāddha et au don (dāna), mentionne des gardiens (vināyakas et kṣetrapālas) et des obstacles pour ceux dont la conduite est dévoyée, présentant le pèlerinage comme une discipline éthique. La phalāśruti célèbre la purification, l’effacement des fautes et l’élévation des ancêtres par des rites accomplis correctement à Śūlabheda.

Shlokas

Verse 1

मार्कण्डेय उवाच । अन्धकं तु निहत्याथ देवदेवो महेश्वरः । उमया सहितो रुद्रः कैलासमगमन्नगम्

Mārkaṇḍeya dit : Après avoir terrassé Andhaka, Maheśvara, le Dieu des dieux—Rudra—accompagné d’Umā, se rendit au mont Kailāsa.

Verse 2

आगताश्च ततो देवा ब्रह्माद्याश्च सवासवाः । हृष्टास्तुष्टाश्च ते सर्वे प्रणेमुः पार्वतीपतिम्

Alors arrivèrent les dieux—Brahmā et les autres, avec Indra. Tous, dans la joie et la pleine satisfaction, se prosternèrent devant le Seigneur de Pārvatī.

Verse 3

ईश्वर उवाच । उपाविशन्तु ते सर्वे ये केचन समागताः । निहतो दानवो ह्येष गीर्वाणार्थे पितामह

Īśvara dit : «Que tous ceux qui se sont rassemblés ici prennent place. Ce dānava a été vraiment abattu pour le bien des dieux, ô Pitāmaha».

Verse 4

रक्तेन तस्य मे शूलं निर्मलं नैव जायते । शुभव्रततपोजप्यरतो ब्रह्मन्मया हतः

«Par son sang, mon trident ne devient nullement pur. Ô Brahman, bien qu’il fût voué aux vœux propices, à l’ascèse et à la récitation, c’est moi qui l’ai tué».

Verse 5

कर्तुमिच्छाम्यहं सम्यक्तीर्थयानं चतुर्मुख । आगच्छन्तु मया सार्द्धं ये यूयमिह संगताः

«Ô Toi aux Quatre Visages, je souhaite entreprendre comme il se doit un pèlerinage vers les tīrthas sacrés. Venez avec moi, vous tous qui êtes rassemblés ici».

Verse 6

इत्युक्त्वा देवदेवेशः प्रभासं प्रतिनिर्ययौ । प्रभासाद्यानि तीर्थानि गङ्गासागरमध्यतः

Ayant ainsi parlé, le Seigneur des seigneurs des dieux se mit en route vers Prabhāsa et (visita) les tīrthas sacrés, à commencer par Prabhāsa, situés dans la contrée entre la Gaṅgā et l’océan.

Verse 7

अवगाह्यापि सर्वाणि नैर्मल्यं नाभवन्नृप । नर्मदायां ततो गत्वा देवो देवैः समन्वितः

Ô roi, même après s’être baigné en tous ces lieux, la pureté ne se manifesta point. Alors le Seigneur, entouré des dieux, se rendit à la sainte Narmadā.

Verse 8

उत्तरं दक्षिणं कूलमवागाहत्प्रियव्रतः । गतस्तु दक्षिणे कूले पर्वते भृगुसंज्ञितम्

Le noble Priyavrata se plongea dans l’eau sur la rive du nord comme sur celle du sud. Puis il se rendit à la rive méridionale, vers la montagne nommée Bhṛgu.

Verse 9

तत्र स्थित्वा महादेवो देवैः सह महीपते । भ्रान्त्वा भ्रान्त्वा चिरं श्रान्तो निर्विण्णो निषसाद ह

Ô roi, là demeura Mahādeva avec les dieux. Il erra encore et encore; puis, après longtemps, las et détaché, il s’assit.

Verse 10

मनोहारि यतः स्थानं सर्वेषां वै दिवौकसाम् । तीर्थं विशिष्टं तन्मत्वा स्थितो देवो महेश्वरः

Parce que ce lieu ravissait le regard de tous les habitants du ciel, Maheśvara, le tenant pour un tīrtha d’exception, s’y établit.

Verse 11

गिरिं विव्याध शूलेन भिन्नं तेन रसातलम् । निर्मलं चाभवच्छूलं न लेपो दृश्यते क्वचित्

De son trident il perça la montagne, la fendant jusqu’à Rasātala. Pourtant le trident demeura sans tache : nulle souillure n’y apparut en aucun lieu.

Verse 12

देवैराह्वानिता तत्र महापुण्या च भारती । पर्वतान्निःसृता तत्र महापुण्या सरस्वती

Là, appelée par les dieux, apparut la sainte Bhāratī ; et de la montagne jaillit la très méritoire rivière Sarasvatī.

Verse 13

द्वितीयः सङ्गमस्तत्र यथा वेण्यां सितासितः । तत्र ब्रह्मा स्वयं देवो ब्रह्मेशं लिङ्गमुत्तमम्

Là se trouve un second saṅgama, tel le mélange des eaux claires et sombres à la Veṇī de Prayāga. En ce lieu même, Brahmā en personne établit le liṅga suprême nommé Brahmeśa.

Verse 14

संस्थापयामास पुण्यं सर्वदुःखघ्नमुत्तमम् । तस्य याम्ये दिशो भागे स्वयं देवो जनार्दनः

Il installa ce liṅga très saint, suprême, qui anéantit toute souffrance. Et sur son côté méridional demeure Janārdana lui-même (Viṣṇu).

Verse 15

तिष्ठते च सदा तत्र विष्णुपादाग्रसंस्थिता । अम्भसो न भवेन्मार्गः कुण्डमध्यस्थितस्य च

Là, elle demeure à jamais, placée devant la plante des pieds de Viṣṇu. Et pour celui qui se tient au milieu du kuṇḍa, il n’existe aucun passage par où l’eau puisse s’échapper.

Verse 16

शूलाग्रेण कृता रेखा ततस्तोयं वहेन्नृप । तत्तोयं च गतं तत्र यत्र रेवा महानदी

Ô roi, une raie fut tracée avec la pointe du trident ; de là l’eau se mit à couler. Et cette eau parvint au lieu où s’écoule la grande rivière Revā.

Verse 17

जललिङ्गं महापुण्यं चकतीर्थं नृपोत्तम । शूलभेदे च देवेशः स्नानं कुर्याद्यथाविधि

Ô le meilleur des rois, le Jala-liṅga, le Liṅga des eaux, est d’un très grand mérite : tel est Cakatīrtha. Et à Śūlabheda, il faut vénérer le Seigneur des devas et se baigner selon le rite prescrit.

Verse 18

आत्मानं मन्यते शुद्धं न किंचित्कल्मषं कृतम् । तस्यैवोत्तरकाष्ठायां देवदेवो जगद्गुरुः

Il se tient pour purifié, comme si aucun péché n’avait été commis. Et sur le côté nord de ce même tīrtha demeure le Dieu des dieux, le Maître du monde.

Verse 19

आत्मना देवदेवेशः शूलपाणिः प्रतिष्ठितः । सर्वतीर्थेषु तत्तीर्थं सर्वदेवमयं परम्

Là, le Seigneur des seigneurs—Śiva, le Porteur du Trident—établit cette présence sacrée par sa propre puissance divine. Parmi tous les tīrthas, ce tīrtha-là est suprême, car il est pénétré de tous les dieux.

Verse 20

सर्वपापहरं पुण्यं सर्वदुःखघ्नमुत्तमम् । तत्र तीर्थे प्रतिष्ठाप्य देवदेवं जगद्गुरुः

Ce lieu saint enlève tous les péchés : très auspiceux et excellent, il détruit toute peine. Là, en ce tīrtha, le Maître du monde consacra le Dieu des dieux.

Verse 21

रक्षापालांस्ततो मुक्त्वा शतं साष्टविनायकान् । क्षेत्रपालाः शतं साष्टं तद्रक्षन्ति प्रयत्नतः

Puis, après avoir établi des gardiens-protecteurs—cent huit Vināyakas—cent huit Kṣetrapālas protègent avec soin ce lieu sacré, avec une vigilance soutenue.

Verse 22

विघ्नास्तस्योपजायन्ते यस्तत्र स्थातुमिच्छति । केचित्कुटुम्बात्ततासु व्याग्राः केचित्कृषीषु च

Des obstacles naissent pour celui qui veut demeurer là. Pour certains, les peines viennent de la famille; pour d’autres, des rives du fleuve—telles des tigres—; pour d’autres encore, de l’agriculture et des champs.

Verse 23

केचित्सभां प्रकुर्वन्ति केचिद्द्रव्यार्जने रताः । परोक्षवादं कुर्वन्ति केऽपि हिंसारताः सदा

Les uns se perdent dans les assemblées et les querelles; les autres se plaisent à amasser des biens. Certains s’adonnent aux propos tenus en l’absence d’autrui, et d’autres sont sans cesse voués à la violence.

Verse 24

परदाररताः केचित्केचिद्वृत्तिविहिंसकाः । अन्ये केचिद्वदन्त्येवं कथं तीर्थेषु गम्यते

Les uns s’attachent aux épouses d’autrui; les autres ruinent leur propre moyen de subsistance juste. D’autres encore disent ainsi : «Comment donc aller en pèlerinage vers les tīrtha ?»

Verse 25

क्षुधया पीड्यते भार्या पुत्रभृत्यादयस्तदा । मोहजालेषु योज्यन्ते एवं देवगणैर्नराः

Alors l’épouse, les enfants, les serviteurs et les autres sont tourmentés par la faim. Ainsi les hommes sont pris dans des filets d’illusion—ainsi l’ordonnent les troupes des devas, comme une entrave.

Verse 26

पापाचाराश्च ये मर्त्याः स्नानं तेषां न जायते । संरक्षन्ति च तत्तीर्थं देवभृत्यगणाः सदा

Pour les mortels au comportement pécheur, la grâce de s’y baigner ne se manifeste pas. Et les troupes des serviteurs divins protègent sans cesse ce tīrtha.

Verse 27

धन्याः पुण्याश्च ये मर्त्यास्तेषां स्नानं प्रजायते । सरस्वत्या भोगवत्या देवनद्या विशेषतः

Bienheureux et vertueux sont les mortels : pour eux, le bain en ce lieu devient réellement possible, surtout dans les rivières sacrées Sarasvatī, Bhogavatī et la Devā-nadī.

Verse 28

अयं तु सङ्गमः पुण्यो यथा वेण्यां सितासितः । दृष्ट्वा तीर्थं तु ते सर्वे गीर्वाणा हृष्टचेतसः

Cette confluence est sainte, telle l’entrelacement de mèches blanches et sombres dans une tresse. En voyant ce tīrtha, tous les Gīrvāṇas, les dieux, furent joyeux au fond du cœur.

Verse 29

देवस्य सन्निधौ भूत्वा वर्णयामासुरुत्तमम् । इदं तीर्थं तु देवेश गयातीर्थेन ते समम्

Se tenant en la présence même du Seigneur, ils célébrèrent la gloire suprême : «Ô Seigneur des dieux, ce tīrtha est égal en mérite au fameux Gayā-tīrtha».

Verse 30

गुह्याद्गुह्यतमं तीर्थं न भूतं न भविष्यति । शूलपाणिः समभ्यर्च्य इन्द्राद्यैरप्सरोगणैः

Plus secret que le secret, ce tīrtha n’a jamais existé auparavant et n’existera plus. Là, Śūlapāṇi (Śiva) est honoré comme il se doit par Indra et les troupes d’Apsarās et d’autres êtres.

Verse 31

यक्षकिन्नरगन्धर्वैर्दिक्पालैर्लोकपैरपि । नृत्यगीतैस्तथा स्तोत्रैः सर्वैश्चापि सुरासुरैः

Là, il est honoré par les Yakṣas, les Kinnaras et les Gandharvas, ainsi que par les gardiens des directions et les protecteurs du monde : par la danse et le chant, et aussi par des hymnes, par tous, dieux et asuras.

Verse 32

पूज्यमानो गणैः सर्वैः सिद्धैर्नागैर्महेश्वरः । देवेन भेदितं तत्र शूलाग्रेण नराधिप

Tandis que Maheśvara était vénéré par tous les Gaṇa, par les Siddha et par les Nāga, ô roi, là le Seigneur fendit ce lieu de la pointe de son trident.

Verse 33

त्रिधा यत्रेक्ष्यतेऽद्यापि ह्यावर्तः सुरपूरितः । कुण्डत्रयं नरव्याघ्र महत्कलकलान्वितम्

Là, encore aujourd’hui, le tourbillon se voit triple, empli de présence divine. Ô tigre parmi les hommes, il s’y trouve trois bassins sacrés, retentissants d’un grand fracas d’eaux.

Verse 34

सर्वपापक्षयकरं सर्वदुःखघ्नमुत्तमम् । तत्र तीर्थे तु यः स्नाति उपवासपरायणः

Suprême est ce tīrtha : il consume tous les péchés et dissipe toute douleur. Celui qui s’y baigne, au gué sacré, voué au jeûne, (en reçoit le fruit).

Verse 35

दीक्षामन्त्रविहीनोऽपि मुच्यते चाब्दिकादघात् । ये पुनर्विधिवत्स्नान्ति मन्त्रैः पञ्चभिरेव च

Même celui qui est sans dīkṣā et sans mantra est délivré du péché amassé en une année. Mais ceux qui se baignent de nouveau selon la règle, avec exactement cinq mantras, (reçoivent le fruit complet).

Verse 36

वेदोक्तैः पञ्चभिर्मन्त्रैः सहिरण्यघटैः शुभैः । अक्षरैर्दशभिश्चैव षड्भिर्वा त्रिभिरेव वा

Avec cinq mantras énoncés par les Veda, accompagnés de vases d’or de bon augure; et avec des (mantras) de dix syllabes, ou de six, ou même de trois—(ainsi s’accomplit le rite).

Verse 37

पृथग्भूतैर्द्विजातीनां तीर्थे कार्यं नराधिप । ब्रह्मक्षत्रविशां वापि स्त्रीशूद्राणां तथैव च

Ô roi, au tīrtha les rites doivent être accomplis distinctement pour les deux-fois-nés ; de même pour les Brāhmaṇa, les Kṣatriya et les Vaiśya, et pareillement aussi pour les femmes et les Śūdra.

Verse 38

पुरुषाणां त्रयीं ध्यात्वा स्नानं कुर्याद्यथाविधि । दशाक्षरेण मन्त्रेण ये पिबन्ति जलं नराः

Pour les hommes, après avoir médité la triade védique, on doit se baigner selon la règle. Ceux qui boivent l’eau avec le mantra de dix syllabes le font comme observance consacrée.

Verse 39

ते गच्छन्ति परं लोकं यत्र देवो महेश्वरः । केदारे च यथा पीतं रुद्रकुण्डे तथैव च

Ils gagnent le monde suprême où demeure le Seigneur Maheśvara. De même que l’on acquiert du mérite en buvant à Kedāra, de même en boivant à Rudrakuṇḍa.

Verse 40

पञ्चरेफसमायुक्तं क्षकारं सुरपूजितम् । ओङ्कारेण समायुक्तमेतद्वेद्यं प्रकीर्तितम्

La syllabe «kṣa», jointe aux cinq «ra» et adorée par les dieux, et unie à l’Oṃkāra : telle est, dit-on, la formule sacrée à connaître.

Verse 41

यस्तत्र कुरुते स्नानं विधियुक्तो जितेन्द्रियः । तिलमिश्रेण तोयेन तर्पयेत्पितृदेवताः

Quiconque s’y baigne selon le rite prescrit, maître de ses sens, doit offrir le tarpaṇa aux Pitṛs et aux divinités avec de l’eau mêlée de sésame.

Verse 42

कुलानां तारयेद्विंशं दशपूर्वान्दशापरान् । गयादिपञ्चस्थानेषु यः श्राद्धं कुरुते नरः

L’homme qui accomplit le śrāddha dans les cinq lieux saints à commencer par Gayā délivre vingt générations de sa lignée : dix avant lui et dix après lui.

Verse 43

स तत्र फलमाप्नोति शूलभेदे न संशयः । यस्तत्र विधिना युक्तो दद्याद्दानानि भक्तितः

Là, à Śūlabheda, il obtient assurément ce fruit, sans aucun doute. Et quiconque, selon les règles prescrites, y fait des dons avec dévotion, en recueille le mérite.

Verse 44

तुदक्षयं फलं तत्र सुकृतं दुष्कृतं तथा । गयाशिरो यथा पुण्यं पितृकार्येषु सर्वदा

Là, le fruit des rites est impérissable, qu’il naisse des bonnes actions ou qu’il serve d’expiation des fautes. De même que Gayāśiras est toujours méritoire pour les rites aux ancêtres, ainsi en est-il de ce lieu.

Verse 45

शूलभेदं तथा पुण्यं स्नानदानादितर्पणैः । भक्त्या ददाति यस्तत्र काञ्चनं गां महीं तिलान्

De même, Śūlabheda est hautement méritoire par le bain sacré, la charité et les libations de tarpaṇa. Celui qui, avec dévotion, y donne de l’or, une vache, de la terre ou du sésame, acquiert un grand mérite.

Verse 46

आसनोपानहौ शय्यां वराश्वान् क्षत्रियस्तथा । वस्त्रयुग्मं च धान्यं च गृहं पूर्णं प्रयत्नतः

Avec un effort approprié, il convient aussi d’offrir des sièges, des chaussures, des lits, d’excellents chevaux, et même un kṣatriya comme serviteur; ainsi qu’une paire de vêtements, du grain et une maison pleinement pourvue.

Verse 47

सयोक्त्रं लाङ्गलं दद्यात्कृष्टां चैव वसुंधराम् । दानान्येतानि यो दद्याद्ब्राह्मणे वेदपारगे

Qu’on donne un joug avec ses liens, une charrue, et même une terre déjà labourée. Celui qui offre ces dons à un Brāhmaṇa versé dans les Veda acquiert un grand mérite.

Verse 48

श्रोत्रिये कुलसम्पन्ने शुचिष्मति जितेन्द्रिये । श्रुताध्ययनसम्पन्ने दम्भहीने क्रियान्विते । त्रयोदशाहःस्वेकैकं त्रयोदशगुणं भवेत्

À un śrotriya—de noble lignée, pur, maître de ses sens, riche d’écoute et d’étude, sans hypocrisie et voué à la juste conduite—chaque don fait durant les treize jours devient treize fois plus fructueux.

Verse 49

। अध्याय

«Adhyāya» : « Chapitre », formule de colophon indiquant le passage ou l’intitulé du chapitre.