Adhyaya 34
Vayaviya SamhitaUttara BhagaAdhyaya 3445 Verses

लिङ्गप्रतिष्ठा-माहात्म्यम् / The Greatness of Liṅga Installation

L’Adhyāya 34 présente la liṅga-pratiṣṭhā (ainsi que l’établissement d’un bera/icone) comme un rite d’efficacité immédiate, capable d’accorder des siddhi nitya, naimittika et kāmya. Upamanyu énonce un axiome cosmologique : « le monde est de forme liṅga ; tout est établi dans le liṅga », et soutient que lorsque le liṅga est installé, stabilité, ordre et auspiciosité s’établissent aussi. À la suite des questions de Kṛṣṇa, il précise ce qu’est le liṅga, comment Maheśvara est le ‘liṅgī’, et pourquoi Śiva est adoré sous cette forme : le liṅga est avyakta (non manifesté), lié aux trois guṇa, principe de source et de dissolution, sans commencement ni fin, et upādāna-kāraṇa (cause matérielle) de l’univers. De cette racine semblable à prakṛti/māyā naît le monde mobile et immobile ; les distinctions śuddha/aśuddha/śuddhāśuddha sont introduites pour rendre compte des grandes divinités. Le chapitre unit ainsi l’injonction rituelle—installer le liṅga avec un effort total pour le bien ici-bas et dans l’au-delà—à une justification métaphysique faisant de l’installation un acte cosmique, re-fondant le réel sous l’ordre (ājñā) de Śiva.

Shlokas

Verse 1

उपमन्युरुवाच । नित्यनैमित्तिकात्काम्याद्या सिद्धिरिह कीर्तिता । सा सर्वा लभ्येत सद्यो लिंगबेरप्रतिष्ठया

Upamanyu dit : «Ici ont été proclamées les réalisations issues des rites quotidiens, des rites occasionnels et des rites accomplis par désir. Toutes peuvent être obtenues sur-le-champ par la pratiṣṭhā sacrée, la consécration du Liṅga de Śiva et de Son icône sainte (bera).»

Verse 2

सर्वो लिंगमयो लोकस्सर्वं लिंगे प्रतिष्ठितम् । तस्मात्प्रतिष्ठिते लिंगे भवेत्सर्वं पतिष्ठितम्

Le monde entier est pénétré par le Liṅga, et tout est établi dans le Liṅga. Ainsi, lorsque le Liṅga est dûment consacré, c’est comme si toutes choses devenaient fermement établies—soutenues en le Seigneur Pati, fondement de tout.

Verse 3

ब्रह्मणा विष्णुना वापि रुद्रेणान्येन केन वा । लिंगप्रतिष्ठामुत्सृज्य क्रियते स्वपदस्थितिः

Que ce soit par Brahmā, par Viṣṇu, par Rudra ou par quiconque : sans établir (pratiṣṭhā) le Śiva-liṅga, on n’accomplit pas la stabilité ferme dans son état véritable, la demeure suprême.

Verse 4

किमन्यदिह वक्तव्यं प्रतिष्ठां प्रति कारणम् । पर्तिष्ठितं शिवेनापि लिंगं वैश्वेश्वरं यतः

Que dire de plus ici au sujet de la cause et de l’autorité de la consécration ? C’est pour cette raison même que Śiva Lui-même établit le Liṅga Vaiśveśvara.

Verse 5

तस्मात्सर्वप्रयत्नेन परत्रेह च शर्मणे । स्थापयेत्परमेशस्य लिंगं बेरमथापि वा

Ainsi, avec tous ses efforts—pour le bien ici-bas et dans l’au-delà—qu’on établisse pour le Seigneur Suprême (Parameśvara) un Śiva-liṅga, ou bien aussi une image sacrée (bera).

Verse 6

श्रीकृष्ण उवाच । किमिदं लिंगमाख्यातं कथं लिंगी महेश्वरः । कथं च लिंगभावो ऽस्य कस्मादस्मिञ्छिवो ऽर्च्यते

Śrī Kṛṣṇa dit : « Qu’est-ce donc que l’on désigne comme le Liṅga ? Comment Maheśvara est-il appelé “Liṅgī” (le Seigneur qui porte le Liṅga) ? Comment ce Seigneur possède-t-il l’état de “Liṅga” ? Et pour quelle raison Śiva est-il adoré en ceci, le Liṅga ? »

Verse 7

उपमन्युरुवाच । अव्यक्तं लिंगमाख्यातं त्रिगुणप्रभवाप्ययम् । अनाद्यनंतं विश्वस्य यदुपादानकारणम्

Upamanyu dit : « Le Liṅga est proclamé non manifesté (avyakta) : de lui naissent les trois guṇa et en lui ils se résorbent. Il est sans commencement ni fin, et il est la cause matérielle de l’univers. »

Verse 8

तदेव मूलप्रकृतिर्माया च गगनात्मिका । तत एव समुत्पन्नं जगदेतच्चराचरम्

Cette Réalité même est la Prakṛti racine, appelée aussi Māyā, dont la nature est semblable à l’espace : subtile et omniprésente. D’elle seule est né cet univers tout entier, le mobile et l’immobile.

Verse 9

अशुद्धं चैव शुद्धं यच्छुद्धाशुद्धं च तत्त्रिधा । ततः शिवो महेशश्च रुद्रो विष्णुः पितामहः

Ce Principe ultime est, en vérité, triple : l’impur, le pur et le mêlé (à la fois pur et impur). De lui procèdent les fonctions cosmiques et leurs divinités présidantes : Śiva, Maheśa, Rudra, Viṣṇu et Pitāmaha (Brahmā).

Verse 10

भूतानि चेन्द्रियैर्जाता लीयन्ते ऽत्र शिवाज्ञया । अत एव शिवो लिंगो लिंगमाज्ञापयेद्यतः

Les êtres, avec les sens dont ils procèdent, se résorbent ici par l’ordre de Śiva. C’est pourquoi Śiva est appelé le Liṅga : car, par son décret souverain, le monde entier est marqué et gouverné.

Verse 11

यतो न तदनाज्ञातं कार्याय प्रभवेत्स्वतः । ततो जातस्य विश्वस्य तत्रैव विलयो यतः

Puisque rien de ce qui lui est inconnu ne peut, de soi-même, surgir comme effet, l’univers né de Lui se résorbe donc en Lui seul, car Il en est le fondement et la cause.

Verse 12

अनेन लिंगतां तस्य भवेन्नान्येन केनचित् । लिंगं च शिवयोर्देहस्ताभ्यां यस्मादधिष्ठितम्

Par cela seul il atteint l’état de Liṅga, et par nul autre moyen. Car le Liṅga est le corps même de Śiva (et de Śakti), puisqu’il est établi et habité par Eux deux.

Verse 13

अतस्तत्र शिवः साम्बो नित्यमेव समर्चयेत् । लिंगवेदी महादेवी लिंगं साक्षान्महेश्वरः

Ainsi, en ce lieu sacré, il faut sans cesse vénérer Śiva avec Umā (Sāmba). Le piédestal du Liṅga est Mahādevī elle-même, et le Liṅga est Maheśvara en personne, manifesté aux yeux.

Verse 14

तयोः संपूजनादेव स च सा च समर्चितौ । न तयोर्लिंगदेहत्वं विद्यते परमार्थतः

Par le seul fait de les adorer tous deux, Lui et Elle sont dûment honorés. Pourtant, dans la vérité suprême, aucun des deux n’est essentiellement le corps du Liṅga.

Verse 15

यतस्त्वेतौ विशुद्धौ तौ देहस्तदुपचारतः । तदेव परमा शक्तिः शिवस्य परमात्मनः

Parce que ces deux-là sont réellement purs, on ne parle de « corps » que par simple usage conventionnel. Ce principe même, dans sa pureté, est la Puissance suprême (Śakti) de Śiva, le Soi suprême.

Verse 16

शक्तिराज्ञां यदादत्ते प्रसूते तच्चराचरम् । न तस्य महिमा शक्यो वक्तुं वर्षशतैरपि

Lorsque la Puissance souveraine (Śakti), selon l’ordre du Seigneur, est conférée, elle enfante cet univers tout entier—le mobile et l’immobile. Même en des centaines d’années, on ne saurait dire pleinement la grandeur de cela (de la Puissance divine et de son Seigneur).

Verse 17

येनादौ मोहितौ स्यातां ब्रह्मनारायणावपि । पुरा त्रिभुवनस्यास्य प्रलये समुपस्थिते

Par Lui, même Brahmā et Nārāyaṇa furent, au commencement, plongés dans l’illusion—lorsque jadis s’approchait la dissolution (pralaya) de ce triple monde.

Verse 18

यदृच्छया गतस्तत्र ब्रह्मा लोकपितामहः

Par une heureuse conjoncture divine, Brahmā—l’aïeul suprême et géniteur des mondes—se rendit en ce lieu.

Verse 19

ददर्श पुण्डरीकाक्षं स्वपन्तं तमनाकुलम् । मायया मोहितः शम्भोर्विष्णुमाह पितामहः

Il vit Viṣṇu aux yeux de lotus, endormi, parfaitement paisible. Alors Pitāmaha (Brahmā), abusé par la māyā de Śambhu (Śiva), s’adressa à Viṣṇu.

Verse 20

कस्त्वं वदेत्यमर्षेण प्रहृत्योत्थाप्य माधवम् । स तु हस्तप्रहारेण तीव्रेणाभिहतः क्षणात्

Dans sa colère, il frappa Mādhava, le releva de force et cria : « Qui es-tu ? » Mais aussitôt Mādhava fut atteint par ce violent coup de main.

Verse 21

प्रबुद्धोत्थाय शयनाद्ददर्श परमेष्ठिनम् । तमाह चांतस्संक्रुद्धः स्वयमक्रुद्धवद्धरिः

S’éveillant et se levant de sa couche, Hari vit Parameṣṭhin (Brahmā). Bien qu’irrité au fond de lui, le Seigneur se maîtrisa et parla comme s’il n’était point en colère.

Verse 22

कुतस्त्वमागतो वत्स कस्मात्त्वं व्याकुलो वद । इति विष्णुवचः श्रुत्वा प्रभुत्वगुणसूचकम्

« D’où viens-tu, cher enfant ? Pourquoi es-tu troublé ? Dis-le-moi. » Entendant ces paroles de Viṣṇu—qui manifestaient sa seigneurie protectrice—(l’autre répondit en conséquence).

Verse 23

रजसा बद्धवैरस्तं ब्रह्मा पुनरभाषत । वत्सेति मां कुतो ब्रूषे गुरुः शिष्यमिवात्मनः

Alors Brahmā s’adressa de nouveau à celui dont l’inimitié avait été solidement liée par le rajas : «Ô cher enfant, pourquoi m’appelles-tu “cher enfant” ? Tu me parles comme si tu étais le guru et moi ton propre disciple.»

Verse 24

मां न जानासि किं नाथं प्रपञ्चो यस्य मे कृतिः । त्रिधात्मानं विभज्येदं सृष्ट्वाथ परिपाल्यते

«Ne me connais-tu pas, ô Seigneur ? Tout cet univers manifesté est mon œuvre. En divisant mon être en une triple modalité, je crée ce monde, puis je le soutiens et le gouverne.»

Verse 25

संहरामि नमे कश्चित्स्रष्टा जगति विद्यते । इत्युक्ते सति सो ऽप्याह ब्रह्माणं विष्णुरव्ययः

Lorsqu’il déclara : «Je dissous (l’univers), et pour moi il n’existe aucun créateur dans le monde», l’impérissable Viṣṇu, en réponse, s’adressa à Brahmā.

Verse 26

अहमेवादिकर्तास्य हर्ता च परिपालकः । भवानपि ममैवांगादवतीर्णः पुराव्ययात्

«Moi seul suis le créateur primordial de cet univers, celui qui le retire lors de la dissolution, et son protecteur. Toi aussi, jadis, tu es descendu d’un de mes propres membres — de moi, l’Immuable, l’Impérissable.»

Verse 27

मन्नियोगात्त्वमात्मानं त्रिधा कृत्वा जगत्त्रयम् । सृजस्यवसि चांते तत्पुनः प्रतिसृजस्यपि

«Par mon ordonnance, tu divises ton propre être en trois et, ainsi, tu fais naître les trois mondes ; tu les soutiens, et à la fin tu les résorbes de nouveau dans leur source.»

Verse 28

विस्मृतोसि जगन्नाथं नारायणमनामयम् । तवापि जनकं साक्षान्मामेवमवमन्यसे

Tu as oublié Nārāyaṇa, Seigneur de l’univers, l’Immaculé, l’Inaltérable sans maladie. Et pourtant tu me méprises ainsi—moi qui suis véritablement ton propre père, manifesté devant toi.

Verse 29

तवापराधो नास्त्यत्र भ्रांतोसि मम मायया । मत्प्रसादादियं भ्रांतिरपैष्यति तवाचिरात्

En cela, tu n’as commis aucune faute. Tu as été égaré par Ma Māyā. Par Ma grâce, cette illusion qui est la tienne se dissipera bientôt.

Verse 30

शृणु सत्यं चतुर्वक्त्र सर्वदेवेश्वरो ह्यहम् । कर्ता भर्ता च हर्ता च न मयास्ति समो विभुः

Écoute la vérité, ô Brahmā aux quatre visages : Je suis en vérité le Seigneur de tous les dieux. Je suis l’agent, le soutien et Celui qui retire; Souverain qui pénètre tout, nul n’est mon égal.

Verse 31

एवमेव विवादोभूद्ब्रह्मविष्ण्वोः परस्परम् । अभवच्च महायुद्धं भैरवं रोमहर्षणम्

Ainsi naquit une querelle entre Brahmā et Viṣṇu, l’un contre l’autre ; et s’ensuivit une grande bataille, terrible, faisant frissonner jusqu’aux cheveux. Du point de vue śaiva, ce heurt révèle la limite de la souveraineté mondaine lorsqu’elle n’est pas liée à la reconnaissance du Seigneur suprême (Pati), Śiva, qui seul apaise une telle rivalité en dévoilant la vérité plus haute.

Verse 32

मुष्टिभिर्न्निघ्नतोस्तीव्रं रजसा बद्धवैरयोः । तयोर्दर्पापहाराय प्रबोधाय च देवयोः

Tandis que ces deux dieux—liés par une inimitié farouche—se frappaient à coups de poing et soulevaient d’épaisses nuées de poussière, cela advint afin de leur ôter l’orgueil et d’éveiller en eux la juste compréhension.

Verse 33

मध्ये समाविरभवल्लिंगमैश्वरमद्भुतम् । ज्वालामालासहस्राढ्यमप्रमेयमनौपमम्

Au cœur même de cette manifestation apparut le Liṅga souverain du Seigneur, prodigieux, paré de milliers de guirlandes de flammes, incommensurable et sans égal.

Verse 34

क्षयवृद्धिविनिर्मुक्तमादिमध्यांतवर्जितम् । तस्य ज्वालासहस्रेण ब्रह्मविष्णू विमोहितौ

Ce Liṅga était affranchi de déclin et d’accroissement, sans commencement, sans milieu ni fin ; par les mille flammes de son éclat suprême, Brahmā et Viṣṇu furent saisis de trouble.

Verse 35

विसृज्य युद्धं किं त्वेतदित्यचिंतयतां तदा । न तयोस्तस्य याथात्म्यं प्रबुद्धमभवद्यदा

Alors, mettant de côté le combat, ils se mirent à réfléchir : « Qu’est-ce donc, en vérité ? » Mais, à cet instant, la nature réelle de ce mystère ne s’éclaira pour aucun des deux.

Verse 36

तदा समुद्यतौ स्यातां तस्याद्यंतं परीक्षितुम् । तत्र हंसाकृतिर्ब्रह्मा विश्वतः पक्षसंयुतः

Alors tous deux se mirent en route pour examiner le commencement et la fin de cette manifestation sans limites. Là, Brahmā prit la forme d’un cygne, pourvu d’ailes déployées de toutes parts, afin de la rechercher.

Verse 37

मनोनिलजवो भूत्वा गतस्तूर्ध्वं प्रयत्नतः । नारायणोपि विश्वात्मा लीलाञ्जनचयोपमम्

Devenant rapide comme la pensée et le vent, il s’efforça et s’éleva vers les hauteurs. Même Nārāyaṇa, l’Âme de l’univers, monta avec effort, semblable à une masse joueuse d’éclat noir, tel le collyre.

Verse 38

वाराहममितं रूपमस्थाय गतवानधः । एवं वर्षसहस्रं तु त्वरन् विष्णुरधोगतः

Revêtant la forme incommensurable du Sanglier (Varāha), Viṣṇu descendit vers les profondeurs. Ainsi, se hâtant, il poursuivit sa descente durant mille ans.

Verse 39

नापश्यदल्पमप्यस्य मूलं लिंगस्य सूकरः । तावत्कालं गतश्चोर्ध्वं तस्यांतं ज्ञातुमिच्छया

Même après un long temps, le Sanglier (Viṣṇu) ne vit pas la moindre trace de la base de ce Liṅga. Alors, durant un temps égal, il remonta aussi, désirant en connaître la limite; mais l’extrémité du signe du Seigneur demeurait hors d’atteinte.

Verse 40

तथैव भगवान् विष्णुः श्रांतः संविग्नलोचनः

De même, le Seigneur Viṣṇu s’épuisa, les yeux troublés d’une agitation anxieuse.

Verse 41

क्लेशेन महता तूर्णमधस्तादुत्थितो ऽभवत् । समागतावथान्योन्यं विस्मयस्मेरवीक्षणौ

Avec une grande peine, il remonta promptement depuis les profondeurs. Alors les deux se rejoignirent et, se regardant l’un l’autre, leurs yeux furent emplis d’émerveillement et d’un doux sourire.

Verse 42

मायया मोहितौ शंभोः कृत्याकृत्यं न जग्मतुः । पृष्ठतः पार्श्वतस्तस्य चाग्रतश्च स्थितावुभौ

Leurrés par la māyā de Śambhu, tous deux ne purent discerner ce qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait pas faire. Ils demeurèrent près de Lui : l’un derrière, l’autre à son côté, et aussi devant, comme incapables de s’éloigner.

Verse 43

प्रणिपत्य किमात्मेदमित्यचिंतयतां तदा

S’étant prosternés, à l’instant même ils se mirent à méditer : «Qu’est donc en vérité ce Soi (Ātman) ?»

Verse 89

वारिशय्यागतो विष्णुः सुष्वापानाकुलः सुखम् । ५

Parvenu à sa couche d’eaux, Viṣṇu s’endormit dans la félicité, sans la moindre agitation.

Verse 90

श्रांतोत्यंतमदृष्ट्वांतं पापताधः पितामहः । ५

Accablé de fatigue, le Grand-Père Brahmā—ne trouvant pas la fin de cette réalité et voyant la chute vers le péché—fut profondément troublé.

Frequently Asked Questions

A teacher–disciple style dialogue: Kṛṣṇa questions the nature of the liṅga and Śiva as ‘liṅgī’, and Upamanyu answers with metaphysical and ritual justification.

It presents the liṅga as the unmanifest causal ground (beginningless/endless) from which the cosmos arises and into which it resolves, making the ritual form a marker of ultimate reality rather than a mere symbol.

From the tri-fold purity schema and the causal ground, the discourse accounts for major deities—Śiva/Maheśa, Rudra, Viṣṇu, and Brahmā—within a Śaiva-centered hierarchy of origin and governance.