Adhyaya 29
Vayaviya SamhitaUttara BhagaAdhyaya 2940 Verses

काम्यकर्मविभागः — Taxonomy of Kāmya (Desire-Motivated) Śaiva Rites

L’Adhyāya 29 s’ouvre lorsque Śrī Kṛṣṇa demande à Upamanyu d’expliquer si les pratiquants qualifiés du Śiva-dharma (śivadharmādhikāriṇaḥ) accomplissent aussi des kāmya-karmas, en plus des devoirs nitya/naimittika déjà enseignés. Upamanyu répond en classant les fruits en aihika (de ce monde), āmūṣmika (de l’au-delà) et mixtes; puis il expose une typologie des pratiques selon leur modalité: kriyā-maya (action/rite), tapaḥ-maya (austérité), japa–dhyāna-maya (récitation de mantras et méditation) et sarva-maya (intégrative, combinant les modes), la kriyā étant détaillée en enchaînements tels que homa, dāna et arcana. Il souligne que l’action rituelle donne des résultats complets surtout à ceux qui possèdent la śakti (aptitude/empowerment), car la śakti est identifiée à l’ājñā, l’ordre ou l’autorisation de Śiva, le Paramātman; ainsi, celui qui porte l’autorisation de Śiva doit entreprendre les rites kāmya. Il présente ensuite des rites accordant des fruits ici-bas et dans l’au-delà, accomplis par les Śaiva et les Māheśvara selon un ordre intérieur/extérieur. Il précise que “Śiva” et “Maheśvara” ne sont pas ultimement différents, et que Śaiva et Māheśvara ne sont donc pas séparés en essence: les Śaiva, s’appuyant sur Śiva, se consacrent au jñāna-yajña (sacrifice de la connaissance), tandis que les Māheśvara se consacrent au karma-yajña (sacrifice de l’action). Ainsi, les Śaiva privilégient l’intérieur et les Māheśvara l’extérieur, mais la procédure rituelle demeure identique en principe; seul l’accent (antar/bahiḥ) varie.

Shlokas

Verse 1

श्रीकृष्ण उवाच । भगवंस्त्वन्मुखादेव श्रुतं श्रुतिसमं मया । स्वाश्रितानां शिवप्रोक्तं नित्यनैमित्तिकं तथा

Śrī Kṛṣṇa dit : «Ô vénérable, j’ai entendu de ta propre bouche un enseignement dont l’autorité égale celle des Veda : ce que Śiva a prescrit à ceux qui prennent refuge en Lui — les observances quotidiennes et aussi les rites occasionnels, accomplis par devoir».

Verse 2

इदानीं श्रोतुमिच्छामि शिवधर्माधिकारिणाम् । काम्यमप्यस्ति चेत्कर्म वक्तुमर्हसि साम्प्रतम्

À présent, je souhaite entendre parler de ceux qui sont qualifiés pour le dharma de Śiva. Et s’il existe aussi pour eux des rites motivés par le désir (kāmya-karmas), tu dois les exposer dès maintenant.

Verse 3

उपमन्युरुवाच । अस्त्यैहिकफलं किञ्चिदामुष्मिकफलं तथा । ऐहिकामुष्मिकञ्चापि तच्च पञ्चविधं पुनः

Upamanyu dit : « Il est un fruit propre à cette vie, et de même un fruit propre à l’au-delà. Il est aussi un fruit qui est à la fois de ce monde et de l’autre ; et celui-ci, de nouveau, est de cinq sortes. »

Verse 4

किंचित्क्रियामयं कर्म किंचित्कर्म तपो मयम् । जपध्यानमयं किंचित्किंचित्सर्वमयं तथा

Certains karmas sont principalement faits d’actes rituels ; d’autres sont surtout faits d’austérités. Certains sont composés de japa et de méditation ; et d’autres encore sont « tout-entiers », embrassant toutes les voies de la discipline spirituelle.

Verse 5

क्रियामयं तथा भिन्नं होमदानार्चनक्रमात् । सर्वशक्तिमतामेव नान्येषां सफलं भवेत्

Le culte fondé sur l’action—distingué selon l’ordre des pratiques de homa (oblations), de dāna (don) et d’arcana (adoration rituelle)—ne porte du fruit que pour ceux qui sont pourvus d’une pleine puissance spirituelle ; pour les autres, il ne devient pas réellement fructueux.

Verse 6

शक्तिश्चाज्ञा मदेशस्य शिवस्य परमात्मनः । तस्मात्काम्यानि कर्माणि कुर्यादाज्ञाधरोद्विजः

La Puissance (Śakti) et l’Ordre (ājñā) sont mon propre décret—moi, Śiva, le Soi suprême. Ainsi, ô deux-fois-né, celui qui porte cet ordre divin doit accomplir les rites kāmya selon cet ordre.

Verse 7

अथ वक्ष्यामि काम्यं हि चेहामुत्र फलप्रदम् । शैवैर्माहेश्वरैश्चैव कार्यमंतर्बहिः क्रमात्

À présent, j’exposerai la discipline kāmya, qui confère des fruits ici-bas et dans l’au-delà. Elle doit être pratiquée par les Śaiva et les Māheśvara, selon l’ordre prescrit, intérieurement et extérieurement.

Verse 8

शिवो महेश्वरश्चेति नात्यंतमिह भिद्यते । यथा तथा न भिद्यंते शैवा माहेश्वरा अपि

Ici, les appellations « Śiva » et « Maheśvara » ne diffèrent pas véritablement quant à l’essence. De même, les Śaivas et les Māheśvaras ne doivent pas non plus être tenus pour distincts.

Verse 9

शिवाश्रिता हि ते शैवा ज्ञानयज्ञरता नराः । माहेश्वरास्समाख्याता कर्मयज्ञरता भुवि

Les Śaivas qui ont pris refuge en Śiva et se consacrent au sacrifice de la connaissance (jñāna-yajña) sont véritablement bénis. En ce monde, ceux qui se vouent au sacrifice de l’action rituelle et du devoir (karma-yajña) sont appelés Māheśvaras.

Verse 10

तस्मादाभ्यन्तरे कुर्युः शैवा माहेश्वरा वहिः । न तु प्रयोगो भिद्येत वक्ष्यमाणस्य कर्मणः

Ainsi, qu’ils soient Śaiva au-dedans et, au-dehors, Māheśvara ; mais que la procédure prescrite du rite qui va être exposé ne soit ni modifiée ni transgressée.

Verse 11

परीक्ष्य भूमिं विधिवद्गंधवर्णरसादिभिः । मनोभिलषिते तत्र वितानविततांबरे

Après avoir examiné correctement le sol—par son parfum, sa couleur, sa saveur et autres signes—dans un lieu agréable à l’esprit, on doit déployer un dais et disposer au-dessus une vaste couverture pour le rite.

Verse 12

सुप्रलिप्ते महीपृष्ठे दर्पणोदरसंनिभे । प्राचीमुत्पादयेत्पूर्वं शास्त्रदृष्टेन वर्त्मना

Sur une terre bien enduite et parfaitement nivelée, lisse comme l’intérieur d’un miroir, on doit d’abord établir la direction de l’Est, selon la voie indiquée par les śāstra.

Verse 13

एकहस्तं द्विहस्तं वा मण्डलं परिकल्पयेत् । आलिखेद्विमलं पद्ममष्टपत्रं सकर्णिकम्

Qu’on dispose un maṇḍala rituel d’une ou de deux paumes d’étendue; et qu’on y dessine un lotus sans tache, à huit pétales, avec son cœur central (karnikā).

Verse 14

रत्नहेमादिभिश्चूर्णैर्यथासंभवसंभृतैः । पञ्चावरणसंयुक्तं बहुशोभासमन्वितम्

Avec des poudres de gemmes, d’or et autres—réunies selon ses moyens—qu’on le prépare muni de cinq enceintes (āvaraṇa), richement paré de splendeur.

Verse 15

दलेषु सिद्धयः कल्प्याः केसरेषु सशक्तिकाः । रुद्रा वामादयस्त्वष्टौ पूर्वादिदलतः क्रमात्

Dans les pétales, qu’on établisse les siddhis, les perfections spirituelles; et dans les filaments, avec elles, les Śaktis, les Puissances divines. Les huit Rudras—à commencer par Vāma—doivent être contemplés dans l’ordre requis, en partant du pétale de l’Est et en poursuivant ensuite.

Verse 16

कर्णिकायां च वैराग्यं बीजेषु नव शक्तयः । स्कन्दे शिवात्मको धर्मो नाले ज्ञानं शिवाश्रयम्

Dans le péricarpe demeure le détachement ; dans les syllabes-semences résident les neuf śakti. Dans la tige se tient le dharma dont l’essence est Śiva, et dans le canal se trouve la connaissance qui ne repose que sur Śiva.

Verse 17

कर्णिकोपरि चाग्नेयं मंडलं सौरमैन्दवम् । शिवविद्यात्मतत्त्वाख्यं तत्त्वत्रयमतः परम्

Au-dessus du péricarpe se tient le maṇḍala d’Agni, avec les sphères solaire et lunaire. Au-delà se trouve la triade des principes : le tattva de Śiva, le tattva de Vidyā et le tattva de l’Ātman, transcendants aux plans inférieurs.

Verse 18

सर्वासनोपरि सुखं विचित्रकुसुमान्वितम् । पञ्चावरणसंयुक्तं पूजयेदंबया सह

Sur le plus excellent des sièges, confortable et orné de fleurs multicolores, on doit adorer (Śiva) avec la Mère divine (Ambā), en ordonnant le rite selon les cinq enceintes (pañcāvaraṇa).

Verse 19

शुद्धस्फटिकसंकाशं प्रसन्नं शीतलद्युतिम् । विद्युद्वलयसंकाशजटामुकुटभूषितम्

Il apparut tel un cristal sans tache—serein, limpide, rayonnant d’une splendeur fraîche et apaisante—orné d’une couronne de jata dont l’éclat ressemblait à un anneau d’éclair.

Verse 20

शार्दूलचर्मवसनं किञ्चित्स्मितमुखांबुजम् । रक्तपद्मदलप्रख्यपादपाणितलाधरम्

Il portait pour vêtement une peau de tigre; son visage, tel un lotus, esquissait un doux sourire. Ses pieds, ses paumes et ses lèvres brillaient de la teinte des pétales du lotus rouge.

Verse 21

सर्वलक्षणसंपन्नं सर्वाभरणभूषितम् । दिव्यायुधवरैर्युक्तं दिव्यगंधानुलेपनम्

Il possédait tous les signes de bon augure et était paré de tous les ornements; muni d’armes divines excellentes, il était oint de parfums célestes.

Verse 22

पञ्चवक्त्रं दशभुजं चन्द्रखण्डशिखामणिम् । अस्य पूर्वमुखं सौम्यं बालार्कसदृशप्रभम्

Il est à cinq visages et dix bras, couronné du joyau sommital portant le croissant de lune. De Lui, le visage de l’Orient est doux et de bon augure, rayonnant d’un éclat semblable au soleil à peine levé.

Verse 23

त्रिलोचनारविंदाढ्यं कृतबालेंदुशेखरम् । दक्षिणं नीलजीमूतसमानरुचिरप्रभम्

Sur le côté méridional de cette forme sacrée, il contempla le Seigneur : ses trois yeux étaient tels des lotus, la tendre lune croissante ornait son faîte comme un joyau, et sa belle splendeur ressemblait à un nuage de pluie bleu sombre—auspicieuse et compatissante, digne d’être méditée par l’âme liée qui cherche la grâce de Pati (Śiva).

Verse 24

भ्रुकुटीकुटिलं घोरं रक्तवृत्तेक्षणत्रयम् । दंष्ट्राकरालं दुर्धर्षं स्फुरिताधरपल्लवम्

Terrible à voir, les sourcils noués en un froncement farouche ; portant trois yeux ronds, rouges comme le sang ; aux crocs effrayants, invincible et inabordable—ses lèvres, telles des bourgeons, frémissaient et palpitaient sous l’élan de la puissance.

Verse 25

उत्तरं विद्रुमप्रख्यं नीलालकविभूषितम् । सविलासं त्रिनयनं चन्द्राभरणशेखरम्

Son aspect septentrional brillait comme le corail rouge, orné de boucles de cheveux bleu sombre ; plein de grâce et de jeu, aux trois yeux, portant la lune croissante comme ornement de faîte sur sa tête.

Verse 26

पश्चिमं पूर्णचन्द्राभं लोचनत्रितयोज्ज्वलम् । चन्द्ररेखाधरं सौम्यं मंदस्मितमनोहरम्

Tourné vers l’Occident, Il resplendit tel la pleine lune, irradiant de l’éclat de Ses trois yeux. Portant le signe du croissant lunaire, doux et de bon augure, Il ravit le cœur par un sourire léger et envoûtant.

Verse 27

पञ्चमं स्फटिकप्रख्यमिंदुरेखासमुज्ज्वलम् । अतीव सौम्यमुत्फुल्ललोचनत्रितयोज्ज्वलम्

La cinquième forme avait un éclat de cristal, magnifiquement illuminée par le signe du croissant lunaire. D’une douceur et d’un bon augure extrêmes, elle rayonnait de la splendeur de trois yeux grands ouverts.

Verse 28

दक्षिणे शूलपरशुवज्रखड्गानलोज्ज्वलम् । सव्ये च नागनाराचघण्टापाशांकुशोज्ज्वलम्

Dans les mains droites, Il resplendissait du trident, de la hache, du vajra, de l’épée et du feu flamboyant ; et dans les mains gauches, Il resplendissait du serpent, de la flèche de fer, de la cloche, du lasso et de l’aiguillon (aṅkuśa).

Verse 29

निवृत्त्याजानुसंबद्धमानाभेश्च प्रतिष्ठया । आकंठं विद्यया तद्वदाललाटं तु शांतया

Des genoux jusqu’au nombril, qu’on établisse (qu’on applique) la cendre sacrée avec l’esprit de retrait du monde (nivṛtti). Du nombril vers le haut, qu’on l’applique avec fermeté (pratiṣṭhā) ; jusqu’à la gorge, avec vidyā, la connaissance spirituelle ; et de même sur le front, avec une paix sereine (śānti).

Verse 30

तदूर्ध्वं शांत्यतीताख्यकलया परया तथा । पञ्चाध्वव्यापिनं साक्षात्कलापञ्चकविग्रहम्

Au-delà encore, par la puissance suprême et transcendante nommée « Śāntyatītā », on réalise directement le Seigneur qui pénètre les cinq voies de la manifestation—Lui dont la forme même est l’ensemble quintuple des kalās, les puissances divines.

Verse 31

ईशानमुकुटं देवं पुरुषाख्यं पुरातनम् । अघोरहृदयं तद्वद्वामगुह्यं महेश्वरम्

Il est Maheśvara : son diadème est Īśāna, antique et primordial, connu sous le nom de Puruṣa. De même, son cœur est Aghora ; et son mystère caché du côté gauche est Vāma.

Verse 32

सद्यपादं च तन्मूर्तिमष्टत्रिंशत्कलामयम् । मातृकामयमीशानं पञ्चब्रह्ममयं तथा

On l’appelle aussi Sadyapāda ; cette Forme sienne est faite de trente-huit kalās (puissances divines). Il est Īśāna, pénétré des Mātṛkās (matrices sacrées du son), et il est aussi Pañcabrahman, les cinq réalités/visages de Śiva.

Verse 33

ओंकाराख्यमयं चैव हंसशक्त्या समन्वितम् । तथेच्छात्मिकया शक्त्या समारूढांकमंडलम्

Il est, en vérité, de la nature même nommée Oṁ, et conjoint à la Haṁsa-Śakti ; de même, porté par la puissance de la Volonté (icchā-śakti), il tient sur son giron le maṇḍala rayonnant.

Verse 34

ज्ञानाख्यया दक्षिणतो वामतश्च क्रियाख्यया । तत्त्वत्रयमयं साक्षाद्विद्यामूर्तिं सदाशिवम्

À sa droite se tient la Puissance nommée Connaissance (Jñāna), et à sa gauche la Puissance nommée Action (Kriyā). Il est directement Sadāśiva—dont la forme est la Vidyā pure—incarnant la triade des principes : Pati, Paśu et Pāśa.

Verse 35

मूर्तिमूलेन संकल्प्य सकलीकृत्य च क्रमात् । संपूज्य च यथान्यायमर्घान्तं मूलविद्यया

Après avoir invoqué en esprit (Śiva) par la racine de la forme sacrée, puis, graduellement, rendu cette vision complète, on doit l’adorer selon la règle prescrite—jusqu’à l’offrande d’arghya—au moyen de la mūla-vidyā, le mantra racine.

Verse 36

मूर्तिमन्तं शिवं साक्षाच्छक्त्या परमया सह । तत्रावाह्य महादेवं सदसद्व्यक्तिवर्जितम्

Là, après avoir invoqué le Seigneur Śiva—véritablement présent sous une forme incarnée—avec sa Śakti suprême, on doit adorer Mahādeva, qui transcende le manifesté et le non-manifesté, et demeure au-delà de toute limitation d’individualisation.

Verse 37

पञ्चोपकरणं कृत्वा पूजयेत्परमेश्वरम् । ब्रह्मभिश्च षडङ्गैश्च ततो मातृकया सह

Après avoir disposé les cinq requis rituels (pañcopakaraṇa), on doit adorer Parameśvara. Ensuite, avec les Brahma-mantras et les six auxiliaires (ṣaḍaṅga), puis avec la Mātṛkā—la matrice des lettres sacrées—le culte doit être accompli.

Verse 38

प्रणवेन शिवेनैव शक्तियुक्तेन च क्रमात् । शांतेन वा तथान्यैश्च वेदमन्त्रैश्च कृत्स्नशः

On doit accomplir le rite selon l’ordre prescrit au moyen du Praṇava (Oṁ) et aussi du mantra « Śiva », uni à la Śakti ; ou bien au moyen du mantra de Śānti, et de même par les autres mantras védiques dans leur intégralité.

Verse 39

पूजयेत्परमं देवं केवलेन शिवेन वा । पाद्यादिमुखवासांतं कृत्वा प्रस्थापनं विना

On doit vénérer le Seigneur Suprême—que ce soit la Divinité Absolue elle-même ou Śiva seul—en offrant les services rituels depuis l’eau pour les pieds (pādya) jusqu’au parfum pour la bouche (mukhavāsa), mais sans accomplir la congé finale (visarjana) de la divinité.

Verse 40

पञ्चावरणपूजां तु ह्यारभेत यथाक्रमम्

Ensuite, on doit commencer le culte des cinq enceintes (pañcāvaraṇa-pūjā) selon l’ordre prescrit.

Frequently Asked Questions

No standalone mythic episode dominates the sampled passage; the chapter is framed as a didactic dialogue where Kṛṣṇa questions Upamanyu about kāmya rites within Śiva-dharma.

The chapter correlates ritual efficacy with śakti understood as Śiva’s ājñā (authorization), implying that correct empowerment/qualification is the hidden condition behind successful kāmya practice.

Śiva and Maheśvara are treated as non-different at the level of ultimate reality; the ‘Śaiva’ and ‘Māheśvara’ identities are presented as functional emphases (inner jñāna-yajña vs. outer karma-yajña) rather than separate manifestations.