Adhyaya 123
Purva BhagaFourth QuarterAdhyaya 12380 Verses

The Description of the Caturdaśī Vrata Observed throughout the Twelve Months

Sanātana enseigne à Nārada une série d’observances de Caturdaśī réparties sur les douze mois et selon diverses divinités. Le chapitre s’ouvre sur la Caturdaśī dédiée à Śiva : offrandes de substances parfumées, feuilles de bilva, jeûne ou ekabhukta, hommage aux mères, puis, le lendemain, achèvement par la transmission du mantra à un brāhmaṇa. Viennent ensuite des vratas liés à la tithi : culte de Nṛsiṃha avec ṣoḍaśopacāra et abhiṣeka de pañcāmṛta ; mérite du pèlerinage à Oṃkāreśvara ; Liṅga-vrata (avec un liṅga de farine) ; Rudra-vrata avec l’austérité du pañcāgni et le don d’une « vache d’or » ; offrandes florales saisonnières et pavitra-āropaṇa en Bhādrapada à la Déesse. Un long passage détaille l’Ananta-vrata : offrande de blé avec un seul repas, cordon à quatorze nœuds noué selon le sexe, observance sur quatorze ans et udyāpana avec sarvatobhadra maṇḍala, kalaśa, image d’Ananta, culte des divinités auxiliaires, homa et larges dons. Suit le Kadali-vrata : adoration de Rambhā dans un bosquet et repas offerts aux jeunes filles/sumangalis. Le chapitre donne aussi des indications de śrāddha pour certains décès, des dons liés à Dharma/Yama et des rites de lampes à huile (notamment en Kārttika), le contexte du vœu Pāśupata à Maṇikarṇikā, le Brahma-kūrca (régime de pañcagavya), Pāṣāṇa-vrata, Virūpākṣa-vrata, Yama-tarpaṇa en Māgha, et culmine avec Śivarātri lors de la dernière Kṛṣṇa Caturdaśī, avec un modèle commun d’udyāpana utilisant quatorze pots et des instruments rituels.

Shlokas

Verse 1

सनातन उवाच । श्रृणु नारद वक्ष्यामि चतुर्दश्या व्रतानि ते । यानि कृत्वा नरो लोके सर्वान्कामानवाप्नुयात् ॥ १ ॥

Sanātana dit : «Écoute, ô Nārada ; je vais te dire les vœux observés au quatorzième jour lunaire (Caturdaśī). En les accomplissant, l’homme en ce monde peut obtenir tous les buts désirés.»

Verse 2

चैत्रशुक्ल चतुर्दश्यां कुंकुमागरुचन्दनैः । गन्धाद्यैर्वस्त्रमणिभिः कार्यार्या महती शिवे ॥ २ ॥

Au quatorzième jour lunaire (Caturdaśī) de la quinzaine claire de Caitra, qu’on accomplisse pour Śivā un culte vaste et noble, avec kunkuma (safran), agaru, santal, parfums et autres offrandes, ainsi que vêtements et joyaux.

Verse 3

वितानध्वजछत्राणि दत्वा पूज्याश्च मातरः । एवं कृत्वार्चनं विप्र सोपवासोऽथवैकभुक् ॥ ३ ॥

Après avoir offert dais, bannières et ombrelles, et après avoir honoré comme il se doit les Mères vénérables, ô brāhmane, une fois le culte accompli ainsi, qu’on observe le jeûne (upavāsa) — ou bien qu’on ne prenne qu’un seul repas.

Verse 4

अश्वमेधाधिकं पुण्यं लभते मानवो भुवि । अत्रैव दमनार्चां च कारयेद्गंधपुष्पकैः ॥ ४ ॥

L’homme sur la terre obtient un mérite plus grand que celui du sacrifice Aśvamedha ; et ici même, qu’on fasse accomplir l’adoration avec la damanā, au moyen de fleurs parfumées.

Verse 5

समर्पयेत्सुपूर्णायां शिवाय शिवरूपिणे । राधकृष्णचतुर्द्दश्यां सोपवासो निशागमे ॥ ५ ॥

La nuit de Rādhā–Kṛṣṇa Caturdaśī (le quatorzième jour lunaire), au tomber du soir—en observant le jeûne—qu’on présente l’offrande, lors de la nuit de pleine lune, à Śiva, l’Auspicious, forme même de l’auspice.

Verse 6

लिंगमभ्यर्चयेच्चैवं स्नात्वा धौतांबरः सुधीः । गंधाद्यैरुपचारैश्च बिल्वपत्रैश्च सर्वतः ॥ ६ ॥

Ainsi, après s’être baigné et avoir revêtu des vêtements purs, le dévot avisé doit adorer selon le rite le Śiva-liṅga, avec des offrandes telles que la pâte de santal et d’autres services, et avec des feuilles de bilva disposées tout autour.

Verse 7

दत्वा मंत्रं द्विजाग्र्याय भुंजीत च परेऽहनि । एवमेव तु कृष्णासु सर्वासु द्विजसत्तम ॥ ७ ॥

Après avoir conféré le mantra au plus éminent des dvija (les « deux-fois-nés »), qu’on ne prenne son repas que le lendemain. De même, ô meilleur des brāhmaṇa, qu’on observe cela durant tous les jours de la Kṛṣṇā (quinzaine sombre) également.

Verse 8

शिवव्रतं प्रकर्तव्यं धनसंतानमिच्छता । राधशुक्लचतुर्दश्यां श्रीनृसिंहव्रतं चरेत् ॥ ८ ॥

Celui qui désire richesse et descendance doit entreprendre le Śiva-vrata. Et lors de la Caturdaśī claire (quinzaine lumineuse) du mois de Rādhā, qu’il accomplisse le vœu sacré de Śrī Nṛsiṃha.

Verse 9

उपवासविधानेन शक्तोऽशक्तस्तथैकभुक् । निशागमे तु संपूज्य नृसिंहं दैत्यसूदनम् ॥ ९ ॥

Qu’on en ait la force ou non, qu’on observe le jeûne selon la règle prescrite, ou du moins qu’on ne prenne qu’un seul repas ; et lorsque la nuit arrive, qu’on adore comme il se doit Narasiṃha, le pourfendeur des démons.

Verse 10

उपचारैः षोडशभिः स्नानैः पंचामृतादिभिः । ततः क्षमापयेद्देवं मन्त्रेणानेन नारद ॥ १० ॥

Par les seize modes d’adoration et par les bains rituels avec le pañcāmṛta et autres offrandes liquides, qu’ensuite on implore le pardon de la Divinité au moyen de ce mantra, ô Nārada.

Verse 11

तत्पहाटककेशांत ज्वलत्पावकलोचन । वज्राधिकनखस्पर्शदिव्यसिंह नमोऽस्तु ते ॥ ११ ॥

Hommage à Toi, ô Lion divin : les pointes de ta crinière scintillent comme l’or pur, tes yeux flambent comme le feu, et le contact de tes griffes est plus dur que le vajra.

Verse 12

इति संप्रार्थ्य देवेशं व्रती स्यात्स्थंडिलेशयः । जितेंद्रियो जितक्रोधः सर्वभोगविवर्ज्जितः ॥ १२ ॥

Ainsi, après avoir prié comme il se doit le Seigneur des dieux, l’observant du vœu doit s’étendre sur la terre nue, les sens maîtrisés, la colère vaincue, renonçant entièrement à toute jouissance.

Verse 13

एवं यः कुरुते विप्र विधिवद्व्रतमुत्तमम् । वर्षे वर्षे स लभते भुक्तभोगो हरेः पदम् ॥ १३ ॥

Ainsi, ô brāhmaṇa, quiconque accomplit ce vœu excellent selon la règle—année après année—après avoir goûté les fruits du mérite, atteint la demeure de Hari (Viṣṇu).

Verse 14

ॐकारेश्वरयात्रा च कार्यात्रैव मुनीश्वर । दुर्लभं वार्चनं तत्र दर्शनं पापनाशनम् ॥ १४ ॥

Ô le meilleur des sages, le pèlerinage à Oṃkāreśvara doit assurément être entrepris. Le culte y est difficile à obtenir, et le seul darśana—la vision de ce lieu sacré—anéantit les péchés.

Verse 15

किमत्र बहुनोक्तेन पूजाध्यानजपेक्षणम् । यद्भवेत्तत्समुद्दिष्टं ज्ञानमोक्षप्रदं नृणाम् ॥ १५ ॥

À quoi bon tant de paroles ici ? L’essentiel est le culte, la méditation et la récitation du mantra (japa). Ce qui en résulte a déjà été dûment indiqué : la connaissance qui accorde la délivrance aux êtres humains.

Verse 16

अत्र लिंगव्रतं चापि कर्त्तव्यं पापनाशनम् । पंचामृतैस्तु संस्नाप्य लिंगमालिप्य कुंकुमैः ॥ १६ ॥

Ici, l’on doit aussi accomplir le Liṅga-vrata, le vœu qui détruit le péché. Après avoir baigné le Liṅga avec les cinq nectars (pañcāmṛta), qu’on l’oigne de kuṅkuma, vermillon rouge safrané.

Verse 17

नैवेद्यैश्च फलैर्धूपैर्दीपैर्वस्त्रविभूषणैः । एवं यः पूजयेत्पैष्टं लिंगं सर्वार्थसिद्धिदम् ॥ १७ ॥

Avec des offrandes de nourriture (naivedya), des fruits, de l’encens, des lampes, ainsi que des vêtements et des ornements : quiconque vénère ainsi un liṅga fait de farine (paiṣṭa) obtient l’accomplissement de tous ses buts.

Verse 18

भुक्तिं मुक्तिं स लभते महादेवप्रसादतः । ज्येष्ठशुक्लचतुर्दश्यां दिवा पंचतपा निशः ॥ १८ ॥

Par la grâce de Mahādeva, on obtient à la fois la jouissance du monde (bhukti) et la délivrance (mukti). Le quatorzième jour de la quinzaine claire de Jyeṣṭha, qu’on pratique le jour l’austérité des « cinq feux » (pañcatapā) et qu’on veille la nuit.

Verse 19

मुखे ददेद्धेमधेनुं रुद्रव्रतमिदं स्मृतम् । शुचिशुक्लचतुर्दश्यां शिवं संपूज्य मानवः ॥ १९ ॥

Qu’on offre en don rituel une vache d’or (hemadhenu) à un récipiendaire digne : cela est mémorisé comme le Rudra-vrata. En la pure Śukla Caturdaśī, après avoir dûment adoré Śiva, l’homme accomplit ainsi le vœu.

Verse 20

देशकालोद्भवैः पुष्पैः सर्वसंपदमाप्नुयात् । नभः शुक्लचतुर्दश्यां पवित्रारोपणं मतम् ॥ २० ॥

En offrant des fleurs nées du lieu et de la saison convenables, on obtient toute prospérité. Le rite nommé « élévation/installation du pavitra » est prescrit le quatorzième jour lunaire de la quinzaine claire du mois de Nabhas (Bhādrapada).

Verse 21

तत्स्वशाखोक्तविधिना कर्तव्यं द्विजसत्तम । शताभिमंत्रितं कृत्वा ततो देव्यै निवेदयेत् ॥ २१ ॥

Ô le meilleur des deux-fois-nés, cela doit être accompli selon le procédé enseigné dans sa propre recension védique. Après l’avoir consacré par cent récitations du mantra, qu’on l’offre ensuite à la Devī, la Déesse.

Verse 22

पवित्रारोपणं कृत्वा नरो नार्यथवा यदि । महादेव्याः प्रसादेन भुक्तिं मुक्तिमवाप्नुयात् ॥ २२ ॥

Qu’un homme ou une femme accomplisse le pavitrāropana (l’offrande/installation du pavitra), par la grâce de Mahādevī, la Grande Déesse, il obtient à la fois bhukti (jouissance mondaine) et mukti (libération).

Verse 23

भाद्रशुक्लचतुर्दश्यामनन्तव्रतमुत्तमम् । कर्त्तव्यमेकभुक्तं हि गोधूमप्रस्थपिष्टकम् ॥ २३ ॥

Au quatorzième jour (Caturdaśī) de la quinzaine claire de Bhādrapada, on doit observer l’excellent vœu nommé Ananta-vrata. Ce jour-là, on ne mange qu’une seule fois, avec une nourriture préparée d’une mesure prastha de farine de blé.

Verse 24

विपाच्य शर्कराज्याक्तमनंताय निवेदयेत् । गन्धाद्यैः प्राक् समभ्यर्च्यः कार्पासं पट्टजं तु वा ॥ २४ ॥

Après l’avoir bien cuit et mêlé de sucre et de ghee, qu’on l’offre en nourriture à Ananta (le Seigneur Viṣṇu). D’abord, qu’on l’adore avec des parfums et des offrandes semblables; puis qu’on offre un tissu de coton ou un vêtement de soie.

Verse 25

चतुर्दशग्रंथियुतं सूत्रं कृत्वा सुशोभनम् । ततः पुराणमुत्तार्य सूत्रं क्षिप्त्वा जलाशयें ॥ २५ ॥

Ayant préparé un cordon splendide muni de quatorze nœuds, puis—après avoir retiré le Purāṇa—il jeta le cordon dans un réservoir d’eau.

Verse 26

निबघ्नीयान्नवं नारी वामे दक्षे पुमान्भुजे । विपाच्य पिष्टपक्वं तत्प्रदद्याद्दक्षिणान्वितम् ॥ २६ ॥

La femme doit nouer le fil neuf au bras gauche, et l’homme au bras droit. Puis, après avoir cuit la préparation de farine, on l’offrira avec la dakṣiṇā prescrite.

Verse 27

स्वयं च तन्मितं चाद्यादेवं कुर्याद्व्रतोत्तमम् । द्विसप्तवर्षपर्यंतं तत उद्यापयेत्सुधीः ॥ २७ ॥

Il doit lui-même prendre part (à la nourriture prescrite) et donner aussi aux autres une portion mesurée et convenable. Ainsi observera-t-il ce vœu excellent durant quatorze ans; puis le sage accomplira le rite de conclusion (udyāpana).

Verse 28

मंडलं सर्वतोभद्रं धान्यवर्णैः प्रकल्प्य च । सुशोभने न्यसेत्तत्र कलशं ताम्रजं मुने ॥ २८ ॥

Après avoir tracé le maṇḍala propice « sarvatobhadra » avec des grains de diverses couleurs, ô sage, qu’on y place, en un endroit bien orné, un kalaśa (vase d’eau) de cuivre.

Verse 29

तस्योपरि न्यसेद्धैमीमनंतप्रतिमां शुभाम् । पीतपट्टांशुकाच्छन्नां तत्र तां विधिना यजेत् ॥ २९ ॥

Par-dessus, qu’on dépose une image propice d’Ananta en or. Recouverte d’une étoffe de soie jaune, qu’on l’y adore selon le rite prescrit.

Verse 30

गणेशं मातृकाः खेटाँल्लोकपांश्च यजेत्पृथक् । ततो होमं हविष्येण कृत्वा पूर्णाहुतिं चरेत् ॥ ३० ॥

Qu’on vénère séparément Gaṇeśa, les Mātṛkās (Mères divines), les divinités planétaires et les Lokapālas (gardiens des mondes). Ensuite, après avoir accompli le homa avec le haviṣya, qu’on achève par la pūrṇāhuti, l’oblation finale et parfaite.

Verse 31

शय्यां सोपस्करां धेनुं प्रतिमां च द्विजोत्तम । प्रदद्याद्गुरवे भक्त्या द्विजानन्यांश्चतुर्दश ॥ ३१ ॥

Ô le meilleur des deux-fois-nés, qu’avec bhakti l’on offre au guru un lit garni, une vache et une image sacrée (pratimā) ; et qu’on fasse aussi des dons à quatorze autres brāhmaṇas.

Verse 32

संभोज्य मिष्टपक्वान्नैर्दक्षिणाभिः प्रतोषयेत् । एवं यः कुरुतेऽनंतव्रतं प्रत्यक्षमादरात् ॥ ३२ ॥

Après les avoir régalés de mets sucrés et bien cuits, qu’on les comble pleinement par la dakṣiṇā (don rituel approprié). Ainsi, celui qui accomplit l’Ananta-vrata avec un soin direct, personnel et respectueux, réalise véritablement le vœu.

Verse 33

सोऽप्यनंतप्रसादेन जायते भुक्तिमुक्तिभाक् । कदलीव्रतमप्यत्र तद्विधानं च मे श्रृणु ॥ ३३ ॥

Par la grâce d’Ananta, lui aussi devient bénéficiaire à la fois de la jouissance en ce monde et de la délivrance. À présent, écoute de moi le vœu nommé Kadali-vrata et la manière de l’accomplir.

Verse 34

नरो वा यदि वा नारी रंभामुपवनस्थिताम् । स्नात्वा संपूजयेद्गंधपुष्पधान्यांकुरादिभिः ॥ ३४ ॥

Qu’il soit homme ou femme, après s’être baigné, qu’il rende un culte selon le rite à Rambhā, établie dans le bosquet sacré, avec parfums, fleurs, grains, jeunes pousses et offrandes semblables.

Verse 35

दधिदूर्वाक्षतैर्द्द्वीपैर्वस्त्रपक्कान्नसंयैः । एवं संपूज्य मंत्रेण ततः संप्रार्थयेद्र्वती ॥ ३५ ॥

Avec le caillé, l’herbe durvā, les grains de riz intacts (akṣata), les offrandes rituelles, les vêtements et la nourriture cuite—ayant ainsi rendu le culte selon le mantra prescrit—l’observant du vœu doit ensuite adresser une prière ardente.

Verse 36

अप्सरो मरकन्याभिर्नागकन्याभिरार्चिते । शरीरारोग्यलावण्यं देहि देवि नमोऽस्तु ते ॥ ३६ ॥

Ô Déesse, honorée par les Apsaras, par les jeunes filles Marā et par les jeunes filles Nāga, accorde-moi la santé du corps et une beauté rayonnante. Hommage à Toi.

Verse 37

इति संप्रार्थ्यं कन्यास्तु चतस्रो वा सुवासिनीः । संभोज्यां शुकसिद्वरकज्जलालक्तचर्चिताः ॥ ३७ ॥

Ainsi, après les avoir dûment implorées, on doit nourrir quatre jeunes filles—ou bien des femmes mariées de bon augure—ornées de vert perroquet, de pâte blanche de moutarde (sidvara), de khôl (kajjala) et de teinture rouge de laque.

Verse 38

नमस्कृत्य निजं गेहं समाप्य नियमं व्रजेत् । एवं कृते व्रते विप्र लब्ध्वा सौभाग्यमुत्तमम् ॥ ३८ ॥

Après s’être incliné avec respect devant sa propre demeure (les divinités du foyer et le seuil), et après avoir achevé les observances prescrites, qu’il s’en aille. Ô brāhmane, accompli de cette manière, ce vœu procure la plus haute bonne fortune.

Verse 39

इह लोके विमानेन स्वर्गलोके व्रजेत्परम् । इषकृष्णचतुर्द्दश्यां विषशस्त्रांबुवह्निभिः ॥ ३९ ॥

En ce monde même, on obtient un vimāna céleste et l’on s’achemine ensuite vers le plus haut des cieux. Au quatorzième jour de la quinzaine sombre (kṛṣṇa-caturdaśī) d’Īśa (Śiva), on demeure indemne du poison, des armes, de l’eau et du feu.

Verse 40

सर्पश्वापदवज्राद्यैर्हतानां ब्रह्मघातिनाम् । चतुर्द्दश्यां क्रियाश्राद्धमेकोद्दिष्टविधानतः ॥ ४० ॥

Pour ces meurtriers de brāhmaṇas morts par serpents, bêtes sauvages, foudre et autres causes semblables, on accomplira le śrāddha funéraire (kriyā-śrāddha) au quatorzième jour lunaire, selon la règle de l’ekoddiṣṭa, offert à une seule âme défunte.

Verse 41

कर्तव्यं विप्रवर्गं च भोजयेन्मिष्टपक्वकैः । तर्पणं च गवां ग्रासं बलिं चैव श्वकाकयोः ॥ ४१ ॥

Qu’on honore et nourrisse dûment l’assemblée des brāhmaṇas avec des mets doux et bien cuits; qu’on offre aussi les libations (tarpaṇa), qu’on donne du fourrage aux vaches, et qu’on dépose des offrandes (bali) pour les chiens et les corbeaux.

Verse 42

कृत्वाचम्य स्वयं पश्चाद्भुंजीयाद्बंधुभिः सह । एवं यः कुरुते विप्र श्राद्धं संपन्नदक्षिणम् ॥ ४२ ॥

Après avoir accompli l’ācamana, il mangera ensuite lui-même avec ses proches. Ô brāhmaṇa, celui qui accomplit ainsi le śrāddha, la dakṣiṇā étant dûment achevée, rend le rite parfaitement accompli.

Verse 43

स उद्धृत्य पितॄन्गच्छेद्देवलोकं सनातनम् । इषशुक्ल चतुर्द्दश्यां धर्मराजं द्विजोत्तम ॥ ४३ ॥

Ayant ainsi relevé et délivré ses ancêtres (pitṛ), il atteint le monde éternel des dieux. Au quatorzième jour lunaire de la quinzaine claire du mois d’Īṣa (Kārttika), ô meilleur des deux-fois-nés, il parvient auprès de Dharmarāja (Yama).

Verse 44

गंधाद्यैः सम्यगभ्यर्च्य सौवर्णं भोज्य वाङवम् । दद्यात्तस्मै धर्मराजस्त्रायते भुवि नारद ॥ ४४ ॥

Après l’avoir honoré comme il se doit avec des parfums et autres offrandes, on donnera un présent d’or, avec de la nourriture et une vache. Par ce don, ô Nārada, Dharmarāja protège le donateur sur la terre.

Verse 45

एवं यः कुरुते धर्मप्रतिमादानमुत्तमम् । स भुक्त्वेह वरान्भोगान्दिवं धर्माज्ञया व्रजेत् ॥ ४५ ॥

Ainsi, quiconque accomplit ce don excellent —l’offrande d’une représentation du Dharma—, après avoir goûté ici-bas des jouissances nobles, s’en ira au ciel selon l’ordonnance du Dharma.

Verse 46

ऊर्ज्जकृष्णचतुर्द्दश्यां तैलाभ्यंगं विधूदये । कृत्वा स्नात्वार्चयेद्धर्मं नरकादभयं लभेत् ॥ ४६ ॥

À la Krishna Caturdaśī du mois d’Ūrja (Kārttika), à l’aurore, qu’on s’oigne d’huile; puis, après le bain, qu’on adore le Dharma : ainsi l’on obtient l’absence de crainte de l’enfer.

Verse 47

प्रदोषे तैलदीपांस्तु दीपयेद्यमतुष्टये । चतुष्पथे गृहाद्ब्राह्मप्रदेशे वा समाहितः ॥ ४७ ॥

Au pradoṣa (crépuscule), qu’on allume des lampes à huile pour satisfaire Yama ; l’esprit recueilli, qu’on le fasse soit à un carrefour, soit près de la demeure d’un brāhmane, hors de sa maison.

Verse 48

वत्सरे हेमलंब्याख्ये मासि श्रीमति कार्तिके । शुक्लपक्षे चतुर्द्दश्यामरुणाभ्युदयं प्रति ॥ ४८ ॥

Dans l’année dite Hemalambī, au mois auspicious de Kārtika, le quatorzième jour de la quinzaine claire, tourné vers l’élévation d’Aruṇa, l’aurore.

Verse 49

स्नात्वा विश्वेश्वरो देवो देवैः सह मुनीश्वर । मणिकर्णिक तीर्थे च त्रिपुंड्रं भस्मना दधत् ॥ ४९ ॥

Ô grand sage, après le bain, le Seigneur Viśveśvara—avec les dieux—au tīrtha de Maṇikarṇikā, se posa le tripuṇḍra, les trois traits horizontaux, avec la cendre sacrée.

Verse 50

स्वात्मानं स्वयमभ्यर्च्य चक्रे पाशुपतव्रतम् । ततस्तत्र महापूजां लिंगे गन्धादिभिश्चरेत् ॥ ५० ॥

Après avoir adoré par lui-même son propre Soi, il entreprit le vœu Pāśupata. Ensuite, en ce même lieu, qu’il accomplisse une grande pūjā du Liṅga avec des parfums et d’autres offrandes.

Verse 51

द्रोणपुष्पैर्बिल्वदलैरर्कपुष्पैश्च केतकैः । पुष्पैः फलैर्मिष्टपक्वैर्नैवेद्यैर्विविधैरपि ॥ ५१ ॥

Avec des fleurs de droṇa, des feuilles de bilva, des fleurs d’arka et des fleurs de ketakī; et aussi avec maintes sortes de fleurs, de fruits et de douceurs cuites, offertes en naivedya varié, que l’adoration soit accomplie.

Verse 52

एवं कृत्वैकभुक्तं तु व्रतं विश्वेशतोषणम् । लभते वांछितान्कामानिहामुत्र च नारद ॥ ५२ ॥

Ainsi, en observant le vœu ekabhukta (un seul repas) qui réjouit le Seigneur de l’univers, on obtient les souhaits désirés, ici-bas comme dans l’au-delà, ô Nārada.

Verse 53

ब्रह्मकूर्चव्रतं चात्र कर्तव्यमृद्धिमिच्छता । सोपवासः पञ्चगव्यं पिबेद्रात्रौ जितेंद्रियः ॥ ५३ ॥

Ici, celui qui désire la prospérité doit accomplir le vœu Brahma-kūrca. Après avoir jeûné et maîtrisé ses sens, qu’il boive le pañcagavya durant la nuit.

Verse 54

कपिलायास्तु गोमूत्रं कृष्णाया गोमयं तथा । श्वेतायाः क्षीरमुदितं रक्तायाश्च तथा दधि ॥ ५४ ॥

Pour la vache fauve (kapilā), l’urine de vache est prescrite; pour la vache noire, de même, la bouse de vache. Pour la vache blanche, le lait est déclaré; et pour la vache rouge, pareillement, le caillé (dadhi).

Verse 55

गृहीत्वा कर्बुरायाश्च घृतमेकत्र मेलयेत् । कुशां बुना ततः प्रातः स्नात्वा सन्तर्प्यं देवताः ॥ ५५ ॥

Ayant pris la substance appelée karburā et le ghṛta (ghee sacré), qu’on les mêle en un même lieu ; puis, le lendemain matin, après le bain, tenant un faisceau d’herbe kuśa, qu’on accomplisse selon le rite le tarpana afin de contenter les divinités.

Verse 56

ब्रह्मणांस्तोषयित्वा च भुञ्जीयाद्वाग्यतः स्वयम् । ब्रह्मकूर्चव्रतं ह्येतत्सर्वपातकनाशनम् ॥ ५६ ॥

Après avoir satisfait les brāhmaṇas, qu’on prenne ensuite soi-même la nourriture, en maîtrisant la parole. Tel est, en vérité, le vœu de Brahma-kūrca, une observance qui anéantit toutes les fautes.

Verse 57

यच्च बाल्ये कृतं पापं कौमारे वार्द्धकेऽपि यत् । ब्रह्मकूर्चोपवासेन तत्क्षणादेव नश्यति ॥ ५७ ॥

Toute faute commise dans l’enfance, dans la jeunesse, ou même dans la vieillesse—par le jeûne de Brahma-kūrca, elle est détruite à l’instant même.

Verse 58

पाषाणव्रतमप्यत्र प्रोक्तं तच्छृणु नारद । सोपवासो दिवा नक्तं पाषाणाकारपिष्टचकम् ॥ ५८ ॥

Ici est aussi enseigné le vœu nommé Pāṣāṇa-vrata—écoute-le, ô Nārada. On doit observer le jeûne et, de jour comme de nuit, ne prendre qu’un gâteau de farine façonné en forme de pierre.

Verse 59

प्रार्च्य गन्धादिभिर्गौरीं घृतपंक्वमुपाहरेत् । व्रतमेतच्चरित्वा तु यथोक्तं द्विजसत्तम ॥ ५९ ॥

Après avoir vénéré Gaurī selon le rite avec parfums et autres offrandes, qu’on présente une préparation cuite au ghṛta. Ayant accompli ce vœu exactement comme il est enseigné, ô meilleur des deux-fois-nés, le rite est alors parachevé.

Verse 60

ऐश्वर्यसौख्यसौभाग्यरूपाणि प्राप्नुयान्नरः । मार्गशुक्लचतुर्दश्यामेकभुक्तः पुरोदितम् ॥ ६० ॥

Un homme obtient prospérité, bonheur, bonne fortune et beauté en ne prenant qu’un seul repas le quatorzième jour (Caturdaśī) de la quinzaine claire du mois de Mārgaśīrṣa, conformément à ce qui a été prescrit plus haut.

Verse 61

निराहारो वृषं स्वर्णं प्रार्च्य दद्याद्द्विजातये । परेऽह्नि प्रातरुत्थाय स्नात्वा सोमं महेश्वरम् ॥ ६१ ॥

En jeûnant (sans prendre de nourriture), qu’il adore selon le rite puis offre un taureau et de l’or à un deux-fois-né (brāhmaṇa). Le lendemain, se levant à l’aube et s’étant baigné, qu’il vénère Soma et Maheśvara (Śiva).

Verse 62

पूजयेत्कमलैः पुष्पैर्गंधमाल्यानुलेपनैः । द्विजान्सम्भोज्य मिष्टान्नौस्तोषयेद्दक्षिणादिभिः ॥ ६२ ॥

Qu’on adore (la divinité) avec des lotus et d’autres fleurs, avec des parfums, des guirlandes et des onguents. Après avoir nourri les deux-fois-nés (brāhmaṇas) de mets sucrés, qu’on les réjouisse par des dons, à commencer par la dakṣiṇā.

Verse 63

एतच्छिवव्रतं विप्र भुक्तिमुक्तिप्रदायकम् । कर्तॄणामुपदेष्टॄणां साह्यानामनुमोदिनाम् ॥ ६३ ॥

Ô brāhmaṇa, ce Śiva-vrata accorde à la fois la jouissance en ce monde et la délivrance : à ceux qui l’accomplissent, à ceux qui l’enseignent, à ceux qui y prêtent assistance et à ceux qui l’approuvent avec joie.

Verse 64

पौषशुक्लचतुर्दश्यां विरूपाक्षव्रतं स्मृतम् । कपर्दीश्वरसांनिध्यं प्राप्स्याम्यत्र विचिंत्य च ॥ ६४ ॥

Au quatorzième jour (Caturdaśī) de la quinzaine claire du mois de Pauṣa est prescrit le Virūpākṣa-vrata. Méditant ainsi : «Ici j’obtiendrai la proximité bénie de Kapardīśvara (Śiva)», qu’on l’entreprenne.

Verse 65

स्नात्वागाधजले विप्र विरूपाक्षं शिवं यजेत् । गंधमाल्यनमस्कारधूपदीपान्नसंपदा ॥ ६५ ॥

Ô brāhmane, après t’être baigné dans une eau profonde, rends un culte à Śiva, Virūpākṣa aux trois yeux, par des offrandes de parfums et de guirlandes, par la prosternation révérencieuse, et par l’encens, les lampes et de riches offrandes de nourriture.

Verse 66

तत्स्थं द्विजातये दत्त्वा मोदते दिवि देववत् । माघकृष्णचतुर्द्दश्यां यमतर्पणमीरितम् ॥ ६६ ॥

Après avoir offert ce don oblatif à un dvija (brāhmane), on se réjouit au ciel tel un deva. Ceci est proclamé comme le Yama-tarpaṇa, à accomplir au jour de caturdaśī, le quatorzième de la quinzaine sombre de Māgha.

Verse 67

अनर्काभ्युदिते काले स्नात्वा संतर्पयेद्यमम् । द्विसप्तनामभिः प्रोक्तैः सर्वपापविमुक्तये ॥ ६७ ॥

Au moment où le soleil s’est levé sans être voilé par les nuages, après le bain, qu’on offre le tarpaṇa à Yama en récitant les quatorze noms (deux fois sept) qui ont été énoncés, afin d’être délivré de tous les péchés.

Verse 68

तिलदर्भांबुभिः कार्यं तर्प्पणं द्विजभोजनम् । कृशरान्नं स्वयं चापि तदेवाश्नीत वाग्यतः ॥ ६८ ॥

Qu’on accomplisse le tarpaṇa avec de l’eau mêlée de sésame et d’herbe darbha, et qu’on nourrisse aussi les dvija (brāhmaṇas). Quant à soi, qu’on ne prenne que la kṛśarā (mets simple de riz et de légumineuses), et cela seul, en maîtrisant sa parole.

Verse 69

अंत्यकृष्णचतुर्दश्यां शिवरात्रिव्रतं द्विज । निर्जलं समुपोष्यात्र दिवानक्तं प्रपूजयेत् ॥ ६९ ॥

Ô dvija, lors de la dernière Kṛṣṇa Caturdaśī, qu’on observe le vœu de Śivarātri : ce jour-là, qu’on jeûne sans eau et qu’on adore Śiva de jour comme de nuit.

Verse 70

स्वयंभुवादिकं लिंगं पार्थिवं वा समाहितः । गंधाद्यैरुपचारैश्च सांबुबिल्वदलादिभिः ॥ ७० ॥

L’esprit recueilli, qu’on adore un liṅga auto-manifesté (svayambhū) et semblables, ou bien un liṅga de terre; en offrant des parfums et les autres upacāras, avec des feuilles de bilva et des objets analogues humectés d’eau.

Verse 71

धूपैर्दीपैश्च नैवेद्यैः स्तोत्रपाठैर्जपादिभिः । ततः परेऽह्नि संपूज्य पुनरेवोपचारकैः ॥ ७१ ॥

Avec l’encens, les lampes et le naivedya (offrandes de nourriture), ainsi que la récitation d’hymnes, le japa et des actes semblables; puis, le jour suivant, qu’on accomplisse de nouveau le culte en plénitude, encore avec les upacāras prescrits.

Verse 72

संभोज्य विप्रान्मिष्टान्नैर्विसृजेल्लब्धदक्षिणान् । एवं कृत्वा व्रतं मर्त्यो महादेवप्रसादतः ॥ ७२ ॥

Après avoir nourri les brāhmaṇas de mets sucrés, qu’on les congédie avec respect, après leur avoir remis la dakṣiṇā prescrite. Le mortel qui accomplit ainsi le vœu en obtient le fruit par la grâce de Mahādeva (Śiva).

Verse 73

अमर्त्यभोगान् लभते दैवतैः सुसभाजितः । अंत्यशुक्लचतुर्दश्यां दुर्गां संपूज्य भक्तितः ॥ ७३ ॥

Celui qui, avec dévotion, adore Durgā au dernier quatorzième jour de la quinzaine claire (Śukla Caturdaśī) obtient des jouissances célestes et reçoit de grands honneurs parmi les dieux.

Verse 74

गन्धाद्यैरुपचारैस्तु विप्रान्संभोजयेत्ततः । एवं कृत्वा व्रतं विप्र दुर्गायाश्चैकभोजनः ॥ ७४ ॥

Ensuite, avec des offrandes telles que les parfums et les autres upacāras usuels, qu’il nourrisse les brāhmaṇas. Ayant ainsi accompli le vœu, ô brāhmaṇa, qu’il observe aussi la discipline d’un seul repas en l’honneur de Durgā.

Verse 75

लभते वांछितान्कामानिहामुत्र च नारद । चैत्रकृष्णचतुर्दश्यामुपवासं विधाय च ॥ ७५ ॥

Ô Nārada, celui qui observe le jeûne au jour de caturdaśī, le quatorzième de la quinzaine sombre du mois de Caitra, obtient les objets désirés, en ce monde comme dans l’au-delà.

Verse 76

केदारोदकपानेन वाचिमेधफलं भवेत् । उद्यापने तु सर्वांसां सामान्यो विधिरुच्यते ॥ ७६ ॥

En buvant l’eau de Kedāra, on obtient un mérite égal à celui du sacrifice Vācimedha. Quant au rite de clôture (udyāpana), il est dit que la règle prescrite est commune à toutes ces observances.

Verse 77

कुंभाश्चतुर्दशैवात्र सपूगाक्षतमोदकाः । सदक्षिणांशुकास्ताम्रामृन्मयाश्चाव्रणा नवाः ॥ ७७ ॥

Ici, l’on doit disposer quatorze pots d’eau (kumbha), avec des noix de bétel, de l’akṣata (riz intact) et des modaka (offrandes sucrées). Qu’on y joigne la dakṣiṇā et des étoffes ; les pots seront neufs, en cuivre ou en argile, sans aucune fissure.

Verse 78

तावंतो वशदंडाश्च पवित्राण्यासनानि च । पात्राणि यज्ञसूत्राणि तावत्येव हि कल्पयेत् ॥ ७८ ॥

En nombre égal, qu’on prépare les vaśa-daṇḍa (bâtons de maîtrise), les pavitra (anneaux sacrés de kuśa), les sièges, les récipients, et de même les cordons sacrés (yajña-sūtra).

Verse 79

शेषं प्रागुक्तवत्कुर्याद्वित्तशाठ्यविवर्ज्जितः ॥ ७९ ॥

Sans tromperie quant aux biens, qu’on accomplisse le reste exactement comme il a été prescrit plus haut.

Verse 80

इति श्रीबृहन्नारदीयपुराणे पूर्वभागे बृहदुपाख्याने चतुर्थभागे द्वादशमासस्थितचतुर्दशीव्रतवर्णनं नाम त्रयोविंशत्यधिकशततमोऽध्यायः ॥ १२३ ॥

Ainsi s’achève le cent vingt-troisième chapitre, intitulé «Description du vœu de Caturdaśī observé durant les douze mois», dans la Première Partie (Pūrvabhāga), au sein du Grand Récit (Bṛhad-upākhyāna), dans la Quatrième Section, du vénérable Bṛhan-Nāradīya Purāṇa.

Frequently Asked Questions

The rite is architected around Caturdaśī’s number-symbolism (fourteen), extending it into material culture (fourteen knots, fourteen gifts/recipients) and temporal discipline (fourteen years), culminating in udyāpana to ritually ‘seal’ the vow’s bhukti–mukti promise.

Fast or one meal; night-oriented worship; bathing and clean garments; liṅga arcana with sandal paste, fragrances, lamps, incense, naivedya; bilva leaves arranged and offered; optional damanā/flowers; then next-day completion with feeding and dakṣiṇā to brāhmaṇas.

The chapter prescribes gifts to Dharma/Yama (gold, cow, food), oil massage and bathing on Kārttika Kṛṣṇa Caturdaśī, lighting oil lamps at pradoṣa for Yama, and a formal Yama-tarpaṇa in Māgha Kṛṣṇa Caturdaśī using sesame water, darbha, brāhmaṇa-feeding, and restrained diet.

A common closure is outlined: arranging fourteen new, uncracked copper/clay pots with cloth and dakṣiṇā, plus betel-nuts, akṣata, sweets, and preparing supporting ritual items (vaśa-daṇḍas, kuśa rings/pavitra, seats, vessels, yajñopavīta), performed without deceit regarding wealth.