Adhyaya 20
Rudra SamhitaKumara KhandaAdhyaya 2045 Verses

गणेशविवाहोत्सवः तथा सिद्धि-बुद्धि-सन्तानवर्णनम् | Gaṇeśa’s Wedding Festival and the Progeny of Siddhi & Buddhi

L’Adhyāya 20 relate l’achèvement auspicious du rite nuptial de Gaṇeśa et l’accueil cosmique qui l’accompagne. Brahmā constate la satisfaction de Viśvarūpa Prajāpati et la présence de ses deux filles rayonnantes, célébrées sous les noms de Siddhi et Buddhi. Śiva (Śaṅkara) et Girijā organisent le grand festival de mariage (mahotsava-vivāha) de Gaṇeśa : devas et ṛṣi y prennent part avec joie, et Viśvakarmā est associé à la mise en ordre et à l’exécution correcte de la cérémonie. Le chapitre souligne l’allégresse commune et l’accomplissement du vœu (manoratha) de Śiva et Girijā par cet événement maṅgala. Plus tard, Gaṇeśa reçoit deux fils divins : Kṣema, né de Siddhi, et Lābha, né de Buddhi, symboles du bien-être/sécurité et du gain/prospérité. Le bonheur de Gaṇeśa est dit dépasser toute description, et le récit s’oriente vers la suite avec l’arrivée d’un personnage après avoir parcouru la terre.

Shlokas

Verse 1

ब्रह्मोवाच । एतस्मिन्नंतरे तत्र विश्वरूपः प्रजापतिः । तदुद्योगं संविचार्य सुखमाप प्रसन्नधीः

Brahmā dit : En cet instant même, là-bas, le Prajāpati Viśvarūpa, ayant mûrement réfléchi à cette entreprise, atteignit l’aisance et la joie ; son esprit devint paisible et limpide.

Verse 2

विश्वरूपप्रजेशस्य दिव्यरूपे सुते उभे । सिद्धिबुद्धिरिति ख्याते शुभे सर्वांगशोभने

Au Prajāpati Viśvarūpa naquirent deux filles à la forme divine. Elles étaient connues sous les noms de Siddhi et Buddhi : toutes deux de bon augure, rayonnantes de beauté dans tout leur être.

Verse 3

ताभ्यां चैव गणेशस्य गिरिजा शंकरः प्रभू । महोत्सवं विवाहं च कारयामासतुर्मुदा

Alors Girijā et le Seigneur Śaṅkara, le Souverain, avec elles deux, organisèrent dans la joie la grande fête ainsi que la cérémonie de mariage de Gaṇeśa.

Verse 4

समाप्तोयं रुद्रसंहितान्तर्गतः कुमारखण्डश्चतुर्थः

Ainsi s’achève la quatrième section—le Kumāra-khaṇḍa—contenue dans la Rudra-saṃhitā.

Verse 5

तथा च विश्वकर्माऽसौ विवाहं कृतवांस्तथा । तथा च ऋषयो देवा लेभिरे परमां मुदम्

Ainsi, Viśvakarmā accomplit lui aussi, selon le rite, les cérémonies du mariage ; puis les ṛṣi et les dieux atteignirent la joie suprême.

Verse 6

गणेशोपि तदा ताभ्यां सुखं चैवाप्तिचिंतकम् । प्राप्तवांश्च मुने तत्तु वर्णितुं नैव शक्यते

Alors, même Gaṇeśa, par leur grâce, obtint une joie et un accomplissement qui dissipent toute inquiétude quant à l’obtention. Ô muni, cette expérience est vraiment impossible à décrire par des mots.

Verse 7

कियता चैव कालेन गणेशस्य महात्मनः । द्वयोः पत्न्योश्च द्वौ दिव्यौ तस्य पुत्रौ बभूवतुः

Après quelque temps, le magnanime Gaṇeśa eut, de ses deux épouses, deux fils, resplendissants et divins.

Verse 8

सिद्धेर्गणेशपत्न्यास्तु क्षेमनामा सुतोऽभवत् । बुद्धेर्लाभाभिधः पुत्रो ह्यासीत्परभशोभनः

De Siddhi, l’épouse du Seigneur Gaṇeśa, naquit un fils nommé Kṣema. Et de Buddhi naquit en vérité un fils appelé Lābha, d’une splendeur incomparable, tant par la forme que par la fortune.

Verse 9

एवं सुखमचिंत्यं व भुंजाने हि गणेश्वरे । आजगाम द्वितीयश्च क्रांत्वा पृथ्वीं सुतस्तदा

Tandis que Gaṇeśvara (Gaṇeśa) goûtait ainsi cette félicité inconcevable, le second fils arriva alors, après avoir parcouru la terre.

Verse 10

तावश्च नारदेनैव प्राप्तो गेहे महात्मना । यथार्थं वच्मि नोऽसत्यं न छलेन न मत्सरात्

Alors le magnanime Nārada parvint à leur demeure et y rejoignit ces deux-là. Je dis ce qui est conforme au réel, non le mensonge : ni par ruse ni par jalousie.

Verse 11

पितृभ्यां तु कृतं यच्च शिवया शंकरेण ते । तन्न कुर्य्यात्परो लोके सत्यं सत्यं ब्रवीम्यहम्

Tout ce qu’ont accompli vos parents—Śiva et Śaṅkara—nul autre au monde ne peut l’accomplir. C’est la vérité ; la vérité, la vérité, je la proclame.

Verse 12

निष्कास्य त्वां कुक्रमणं मिषमुत्पाद्य यत्नतः । गणेशस्य वरोकारि विवाहः परशोभनः

Avec un soin attentif, on imagina un prétexte pour t’éloigner—afin qu’aucune voie impropre ne survînt—et ainsi fut accompli, ô dispensateur de grâces, le mariage de Gaṇeśa, suprêmement auspicious et resplendissant.

Verse 13

गणेशस्य कृतोद्वाहो लब्धवांस्स्त्रीद्वयं मुदा । विश्वरूपप्रजेशस्य कन्यारत्नं महोत्तमम्

Ainsi fut célébré le mariage sacré de Gaṇeśa, et dans la joie il obtint deux épouses — les filles, pareilles à des joyaux suprêmes, de Viśvarūpa Prajāpati.

Verse 14

पुत्रद्वयं ललाभासौ द्वयोः पत्न्योश्शुभांगयोः । सिद्धे क्षेमं तथा बुद्धेर्लाभं सर्वं सुखप्रदम्

De ses deux épouses de bon augure et aux membres gracieux, il obtint deux fils — Siddha et Buddherlābha — qui apportent bien-être, protection et toute félicité.

Verse 15

पत्न्योर्द्वयोर्गणेशोऽसौ लब्ध्वा पुत्रद्वयं शुभम् । मातापित्रोर्मतेनैव सुखं भुंक्ते निरंतरम्

Ce Gaṇeśa, ayant reçu de ses deux épouses deux fils de bon augure, jouit d’un bonheur sans interruption, entièrement guidé par l’avis et la volonté de sa mère et de son père.

Verse 16

भवता पृथिवी क्रांता ससमुद्रा सकानना । तच्छलाज्ञावशात्तात तस्य जातं फलं त्विदम्

Par toi, ô fils bien-aimé, la terre a été parcourue —avec ses océans et ses forêts—. Mais, ô mon fils, cela s’est produit sous la force de cet ordre et de cette ruse divine ; et voici le fruit qui en est né.

Verse 17

पितृभ्यां क्रियतास्मैवच्छलं तात विचार्यताम् । स्वस्वामिभ्यां विशेषेण ह्यन्यः किन्न करोति वै

«Ainsi donc, cher enfant, qu’un stratagème soit conçu et accompli par ses parents seuls. Réfléchis bien : pour son propre maître —pour sa propre cause—, que ne ferait donc pas un autre ?»

Verse 18

असम्यक्च कृतं ताभ्यां त्वत्पितृभ्यां हि कर्म ह । विचार्यतां त्वयाऽपीह मच्चित्ते न शुभं मतम्

En vérité, l’acte accompli par tes parents n’a pas été fait selon la droiture. Toi aussi, réfléchis-y ici ; dans mon cœur, cela n’apparaît point comme de bon augure.

Verse 19

दद्याद्यदि गरं माता विक्रीणीयात्पिता यदि । राजा हरति सर्वस्वं कस्मै किं च ब्रवीतु वै

Si une mère donnait du poison, si un père vendait son propre enfant, et si le roi saisissait tous les biens, vers qui donc se tourner, et que pourrait-on, en vérité, même dire ?

Verse 20

येनैवेदं कृतं स्याद्वै कर्मानर्थकरं परम् । शांतिकामस्सुधीस्तात तन्मुखं न विलोकयेत्

Celui par qui fut commis cet acte souverainement funeste—ô bien-aimé—le sage qui recherche la paix ne devrait même pas poser les yeux sur son visage.

Verse 21

इति नीतिः श्रुतौ प्रोक्ता स्मृतौ शास्त्रेषु सर्वतः । निवेदिता च सा तेऽद्य यथेच्छसि तथा कुरु

Ainsi, ce principe directeur de la juste conduite est proclamé dans la Śruti, dans la Smṛti et partout dans les Śāstras. Je te l’ai exposé aujourd’hui ; désormais, agis comme tu le souhaites.

Verse 22

ब्रह्मोवाच । इत्युक्त्वा नारद त्वं तु महेश्वरमनोगतिः । तस्मै तथा कुमाराय वाक्यं मौनमुपागतः

Brahmā dit : «Après avoir parlé ainsi, ô Nārada — l’esprit absorbé en Mahēśvara (Mahādeva) — tu demeuras silencieux, et plus aucune parole ne s’éleva pour ce Kumāra.»

Verse 23

स्कन्दोऽपि पितरं नत्वा कोपाग्निज्वलितस्तदा । जगाम पर्वतं क्रौंचं पितृभ्यां वारितोऽपि सन्

Skanda aussi, après s’être prosterné devant son père, s’embrasa alors du feu de la colère ; et, bien que retenu par ses deux parents, il se rendit au mont Krauncha.

Verse 24

वारणे च कृते त्वद्य गम्यते च कथं त्वया । इत्येवं च निषिद्धोपि प्रोच्य नेति जगाम सः

«Aujourd’hui même on t’a retenu ; comment peux-tu encore partir ?»—ainsi l’interrogea-t-on. Pourtant, bien qu’ainsi défendu, il répondit : «Non», et s’en alla.

Verse 25

न स्थातव्यं मया तातौ क्षणमप्यत्र किंचन । यद्येवं कपटं प्रीतिमपहाय कृतं मयि

Ô pères bien-aimés, je ne dois pas demeurer ici ne fût-ce qu’un seul instant. Si, délaissant l’affection véritable, une telle tromperie a été commise envers moi, alors il n’est pas juste que je reste en ce lieu.

Verse 26

एवमुक्त्वा गतस्तत्र मुने सोऽद्यापि वर्तते । दर्शनेनैव सर्वेषां लोकानां पापहारकः

Ayant ainsi parlé, ô sage muni, il s’en alla là-bas et y demeure encore aujourd’hui : celui qui, par le seul darśana, efface les péchés de tous les êtres dans les mondes.

Verse 27

तद्दिनं हि समारभ्य कार्तिकेयस्य तस्य वै । शिवपुत्रस्य देवर्षे कुमारत्वं प्रतिष्ठितम्

Dès ce jour-là, ô sage divin, l’état de « Kumāra »—la jeunesse éternelle—fut solidement établi pour Kārtikeya, le fils de Śiva.

Verse 28

तन्नाम शुभदं लोके प्रसिद्धं भुवनत्रये । सर्वपापहरं पुण्यं ब्रह्मचर्यप्रदं परम्

Ce Nom est de bon augure dans le monde et renommé dans les trois sphères. Saint et d’un mérite suprême, il détruit tous les péchés et accorde le brahmacarya le plus élevé (pureté et continence).

Verse 29

कार्तिक्यां च सदा देवा ऋषयश्च सतीर्थकाः । दर्शनार्थं कुमारस्य गच्छंति च मुनीश्वराः

Et lors de Kārtikī, les dieux et les sages—avec les tīrtha sacrés—se rendent toujours pour contempler Kumāra (Skanda) ; et les grands voyants, seigneurs des muni, s’y avancent aussi pour son darśana.

Verse 30

कार्तिक्यां कृत्तिकासंगे कुर्याद्यः स्वामिदर्शनम् । तस्य पापं दहेत्सर्वं चित्तेप्सित फलं लभेत्

Quiconque, durant Kārttikī—au moment propice lié aux Kṛttikā—obtient le darśana du Seigneur (Śiva), voit tous ses péchés consumés et reçoit le fruit désiré au fond du cœur.

Verse 31

उमापि दुःखमापन्ना स्कन्दस्य विरहे सति । उवाच स्वामिनं दीना तत्र गच्छ मया प्रभो

Skanda étant absent, Umā aussi tomba dans la douleur. Dans sa détresse, elle dit humblement à son Seigneur : «Ô Maître, ô Prabhu, va là-bas avec moi.»

Verse 32

तत्सुखार्थं स्वयं शंभुर्गतस्स्वांशेन पर्वते । मल्लिकार्जुननामासीज्ज्योतिर्लिङ्गं सुखावहम्

Pour la joie bénie de ce dévot, Śambhu Lui-même se rendit à la montagne avec une part de sa puissance divine, et là Il devint le Jyotirliṅga nommé Mallikārjuna, dispensateur de félicité auspicious.

Verse 33

अद्यापि दृश्यते तत्र शिवया सहितश्शिवः । सर्वेषां निजभक्तानां कामपूरस्सतां गतिः

Aujourd’hui encore, on y contemple Śiva, uni à Śivā (Pārvatī). Il exauce les désirs de tous ses propres dévots et demeure le refuge suprême et le but des justes.

Verse 34

तमागतं स विज्ञाय कुमारस्सशिवं शिवम् । स विरज्य ततोऽन्यत्र गंतुमासीत्समुत्सुकः

Reconnaissant que Śiva était arrivé—Śiva avec ses compagnons—le divin Kumāra se détacha intérieurement de tout le reste et, désireux d’avancer, se prépara à gagner un autre lieu.

Verse 35

देवैश्च मुनिभिश्चैव प्रार्थितस्सोपि दूरतः । योजनत्रयमुत्सृज्य स्थितः स्थाने च कार्तिकः

Bien que les dieux et les sages le supplient de loin, Kārtikeya demeura à distance. Se tenant à l’écart de trois yojanas, il resta fermement établi en son propre lieu.

Verse 36

पुत्रस्नेहातुरौ तौ वै शिवौ पर्वणि पर्वणि । दर्शनार्थं कुमारस्य तस्य नारद गच्छतः

Ô Nārada, ces deux-là—Śiva et (Pārvatī)—tourmentés par un profond amour pour leur fils, se rendaient encore et encore, à chaque occasion sacrée, désirant la vision de ce Kumāra.

Verse 37

अमावास्यादिने शंभुः स्वयं गच्छति तत्र ह । पूर्णमासी दिने तत्र पार्वती गच्छति ध्रुवम्

Le jour de la nouvelle lune, Śambhu (le Seigneur Śiva) s’y rend assurément de Lui-même ; et le jour de la pleine lune, Pārvatī s’y rend à coup sûr.

Verse 38

यद्यत्तस्य च वृत्तांतं भवत्पृष्टं मुनीश्वर । कार्तिकस्य गणेशस्य परमं कथितं मया

Ô meilleur des sages, tout ce que tu m’as demandé de son histoire, je t’ai maintenant exposé le récit suprême et essentiel concernant Kārtikeya et Gaṇeśa.

Verse 39

एतच्छ्रुत्वा नरो धीमान् सर्वपापैः प्रमुच्यते । शोभनां लभते कामानीप्सितान्सकलान्सदा

Celui qui entend cela avec intelligence est délivré de tous les péchés. Il obtient toujours l’auspice et reçoit tout ce qu’il désire.

Verse 40

यः पठेत्पाठयेद्वापि शृणुयाच्छ्रावयेत्तथा । सर्वान्कामानवाप्नोति नात्र कार्या विचारणा

Quiconque le récite, le fait réciter, l’écoute ou le fait écouter, obtient tous les buts désirés. Là-dessus, nul besoin d’autre examen.

Verse 41

ब्राह्मणो ब्रह्मवर्चस्वी क्षत्रियो विजयी भवेत् । वैश्यो धन समृद्धस्स्याच्छूद्रस्सत्समतामियात्

Par le mérite centré sur Śiva, tel qu’il est exposé ici, le brāhmaṇa devient rayonnant d’une splendeur spirituelle; le kṣatriya devient victorieux; le vaiśya obtient la prospérité des richesses; et le śūdra parvient à un état de noble égalité avec les vertueux.

Verse 42

रोगी रोगात्प्रमुच्येत भयान्मुच्येत भीतियुक् । भूतप्रेतादिबाधाभ्यः पीडितो न भवेन्नरः

Le malade est délivré de la maladie ; celui que la peur accable est libéré de la peur. L’homme n’est plus tourmenté par les atteintes dues aux bhūtas, pretas et autres troubles de ce genre.

Verse 43

एतदाख्यानमनघं यशस्यं सुखवर्द्धनम् । आयुष्यं स्वर्ग्यमतुलं पुत्रपौत्रादिकारकम्

Ce récit sacré, sans faute, confère une bonne renommée et accroît la félicité. Il accorde longue vie et un mérite céleste incomparable, et devient cause d’obtenir fils, petits-fils et prospérité de la lignée.

Verse 44

अपवर्गप्रदं चापि शिवज्ञानप्रदं परम् । शिवाशिवप्रीतिकरं शिवभक्तिविवर्द्धनम्

Il accorde aussi l’apavarga (la délivrance ultime) et confère la connaissance suprême de Śiva. Il réjouit Śiva et les êtres bénis qui lui sont dévoués, et accroît la bhakti envers Śiva.

Verse 45

श्रवणीयं सदा भक्तैर्निःकामैश्च मुमुक्षुभिः । शिवाद्वैतप्रदं चैतत्सदाशिवमयं शिवम्

Cet enseignement doit être écouté sans cesse par les dévots — par ceux qui sont sans désir et par ceux qui aspirent à la délivrance ; car il confère la réalisation non duelle de Śiva, et il est lui-même de la nature de Sadāśiva — Śiva, l’Auspicious.

Frequently Asked Questions

The chapter centers on Gaṇeśa’s grand wedding (mahotsava-vivāha) with Siddhi and Buddhi—daughters of Viśvarūpa Prajāpati—celebrated by devas and ṛṣis, with Viśvakarmā linked to the ceremonial arrangement.

Kṣema (welfare, security, well-being) and Lābha (gain, attainment, prosperity) function as personified ‘fruits’ of auspicious alignment with Gaṇeśa and the Śiva–Śakti order, encoding a theology where dharmic rites yield stabilizing benefits for life and society.

Siddhi and Buddhi represent perfected capacity/achievement and discerning intelligence; their union with Gaṇeśa frames him as the locus where success and wisdom converge, producing outcomes (Kṣema, Lābha) that devotees traditionally seek through Gaṇeśa worship.