
Le chapitre 5 se présente comme un dialogue théologique : après l’introduction de Sūta, la Devī demande un exposé plus ample de la grandeur de Prabhāsa-kṣetra. Īśvara répond par une explication d’origine et de mérite, affirmant que Prabhāsa est son kṣetra bien-aimé et un lieu de « para-gati » pour les yogin et les détachés qui y abandonnent la vie. Le texte dresse la liste de ṛṣi illustres—Mārkaṇḍeya, Durvāsas, Bharadvāja, Vasiṣṭha, Kaśyapa, Nārada, Viśvāmitra—qui ne quittent pas le kṣetra, soulignant l’adoration ininterrompue du liṅga. Il décrit ensuite de vastes assemblées vouées au japa et au culte en des lieux nommés : Agni-tīrtha, Rudreśvara, Kampardīśa, Ratneśvara, Arka-sthala, Siddheśvara, Mārkaṇḍeya, Sarasvatī/Brahma-kunda, avec des indications chiffrées marquant la densité rituelle et la sainteté. Dans un style de phalaśruti, il est proclamé que le darśana du Seigneur « au croissant de lune » confère la totalité du fruit loué par le Vedānta ; le snāna et la pūjā donnent le yajnaphala ; les rites de piṇḍa/śrāddha amplifient l’élévation des ancêtres ; et même un simple contact avec les eaux est tenu pour efficace. Le chapitre mentionne aussi des forces protectrices et obstructives (gaṇa nommés Vibhrama et Sambhrama ; upasarga de type Vināyaka et « dix fautes ») et prescrit la vision dévote de Daṇḍapāṇi comme remède aux obstacles. Il conclut en ouvrant l’accès à tous : toutes les varṇa, désirantes ou sans désir, qui meurent à Prabhāsa atteignent le séjour divin de Śiva, tandis que les qualités de Mahādeva sont dites indicibles.
Verse 1
सूत उवाच । इत्येवमुक्ते विप्रेंद्रा शंकरेण महात्मना । पुनः पप्रच्छ सा देवी हर्षसंपूर्णमानसा
Sūta dit : Lorsque Śaṅkara, l’âme magnanime, eut parlé ainsi, ô meilleurs des brāhmaṇas, la Déesse, l’esprit rempli de joie, l’interrogea de nouveau.
Verse 2
देव्युवाच । देवदेव जगन्नाथ सर्वप्राणहिताय वै । प्रभासक्षेत्रमाहात्म्यं विस्तराद्वद मे प्रभो
La Déesse dit : Ô Dieu des dieux, Seigneur du monde—pour le bien de tous les êtres—raconte-moi en détail, ô Maître, la grandeur de Prabhāsa-kṣetra.
Verse 3
ईश्वर उवाच । अन्यद्दृष्टांतरूपं ते कथयामि यशस्विनि । येन सृष्टं महादेवि क्षेत्रमेतन्मम प्रियम्
Īśvara dit : Ô illustre, je vais te raconter un autre récit, sous une forme différente ; par lui, ô grande Déesse, fut établi ce champ sacré qui m’est cher.
Verse 4
या गतिर्ध्यायतां नित्यं निःसंगानां च योगिनाम् । सैवं संत्यजतां प्राणान्प्रभासे तु परा गतिः
Le but que les yogin détachés, toujours plongés dans la méditation, atteignent—ce même séjour suprême est accordé à ceux qui abandonnent le souffle de vie à Prabhāsa.
Verse 5
अनेककल्पस्थायी च मार्कंडेयो महातपाः । सोऽपि देवं विरूपाक्षं प्रभासे तु सदाऽर्चति
Mārkaṇḍeya, le grand ascète qui demeure à travers de nombreux kalpa, même lui adore sans cesse le dieu Virūpākṣa à Prabhāsa.
Verse 6
अटित्वा सर्वतीर्थानि प्रभासं नैव मुंचति । दुर्वासाश्च महातेजा लिंगस्याराधनोद्यतः । न मुंचति क्षणं देवि तत्क्षेत्रं शशिमौलिनः
Après avoir parcouru tous les tīrtha, il n’abandonne pas Prabhāsa. Même Durvāsā, d’un éclat immense, voué au culte du Liṅga—ô Déesse—ne quitte pas un seul instant ce saint domaine du Seigneur au croissant de lune (Śiva).
Verse 7
भरद्वाजो मरीचिश्च मुनिश्चोद्दालकस्तथा । क्रतुश्चैव वसिष्ठश्च कश्यपो भृगुरेव च
Bharadvāja, Marīci et le sage Uddālaka; Kratu, Vasiṣṭha, Kaśyapa et Bhṛgu aussi—(tous ces grands ṛṣi s’y trouvent).
Verse 8
दक्षश्चैव तु सावर्णिर्यमश्चांगिरसस्तथा । शुको विभांडकश्चैव ऋष्यशृंगोऽथ गोभिलः
Ainsi Dakṣa et Sāvarṇi; Yama et Aṅgirasa; Śuka, Vibhāṇḍaka, Ṛṣyaśṛṅga, puis Gobhila—(eux aussi demeurent en cette contrée sacrée).
Verse 9
गौतमश्च ऋचीकश्च अगस्त्यः शौनको महान् । नारदो जमदग्निश्च विश्वामित्रोऽथ लोमशः
Gautama et Ṛcīka ; Agastya ; le grand Śaunaka ; Nārada ; Jamadagni ; Viśvāmitra ; puis Lomaśa — eux aussi se trouvent en ce lieu.
Verse 10
अन्ये च ऋषयश्चैव दिव्या देवर्षयस्तथा । न मुंचंति महाक्षेत्रं लिंगस्याराधनोद्यताः
Et d’autres sages encore, ainsi que des devarṣi divins—ardemment voués au culte du Liṅga—n’abandonnent pas cette grande terre sacrée.
Verse 11
अहं तत्रैव तिष्ठामि लिंगाराधनतत्परः । न मुंचामि महाक्षेत्रं सत्यंसत्यं वरानने
Moi-même, je demeure là, tout entier voué à l’adoration du Liṅga. Je ne quitte pas cette grande terre sacrée—vérité, vérité, ô toi au beau visage.
Verse 12
सर्वतीर्थानि देवेशि मया दृष्टानि भूतले । प्रभासेन समं क्षेत्रं नैव दृष्टं कदाचन
Ô Souveraine des dieux, j’ai vu tous les tīrtha sur la terre ; pourtant jamais je n’ai vu de lieu sacré égal à Prabhāsa.
Verse 13
देवि षष्टिसहस्राणि याज्ञवल्क्यपुरस्कृताः । जपं कुर्वंति रुद्राणां चन्द्रभागां व्यवस्थिताः
Ô Déesse, soixante mille sages, avec Yājñavalkya à leur tête, demeurent sur les rives de la Candrabhāgā, accomplissant le japa des mantras de Rudra.
Verse 14
चत्वारिंशत्सहस्राणि ऋषीणामूर्द्ध्वरेतसाम् । देविकातटमाश्रित्य जपंति शतरुद्रियम्
Quarante mille rishis à la vigueur maîtrisée (ūrdhvaretas), réfugiés sur la rive de la Devikā, récitent le Śatarudrīya.
Verse 15
कोटयश्चैव पंचाशन्मुनीनामूर्द्ध्वरेतसाम् । उमापतिं समासाद्य लिंगं तत्रैव संस्थितम्
Et cinquante crores de munis à la vigueur maîtrisée, s’étant approchés d’Umāpati (Śiva), demeurent là même, établis auprès de ce Liṅga.
Verse 16
रुद्राणां कोटि जाप्यं तु कृतं तत्रैव तैः पुरा । कोटिस्तत्रैव संसिद्धास्तस्मिंल्लिंगे न संशयः
En ce lieu même, jadis, ils accomplirent le japa d’un crore de mantras de Rudra. Et là même, un crore atteignit la perfection : quant à ce Liṅga, nul doute.
Verse 17
शतं चैव सहस्राणां देवेशं शशिभूषणम् । पूजयंति महासिद्धा मम क्षेत्रनिषेविणः
Des centaines et des milliers de grands Siddhas—ceux qui demeurent et servent ma contrée sacrée—vénèrent le Seigneur des dieux, Śiva, paré de la lune.
Verse 18
वेदांतेषु च यत्प्रोक्तं फलं चैव महर्षिभिः । तत्फलं सकलं तत्र चंद्रभूषणदर्शनात्
Quel que soit le fruit proclamé par les grands sages dans les Vedānta, on obtient ce fruit tout entier là-bas, par la seule vision du Seigneur paré de la lune (Śiva).
Verse 19
अग्नितीर्थे ऋषीणां तु कोटिः साग्रा स्थिता शुभे । रुद्रेश्वरे स्मृतं लक्षं कंपर्द्दीशे तथैव च
À Agnitīrtha, en ce lieu de bon augure, demeurent les Ṛṣi au nombre d’un koṭi (et davantage). À Rudreśvara, l’on en commémore cent mille, et de même à Kaṃparddīśa.
Verse 20
रत्नेश्वरे सहस्रं तु ऋषीणामूर्द्ध्वरेतसाम् । अर्कस्थले महापुण्ये कोटिः साग्रा स्थिता शुभे
À Ratneśvara demeurent mille sages Ṛṣi, établis dans la continence et la pureté (ūrdhvareta). Et à Arkasthala, d’un mérite immense, en ce lieu de bon augure, réside un koṭi (et davantage).
Verse 21
षष्टिश्चैव सहस्राणि तत्र सिद्धेश्वरे स्थिताः । सप्त चैव सहस्राणि मार्कंडेये तु संस्थिताः
Là, à Siddheśvara, demeurent soixante mille. Et à Mārkaṇḍeya, de même, sont établis sept mille.
Verse 22
सरस्वत्यां ब्रह्मकुण्डेऽसंख्याता मुनयः स्मृताः । दशार्बुदसहस्राणि कोटित्रितयमेव च
Au Brahmakuṇḍa de Sarasvatī, les muni sont tenus pour innombrables—(décomptés comme) dix mille arbudas, et encore trois koṭi.
Verse 23
ऋषयस्तत्र तिष्ठंति यत्र प्राची सरस्वती । ब्रह्महत्या गता यत्र शंकरस्य च तत्क्षणात्
Les Ṛṣi demeurent précisément là où la Sarasvatī s’écoule vers l’orient. Là, à l’instant même, s’évanouit la faute de brahma-hatyā de Śaṅkara.
Verse 24
कायः सुवर्णतां प्राप कपालं पतितं करात् । ज्ञात्वैवं शंकिना पूर्वं कृतं तत्र महातपः
Son corps acquit une splendeur d’or, et la coupe-crâne tomba de sa main. L’ayant su, Śaṅkha (Śaṅkhi) accomplit jadis en ce lieu une grande austérité (tapas).
Verse 25
तुष्टः श्रीशंकरो देवो लिंग वासवरेण तु । कोटियज्ञफलं स्नाने प्राच्यां लिंगस्य पूजने
Satisfait, le bienheureux Seigneur Śaṅkara (Śiva) déclara : en se baignant là et en vénérant le Liṅga dans le quartier de l’Est (tourné vers Sarasvatī), on obtient le fruit d’un crore de sacrifices (yajña).
Verse 26
पिंडे गयाशतगुणममासोमयुते दिने । भूतायां पिंडदस्तत्र कुलकोटिं समुद्धरेत्
Offrir là un piṇḍa (oblations aux ancêtres) confère un mérite cent fois supérieur à celui de Gayā, surtout le jour de nouvelle lune (amāvasyā) conjoint au lundi. Et si l’on offre là le piṇḍa au tithi Bhūtā, on relève même un crore de sa lignée.
Verse 27
ये चात्र मलनाशाय निमङ्क्ष्यंति च मानवाः । दशगोदानजं पुण्यं तेषामपि भविष्यति
Et ceux qui se baignent ici pour dissiper l’impureté recevront eux aussi le mérite issu du don de dix vaches.
Verse 28
पादेन वा क्रीडमाना जलं लिप्संति ये नरा । तेषामपि श्राद्धफलं विधिवत्संभविष्यति । तत्र लिंगानि पूज्यानि शूलभेदादिकानि तु
Même ceux qui, ne faisant que jouer avec leurs pieds, éclaboussent ou boivent l’eau par hasard, verront naître pour eux aussi, selon le rite, le fruit du śrāddha. Là, les Liṅgas doivent être vénérés, tels Śūlabheda et les autres.
Verse 29
एवं विकल्प्य लिंगानि अश्वमेध फलानि तु । दर्शनेनापि सर्वेषां स्पर्शाद्धि द्विगुणं फलम्
Ainsi, ces liṅga, sous des formes variées, confèrent les fruits du sacrifice de l’Aśvamedha. Pour chacun d’eux, le simple darśana (la vision dévotionnelle) accorde un bienfait ; mais par le toucher, dit-on, le fruit devient double.
Verse 31
तेषां तुष्टो जगन्नाथः शंकरो नीललोहितः । त्रिंशत्कोटिगणस्तत्र प्राचीं रक्षंति सर्वतः
Satisfait d’eux, le Seigneur du monde — Śaṅkara, le Nīlalohita, le Bleu-et-Rouge — y établit des troupes de gaṇa, au nombre de trente koṭi, qui gardent de toutes parts le quartier de l’Est.
Verse 32
महापापसमाचारः पापिष्ठो वाऽति किल्बिषी । घुणाक्षरमिव प्राणान्प्राच्यां मुक्त्वा शिवं व्रजेत्
Même celui dont la conduite est pétrie de grands péchés — très mauvais et lourdement souillé — s’il abandonne sa vie dans le quartier de l’Est (en ce lieu), il va vers Śiva, tel un caractère rongé par les vers qui s’efface en retournant à sa source.
Verse 33
दधिकंबलदानं तु तत्र देयं द्विजोत्तमे । कथितं पापशमनं सारात्सारतरं ध्रुवम्
Mais là, ô le meilleur des deux-fois-nés, il convient d’offrir en don le dadhikambala, la « couverture de caillé ». On déclare qu’il apaise le péché — assurément l’essence même, au-delà de toute essence.
Verse 34
अधुना संप्रवक्ष्यामि हिरण्याश्च महोदयम् । दुर्वाससा तपस्तप्तं तत्र सूर्यः प्रतिष्ठितः
À présent, je vais proclamer la grande élévation, la gloire de Hiraṇyā. Là, grâce aux austérités (tapas) accomplies par Durvāsas, Sūrya, le Soleil, fut établi en ce lieu.
Verse 35
कोटिरेका तु तत्रैव ऋषीणामूर्द्ध्वरेतसाम् । चतुर्विंशतितत्त्वानामधिको बलरूपधृक्
Là même se tiennent des voyants ascètes—à semence élevée—au nombre d’un crore et un. Et cette Présence est dite supérieure aux vingt-quatre principes, revêtant la forme de puissance et de force.
Verse 36
यत्र तिष्ठति देवेशि भृगुकोटिसमन्वितः । अन्यत्र ब्राह्मणानां तु कोट्या यच्च फलं लभेत्
Ô Déesse, là où cette Présence sacrée se tient avec un crore de Bhṛgu, le fruit qu’ailleurs on obtiendrait en honorant un crore de brāhmaṇa, on l’atteint ici avec une aisance et une grandeur supérieures.
Verse 38
ब्रह्मस्थाने तथैकेन भोजितेन तु तत्फलम् । एवं ज्ञात्वा महादेवि तत्र तिष्ठामि निर्वृतः । कोटिर्भिर्देवऋषिभिर्देवैः सह समावृतः । तीर्थानि तत्र तिष्ठंति अंतर्भूतानि वै कलौ
Dans ce Brahmā-sthāna, en nourrissant ne fût-ce qu’un seul être digne, on obtient ce même fruit. Le sachant, ô Mahādevī, j’y demeure dans une parfaite quiétude, entouré de crores de rishis divins et de dieux. En l’âge de Kali, tous les tīrtha y résident : en vérité, ils sont rassemblés et contenus en ce lieu.
Verse 39
तत्र क्षेत्रे महारम्ये यत्र सोमेश्वरः स्थितः । मम देवि गणौ द्वौ तु विभ्रमः संभ्रमः परः
Dans ce kṣetra très enchanteur où demeure Someśvara, ô Devī, se trouvent deux de mes serviteurs : Vibhrama et l’autre, Saṁbhrama.
Verse 40
तौ चात्र क्षेत्रसंस्थानां लोकानां भ्रमविभ्रमैः । योजयंति सदा चित्तं विकल्पानैक्यसंकुलम्
Et ici, par leur trouble et leur illusion, ces deux-là embrouillent sans cesse l’esprit des habitants de la région sacrée, le rendant encombré d’une multitude d’options vacillantes.
Verse 41
विनायकोपसर्गाश्च दश दोषास्तथा परे । एवं क्षेत्रं तु रक्षंति पापिनां दुष्टचेतसाम्
Les afflictions de Vināyaka, et dix autres fautes encore : ainsi gardent-ils la contrée sacrée, la tenant à l’abri des pécheurs au dessein mauvais.
Verse 42
दंडपाणिं तु ये भक्त्या पश्यंतीह नरोत्तमाः । न तेषां जायते विघ्नं तत्र क्षेत्रनिवासिनाम्
Mais les meilleurs des hommes qui, avec dévotion, contemplent ici Daṇḍapāṇi : pour eux, habitants de ce lieu sacré, nul obstacle ne surgit.
Verse 43
ब्राह्मणाः क्षत्रिया वैश्याः शूद्रा वै वर्णसंकराः । अकामा वा सकामा वा प्रभासे ये मृताः शुभे
Brāhmaṇa, Kṣatriya, Vaiśya, Śūdra, et même ceux d’origine mêlée — qu’ils soient sans désir ou mus par le désir — ceux qui meurent dans l’auspicieux Prabhāsa,
Verse 44
चंद्रार्द्धमौलिनः सर्वे ललाटाक्षा वृषध्वजाः । शिवे मम पुरे दिव्ये जायंते तत्र मानवाः
Tous deviennent semblables au Seigneur au croissant de lune sur le faîte, à l’œil sur le front, portant le taureau pour emblème ; dans ma cité divine de Śiva, ô Śivā, ces êtres humains y renaissent.
Verse 45
यस्तत्र वसते विप्रः संयतात्मा समाहितः । त्रिकालमपि भुंजानो वायुभक्षसमो भवेत्
Un brāhmaṇa qui demeure là, maître de lui et établi dans la contemplation — fût-il nourri trois fois par jour — devient comme s’il ne vivait que d’air.
Verse 46
मेरोः शक्या गुणा वक्तुं द्वीपानां च गुणास्तथा । समुद्राणां च सर्वेषां शक्या वक्तुं गुणाः प्रिये
Ô bien-aimée, on pourrait encore décrire les qualités du mont Méru, ainsi que celles des continents, et même les qualités de tous les océans—
Verse 47
आदिदेवस्य देवेशि महेशस्य महाप्रभोः । शक्या नैव गुणा वक्तुं वर्षाकोटिशतैरपि
Mais, ô Déesse des dieux, les qualités de Maheśa—le grand Seigneur, le Deva primordial—ne peuvent être dites, fût-ce en des centaines de crores d’années.