
Le chapitre 39 s’ouvre sur Prahlāda énumérant des appellations auspicieuses liées à Dvādaśī, puis reliant le mérite qui s’accroît chaque jour à la préparation d’offrandes semblables au havis et à la veille nocturne (jāgaraṇa) vouée à Viṣṇu, surtout devant la Śālagrāma-śilā. Le texte précise les appuis rituels : lampes de ghee à mèches jumelées, recouvrement floral de la Śālagrāma, et onction puis adoration d’une image vaiṣṇava (notamment marquée du cakra) avec santal, camphre, kṛṣṇāguru et musc. Une phalaśruti dense assimile le fruit de la veille de Dvādaśī à l’ensemble des mérites des grands tīrtha, des sacrifices, des vœux, de l’étude védique, de l’apprentissage des Purāṇa, des austérités et de la conduite juste selon les āśrama, en rappelant la transmission par des orateurs faisant autorité. Sūta poursuit cette chaîne de récit et exhorte à la pratique avec foi. L’enseignement s’élargit à l’efficacité de Dvārakā par la contemplation intérieure, la récitation et la lecture à domicile lorsque le voyage est impossible ; il recommande l’écoute, le don aux vaiṣṇava et une récitation spéciale en Dvādaśī durant la veille. Le chapitre déploie aussi le motif d’une « présence sacrée » au foyer—de nombreux tīrtha et divinités y « résident » par une dévotion constante—puis énonce des interdits éthiques : mépriser les vaiṣṇava, agir par exploitation, et porter atteinte sacrilège aux arbres sacrés (surtout l’aśvattha), à l’inverse du mérite de planter et protéger nyagrodha, dhātrī et tulasī. Il conclut par des prescriptions fortes pour le Kali-yuga : réciter Viṣṇu chaque jour, chanter le Bhāgavata, honorer le gopīcandana (tilaka, don, veille de Dvādaśī) et prononcer quotidiennement « Dvārakā » comme source de mérite comparable à celui d’un tīrtha.
Verse 1
श्रीप्रह्लाद उवाच । जया च विजया चैव जयंती पापनाशिनी । उन्मीलिनी वंजुली च त्रिस्पृशा पक्षवर्द्धिनी
Śrī Prahlāda dit : Jayā et Vijayā ; Jayantī, celle qui détruit les péchés ; Unmīlinī, Vaṃjulī, Trispṛśā et Pakṣavarddhinī—.
Verse 2
पुण्यं सर्वपुराणानां ते लभंते दिनेदिने । पक्वान्नं ये प्रकुर्वंति हविर्द्धान्यसमुद्भवम्
Jour après jour, ils obtiennent le mérite loué dans tous les Purāṇa : ceux qui préparent une nourriture cuite faite de grains de havis (grains sacrificiels) pour l’offrir avec dévotion.
Verse 3
जागरे पद्मनाभस्य घृतेनैव सुपाचितम् । वर्तिद्वयसमायुक्तं दीपं घृतसमन्वितम्
Lors de la veille nocturne pour Padmanābha, qu’on offre une lampe au ghee : bien préparée avec du ghee, munie de deux mèches et remplie de ghee.
Verse 4
यः कुर्य्याज्जागरे विष्णोः शालिग्रामशिलाग्रतः । शालग्रामशिलाग्रे तु ये प्रकुर्वंति जागरम्
Celui qui accomplit la veille pour Viṣṇu devant la pierre Śālagrāma—oui, ceux qui observent la veille nocturne devant la Śālagrāma—obtiennent un mérite exceptionnel.
Verse 5
कुर्वंति नृत्यवाद्ये च लोकानां रंजनाय च । संछादयंति कुसुमैः शालिग्रामशिलां च ये
Ceux qui organisent la danse et la musique instrumentale pour réjouir le peuple, et ceux qui, en offrande, couvrent de fleurs la pierre Śālagrāma, sont loués comme accomplissant un grand mérite.
Verse 6
चक्रांकितां विशेषेण प्रतिमां वैष्णवीं द्विजाः । चंदनं च सकर्पूरं कृष्णागुरुसमन्वितम्
Ô deux-fois-nés, honorez tout particulièrement l’image vaiṣṇava marquée du disque; et offrez la pâte de santal avec du camphre, mêlée d’agaru sombre au parfum précieux.
Verse 7
युक्तं मृगमदेनापि यः करोति विलेपनम् । द्वादश्यां देवदेवस्य रात्रौ जागरणे सदा
Quiconque applique l’onguent—même mêlé de musc—dans la nuit de Dvādaśī, en demeurant toujours en veille pour le Seigneur des seigneurs, obtient un immense mérite.
Verse 8
तस्य पुण्यं प्रवक्ष्यामि संक्षेपेण च वोऽग्रतः । तत्फलं कोटितीर्थे तु उज्जयिन्यां महालये
Je vais maintenant vous exposer, brièvement et sans détour, le mérite de cette observance. Son fruit équivaut à celui obtenu à Koṭitīrtha, à Ujjayinī, dans le grand sanctuaire sacré.
Verse 9
वाराणस्यां कुरुक्षेत्रे मथुरायां त्रिपुष्करे । अयोध्यायां प्रयागे च तीर्थे सागरसंगमे
(Ce mérite) équivaut à celui obtenu à Vārāṇasī, à Kurukṣetra, à Mathurā, à Tripuṣkara; à Ayodhyā et à Prayāga; et au tīrtha sacré où l’océan rejoint les eaux saintes.
Verse 10
सर्वपुण्येषु तीर्थेषु देवतायतनेषु च । कृतैर्यज्ञायुतैस्तत्र व्रतदानैश्च पुष्कलैः
(Ce mérite) est égal à celui obtenu dans tous les tīrtha sacrés et dans les sanctuaires des dieux—comme si l’on y avait accompli des dizaines de milliers de yajña, avec d’abondants vœux et de larges dons.
Verse 11
वेदैरधीतैर्यत्पुण्यं पुराणैश्चावगाहितैः । तपोभिश्चरितैः पुण्यं सम्यगाश्रम पालनैः
(Ce mérite) est égal à celui que l’on acquiert en étudiant les Veda, en pénétrant profondément les Purāṇa, en pratiquant les austérités (tapas) et en observant justement les devoirs de son āśrama (étape de vie).
Verse 12
यत्फलं मुनिभिः प्रोक्तं वेदव्यासेन पुत्रक । तत्फलं जागरे विष्णोः पक्षयोः शुक्लकृष्णयोः
Ô cher enfant, quel que soit le fruit spirituel proclamé par les sages et par Vedavyāsa—ce même fruit s’obtient en veillant (jāgara) pour le Seigneur Viṣṇu, durant la quinzaine claire comme durant la quinzaine sombre.
Verse 13
हैमवत्यै पुरा प्रोक्तं कैलासे शूलपाणिना । नारदाय पुरा प्रोक्तं ब्रह्मणा मत्समीपतः
Autrefois, sur le Kailāsa, le Seigneur au Trident enseigna cela à Haimavatī ; et jadis, Brahmā l’enseigna à Nārada en ma propre présence.
Verse 14
अरुणेन वज्रहस्ताय कथितं पृच्छते पुरा । द्वादशीजागरस्योक्तं फलं विप्रा मया च वः । तत्कुरुध्वं द्विजा यूयं जागरं विष्णुवासरे
Il y a longtemps, Aruṇa raconta cela à Vajrahasta lorsqu’il l’interrogea. Et moi aussi, ô brāhmaṇa, je vous ai exposé le fruit de la veille de Dvādaśī. Ainsi donc, ô deux-fois-nés, accomplissez cette veille au jour sacré de Viṣṇu.
Verse 15
सूत उवाच । इत्युक्त्वा ब्राह्मणान्प्राह बलिं पौत्रं स्वकं ततः । त्वमपि श्रद्धया पौत्र कुरु जागरणं हरेः
Sūta dit : Après avoir ainsi instruit les brāhmaṇas, il s’adressa à son propre petit-fils Bali : « Toi aussi, mon petit-fils, avec foi, accomplis la veille nocturne pour Hari. »
Verse 16
द्वारका मनसा ध्याता पापं वर्षशतान्वितम् । कीर्तनाच्छतजन्मोत्थं दहते नात्र संशयः
Dvārakā, rien qu’en étant méditée dans l’esprit, détruit les péchés amassés durant des centaines d’années ; et par sa glorification (kīrtana), elle consume les péchés nés de cent existences — sans aucun doute.
Verse 17
पापं जन्मसहस्रोत्थं पदमात्रेण गच्छताम् । द्वारका हरते नूनं मुक्तिः कृष्णस्य दर्शनात्
Pour ceux qui ne font qu’un seul pas vers elle, Dvārakā enlève assurément les péchés nés de mille naissances ; et la délivrance vient par la vision (darśana) de Kṛṣṇa.
Verse 18
न शक्नोति यदा गंतुं द्वारकां चैव मानवः । माहात्म्यं पठनीयं तु द्वारकासंभवं गृहे
Lorsqu’une personne ne peut se rendre à Dvārakā, qu’elle lise alors chez elle, à coup sûr, le Māhātmya concernant Dvārakā.
Verse 19
दातव्यं वैष्णवानां तु श्रोतव्यं भक्तिभावतः । द्वादश्यां च विशेषेण पठनीयं तु जागरे
Qu’on le donne aux Vaiṣṇavas, et qu’on l’écoute avec un cœur de bhakti. Et surtout au jour de Dvādaśī, qu’on le récite durant la veille nocturne.
Verse 20
द्वारका संभवं पुण्यं स संप्राप्नोति मानवः । प्रसादाद्वासुदेवस्य सत्यंसत्यं च भाषितम्
Cet être obtient le mérite sacré lié à Dvārakā, par la grâce de Vāsudeva. Ceci a été proclamé comme vérité—vérité, oui vérité.
Verse 21
गृहे संतिष्ठते नित्यं मथुरा द्वारका तथा । अवंती च तथा माया प्रयागं कुरुजांगलम्
Dans la demeure de chacun résident à jamais Mathurā et Dvārakā; de même Avantī et Māyā, Prayāga et Kurujāṅgala.
Verse 22
त्रिपुष्करं नैमिषं च गंगाद्वारं च सौकरम् । चंद्रेशं चैव केदारं तथा रुद्रमहालयम्
Tripuṣkara, Naimiṣa, Gaṅgādvāra et Saukara; de même Candreśa et Kedāra, ainsi que Rudra-mahālaya, la grande demeure de Rudra.
Verse 23
वस्त्रापथं महादेवं महाकालं तथैव च । भूतेश्वरं भस्मगात्रं सोमनाथमुमापतिम्
Vastrāpatha, Mahādeva et Mahākāla; Bhūteśvara, le Seigneur revêtu de cendre sacrée; et Somanātha, l’époux d’Umā.
Verse 24
कोटिलिंगं त्रिनेत्रं च देवं भृगुवनेचरम् । दीपेश्वरं महानादं देवं चैवाचलेश्वरम्
Koṭiliṅga, le Seigneur aux Trois Yeux (Trinetra), et la divinité qui demeure dans la forêt de Bhṛgu; Dīpeśvara, Mahānāda, et aussi Acaleśvara—tīrthas śivaïtes glorifiés.
Verse 25
ब्रह्मादयः सुरगणा गृहे तिष्ठंति सर्वदा । पितरो नागगंधर्वा मुनयः सिद्धचारणाः
Brahmā et les cohortes des dieux demeurent à jamais dans cette demeure ; de même y résident les Pitṛs (ancêtres), les Nāgas, les Gandharvas, les sages, les Siddhas et les Cāraṇas.
Verse 26
तीर्थानि यानि कानि स्युरश्वमेधादयो मखाः । कृष्णजन्माष्टमीं पौत्र यः करोति विशेषतः
Quels que soient les tīrthas et les sacrifices tels que l’Aśvamedha—ô petit-fils—celui qui observe avec une dévotion particulière la Janmāṣṭamī, la naissance de Kṛṣṇa, obtient le mérite rassemblé de tout cela.
Verse 27
यथा भागवतं शास्त्रं तथा भागवतो नरः । उभयोरंतरं नास्ति हरहर्योस्तथैव च
Tel est le śāstra Bhāgavata, tel est aussi l’homme bhāgavata, le dévot ; il n’y a nulle différence entre les deux—de même, il n’y a nulle différence entre Hara et Hari.
Verse 28
नीलीक्षेत्रं तु यो याति मूलकं भक्षयेत्तु यः । नैवास्ति नरकोद्धारं कल्पकोटिशतैरपि
Mais celui qui se rend à Nīlī-kṣetra et y mange du mūlaka (radis) ne trouve aucune délivrance de l’enfer, fût-ce au bout de centaines de crores de kalpas.
Verse 29
नीलीकर्म तु यः कुर्य्याद्ब्राह्मणो लोभमोहितः । नाप्नोति सुकृतं किंचित्कुर्य्याद्वा रसविक्रयम्
Mais si un brāhmaṇa, égaré par l’avidité, accomplit le « nīlī-karma », il n’obtient aucun mérite ; de même s’il se livre au négoce en vendant le « rasa » (sucs/denrées).
Verse 30
प्रसीदति न विश्वात्मा वैष्णवे चापमानिते । अश्वत्थं छेदयेद्यो वै एकैकस्मिंश्च पर्वणि
Le Soi universel (Viśvātman) ne se réjouit point lorsqu’un vaiṣṇava est outragé ; et quiconque abat un aśvattha, surtout à chaque parvan (temps sacré), contracte un lourd démérite.
Verse 31
मन्वंतराणि तावंति रौरवे वसतिर्भवेत् । अरिष्टकाष्ठैर्दैत्येंद्र कार्य्यं यः कुरुते क्वचित् । न पूजामर्घदानं च तस्य गृह्णाति भास्करः
Durant autant de manvantaras, sa demeure sera en Raurava (l’enfer). Ô seigneur des Daityas, quiconque accomplit quelque ouvrage avec du bois d’ariṣṭa, Bhāskara (le Soleil) n’accepte ni son culte ni même son offrande d’arghya.
Verse 32
छेदापकस्य चार्के तु च्छेदकस्य च दैत्यज । शतं जन्मानि दारिद्यं जायते च सरोगता
Ô fils d’un Daitya, celui qui fait couper l’Arka et celui qui le coupe de sa propre main renaît cent fois dans la pauvreté, accablé de maladies.
Verse 33
रोपयेत्पालयेद्यो वै सूर्य्यवृक्षं नरोत्तमः । सप्तकल्पं वसेत्सोऽत्र समीपे भास्करस्य हि
Le meilleur des hommes qui plante et protège l’arbre sacré du Soleil demeure ici durant sept kalpas, véritablement, tout près de Bhāskara.
Verse 34
रोपितैर्देववृक्षैस्तु यत्फलं लक्षकोटिभिः । न्यग्रोधवृक्षेणैकेन रोपितेन फलं हि तत्
Le fruit obtenu en plantant des dizaines de millions d’arbres divins, ce même fruit est acquis en plantant un seul Nyagrodha (banyan).
Verse 35
धात्रीद्रुमेऽप्येवमेव फलं भवति रोपिते । तुलसीरोपणे चैव अधिकं चापि सुव्रत । अमरत्वं च ते यांति नात्र कार्य्या विचारणा
De même, lorsque l’on plante l’arbre Dhātrī (āmalakī), le même mérite se manifeste. Mais dans la plantation de Tulasī, le mérite est encore plus grand, ô toi au vœu parfait; ils parviennent même à l’immortalité—il n’y a là aucun doute à nourrir.
Verse 36
द्वारकां कलिकाले तु प्रातरुत्थाय कीर्तयेत् । स सर्वपापनिर्मुक्तः स्वर्गं याति न संशयः
En l’âge de Kali, qu’on se lève au matin et qu’on chante la louange de Dvārakā. Délivré de tous les péchés, il va au ciel—sans aucun doute.
Verse 37
रोहिणीसहिता ये न द्वादशी समुपोषिता । महापातकसंयुक्तः कल्पांते नाकमाप्नुयात्
Celui qui n’observe pas dûment le jeûne en Dvādaśī lorsqu’elle est jointe à Rohiṇī (nakṣatra) demeure entaché de grands péchés et, même à la fin d’un kalpa, n’atteint pas le ciel.
Verse 38
वासरः को विना सूर्य्यं विना सोमेन का निशा । विना वृक्षेण को ग्रामो द्वादशी किं व्रतं विना
Qu’est-ce qu’un jour sans le Soleil ? Qu’est-ce qu’une nuit sans la Lune ? Qu’est-ce qu’un village sans arbre ? Et qu’est-ce que Dvādaśī sans vœu sacré (vrata) ?
Verse 39
गृहं च नरकं तस्य यमदण्डं द्वितीयकम् । न यत्र पठते नित्यं विष्णोर्नामसहस्रकम्
Cette maison est l’enfer même, comme un second bâton de Yama, là où l’on ne récite pas chaque jour le Viṣṇu-sahasranāma, les mille noms de Viṣṇu.
Verse 40
नरकं च भवेत्तस्य द्वितीयं यमशासनम् । नैव भागवतं यत्र पुराणं गीयते कलौ । अन्धकूपेषु क्षिप्यंते ज्वलितेषु हुताशने
Ce lieu devient l’enfer, tel un second décret de Yama, là où, en l’âge de Kali, le Bhāgavata Purāṇa n’est pas chanté. De tels êtres sont jetés dans des puits aveugles et dans des feux aux flammes ardentes.
Verse 41
द्विषंति ये भागवतं न कुर्वंति दिनं हरेः । यमदूतैश्च नीयन्ते तथा भूमौ भवंति ते
Ceux qui haïssent le Bhāgavata et n’observent pas le jour sacré de Hari sont emmenés par les messagers de Yama; puis ils renaissent sur la terre.
Verse 42
वाच्यमानं न शृण्वंति हरेश्चरितमुत्तमम् । करपत्रैश्च पीड्यंते सुतीव्रैर्यम शासनात्
Ceux qui refusent d’écouter lorsque sont récités les actes suprêmement sacrés de Hari sont, par décret de Yama, tourmentés par des lames semblables à des mains, d’une acuité extrême.
Verse 43
निन्दां कुर्वंति ये पापा वैष्णवानां महात्मनाम् । तेषां निरयपातस्तु यावदाभूतसंप्लवम्
Les pécheurs qui diffament les Vaiṣṇavas à la grande âme tombent en enfer; et leur chute dure jusqu’à la dissolution cosmique.
Verse 44
गोकोटितीर्थादधिकं स्नानं तत्राधिकं भवेत् । ये पश्यंति महापुण्या गोपीचंदनमृत्तिकाम् । गंगास्नानफलं तेषां जायते नात्र संशयः
Se baigner là-bas est dit supérieur même au mérite d’innombrables tīrthas. Les êtres très méritants qui contemplent l’argile de Gopīcandana obtiennent le fruit du bain dans le Gaṅgā; il n’y a là aucun doute.
Verse 45
वैष्णवानां प्रयच्छंति गोपीचं दनमृत्तिकाम् । येषां ललाटे तिलकः गोपीचंदनसंभवम्
Ils offrent l’argile sacrée de Gopīcandana aux Vaiṣṇava—ceux dont le front porte le tilaka né de Gopīcandana.
Verse 46
गोपीचंदनपुंड्रेण द्वादश्यां जागरे कृते । विष्णोर्नामसहस्रस्य पाठेन मुक्तिमाप्नुयात्
Avec le puṇḍra vaiṣṇava de Gopīcandana sur le front, en veillant lors de Dvādaśī et en récitant les mille noms de Viṣṇu, on obtient la délivrance.
Verse 47
ये नित्यं प्रातरुत्थाय वैष्णवानां तु कीर्तनम् । गोमतीस्मरणं कुर्युः कृष्णतुल्या न संशयः
Ceux qui, chaque matin au réveil, chantent sans cesse les louanges des Vaiṣṇava et se souviennent de la rivière Gomati deviennent semblables à Kṛṣṇa—sans aucun doute.
Verse 48
ये नित्यं प्रातरुत्थाय द्वारकेति वदंति च । तीर्थकोटिभवं पुण्यं लभंते च दिनेदिने
Ceux qui, chaque matin au réveil, prononcent chaque jour le nom «Dvārakā» reçoivent, jour après jour, un mérite égal à celui de crores de pèlerinages sacrés.