
Vena Episode Conclusion: Pṛthu’s Merit and the Greatness of Hearing the Padma Purāṇa in Kali-yuga
Le chapitre achève l’épisode de Vena et de Pṛthu en confirmant la royauté de Pṛthu, accordée à Viṣṇu, et la prospérité qu’il fait jaillir de la Terre par un gouvernement conforme au dharma, rendant au monde ses récoltes et son abondance. Puis l’enseignement se déplace de l’exemple du roi vers la théologie du texte : écouter ou réciter le Bhūmi-khaṇḍa et le Padma Purāṇa est loué comme destructeur des fautes et tenu pour équivalent, en mérite, aux grands sacrifices védiques — y compris l’Aśvamedha — surtout en Kali-yuga, où ces rites sont dits s’éteindre. Un dialogue expose les obstacles à l’audition du Purāṇa : incrédulité, avidité, esprit de critique et désordre social. Sont prescrits des remèdes rituels : homa vaiṣṇava avec hymnes et mantras déterminés, culte des Grahas et des divinités auxiliaires, dons, et pour les démunis, jeûne d’Ekādaśī et adoration de Viṣṇu. La conclusion affirme que l’écoute successive des cinq khaṇḍas procure un immense mérite et la délivrance.
Verse 1
सूत उवाच । वेनस्याज्ञां सुसंप्राप्य पृथुः परमधार्मिकः । संबभ्रे सर्वसंभारान्नानापुण्यान्नृपात्मजः
Sūta dit : Ayant dûment reçu l’ordre de Vena, Pṛthu —le plus juste— rassembla tous les apprêts requis, nombreux et de bon augure, ô prince.
Verse 2
निमंत्र्य ब्राह्मणान्सर्वान्नानादेशोद्भवानपि । अथ वेन इयाजासावश्वमेधेन भूपतिः
Après avoir convié tous les brāhmaṇas —même ceux venus de maintes contrées— le roi Vena accomplit alors l’Aśvamedha, le sacrifice du cheval.
Verse 3
दानान्यदाद्ब्राह्मणेभ्यो नानारूपाण्यनेकशः । जगाम वैष्णवं लोकं सकायो जगतीपतिः
Il accorda aux brāhmaṇas des dons de maintes sortes, sous d’innombrables formes et en grande abondance ; puis le seigneur de la terre gagna le séjour vaiṣṇava, avec son propre corps.
Verse 4
विष्णुना सह धर्मात्मा नित्यमेव प्रवर्तते । एतद्वः सर्वमाख्यातं चरित्रं तस्य भूपतेः
Ce roi à l’âme droite agit sans cesse en harmonie avec Viṣṇu. Ainsi, ô roi, je t’ai pleinement raconté le récit de la vie et des actes de ce souverain.
Verse 5
सर्वपापप्रशमनं सर्वदुःखविनाशनम् । पृथुरेव स धर्मात्मा राजा पृथ्वीं प्रशासति
Il apaise tous les péchés et anéantit toutes les douleurs ; ce roi Pṛthu, à l’âme droite, gouverne véritablement la terre.
Verse 6
त्रैलोक्येन समं पृथ्वीं दुदोह नृपसत्तमः । प्रजास्तु रंजितास्तेन पुण्यधर्मानुकर्मभिः
Ce meilleur des rois « trayait » la terre, la faisant produire une prospérité égale à celle des trois mondes ; et les sujets se réjouissaient de lui par sa pratique des vertus et du dharma.
Verse 7
एतत्ते सर्वमाख्यातं भूमिखण्डमनुत्तमम् । प्रथमं सृष्टिखंडं तु द्वितीयं भूमिखंडकम्
Ainsi, je t’ai pleinement exposé ce Bhūmi-khaṇḍa sans égal. La première section est le Sṛṣṭi-khaṇḍa, et la seconde est le Bhūmi-khaṇḍa.
Verse 8
भूमिखंडस्यमाहात्म्यं कथयिष्याम्यहं पुनः । अस्य खंडस्य वै श्लोकं यः शृणोति नरोत्तमः
Je décrirai de nouveau la grandeur sacrée du Bhūmi-khaṇḍa. Le meilleur des hommes—quiconque écoute un verset de cette section—
Verse 9
दिनस्यैकस्य वै पापं तस्य चैव प्रणश्यति । यो नरो भावसंयुक्तोऽध्यायं संशृणुते सुधीः
Le péché d’un seul jour est entièrement anéanti pour celui qui, animé d’une bhakti sincère, écoute avec recueillement ce chapitre d’un esprit clairvoyant.
Verse 10
तस्य पुण्यं प्रवक्ष्यामि श्रूयतां द्विजसत्तमाः । दत्तस्य गोसहस्रस्य ब्राह्मणेभ्यः सुपर्वणि
Je vais exposer son mérite sacré; écoutez, ô meilleurs des deux-fois-nés : le mérite d’offrir mille vaches aux brāhmaṇas en un jour de fête propice.
Verse 11
यत्फलं तत्प्रजायेत विष्णुस्तस्य प्रसीदति । अस्य पद्मपुराणस्य पठमानस्य नित्यशः
Quel que soit le fruit destiné à en naître, il advient réellement; et Viṣṇu se réjouit de celui qui récite chaque jour ce Padma Purāṇa.
Verse 12
कलौयुगे तु विघ्नाश्च न जायंते नरस्य वै । व्यास उवाच । कस्मात्कलौ न जायंते शृण्वानस्य च पद्मज
Dans l’âge de Kali, en vérité, les obstacles ne surgissent pas pour l’homme. Vyāsa dit : « Pour quelle raison, ô Padmaja (Brahmā), les obstacles ne naissent-ils pas en Kali pour celui qui écoute (cet enseignement) ? »
Verse 13
नरस्य पुण्ययुक्तस्य नाना विघ्नाः सुदारुणाः । ब्रह्मोवाच । मखस्याप्यश्वमेधस्य यत्फलं परिकथ्यते
Même pour un homme pourvu de mérite, surgissent de nombreux obstacles extrêmement redoutables. Brahmā dit : on va maintenant énoncer le fruit proclamé pour le sacrifice, même pour l’Aśvamedha.
Verse 14
तत्फलं दृश्यते तात पुराणे पद्मसंज्ञके । अश्वमेधमखः पुण्यः कलौ नैव प्रवर्तते
Ce même fruit, ô cher enfant, est décrit dans le Purāṇa nommé Padma. Le sacrifice méritoire de l’Aśvamedha, en vérité, ne se met pas en usage à l’âge de Kali.
Verse 15
पुराणं चापि यत्तद्वदश्वमेधसमं किल । अश्वमेधस्य यत्पुण्यं स्वर्गमोक्षफलप्रदम्
Et l’on dit aussi que ce Purāṇa est, en vérité, l’égal d’un sacrifice d’Aśvamedha. Le mérite de l’Aśvamedha accorde les fruits du ciel et de la délivrance (mokṣa).
Verse 16
न भुंजंति नराः पापाः पापमार्गेषु संस्थिताः । पुराणस्यास्य पुण्यस्य पद्मसंज्ञस्य सत्तम
Ô le meilleur des vertueux, les hommes pécheurs, établis sur des voies de faute, ne prennent point part au mérite de ce saint Purāṇa nommé Padma.
Verse 17
अश्वमेधसमं पुण्यं न भुंजंति कलौ नराः । कलौ युगे नरैः पापैर्गंतव्यं नरकार्णवम्
À l’âge de Kali, les hommes ne goûtent pas un mérite égal à celui de l’Aśvamedha. Dans le Kali-yuga, les hommes pécheurs s’acheminent vers l’océan de l’enfer.
Verse 18
कस्माच्छ्रोष्यंति तत्पुण्यं चतुर्वर्गप्रसाधनम् । येन श्रुतमिदं पुण्यं पुराणं पद्मसंज्ञकम्
Pourquoi ne pas écouter ce mérite qui accomplit les quatre buts de la vie? Car en l’entendant, on entend ce saint Purāṇa nommé Padma.
Verse 19
सर्वं हि साधितं तेन चतुर्वर्गस्य साधनम् । अश्वमेधादयो यज्ञास्तस्मान्नष्टा महामते
Car par cela, tout ce qui sert de moyen aux quatre buts de la vie a véritablement été accompli. C’est pourquoi, ô grand d’esprit, des sacrifices tels que l’Aśvamedha sont devenus caducs.
Verse 20
कलौ युगे गताः स्वर्गे सवेदाः सांगसस्वराः । यः कोपि सत्वसंपन्नः श्रद्धावान्भगवत्परः
Dans l’âge de Kali, les Veda—avec leurs sciences auxiliaires et leur juste psalmodie—semblent être montés au ciel. Pourtant, quiconque est doté de bonté, plein de foi et voué au Seigneur Bienheureux…
Verse 21
श्रोतुमिच्छति धर्मात्मा सपुत्रो भार्यया सह । श्रवणार्थं महाश्रद्धा पूर्वं तस्य प्रजायते
Cet homme à l’âme droite, avec son fils et son épouse, désire écouter ; et, pour l’écoute, une grande foi naît en lui au préalable.
Verse 22
शृण्वानस्य नरस्यापि महाविघ्नो न संचरेत् । अश्रद्धा जायते पूर्वं पाठकस्य नरस्य च
Même pour l’homme qui ne fait qu’écouter, un grand obstacle ne survient pas. Au contraire, d’abord naît l’incrédulité chez l’homme qui récite (le texte) et aussi chez l’autre homme concerné.
Verse 23
लोभश्च जायते तस्य शृण्वानस्य द्विजोत्तम । प्रेषितो विष्णुदेवेन महामोहः स दारुणः
Et tandis qu’il écoute, la convoitise naît en lui, ô meilleur des brāhmaṇa ; cette terrible Grande Illusion, envoyée par le Seigneur Viṣṇu, s’empare de lui.
Verse 24
अकरोत्स विनाशं तु शृण्वतश्चास्य नित्यशः । दूषकाः कुत्सकाः पापाः संभवंति दिने दिने
Assurément, cela mène à la ruine celui qui l’écoute sans cesse ; jour après jour surgissent des pécheurs, dénigreurs et railleurs.
Verse 25
ज्ञातव्यं तु सुबुद्धेन विघ्नरूपं ममाधुना । संजातं दृश्यते व्यास तथा होमं समाचरेत्
Mais que l’homme sage comprenne qu’à présent un obstacle est survenu sous ma forme. Ô Vyāsa, on le voit s’être manifesté ; accomplis donc l’offrande au feu (homa) en conséquence.
Verse 26
वैष्णवैश्च महामंत्रैर्विष्णुसूक्तैः सुपुण्यदैः । विष्णोरराटमंत्रेण सहस्रशीर्षकेण च
Et avec les grands mantras vaiṣṇavas, avec les hymnes à Viṣṇu, hautement méritoires, ainsi qu’avec l’Arāṭa-mantra de Viṣṇu et le Sahasraśīrṣa, l’hymne au Mille-Têtes.
Verse 27
इदं विष्णु सुमंत्रेण आब्रह्मेण पुनः पुनः । त्र्यंबकेन च मंत्रेण होममेवं समाचरेत्
Ainsi doit-on accomplir l’offrande au feu (homa) de cette manière, encore et encore : avec cet heureux mantra de Viṣṇu, avec l’invocation s’étendant jusqu’à Brahmā, et aussi avec le mantra de Tryambaka (Śiva).
Verse 28
बृहत्साम्ना सुमंत्रेण द्वादशाक्षरकेण च । यस्य देवस्य यो होमस्तस्य मंत्रेण होमयेत्
Avec le Bṛhat-sāman, avec un mantra de bon augure, et aussi avec le mantra de douze syllabes : quelle que soit la divinité à qui l’offrande (homa) est destinée, qu’on l’offre avec le mantra propre de cette divinité.
Verse 29
अष्टोत्तरतिलाज्यैश्च पालाशैः समिधैरपि । ग्रहाणामपि कर्त्तव्यं स्थापनं पूजनं द्विज
Avec cent huit offrandes de sésame et de ghee, et aussi avec des bûchettes de palāśa pour le feu, ô brāhmane, il faut également établir et vénérer les Grahas, divinités planétaires.
Verse 30
विघ्नेशं पूजयेत्तत्र शारदां च सुरेश्वरीम् । जातवेदां महामायां चंडिकां क्षेत्रनायकम्
Là, il faut vénérer Vighneśa, et aussi Śāradā, la Souveraine Dame des dieux ; (il faut vénérer) Jātavedā, Mahāmāyā, Caṇḍikā, et le Seigneur gardien de ce lieu sacré.
Verse 31
तिलैश्च तंदुलैराज्यैस्तेषां मंत्रसमुद्यतैः । एवं होमः प्रकर्त्तव्यो ब्राह्मणेभ्यो ददेद्धनम्
Avec du sésame, des grains de riz et du ghee—accompagnés des mantras prescrits—il faut accomplir ainsi le homa ; puis offrir des richesses en aumône aux brāhmaṇas.
Verse 32
यथासंभाविकां तात दक्षिणां धेनुसंयुताम् । ततो विघ्नाः प्रणश्यंति पुराणं सिद्धिमाप्नुयात्
Ainsi donc, cher enfant, offre une dakṣiṇā selon tes moyens, accompagnée d’une vache ; alors les obstacles s’évanouissent, et la récitation du Purāṇa obtient l’accomplissement.
Verse 33
एवं न कुरुते यो हि तस्य विघ्नं वदाम्यहम् । तस्यांगे जायते रोगो बहुपीडाप्रदायकः
Quiconque n’agit pas ainsi—de lui, je déclare l’entrave : dans son corps naît une maladie qui apporte de grandes souffrances.
Verse 34
भार्या शोकः पुत्रशोको धनहानिः प्रजायते । नानाविधान्महारोगान्भुंजते नात्र संशयः
Naissent le chagrin pour l’épouse, le chagrin pour le fils et la perte des richesses ; et l’on endure maintes maladies terribles—de cela, nul doute.
Verse 35
यस्य गेहे नास्ति वित्तमुपवासं समाचरेत् । एकादशीं सुसंप्राप्य पूजयेन्मधुसूदनम्
Que celui dont la maison est sans richesse observe le jeûne. Parvenu comme il se doit à Ekādaśī, qu’il adore Madhusūdana (Viṣṇu).
Verse 36
षोडशैश्चोपचारैश्च भावयुक्तेन चेतसा । ब्राह्मणान्भोजयेत्पश्चाद्यथावित्तानुसारतः
L’esprit pénétré d’une dévotion sincère, qu’on accomplisse le culte avec les seize offrandes rituelles ; puis qu’on nourrisse les Brāhmaṇas selon ses moyens.
Verse 37
केशवाय ततो दत्वा संकल्पं हविषान्वितम् । स्वयं कुर्यात्ततः प्राज्ञो भोजनं सह बांधवैः
Ensuite, après avoir offert à Keśava le saṅkalpa (vœu) avec les oblations, le sage prendra alors son repas, en compagnie de ses proches.
Verse 38
पुत्रैस्तु भार्यया युक्तस्ततः सिद्धिमवाप्नुयात् । पुराणसंहितापूर्णा श्रोतव्या धर्मतत्परैः
Pourvu de fils et accompagné de son épouse, il atteint alors l’accomplissement spirituel. Que ceux qui sont voués au dharma écoutent le Purāṇa, parfait dans ses saṃhitās.
Verse 39
चतुर्वर्गस्य वै सिद्धिर्जायते तस्य नान्यथा । सपादं लक्षमेकं तु ब्रह्माख्यं पुष्करं शृणु
De ce lieu sacré naît véritablement l’accomplissement des quatre buts de la vie humaine; il n’est point d’autre voie. Écoute maintenant Puṣkara, le tīrtha dit de Brahmā, d’une étendue d’un lakṣa et un quart.
Verse 40
कृते युगे तु निष्पापाः शृण्वंति मनुजा द्विज । लक्षस्यार्द्धं ततः कृत्स्नं पुराणं पद्मसंज्ञकम्
Dans le Kṛta Yuga, ô brāhmaṇa, les hommes sans péché écoutent le Purāṇa tout entier nommé Padma, d’un total d’un demi-lakṣa (cinquante mille vers).
Verse 41
श्लोकानां तु सहस्राभ्यां द्वाभ्यामेव तथाधिकम् । त्रेतायुगे तथा प्राप्ते यदा श्रोष्यंति मानवाः
Il se compose de deux mille ślokas, et de deux autres en surplus. Quand vient le Tretā-yuga, alors les hommes l’entendront.
Verse 42
चतुर्वर्गफलं भुक्त्वा ते यास्यंति हरिं पुनः । द्वाविंशतिसहस्राणि संहितापद्मसंज्ञिता
Ayant goûté le fruit des quatre buts de la vie, ils atteindront de nouveau Hari. La Saṃhitā nommée « Padma » compte vingt-deux mille vers.
Verse 43
द्वापरे कथिता विप्र ब्रह्मणा परमात्मना । द्वादशैव सहस्राणां पद्माख्या सा तु संहिता
Ô brāhmaṇa, dans le Dvāpara âge, il fut enseigné par Brahmā, le Soi suprême. Cette compilation nommée « Padma » compte exactement douze mille vers.
Verse 44
कलौ युगे पठिष्यंति मानवा विष्णुतत्पराः । एकोर्थश्चैकभावश्च चतुर्ष्वपि प्रवर्तितः
Dans l’âge de Kali, les hommes voués à Viṣṇu réciteront ces enseignements. Un seul et même sens, une seule et même intention, sont exposés dans les quatre Veda.
Verse 45
संहितास्वेव विप्रेंद्र शेषाख्यानप्रविस्तरः । द्वादशैव सहस्राणि नाशं यास्यंति सत्तम
Ô le meilleur des brahmanes, au sein même des Saṁhitā, le récit développé nommé Śeṣākhyāna—long de douze mille vers—ira certes à la ruine, ô noble.
Verse 46
कलौ युगे तु संप्राप्ते प्रथमं हि भविष्यति । भूमिखंडं नरः श्रुत्वासर्वपापैः प्रमुच्यते
Lorsque l’âge de Kali sera advenu, ceci deviendra certes primordial. Celui qui écoute le Bhūmi-khaṇḍa est délivré de tous les péchés.
Verse 47
मुच्यते सर्वदुःखेभ्यः सर्वरोगैः प्रमुच्यते । अन्यत्सर्वं परित्यज्य जपं दानं तथा श्रुतम्
Il est délivré de toutes les souffrances et entièrement affranchi de toute maladie. Renonçant à tout le reste, qu’il s’adonne au japa, au dāna et au śravaṇa/śruta : l’écoute et l’étude de l’enseignement sacré.
Verse 48
श्रोतव्यं हि प्रयत्नेन पद्माख्यं पापनाशनम् । प्रथमं सृष्टिखंडं तु द्वितीयं भूमिखंडकम्
Vraiment, avec effort, il faut écouter le Purāṇa nommé Padma, destructeur des péchés. Sa première section est le Sṛṣṭi-khaṇḍa, et la seconde le Bhūmi-khaṇḍa.
Verse 49
तृतीयं स्वर्गखंडं च पातालं तु चतुर्थकम् । पंचमं चोत्तरं खंडं सर्वपापप्रणाशनम्
Le troisième est le Svarga-khaṇḍa, et le quatrième est le Pātāla-khaṇḍa. Le cinquième est l’Uttara-khaṇḍa, qui anéantit tous les péchés.
Verse 50
यः शृणोति नरो भक्त्या पंचखंडान्यनुक्रमात् । गोप्रदानसहस्रस्य मानवो लभते फलम्
Celui qui, avec dévotion, écoute dans l’ordre prescrit les cinq khaṇḍas, obtient un mérite égal à celui d’offrir mille vaches.
Verse 51
महाभाग्येन लभ्यंते पंचखंडानि भूसुराः । श्रुतानि मोक्षदानि स्युः सत्यं सत्यं न संशयः
Ô brāhmanes, les cinq khaṇḍas ne s’obtiennent que par une grande bonne fortune. Une fois entendues, elles deviennent dispensatrices de mokṣa : vérité, vérité, sans aucun doute.
Verse 125
इति श्रीपद्मपुराणे भूमिखंडे पंचपंचाशत्सहस्रसंहितायां वेनोपाख्याने पंचविंशत्यधिकशततमोऽध्यायः
Ainsi s’achève le cent vingt-cinquième chapitre, dans l’épisode de Vena, du Bhūmi-khaṇḍa du glorieux Padma Purāṇa, au sein de la compilation de cinquante-cinq mille vers.