Adhyaya 41
Purva BhagaAdhyaya 4142 Verses

Adhyaya 41

Solar Rays, Planetary Nourishment, Dhruva-Bondage of the Grahas, and the Lunar Cycle

Poursuivant la conclusion du chapitre précédent, qui présente Mahādeva comme l’ordonnateur du kāla (Temps) et de la séquence cosmique, cet adhyāya développe une cosmologie technique où Āditya (le Soleil) devient l’axe opératif des cieux. Le texte énumère les principaux rayons solaires et leur assigne des fonctions nourricières pour les grahas (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne) ainsi que pour les effets saisonniers—chaleur, pluie, froid—reliant l’astronomie au maintien de la vie et à l’économie rituelle. Il expose ensuite les divinités solaires mensuelles (Varuṇa, Pūṣan, Aṁśa, Dhātṛ, Indra, Savitṛ, Vivasvān, Bhaga, Parjanya, Tvaṣṭṛ, Mitra, Viṣṇu) et les met en relation avec le nombre de rayons et les teintes du Soleil selon les saisons. Le chapitre explique encore les huit grahas sous la seigneurie du Soleil, leur attache à Dhruva par des « cordes de vent » (pravaha-vāyu), et le mécanisme de la croissance et décroissance de la Lune lorsque Soma est « bu » par les dieux puis restauré par un rayon solaire. Il se conclut par la description des chars planétaires et la réaffirmation de Dhruva comme pivot immobile de la révolution céleste, préparant la suite cosmographique ou dharmique fondée sur cet ordre.

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Shlokas

Verse 1

इति श्रीकूर्मपुराणे षट्साहस्त्र्यां संहितायां पूर्वविभागे चत्वारिशो ऽध्यायः सूत उवाच एवमेष महादेवो देवदेवः पितामहः / करोति नियतं कालं कालात्मा ह्यैश्वरी तनुः

Ainsi, dans le Śrī Kūrma Purāṇa, dans la Saṃhitā de six mille vers, dans la section antérieure (Pūrva-bhāga), s’achève le quarantième chapitre. Sūta dit : «Ainsi Mahādeva—Dieu des dieux, Père primordial—ordonne le Temps selon un ordre immuable ; car le Temps est son propre Soi, sa forme souveraine (aiśvarī).»

Verse 2

तस्य ये रश्मयो विप्राः सर्वलोकप्रदीपकाः / तेषां श्रेष्ठाः पुनः सप्त रश्मयो ग्रहयोनयः

Ô brāhmaṇa, ces rayons de lui—ceux du Soleil—sont les flambeaux de tous les mondes. Parmi eux, les sept rayons les plus excellents sont dits être les sources (matrices) d’où naissent les planètes.

Verse 3

सुषुम्नो हरिकेशश्च विश्वकर्मा तथैव च / विश्वव्यचाः पुनश्चान्यः संयद्वसुरतः परः

«(Ils se nomment) Suṣumna, Harikeśa, ainsi que Viśvakarman ; un autre encore est appelé Viśvavyacāḥ ; et au-delà d’eux se trouve celui qui porte le nom de Saṃyadvasurataḥ.»

Verse 4

अर्वावसुरिति ख्यातः स्वराडन्यः प्रकीर्तितः / सुपुम्नः सूर्यरश्मिस्तु पुष्णाति शिशिरद्युतिम्

Un rayon du Soleil est renommé Arvāvasu, et un autre est célébré comme Svarāṭ. Le rayon nommé Supumna nourrit et soutient l’éclat frais de la saison Śiśira (la splendeur hivernale).

Verse 5

तिर्यगूर्ध्वप्रचारो ऽसौ सुषुम्नः परिपठ्यते / हरिकेशस्तु यः प्रोक्तो रश्मिर्नक्षत्रपोषकः

Ce canal de lumière qui se déploie à l’horizontale et vers le haut est récité comme « Suṣumnā ». Quant au rayon nommé « Harikeśa », il nourrit les nakṣatras, les demeures lunaires.

Verse 6

विश्वकर्मा तथा रश्मिर्बुधं पुष्णाति सर्वदा / विश्वव्यचास्तु यो रश्मिः शुक्रं पुष्णाति नित्यदा

Le rayon solaire nommé Viśvakarmā nourrit sans cesse Budha (Mercure) ; et le rayon appelé Viśvavyacās nourrit continuellement Śukra (Vénus).

Verse 7

संयद्वसुरिति ख्यातः स पुष्णाति च लोहितम् / वृहस्पतिं प्रपुष्णाति रश्मिरर्वावसुः प्रभोः / शनैश्चरं प्रपुष्णाति सप्तमस्तु सुराट् तथा

Le rayon du Seigneur, connu sous le nom de Saṃyadvasu, nourrit Lohita (Mars). Le rayon appelé Arvāvasu nourrit tout particulièrement Bṛhaspati (Jupiter). De même, le septième rayon — Surāṭ — nourrit aussi Śanaiścara (Saturne).

Verse 8

एवं सूर्यप्रभावेन सर्वा नक्षत्रतारकाः / वर्धन्ते वर्धिता नित्यं नित्यमाप्याययन्ति च

Ainsi, par la puissance du Soleil, toutes les constellations et les étoiles croissent ; et, sans cesse fortifiées, elles sont continuellement nourries, encore et encore.

Verse 9

दिव्यानां पार्थिवानां च नैशानां चैव सर्वशः / आदानान्नित्यमादित्यस्तेजसां तमसां प्रभुः

En recueillant sans cesse, de toutes les manières, les puissances célestes, terrestres et nocturnes, Āditya (le Soleil) demeure à jamais le Seigneur souverain de la clarté comme des ténèbres.

Verse 10

आदत्ते स तु नाडीनां सहस्त्रेण समन्ततः / नादेयांश्चैव सामुद्रान् कूप्यांश्चैव सहस्त्रदृक् / स्थावराञ्जङ्गमांश्चैव यच्च कुल्यादिकं पयः

Lui, en vérité, saisit les eaux de toutes parts : celles de milliers de ruisseaux et de conduits, celles des fleuves et même de l’océan, celles des puits et des réservoirs ; et il enlève aussi l’eau destinée aux êtres immobiles comme aux êtres mobiles, toute eau qui s’écoule par les canaux et autres voies semblables.

Verse 11

तस्य रश्मिसहस्त्रं तच्छीतवर्षोष्णनिस्त्रवम् / तासां चतुः शतं नाड्यो वर्षन्ते चित्रमूर्तयः

De lui (le Soleil) jaillissent mille rayons, s’écoulant en fraîcheur, en pluie et en chaleur. Parmi eux, quatre cents sont des canaux (nāḍīs) qui déversent des averses, prenant des formes merveilleuses et diverses.

Verse 12

वन्दनाश्चैव याज्याश्च केतना भूतनास्तथा / अमृता नाम ताः सर्वा रश्मयो वृष्टिसर्जनाः

Et (ces rayons) sont appelés aussi Vandanā et Yājyā, Ketanā et Bhūtanā. Tous ensemble portent le nom d’« Amṛtā » : des splendeurs qui font naître la pluie.

Verse 13

हिमोद्वाहाश्च ता नाड्यो रश्मयस्त्रिशतं पुनः / रश्म्यो मेष्यश्च पौष्यश्च ह्लादिन्यो हिमसर्जनाः / चन्द्रास्ता नामतः सर्वाः पीताभाः स्युर्गभस्तयः

Ces canaux (nāḍīs) qui portent le froid sont encore dits être les trois cents rayons de la Lune. Parmi eux se trouvent Meṣyā et Pauṣyā, rafraîchissants et producteurs de givre. Tous sont connus sous le nom de « Candrāḥ » (rayons lunaires), et leurs faisceaux sont décrits d’une teinte jaune pâle.

Verse 14

शुक्राश्च ककुभश्चैव गावो विश्वभृतस्तथा / शुक्रास्ता नामतः सर्वास्त्रिविधा घर्मसर्जनाः

Les classes dites Śukrā et Kakubhā, ainsi que les vaches connues sous le nom de Viśvabhṛt : de nom, toutes sont appelées « Śukrā » ; elles sont de trois sortes et sont émettrices de chaleur (gharman).

Verse 15

समं बिभर्ति ताभिः स मनुष्यपितृदेवताः / मनुष्यानौषधेनेह स्वधया च पितॄनपि / अमृतेन सुरान् सर्वांस्त्रिभिस्त्ररिंस्तर्पयत्यसौ

Par ces trois offrandes, il soutient également les humains, les Pitṛ (ancêtres) et les Deva : ici il nourrit les hommes de nourriture et de plantes médicinales ; il rassasie les Pitṛ par l’offrande de svadhā ; et il comble tous les dieux par l’amṛta. Ainsi, par cet acte triple, il satisfait les trois ordres.

Verse 16

वसन्ते ग्रैष्मिके चैव शतैः स तपति त्रिभिः / शरद्यपि च वर्षासु चतुर्भैः संप्रवर्षति / हेमन्ते शिशिरे चैव हिममुत्सृजति त्रिभिः

Au printemps et en été, il (le Soleil) brûle de trois cents rayons ; en automne et durant la saison des pluies, il déverse la pluie par quatre cents ; et en hiver comme en la saison froide, il répand la neige par trois cents.

Verse 17

वरुणो माघमासे तु सूर्यः पूषा तु फल्गुने / चैत्रे मासि भवेदंशो धाता वैशाखतापनः

Au mois de Māgha préside Varuṇa ; en Phālguna préside Sūrya sous le nom de Pūṣan. Au mois de Caitra, Aṁśa devient la divinité régente ; et en Vaiśākha préside Dhātṛ, en tant que Tāpana, le « dispensateur de chaleur ».

Verse 18

ज्येष्ठामूले भवेदिन्द्रः आषाढे सविता रविः / विवस्वान् श्रावणे मासि प्रौष्ठपद्यां भगः स्मृतः

Au mois de Jyeṣṭha (à sa racine) préside Indra ; en Āṣāḍha préside Savitṛ, le Soleil. En Śrāvaṇa préside Vivasvān ; et en Proṣṭhapadā, Bhaga est rappelé comme la divinité régente.

Verse 19

पर्जन्यो ऽश्वयुजि त्वष्टाकार्तिके मासि भास्करः / मार्गशीर्ष भवेन्मित्रः पौषे विष्णुः सनातनः

Au mois d’Āśvayuja, on l’appelle Parjanya ; au mois de Kārtika, Tvaṣṭṛ ; et en ce même mois, il est aussi Bhāskara. En Mārgaśīrṣa, il devient Mitra ; et en Pauṣa, il est Viṣṇu, l’Éternel.

Verse 20

पञ्चरश्मिसहस्त्राणि वरुणस्यार्ककर्मणि / षड्भिः सहस्त्रैः पूषा तु देवोंशः सप्तभिस्तथा

Dans l’œuvre solaire, cinq mille rayons sont attribués à Varuṇa ; Pūṣan agit avec six mille ; et la part divine (Deva-aṁśa) de même avec sept mille.

Verse 21

धाताष्टभिः सहस्त्रैस्तु नवभिस्तु शतक्रतुः / विवस्वान् दशभिः पाति पात्येकादशभिर्भगः

Dhātṛ protège avec huit mille (rayons). Śatakratu (Indra) protège avec neuf mille. Vivasvān (le Soleil) protège avec dix mille, et Bhaga protège avec onze mille.

Verse 22

सप्तभिस्तपते मित्रस्त्वष्टा चैवाष्टभिस्तपेत् / अर्यमा दशभैः पाति पर्जन्यो नवभिस्तपेत् / षड्भी रश्मिसहस्त्रैस्तु विष्णुस्तपति विश्वसृक्

Mitra rayonne avec sept (ensembles de rayons) ; Tvaṣṭṛ, certes, rayonne avec huit. Aryaman protège avec dix ; Parjanya brûle avec neuf. Mais Viṣṇu—créateur du monde—réchauffe et illumine avec six mille rayons.

Verse 23

वसन्ते कपिलः सूर्यो ग्रीष्मे काञ्चनसप्रभः / श्वेतो वर्षासु वर्णेन पाण्डुरः शरदि प्रभुः / हेमन्ते ताम्रवर्णः स्याच्छिशिरे लोहितो रविः

Au printemps, le Soleil est fauve ; en été, il resplendit d’un éclat d’or. Pendant les pluies, il paraît blanc ; en automne, le Seigneur est pâle. En hemanta, il devient couleur de cuivre ; et en śiśira, Ravi apparaît rouge.

Verse 24

ओषधीषु बलं धत्ते स्वधामपि पितृष्वथ / सूर्यो ऽमरत्वममृते त्रयं त्रिषु नियच्छति

Il dépose la force dans les plantes médicinales et établit aussi, parmi les Pitṛs, l’oblation nommée svadhā. Le Soleil, par l’Amṛta, soutient l’immortalité et règle ainsi la triade à travers les trois mondes.

Verse 25

अन्ये चाष्टौ ग्रहा ज्ञेयाः सूर्येणाधिष्ठिता द्विजाः / चन्द्रमाः सोमपुत्रश्च शुक्रश्चैव बृहस्पतिः / भौमो मन्दस्तथा राहुः केतुमानपि चाष्टमः

Ô deux-fois-nés, sachez encore qu’il est huit grahas, placés sous la présidence du Soleil : la Lune ; Budha, fils de Soma ; Śukra ; Bṛhaspati ; Bhauma (Mars) ; Manda (Saturne) ; Rāhu ; et Ketu, le huitième.

Verse 26

सर्वे ध्रुवे निबद्धा वै ग्रहास्ते वातरश्मिभिः / भ्राम्यमाणा यथायोगं भ्रमन्त्यनुदिवाकरम्

Toutes les planètes sont en vérité attachées à Dhruva (l’Étoile Polaire) par des cordes de rayons pareils au vent ; mises en mouvement selon leur juste ordre, elles tournent jour après jour en suivant la course du Soleil.

Verse 27

अलातचक्रवद् यान्ति वातचक्रेरिता द्विजाः / यस्माद् वहति तान् वायुः प्रवहस्तेन स स्मृतः

Ô deux-fois-nés, les êtres vont comme un tison tournoyant, poussés par la roue du vent. Parce que Vāyu les emporte au loin, on se souvient de lui sous le nom de Pravaha, « celui qui fait avancer le courant ».

Verse 28

रथस्त्रिचक्रः सोमस्य कुन्दाभास्तस्य वाजिनः / वामदक्षिणतो युक्ता दश तेन निशाकरः

Le char de Soma est à trois roues, et ses chevaux sont blancs comme le jasmin. Dix coursiers sont attelés à gauche et à droite ; par eux progresse le Faiseur de la Nuit (la Lune) sur sa voie.

Verse 29

वीथ्याश्रयाणि चरति नक्षत्राणि रविर्यथा / ह्रासवृद्धी च विप्रेन्द्रा ध्रुवाधाराणि सर्वदा

De même que le Soleil chemine sur sa voie céleste, ainsi les demeures lunaires (nakṣatra) suivent leurs propres sentiers. Et leur décroissance comme leur croissance, ô le meilleur des brāhmaṇa, reposent à jamais sur Dhruva (l’Étoile Polaire), fondement immobile.

Verse 30

स सोमः शुक्लपक्षे तु भास्करे परतः स्थिते / आपूर्यते परस्यान्तः सततं दिवसक्रमात्

Ce Soma (la Lune), durant la quinzaine claire, lorsque le Soleil se tient au-delà d’elle, est continuellement rempli—jour après jour, selon l’ordre des jours—dans sa partie la plus éloignée.

Verse 31

क्षीणायितं सुरैः सोममाप्यायति नित्यदा / एकेन रश्मिना विप्राः सुषुम्नाख्येन भास्करः

Ô brāhmaṇa, lorsque Soma (la Lune) s’est amaigri—comme ‘bu’ par les dieux—Bhāskara (le Soleil) le régénère sans cesse par un seul rayon nommé Suṣumnā.

Verse 32

एषा सूर्यस्य वीर्येण सोमस्याप्यायिता तनुः / पौर्णमास्यां स दृश्येत संपूर्णे दिवसक्रमात्

Ce corps (disque) de Soma, nourri par la puissance de Sūrya, apparaît plein lors de la nuit de la Pleine Lune (Pūrṇamāsī), quand s’achève, selon l’ordre, le cycle des jours.

Verse 33

संपूर्णमर्धमासेन तं सोमममृतात्मकम् / पिबन्ति देवता विप्रा यतस्ते ऽमृतभोजनाः

En l’espace d’une quinzaine, ô brāhmaṇa, les divinités boivent entièrement ce Soma dont l’essence est amṛta, le nectar. C’est pourquoi l’on dit que les dieux et les sages brāhmaṇa se nourrissent de l’immortalité elle-même.

Verse 34

ततः पञ्चदशे भागे किञ्चिच्छिष्टे कलात्मके / अपराह्णे पितृगणा जघन्यं पर्युपासते

Alors, lorsque la quinzième part du jour—faite de kalās (unités du temps)—s’est presque écoulée, dans l’après‑midi finissant les cohortes des Pitṛs (Ancêtres) se tiennent auprès de ce qui est le plus bas, c’est‑à‑dire le déclin du jour, attendant les offrandes.

Verse 35

पिबन्ति द्विकलं कालं शिष्टा तस्य कला तुया / सुधामृतमयीं पुण्यां तामन्दोरमृतात्मिकाम्

Pendant deux kalās, les justes boivent cette part de lui—que tu as accordée—sainte, faite de nectar : la nature immortelle de la Lune, tissée d’amṛta.

Verse 36

निः सृतं तदमावास्यां गभस्तिभ्यः स्वधामृतम् / मासतृप्तिमपाप्यग्र्यां पितरः सन्ति निर्वृताः

Au jour d’Amāvāsyā (nouvelle lune), le nectar nommé Svadhā s’écoule des rayons du Soleil ; et, ayant obtenu par là la plus haute satiété mensuelle, les Pitṛs (Ancêtres) demeurent dans la quiétude et la paix.

Verse 37

न सोमस्य विनाशः स्यात् सुधा देवैस्तु पीयते / एवं सूर्यनिमित्तस्य क्षयो वृद्धिश्च सत्तमाः

Il n’y a point de destruction de Soma (la Lune) ; au contraire, les dieux boivent son essence d’ambroisie. Ainsi, ô le meilleur des vertueux, la décroissance et la croissance adviennent par l’action du Soleil, cause déterminante.

Verse 38

सोमपुत्रस्य चाष्टाभिर्वाजिभिर्वायुवेगिभिः / वारिजैः स्यन्दनो युक्तस्तेनासौ याति सर्वतः

Et le char du fils de Soma est attelé de huit chevaux, rapides comme le vent, nés des eaux ; par ce char il parcourt tous les lieux.

Verse 39

शुक्रस्य भूमिजैरश्वैः स्यन्दनो दशभिर्वृतः / अष्टबिश्चाथ भौमस्य रथो हैमः सुशोभनः

Śukra (Vénus) est porté sur un char tiré par dix chevaux nés de la terre ; et Bhauma/Maṅgala (Mars) a de même un splendide char d’or, attelé de huit chevaux.

Verse 40

बृहस्पतेरथाष्टाश्वः स्यन्दनो हेमनिर्मितः / रथस्तमोमयो ऽष्टाश्वो मन्दस्यायसनिर्मितः / स्वर्भानोर्भास्करारेश्च तथा षड्भिर्हयैर्वृतः

Le char de Bṛhaspati est attelé de huit chevaux et son véhicule est façonné d’or. Manda/Śani, au mouvement lent, possède un char à huit chevaux, forgé de fer et de nature ténébreuse. Svarbhānu (Rāhu), ennemi du Soleil, est lui aussi accompagné de six chevaux.

Verse 41

एते महाग्रहाणां वै समाख्याता रथा नव / सर्वे ध्रुवे महाभागा निबद्धा वातरश्मिभिः

Ainsi ont été décrits les neuf chars des grands astres. Tous, ô noble, sont attachés à Dhruva par des cordes faites de courants de vent.

Verse 42

ग्रहर्क्षताराधिष्ण्यानि ध्रुवे बद्धान्येशेषतः / भ्रमन्ति भ्रामयन्त्येनं सर्वाण्यनिलरश्मिभिः

Toutes les planètes, les demeures lunaires (nakṣatra), les étoiles et leurs stations célestes, sans exception, sont liées à Dhruva. En suivant leurs cours, elles font aussi tourner la roue cosmique, mues par les courants et les rayons du vent (anila).

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Frequently Asked Questions

It presents the Sun’s rays as ‘wombs/sources’ that nourish and empower planetary forces; specific named rays sustain Budha, Śukra, Lohita (Maṅgala), Bṛhaspati, and Śanaiścara, making solar potency the underlying driver of planetary efficacy.

Dhruva functions as the fixed axis: planets, nakṣatras, and stars are said to be bound to it by cords of wind-like rays, and their revolutions proceed as the cosmic wheel is carried by pravaha-vāyu.

The chapter ties ancestral satisfaction to lunar timing: on amāvāsyā, svadhā is said to flow from the Sun’s rays, and the pitṛs attain monthly contentment, integrating ritual observance with solar-lunar mechanics.