
Le Parabrahma Upanishad (rattaché à l’Atharvaveda) est un texte bref mais dense qui expose Parabrahman comme la réalité suprême, au‑delà du nom‑forme et de toute limitation (upādhi), de nature nirguṇa (sans attributs). Son enseignement central est que la mokṣa n’est pas une acquisition extérieure : la libération procède de la connaissance directe (jñāna) de la non‑différence entre Ātman et Brahman ; l’asservissement a pour racine l’avidyā (ignorance). Par la méthode apophatique « neti‑neti », l’Upanishad récuse toute conceptualisation qui ferait de Brahman un objet. Brahman est présenté comme conscience auto‑lumineuse, fondement de toute cognition. D’où l’accent sur viveka (discernement), vairāgya (détachement), méditation et dissolution de l’identification ego‑corps‑mental. Dans son contexte historique, on peut le lire comme un abrégé didactique du Vedānta dans des milieux de renonçants (sannyāsa) et de yoga, où la renonciation est comprise avant tout comme non‑attachement intérieur.
Start ReadingParabrahman as the supreme, attributeless reality (nirguṇa), beyond name and form
Ātman–Brahman identity: liberation through direct knowledge (jñāna), not through external attainment
Neti-neti (apophatic method): Brahman indicated by negating all objectifiable categories
Avidyā as the root of bondage; vidyā (self-knowledge) as immediate freedom
Viveka (discrimination) between the eternal (nitya) and non-eternal (anitya)
Vairāgya (dispassion) and sannyāsa as inner renunciation of egoic identification
Consciousness as self-luminous (svayaṃ-prakāśa), the ground of all cognition
Mokṣa as recognition of ever-present freedom rather than a produced state
20 verses with Sanskrit text, transliteration, and translation.
Verse 1
अथ हैनं महाशालः शौनकोऽङ्गिरसं भगवन्तं पिप्पलादं विधिवदुपसन्नः पप्रच्छ— दिव्ये ब्रह्मपुरे के सम्प्रतिष्ठिता भवन्ति? कथं सृज्यन्ते? नित्यात्मन एष महिमा; विभज्य एष महिमा विभुः— क एषः? तस्मै स होवाच— एतत्...
Alors Śaunaka, riche maître de maison de la lignée des Āṅgirasa, s’étant approché selon le rite du vénérable Pippalāda, demanda : «Dans la cité divine de Brahman, qui demeure établi ? Comment sont-ils engendrés ? Telle est la majesté de l’Ātman éternel ; s’étant comme partagé, cette majesté qui pénètre tout—qu’est-elle ?» Il lui répondit : «Voici la vérité que je proclame : la brahma-vidyā suprême, enseignée aux puissances divines du prāṇa. Dans la cité du Parabrahman resplendit, sans souillure, l’Impérissable bienheureux, sans parties. Il maîtrise tout comme l’abeille ; tel un chien, il semble engagé dans une action irrégulière. Sans agir, il se tient comme un Seigneur. Plus lié à l’acte, tel un cultivateur, on éprouve le fruit. Celui qui connaît le cœur du karma accomplit l’acte ; ayant connu le cœur du karma, qu’il agisse. Qui, étant Un, jetterait le filet ? Il ne l’écarte pas—et pourtant il écarte tout.»
Brahman as akṣara (Imperishable), actionlessness (akartṛtva) of the Self, and the mechanism of karma-phala for embodied beingsVerse 2
प्राणदेवाश्चत्वारः। ताः सर्वा नाड्यः सुषुप्तश्येनाकाशवत्। यथा श्येनः खमाश्रित्य याति स्वमालयं कुलायम्, एवं सुषुप्तं ब्रूत। अयं च परश्च स सर्वत्र हिरण्मये परे कोशे। अमृता ह्येषा नाडी त्रयं सञ्चरति। तस्...
Il y a quatre divinités en tant que souffles vitaux (prāṇa). Toutes ces nāḍī, dans le sommeil profond, sont comme un faucon dans l’espace. De même que le faucon, prenant appui sur le ciel, retourne à sa demeure, à son nid, ainsi faut-il parler du sommeil profond. Ce Soi-ci et le Soi transcendant sont partout dans l’enveloppe suprême, d’or. Cette nāḍī est vraiment immortelle ; elle circule dans la triade. De cela, Brahman est « à trois pieds ». C’est ici qu’il doit être recherché ; de là il se déploie. Dites encore autrement : ceci et le Suprême sont partout dans l’enveloppe dorée. Comme Devadatta, même frappé d’un bâton, ne s’en va pas réellement (de lui-même), ainsi l’on n’est pas souillé par les rites favorables ou défavorables—iṣṭa et pūrta. Comme un enfant sans désir s’approche de la joie, ainsi cette divinité, dans le rêve, s’approche de la béatitude. Le Veda est certes la lumière suprême ; la lumière des lumières réjouit—ainsi en vérité. Ce suprême est ce par quoi le mental réjouit le Paramātman. Du Seigneur naît une clarté blanche. De nouveau, par ce même chemin, il conduit à l’état de rêve. Comme dans l’état de la sangsue, le désir surgit du Seigneur ; tant qu’il demeure, il réjouit le soi. « La jonction supérieure » et « la jonction inférieure » : il n’abandonne pas le supérieur pour l’inférieur. Alors, ayant uni la jonction octuple du crâne, ce qui pend comme un mamelon—son origine est avec Indra ; c’est l’origine du savoir—ainsi. Ici il s’éveille. Au-delà du bien et du mal, il n’est souillé même par des actes de bien et de mal. Cette divinité—autre que les dieux—est sa paix, le Régent intérieur (antaryāmin), sans attache, de nature consciente, le Purusha. Le cygne du praṇava est le Parabrahman, non le cygne du prāṇa. Le praṇava est le jīva. La divinité primordiale le fait connaître à celui qui sait ainsi. Comment le fait-elle connaître ? Elle fait advenir au jīva la brahmanité.
States of consciousness (jāgrat-svapna-suṣupti), nāḍī/prāṇa doctrine, inner ruler (antaryāmin), and identity of jīva with Brahman via praṇavaVerse 3
सत्त्वमथास्य पुरुषस्यान्तः शिखोपवीतत्वं ब्राह्मणस्य। मुमुक्षोरन्तः शिखोपवीतधारणम्। बहिर्लक्ष्यमाणशिखायज्ञोपवीतधारणं कर्मिणो गृहस्थस्य। अन्तरुपवीतलक्षणं तु बहिस्तन्तुवदव्यक्तमन्तस्तत्त्वमेलनम्॥३॥
Or, pour cet être, l’état de porter la touffe intérieure (śikhā) et le cordon sacré intérieur (upavīta) est le signe du brāhmaṇa au sens véritable. Pour le chercheur de délivrance, il est prescrit de porter la śikhā intérieure et l’upavīta intérieur. Pour le maître de maison attaché aux rites, la pratique est de porter la touffe et le cordon sacrificiel visibles au dehors. Mais la marque de l’upavīta intérieur est ceci : tel un fil extérieur, il demeure non manifesté ; au-dedans, il est la jonction, l’intégration à la Réalité (tattva).
Saṃnyāsa/inner renunciation; internalization of ritual symbols; sattva and brahminhood as inner qualification (adhikāra)Verse 4
न सन्नासन्न सदसद्भिन्नाभिन्नं न चोभयम् । न सभागं न निर्भागं न चाप्युभयरूपकम् ॥ ब्रह्मात्मैकत्वविज्ञानं हेयं मिथ्यत्वकारणादिति ॥४॥
Ce n’est ni l’être ni le non-être; ni un mélange d’être et de non-être; ni différent ni non-différent; ni les deux à la fois. Ce n’est ni composé de parties ni sans parties, ni même de forme duale. Puisque cela est la cause de la négation de l’illusion (mithyātva), qu’on adopte la connaissance de l’unité de Brahman et du Soi (Ātman).
Brahman–Ātman aikya; negation (neti-neti) and mithyā-nivṛttiVerse 5
पञ्चपाद्ब्रह्मणो न किंचन । चतुष्पादन्तर्वर्तिनोऽन्तर्जीवब्रह्मणश्चत्वारि स्थानानि । नाभिहृदयकण्ठमूर्धसु जाग्रत्स्वप्नसुषुप्तितुरीयावस्थाः । आहवनीयगार्हपत्यदक्षिणसभ्याग्निषु । जागरिते ब्रह्मा स्वप्ने व...
Pour le Brahman « à cinq pieds », il n’y a rien à ajouter. Pour le Brahman intérieur qui demeure dans la structure « à quatre pieds », il y a quatre demeures : au nombril, au cœur, à la gorge et au sommet de la tête se trouvent les états de veille, de rêve, de sommeil profond et de turīya ; ils correspondent aux feux āhavanīya, gārhapatya, dakṣiṇa et sabhya. Dans la veille est Brahmā ; dans le rêve, Viṣṇu ; dans le sommeil profond, Rudra ; le quatrième est l’Immuable, de nature Conscience. Ainsi, il y a quatre états. Qu’on contemple ainsi : diviser les quatre-vingt-seize tattva comme des fils, les ordonner selon les trois guṇa, en extraire trente-deux tattva ; discerner séparément la nature tri-guṇa et la condition tri-mūrti ; connaître le Brahman en neuf aspects, doté de neuf qualités ; tripler encore les neuf mesures et les unifier comme phases du soleil, de la lune et du feu ; au milieu, entourer trois fois et relier Brahmā–Viṣṇu–Maheśvara, en unifiant commencement et fin ; faire le nœud non-duel comme un nœud de conscience ; établir séparément la mesure de la « cavité de Brahman » depuis le nombril, liée à vingt-sept tattva, dotée de tri-guṇa et marquée par tri-mūrti, et pourtant la ramener à l’unité ; considérer de l’épaule gauche jusqu’au côté droit de la gorge, connaissant l’unique confluence de l’attachement au début et à la fin ; comprendre la racine unique comme réelle, telle l’argile : « la modification n’est qu’un nom né de la parole ; l’argile seule est la vérité. » Par les deux syllabes « haṃsa », déterminer la touffe intérieure et le cordon sacré intérieur : on obtient l’état de brāhmaṇa, l’aptitude à méditer Brahman et la condition de renonçant—avec touffe et cordon intérieurs sans marque. Pour le maître de maison, la touffe rituelle extérieure et le « cordon de connaissance » s’opposent à la brāhmaṇa-ité apparente faite d’une touffe visible et d’un cordon de coton ; en quadruplant, la confection du cordon produit vingt-quatre tattva ; les neuf tattva ne sont qu’un. Le Brahman suprême—parce qu’il est accessible—fait que l’on imagine de multiples voies. Pour tous—Brahmā et les autres, dieux, sages et humains—la forme est une ; Brahman seul est un ; la brāhmaṇa-ité seule est une. Les particularités de conduite selon varṇa et āśrama sont distinctes ; pour ceux qui portent la touffe, varṇa et āśrama sont chacun un dans leur domaine. Pour le yati visant la délivrance, on déclare que la racine de la touffe et du cordon sacré est l’unique praṇava. « Haṃsa » est la touffe ; praṇava est le cordon sacré ; nāda est la jonction. Tel est le dharma, non un autre dharma. Comment ? Praṇava, haṃsa et nāda—le cordon triple—demeurent dans le propre cœur comme Conscience : le Brahman triple. Sache-le ; qu’on abandonne la touffe et le cordon sacré mondains.
Turīya as cinmātra; mapping of avasthās to deities/fires; internalization of yajñopavīta (praṇava) and śikhā (haṃsa); reduction of tattvas to non-dual source (mṛttikā-dṛṣṭānta)Verse 6
सशिखं वपनं कृत्वा बहिःसूत्रं त्यजेद्बुधः । यदक्षरं परंब्रह्म तत्सूत्रमिति धारयेत् ॥६॥
Après s’être rasé la tête en laissant la touffe, le sage doit abandonner le cordon extérieur ; qu’il tienne pour certain que l’Immuable, le Parabrahman, est lui-même le véritable cordon.
Saṃnyāsa internalization; akṣara-brahman as true ‘sūtra’ (inner support)Verse 7
पुनर्जन्मनिवृत्त्यर्थं मोक्षस्याहर्निशं स्मरेत् । सूचनात् सूत्रमित्युक्तं सूत्रं नाम परं पदम् ॥७॥
Afin de mettre fin aux renaissances, qu’on se souvienne de la Délivrance (mokṣa) jour et nuit. Parce qu’il indique et révèle, on l’appelle « sūtra » ; et le « sūtra » est véritablement l’état suprême.
Moksha (liberation) and the sūtra as indicator of the Supreme (Brahman)Verse 8
तत्सूत्रं विदितं येन स मुमुक्षुः स भिक्षुकः । स वेदवित्सदाचारः स विप्रः पङ्क्तिपावनः ॥८॥
Celui par qui ce sūtra est connu—celui-là est un aspirant à la délivrance ; celui-là est un mendiant sacré. Il connaît le Veda et la bonne conduite ; il est un vipra, purificateur de la rangée du repas.
Jñāna as the criterion of true renunciation (mumukṣutva, sannyāsa) and spiritual authorityVerse 9
येन सर्वमिदं प्रोतं सूत्रे मणिगणा इव । तत्सूत्रं धारयेद्योगी योगविद्ब्राह्मणो यतिः ॥९॥
Ce par quoi tout ceci est enfilé—comme des grappes de gemmes sur un fil—ce sūtra, le yogin doit le porter et le maintenir ; (il est) connaisseur du yoga, brāhmaṇa, ascète (yati).
Brahman as the inner ‘thread’ (sūtra) pervading and supporting the cosmos; dhāraṇā/nididhyāsana on the all-pervading principleVerse 10
बहिःसूत्रं त्यजेद्विप्रो योगविज्ञानतत्परः । ब्रह्मभावमिदं सूत्रं धारयेद्यः स मुक्तिभाक् ॥ नाशुचित्वं न चोच्छिष्टं तस्य सूत्रस्य धारणात् ॥१०॥
Le brāhmane (vipra), voué à la connaissance du yoga, doit abandonner le cordon sacré extérieur. Celui qui porte ce « fil » comme le bhāva de Brahman devient participant de la délivrance. Par le port de ce fil, il n’y a ni impureté ni état d’ucchiṣṭa (reste souillant).
Moksha through Brahma-bhāva (inner realization over external ritual)Verse 11
सूत्रमन्तर्गतं येषां ज्ञानयज्ञोपवीतिनाम् ॥ ये तु सूत्रविदो लोके ते च यज्ञोपवीतिनः ॥११॥
Ceux pour qui le fil est intérieur—dont le cordon sacré est la connaissance—oui, ceux qui connaissent ce « fil » dans le monde, ceux-là aussi sont les véritables porteurs du yajñopavīta.
Jñāna as the true yajña and true upavīta (inner qualification)Verse 12
ज्ञानशिखिनो ज्ञाननिष्ठा ज्ञानयज्ञोपवीतिनः । ज्ञानमेव परं तेषां पवित्रं ज्ञानमीरितम् ॥१२॥
Ayant la connaissance pour crête (śikhā), établis dans la connaissance et ayant la connaissance pour yajñopavīta, pour eux la connaissance seule est proclamée purificatrice suprême.
Jñāna as the supreme purifier (jñāna-pavitratva) and marker of the jñānīVerse 13
अग्नेरिव शिखा नान्या यस्य ज्ञानमयी शिखा । स शिखीत्युच्यते विद्वान् नेतरे केशधारिणः ॥१३॥
De même qu’il n’est point d’autre flamme que la flamme du feu, ainsi : celui dont la śikhā (touffe) est faite de connaissance—lui, le sage, est appelé « celui qui a la śikhā » ; non pas les autres qui ne portent que des cheveux.
Jñāna (knowledge) as the true mark of Brahman-realization; critique of external ritual identityVerse 14
कर्मण्यधिकृताः ये तु वैदिके लौकिकेऽपि वा । ब्राह्मणाभासमात्रेण जीवन्ते कुक्षिपूरकाः । व्रजन्ते निरयं ते तु पुनर्जन्मनि जन्मनि ॥१४॥
Mais ceux qui sont habilités à l’action—qu’elle soit védique ou même mondaine—qui vivent seulement de l’apparence d’être brahmanes, ne cherchant qu’à remplir leur ventre : ceux-là, en vérité, vont en enfer, naissance après naissance.
Karma vs. jñāna; hypocrisy (dharma-ābhāsa) and bondage (saṃsāra)Verse 15
वामांसदक्षकण्ठ्यन्तं ब्रह्मसूत्रं तु सव्यतः । अन्तर्बहिरिवात्यर्थं तत्त्वतन्तुसमन्वितम् ॥ नाभ्यादिब्रह्मरन्ध्रान्तप्रमाणं धारयेत्सुधीः ॥१५॥
Le brahma-sūtra (cordon sacré), de l’épaule gauche jusqu’au côté droit du cou, porté depuis la gauche, comme au-dedans et au-dehors, abondamment pourvu du fil de la vérité : le sage doit le porter selon la mesure allant du nombril jusqu’au brahma-randhra (ouverture au sommet du crâne).
Reinterpretation of yajñopavīta as tattva/jñāna; internalization of Vedic symbols; kuṇḍalinī axis (nābhi to brahmarandhra) as contemplative mapVerse 16
तेभिर्धार्यमिदं सूत्रं क्रियाङ्गं तन्तुनिर्मितम् ॥ शिखा ज्ञानमयी यस्योपवीतं च तन्मयम् । ब्राह्मण्यं सकलं तस्य नेतरेषां तु किंचन ॥१६॥
Ce fil (sūtra), tissé de brins et servant d’auxiliaire à l’acte rituel, doit être porté par eux. Mais celui dont la śikhā est faite de connaissance, et dont l’upavīta est de cette même connaissance, possède en plénitude la brahmanité; pour les autres, en vérité, cela n’est rien.
Jñāna as the true upavīta; inner qualification for Brahminhood; Mokṣa-sādhanaVerse 17
इदं यज्ञोपवीतं तु परमं यत्परायणम् । विद्वान् यज्ञोपवीती संधारयेद्यः स मुक्तिभाक् ॥१७॥
Or cet yajñopavīta est suprême, ayant Cela (Brahman) pour ultime refuge. Le connaissant qui porte le yajñopavīta—lui participe à la délivrance.
Mokṣa through Brahma-jñāna; Brahman as parāyaṇa (ultimate refuge)Verse 18
बहिरन्तश्चोपवीती विप्रः संन्यस्तुमर्हति । एकयज्ञोपवीती तु नैव संन्यस्तुमर्हति ॥१८॥
Le vipra qui « porte l’upavīta » au dehors et au dedans est digne de renoncement. Mais celui qui ne porte qu’un seul yajñopavīta n’est nullement digne de renoncer.
Saṃnyāsa-adhikāra; inner qualification (jñāna/vairāgya) over external marksVerse 19
तस्मात् सर्वप्रयत्नेन मोक्षापेक्षी भवेद् यतिः । बहिःसूत्रं परित्यज्य स्वान्तःसूत्रं तु धारयेत् ॥१९॥
Ainsi, par tous les efforts, le renonçant (yati) doit devenir un chercheur de délivrance ; ayant abandonné le cordon sacré extérieur, qu’il porte en vérité le fil intérieur (le sūtra intime).
Moksha; internalization of sannyāsa symbols; Atman/Brahman as the true ‘thread’Verse 20
बहिःप्रपञ्चशिखोपवीतित्वमनादृत्य प्रणवहंसशिखोपवीतित्वमवलम्ब्य मोक्षसाधनं कुर्यादित्याह भगवाञ्छौनक इत्युपनिषत् ॥२०॥
Sans tenir compte de l’état de porter la houppe et le cordon sacré relevant de la multiplicité extérieure (l’ordre mondain), et en s’appuyant sur l’état de porter la houppe et le cordon sacré du Praṇava et du Haṃsa, qu’on accomplisse les moyens de la délivrance — ainsi parla le vénérable Śaunaka ; ainsi (s’achève) l’Upaniṣad.
Moksha-sādhana through praṇava/haṃsa contemplation; transcendence of external varṇāśrama markers; Brahman-realizationAnswers come straight from the texts, with the shlokas they draw on. Ask in your own words.
A free sign-in with Google or Apple keeps your chat saved across web and the app.