
Sūta raconte qu’après un acte extraordinaire accompli par le roi Daśaratha, Indra (Śakra) s’approche, loue son mérite incomparable et lui offre une grâce. Daśaratha ne demande ni richesses ni conquêtes, mais une amitié durable avec Indra, conçue comme une alliance constante dans tous les devoirs du dharma. Indra l’accorde et prie le roi de paraître régulièrement à l’assemblée divine ; Daśaratha s’y rend chaque jour après les rites du soir, goûtant la musique et la danse célestes et les récits édifiants des devarṣis. Chaque fois que le roi se retire, son siège est aspergé d’eau (abhyukṣaṇa) selon un rite répété. Plus tard, Nārada lui en révèle la raison ; intrigué, Daśaratha observe et interroge Indra, craignant que cette aspersion ne signale quelque faute cachée. Il énumère les manquements possibles : nuire aux brāhmaṇas, rendre une justice inique, laisser naître le désordre social, tolérer la corruption, négliger ceux qui demandent refuge, ou faillir aux rites. Indra répond qu’aucune faute présente ne se trouve dans son corps, son royaume, sa lignée, sa maison ni ses serviteurs ; le démérite à venir est seulement l’état d’être sans fils, décrit comme une dette envers les ancêtres (pitṛ-ṛṇa) qui entrave les destinées supérieures. L’aspersion est donc un rite préventif lié aux pitṛs. Indra conseille de s’efforcer d’obtenir une descendance afin d’assurer l’accomplissement des ancêtres et d’éviter le déclin. Daśaratha retourne à Ayodhyā, confie le gouvernement à ses ministres et entreprend des austérités pour obtenir un fils, avec le conseil de se rendre à Kārttikeyapura, où son père pratiqua jadis le tapas et obtint le succès désiré.
Verse 1
। सूत उवाच । ततः प्रभृति नो मन्दो रोहिणीशकटं द्विजाः । भिनत्ति वचनात्तस्य राज्ञो दशरथस्य च
Sūta dit : Dès lors, ô brāhmaṇas, Manda (Śanaiścara) ne brise plus le « char de Rohiṇī », en raison des paroles du roi Daśaratha.
Verse 2
तद्वृत्तांतं समाकर्ण्य तस्य शक्रः प्रहर्षितः । भूपालं तं समभ्येत्य ततश्चोवाच सादरम्
Ayant entendu le récit complet de ce qui s’était produit, Śakra (Indra) fut rempli de joie. S’approchant de ce roi, il lui parla avec une chaleureuse déférence.
Verse 3
अत्यद्भुततरं कर्म त्वयैतत्पृथिवीपते । संसाधितं यदन्येन मनसापि न चिन्त्यते
Ô seigneur de la terre, tu as accompli une œuvre des plus merveilleuses, qu’aucun autre ne saurait même concevoir en son esprit.
Verse 4
अत एव हि संतुष्टिः सञ्जाताद्य तवोपरि । वरं मत्तो गृहाणाद्य तदभीष्टं हृदि स्थितम्
C’est pourquoi, aujourd’hui, je suis pleinement satisfait de toi. Reçois de moi, dès maintenant, une grâce : le vœu chéri qui demeure en ton cœur.
Verse 5
राजोवाच । त्वया सह सुरश्रेष्ठ मैत्री संप्रार्थयाम्यहम् । शाश्वती सर्वकृत्येषु परमां लोकसंस्थिताम्
Le roi dit : Ô le plus excellent des dieux, je te supplie de m’accorder ton amitié—éternelle, suprême, et solidement établie en toutes les affaires et dans tous les mondes.
Verse 6
इन्द्र उवाच । एवं भवतु राजेंद्र त्वया सह सदा मम । संपत्स्यते सदा मैत्री वसोरिव च शाश्वती
Indra dit : Qu’il en soit ainsi, ô roi des rois. Avec toi, mon amitié demeurera à jamais—constante et éternelle, telle celle de Vasu.
Verse 7
त्वया सदैव मे पार्श्वे सभायां देवसंनिधौ । आगन्तव्यं विशेषेण येन मैत्री प्रवर्धते
Viens régulièrement à mes côtés—dans l’assemblée, en présence des dieux—afin que notre amitié s’accroisse davantage.
Verse 8
एवमुक्त्वा सहस्राक्षो जगाम त्रिदिवालयम् । राजापि चागतो हर्म्ये स्वकीये हर्षसंयुतः
Ayant ainsi parlé, le Mille-Yeux (Indra) partit vers sa demeure céleste de Tridiva. Le roi aussi retourna dans son palais, le cœur rempli de joie.
Verse 9
रक्षयित्वा जगत्सर्वं शनैश्चर कृताद्भयात् । अप्राप्यां प्राप्य संकीर्तिं स्तूयमानस्तु बन्दिभिः
Ayant protégé le monde entier de la crainte suscitée par Śanaiścara (Saturne), il obtint une renommée jadis inatteignable, tandis que bardes et hérauts le célébraient.
Verse 10
ततः प्रभृति नित्यं स सन्ध्याकाल उपस्थिते । सायाह्नं संविधायाथ याति शक्रस्य मंदिरे
Dès lors, chaque jour, lorsque venait l’heure du crépuscule, il accomplissait les observances du soir, puis se rendait à la demeure de Śakra (Indra).
Verse 11
तत्र स्थित्वा चिरं श्रुत्वा गंधर्वाणां मनोहरम् । गीतं दृष्ट्वा च नृत्यं च तानादिविहितं शुभम्
Là, demeurant longtemps, il écouta le chant envoûtant des Gandharvas et contempla aussi leur danse — des prestations auspiciennes réglées sur mélodies et rythmes.
Verse 12
विचित्रार्थाः कथाः श्रुत्वा देवर्षीणां मुखाच्च्युताः । स्वयं च कीर्तयित्वाथ प्रयाति निजमंदिरम्
Après avoir entendu des récits merveilleux, riches de sens, tombés des lèvres des rishis divins, puis les avoir lui-même célébrés en parole, il partit vers sa propre demeure céleste.
Verse 13
विमानवरमारुह्य हंसबर्हिणनादितम् । मनोहरपताकाभिः समंताच्च विभूषितम्
Montant sur un excellent vimāna, retentissant des cris des cygnes et des paons, et orné de toutes parts de bannières charmantes, il s’avança dans la splendeur.
Verse 14
यदायदा स निर्याति शक्रस्थानान्निजालयम् । तदातदाऽसने तस्य क्रियतेऽभ्युक्षणं सदा
Chaque fois qu’il quittait le séjour d’Indra pour sa propre demeure, à cet instant même son siège était toujours aspergé rituellement d’eau consacrée.
Verse 15
शक्रादेशात्तदा वेत्ति न स भूपः कथंचन । अन्यस्मिन्दिवसे तस्य नारदो मुनिसत्तमः । कथयामास तत्सर्वमभ्युक्षणसमुद्भवम्
Sur l’ordre d’Indra, ce roi n’en sut absolument rien. Mais un autre jour, Nārada, le plus éminent des sages, lui exposa tout ce qui concernait l’origine de ce rite d’aspersion sacrée.
Verse 16
वृत्तांतं तस्य राजर्षेस्तस्यैव गृहमागतः । तीर्थयात्रा प्रसंगेन विद्वेषपरिवृद्धये
Étant venu jusqu’à la demeure même de ce roi‑ṛṣi, (Nārada) évoqua l’affaire à l’occasion d’un pèlerinage aux tīrtha, et l’hostilité s’en trouva accrue.
Verse 17
तच्छ्रुत्वा नारदेनोक्तं श्रद्धेयमपि भूपतिः । न चक्रे हृदयेऽधर्ममात्मानं परिचिंतयन्
En entendant les paroles de Nārada — bien qu’elles fussent crédibles — le roi ne laissa pas l’adharma pénétrer son cœur, s’examinant lui‑même avec discernement.
Verse 18
तथापि कौतुकाविष्टो गत्वा शक्रनिवेशनम् । अन्यस्मिन्दिवसे स्थित्वा चिरं तत्र समुत्थितः
Pourtant, saisi de curiosité, il se rendit à la demeure d’Indra ; et un autre jour, après y être resté longtemps, il se leva (et se mit à se mouvoir).
Verse 19
अलक्ष्यं वीक्षयामास स्वासनं दूरमास्थितः । किंचित्सद्मांतरं प्राप्य कौतूहलसमन्वितः
De loin, il observa son propre siège en demeurant invisible ; puis, empli de curiosité, il parvint à une autre chambre à l’intérieur du palais.
Verse 20
ततः शक्रसमादेशादुत्थाय सुरकिंकरः । प्रोक्षयामास तोयेन पार्थिवस्य तदासनम्
Alors, sur l’ordre d’Indra, un serviteur céleste se leva et aspergea d’eau pure le siège de ce roi.
Verse 21
तद्दृष्ट्वा कोपसंपन्नः स राजाऽभ्येत्य वासवम् । प्रोवाच किमिदं शक्र प्रोक्ष्यते यन्ममासनम्
Voyant cela, le roi, saisi de colère, s’approcha de Vāsava (Indra) et dit : «Qu’est-ce donc, ô Śakra, que l’on asperge mon siège ?»
Verse 22
किं मया निहता विप्राः किं वा विप्रसमुद्भवम् । शासनं लोपितं किंचित्किं वा विप्रा विनिंदिताः
«Ai-je tué quelque brāhmane ? Ou ai-je nui à quoi que ce soit issu des brāhmanes ? Ai-je, d’une manière ou d’une autre, écarté la règle d’un gouvernement juste selon le dharma ? Ou ai-je déshonoré les brāhmanes ?»
Verse 23
किं वा नष्टोऽस्मि संग्रामे दृष्ट्वा शत्रून्समागतान् । दैन्यं वा जल्पितं तेषां भयत्रस्तेन चेतसा
«Ou bien ai-je failli au combat, voyant les ennemis rassemblés ? Ou, l’esprit ébranlé par la peur, ai-je proféré devant eux des paroles de détresse ?»
Verse 24
मम राज्येऽथवा शक्र दुर्बलो बलवत्तरैः । पीड़्यते वाथ चौराद्यैर्मुष्यते वंचकैस्तथा
«Ou bien, ô Śakra, dans mon royaume les faibles sont-ils opprimés par les plus forts ? Ou le peuple est-il dépouillé par des voleurs et pareillement trompé par des imposteurs ?»
Verse 25
किं वा राज्ये मदीये च जायते योनिविप्लवः । संकरो वाथ वर्णानां परित्यक्तविधिक्रमः
Ou bien, dans mon royaume, un trouble s’est-il levé quant à la lignée et à la naissance ? Ou bien les varṇa se sont-ils confondus, les disciplines et les rites légitimes étant délaissés ?
Verse 26
किं वा दुर्जनवाक्येन दूषितो दोषवर्जितः । दंड्यते मम राज्ये च केनचित्त्रिदशेश्वर
Ou bien, ô Seigneur des dieux, quelqu’un d’irréprochable est-il souillé par les paroles des méchants, puis châtié par quelqu’un dans mon royaume ?
Verse 27
किं वा चौरोऽथ पापो वा गृहीतो दोषवान्स्वयम् । मुच्यते द्रव्यलोभेन तथान्यो वा जुगुप्सितः
Ou bien un voleur — ou quelque autre pécheur — bien que réellement coupable et déjà saisi, a-t-il été relâché par avidité d’argent ? Ou quelque autre être abject a-t-il été laissé libre ?
Verse 28
किंस्विन्मया परित्यक्तः कोऽप्यत्र शरणागतः । भयत्रस्तः सुभीतेन प्राणानां त्रिदशाधिप
Ai-je jamais, ici, abandonné quelqu’un venu chercher refuge — saisi d’effroi, s’agrippant à la vie — ô Seigneur des dieux ?
Verse 29
कस्य वा पृष्ठमांसानि भक्षितानि मया क्वचित् । कच्चिच्च त्रिदशाधीष ब्राह्मणस्य विशेषतः
De qui ai-je jamais mangé la chair du dos ? Assurément non — ô Seigneur des dieux — et surtout pas celle d’un brāhmaṇa !
Verse 30
किं वा दानं मया दत्त्वा ब्राह्मणाय महात्मने पश्चात्तापः । कृतः पश्चाद्दत्तं चोपेक्षितं च वा
Ou bien, après avoir fait un don à un brāhmaṇa magnanime, ai-je ensuite éprouvé du regret ? Ou bien, après avoir donné, ai-je plus tard négligé ce don et l’honneur qui lui était dû ?
Verse 31
किं वा राज्ये मदीये च दीनानां प्रपतंति च । अश्रुपाता दिवारात्रं दुःखितानां समंततः
Ou bien, dans mon royaume, les misérables tombent-ils dans la ruine, tandis que les larmes coulent sans cesse—jour et nuit—de la part des affligés, de tous côtés ?
Verse 32
दैवं वा पैतृकं वापि किं वा कर्म गृहे मम । लोपं गच्छति देवेन्द्र क्रियते वा विधिच्युतम्
Ô Devendra, quelque rite divin ou rite des ancêtres—ou quelque devoir dans ma demeure—se perd-il, ou bien est-il accompli à l’encontre de la règle juste ?
Verse 33
यत्त्वया क्रियते नित्यं तोयैरभ्युक्षणं मम । आसनस्य द्रुतं ब्रूया यत्पापं विहितं मया
Dis-moi vite quel péché j’ai commis, puisque tu asperges sans cesse mon siège d’eau.
Verse 34
इन्द्र उवाच । न विद्यते महाराज शरीरे तव पातकम् । न राष्ट्रे च कुले गेहे भृत्यवर्गे विशेषतः
Indra dit : Ô grand roi, il n’y a point de faute en ta personne ; ni dans ton royaume, ni dans ta lignée, dans ta maison, ni surtout parmi tes serviteurs.
Verse 35
परं शृणु प्रवक्ष्यामि यत्ते पापं भविष्यति । तेन संप्रोक्ष्यते चैव आसनं सर्वदैव तु
Écoute : je vais te dire la faute qui naîtra pour toi ; pour cette même raison, ton siège est sans cesse aspergé d’eau de purification.
Verse 36
अपुत्रस्य गतिर्नास्ति न च स्वर्गं प्रपद्यते । पैतृकेण नरो ग्रस्तो य ऋणेन सदा नृप
Ô roi, pour celui qui n’a pas de fils il n’est point de voie ultérieure, et il n’atteint pas le ciel ; l’homme est sans cesse saisi par la dette envers les ancêtres (pitṛ-ṛṇa).
Verse 37
द्वेष्यतां याति देवानां पितॄणां च विशेषतः । यदा पश्यति पुत्रस्य वदनं पुरुषो नृप
Ô roi, lorsque l’homme contemple le visage de son fils, il devient cher aux dieux — et plus encore aux ancêtres.
Verse 38
आनृण्यं समवाप्नोति पितॄणां स तदा ध्रुवम् । स त्वं नैव गतो राजन्नानृण्यं यन्मयोदितम्
Alors, assurément, il obtient la délivrance de la dette envers les ancêtres. Mais toi, ô roi, tu n’as pas atteint cet état sans dette dont je parle.
Verse 39
पितॄणां तेन ते नित्यमासनेऽभ्युक्षणं कृतम् । तस्माद्यतस्व पुत्रार्थं यदीच्छसि परां गतिम्
C’est pourquoi, pour les ancêtres, l’aspersion sur ton siège est accomplie chaque jour. Aussi, efforce-toi d’obtenir un fils, si tu désires la destinée suprême.
Verse 40
आत्मानं नरकात्त्रातुं पुंसंज्ञाच्च तथा नृप । एवमुक्तः स शक्रेण राजा दशरथस्तदा
Ô roi, afin de se délivrer de l’enfer et d’obtenir aussi la dignité de l’homme—ainsi Śakra (Indra) s’adressa à lui ; et alors le roi Daśaratha accueillit ces paroles.
Verse 41
दुःखेन महता युक्तो लज्जयाऽधोमुखः स्थितः । आमंत्र्याथ सहस्राक्षं गत्वाऽयोध्यां निजां पुरीम् । अमात्यानां निजं राज्यमर्पयामास सत्वरः
Accablé d’une grande peine et, de honte, le visage baissé, il prit congé du Mille-Yeux (Indra). Revenu dans sa propre cité d’Ayodhyā, il remit sans tarder le royaume à ses ministres.
Verse 42
ततः प्रोवाच तान्सर्वांस्तपः कार्यं मयाऽधुना । यावत्पुत्रस्य संप्राप्तिस्तावदेव न संशयः
Alors il leur dit à tous : «À présent je dois entreprendre l’austérité sacrée (tapas) et je persévérerai jusqu’à obtenir un fils—il n’y a là aucun doute.»
Verse 43
एतद्राज्यं प्रयत्नेन रक्षणीयं यथाविधि । युष्माभिर्मम वाक्येन यावदागमनं मम
«Ce royaume doit être gardé avec diligence et selon l’ordre prescrit, par vous, conformément à ma parole, jusqu’à mon retour.»
Verse 44
मंत्रिण ऊचुः । युक्तमेतन्महाराज पुत्रार्थं यत्समुद्यमः । क्रियते पुत्रहीनस्य किं राज्येन धनेन वा
Les ministres dirent : «C’est juste, ô grand roi, que l’on s’efforce pour obtenir un fils. Pour celui qui est sans fils, à quoi servent royaume ou richesses ?»
Verse 45
वयं रक्षां करिष्यामस्तव राज्ये समंततः । निर्वृतिं त्वं समास्थाय कुरु पुत्रकृते तपः
«Nous protégerons ton royaume de tous côtés. Toi, établi dans la paix de l’esprit, accomplis l’austérité (tapas) pour obtenir un fils.»
Verse 46
कार्तिकेयपुरं गत्वा यत्र पित्रा पुरा तव । तपस्तप्तं यथा लब्धा सिद्धिश्च मनसेप्सिता
«Va à Kārtikeyapura, où jadis ton père pratiqua l’austérité; par elle il obtint la siddhi, l’accomplissement désiré, cher à son cœur.»
Verse 97
इति श्रीस्कांदे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां षष्ठे नागरखण्डे श्रीहाटकेश्वरक्षेत्र माहात्म्ये दशरथकृततपःसमुद्योगवर्णनंनाम सप्तनवतितमोऽध्यायः
Ainsi s’achève le quatre-vingt-dix-septième chapitre, intitulé «Description de l’entreprise du roi Daśaratha pour entreprendre l’austérité», dans le Śrī Skanda Mahāpurāṇa, au sein de l’Ekāśītisāhasrī Saṃhitā, dans la sixième division, le Nāgara Khaṇḍa, dans le Māhātmya du saint Śrī Hāṭakeśvara Kṣetra.