Adhyaya 50
Anushasana ParvaAdhyaya 5064 Verses

Adhyaya 50

Cyavana’s Water-Vow and the Ethics of Cohabitation (स्नेह-सम्वास-धर्मः)

Upa-parva: Dharma-anuśāsana (Exempla on affection, cohabitation, and compassion toward aquatic beings)

Yudhiṣṭhira asks Bhīṣma to define the nature of affection formed by seeing (darśana) and by living together (saṃvāsa), and to explain the auspicious status of cattle (gavāṃ mahābhāgyam). Bhīṣma answers by introducing an ancient account (purāvr̥tta) connected to King Nahuṣa and the sage Cyavana. Cyavana, a Bhārgava ascetic, undertakes a severe twelve-year water-dwelling vow between the Gaṅgā and Yamunā, subduing pride, anger, elation, and grief. The rivers and aquatic beings do not distress him; he becomes familiar and trusted among them. Later, fishermen arrive to cast extensive nets for fish; in the process, they inadvertently haul up Cyavana, encrusted with river growth and shells. The fishermen prostrate upon recognizing a Veda-knowing sage, while many fish are harmed by the dragging. Seeing the fish’s suffering, Cyavana is moved by compassion and declares he will not leave his aquatic co-inhabitants—he will accept death or sale along with the fish, refusing separation from those with whom he has shared residence. Terrified, the fishermen report the matter to Nahuṣa, setting up a royal adjudication of competing claims: livelihood versus non-harm and the obligations created by cohabitation.

Chapter Arc: युधिष्ठिर, पितामह भीष्म को ‘सर्वशास्त्रविधानज्ञ’ कहकर प्रणाम करता है और एक तीक्ष्ण संशय रखता है—पिता के धन में पुत्रों का दायभाग किस प्रकार निश्चित होता है, विशेषतः जब जन्म-वर्ण और मातृ-वर्ण भिन्न हों। → प्रश्न साधारण उत्तर से आगे बढ़कर वर्ण-संकर, अनुलोम-प्रतिलोम, और विभिन्न मातृ-गर्भों से उत्पन्न पुत्रों के अधिकार तक पहुँचता है; भीष्म स्मृति-नियमों के अनुसार हिस्सों की सीमा, पात्रता और अपात्रता का क्रमशः विधान करते हैं, जिससे न्याय और कठोरता का द्वंद्व उभरता है। → भीष्म निर्णायक रूप से दायभाग की मर्यादाएँ बताते हैं—विशेषकर शूद्रा से ब्राह्मण के पुत्र के लिए ‘अल्प’ और ‘दशमांश से अधिक नहीं’ जैसी सीमाएँ, तथा वर्ण-क्रम की असमानता (एक वर्ण का दूसरे के ‘सदृश’ न होना) को आधार बनाकर उत्तराधिकार का कठोर वर्गीकरण। → युधिष्ठिर के संशय का शास्त्रीय समाधान प्रस्तुत होता है: पिता के धन का विभाजन जन्म-स्थिति, मातृ-वर्ण, और स्वीकृत सामाजिक-धर्म-व्यवस्था के अनुसार होता है; अधिकार ‘समता’ पर नहीं, ‘विधि’ पर टिकता है। → भीष्म के विधान के बाद भी एक मौन प्रश्न शेष रहता है—क्या शास्त्र-सम्मत असमानता ही धर्म है, या धर्म का कोई उच्चतर मानदंड भी है?

Shlokas

Verse 1

अि-क्राछ सप्तचत्वारिशो< ध्याय: ब्राह्मण आदि वर्णोकी दायभाग-विधिका वर्णन युधिछिर उवाच सर्वशास्त्रविधानज्ञ राजधर्मविदुत्तम । अतीव संशयच्छेत्ता भवान्‌ वै प्रथित: क्षितौ

Yudhiṣṭhira dit : «Ô aïeul vénérable, toi qui connais les prescriptions de tous les śāstra et qui es le premier parmi les savants en matière de devoirs royaux, sur cette terre tu es renommé pour trancher les doutes avec décision. Pourtant, un autre doute s’est levé dans mon cœur ; dissipe-le pour moi. Ô roi, au sujet de ce doute né en moi, je n’interrogerai personne d’autre.»

Verse 2

वक्षित्तु संशयो मे5स्ति तन्मे ब्रूहि पितामह । जाते5स्मिन्‌ संशये राजन्‌ नान्यं पृच्छेम कंचन

Yudhiṣṭhira dit : «J’ai un doute que je souhaite exprimer ; dis-m’en la réponse, ô Grand-Père. Maintenant que ce doute s’est levé, ô roi, je n’interrogerai personne d’autre à son sujet.»

Verse 3

यथा नरेण कर्ताव्यं धर्ममार्गनिवर्तिना । एतत्‌ सर्व महाबाहो भवान्‌ व्याख्यातुमरहति,महाबाहो! धर्ममार्गका अनुसरण करनेवाले मनुष्यका इस विषयमें जैसा कर्तव्य हो, इस सबकी आप स्पष्टरूपसे व्याख्या करें

Yudhiṣṭhira dit : «Ô toi aux bras puissants, explique clairement tout cela : ce que doit accomplir celui qui suit la voie du dharma, et comment ce devoir doit être compris et mis en pratique.»

Verse 4

चतस्रो विहिता भार्या ब्राह्म॒णस्य पितामह । ब्राह्मणी क्षत्रिया वैश्या शूद्रा च रतिमिच्छत:

«Ô Pitāmaha, pour un brahmane, les śāstra prescrivent quatre sortes d’épouses : une brahmane, une kṣatriya, une vaiśya et une śūdra. Parmi elles, la śūdra n’est admise que pour l’homme mû par le seul désir des plaisirs.»

Verse 5

तत्र जातेषु पुत्रेषु सर्वासां कुरुसत्तम | आनुपूर्व्येण कस्तेषां पित्रयं दायादमर्हति,कुरुश्रेष्ठ! इन सबके गर्भसे जो पुत्र उत्पन्न हुए हों, उनमेंसे कौन क्रमश: पैतृक धनको पानेका अधिकारी है?

Yudhiṣṭhira dit : «Ô le meilleur des Kuru, parmi les fils nés de toutes ces épouses, qui, selon l’ordre prescrit, a droit à l’héritage du père, au bien ancestral ?»

Verse 6

केन वा किं ततो हार्य पितृवित्तात्‌ पितामह । एतदिच्छामि कथितं विभागस्तेषु य: स्मृत:

«Ô Pitāmaha, selon quelle règle, et en quelle proportion, doit-on prélever sur la richesse du père ? Je souhaite entendre de ta bouche le partage établi que la Smṛti prescrit en pareils cas.»

Verse 7

भीष्म उवाच ब्राह्मण: क्षत्रियो वैश्यस्त्रयो वर्णा द्विजातय: । एतेषु विहितो धर्मों ब्राह्मणस्य युधिष्ठिर

Bhīṣma dit : «Ô Yudhiṣṭhira, le brahmane, le kṣatriya et le vaiśya : ces trois classes sont dites “deux fois nées” (dvija). C’est donc parmi ces trois-là que, selon le dharma, le mariage du brahmane est prescrit.»

Verse 8

वैषम्यादथवा लोभात्‌ कामाद्‌ वापि परंतप । ब्राह्मणस्य भवेच्छूद्रा न तु दृष्टान्तत: स्मृता

Bhīṣma dit : «Ô fléau des ennemis, que ce soit par favoritisme, par avidité ou par désir, une femme Śūdra peut en venir à être l’épouse d’un Brāhmaṇa ; toutefois, les śāstra ne s’en souviennent pas comme d’un précédent ou d’une règle autorisée.»

Verse 9

शूद्रां शयनमारोप्य ब्राह्मणो यात्यधोगतिम्‌ । प्रायश्षित्तीयते चापि विधिदृष्टेन कर्मणा

Bhīṣma dit : «Si un brāhmaṇa place une femme Śūdra sur son lit (c’est-à-dire s’il s’adonne à une union charnelle interdite), il tombe en un état inférieur. Pourtant, il peut aussi être purifié par l’expiation, en accomplissant le rite prescrit selon la règle.»

Verse 10

आपसट्यमानमृक्थं तु सम्प्रवक्ष्यामि भारत

Bhīṣma dit : «Ô Bharata, je vais maintenant exposer la question de l’héritage indûment accaparé — des biens pris sous de faux prétextes — afin que l’on en comprenne les implications morales et juridiques.»

Verse 11

लक्षण्यं गोवृषो यान॑ यत्‌ प्रधानतमं भवेत्‌ । ब्राह्माण्यास्तद्धरेत्‌ पुत्र एकांशं वै पितुर्धनात्‌

Bhīṣma dit : «Quel que soit, parmi les dons distinctifs, celui qu’on juge le plus éminent — une vache, un taureau ou un véhicule — que le fils mette de côté cet objet premier pour la femme brāhmaṇa (Brāhmaṇī), comme la part qui lui revient sur la fortune du père.»

Verse 12

शेष तु दशधा कार्य ब्राह्मणस्वं युधिष्ठिर । तत्र तेनैव हर्तव्याक्ष॒त्वारों3शा: पितुर्धनात्‌

Bhīṣma dit : «Quant au reste, ô Yudhiṣṭhira, qu’on l’ordonne en dix parts comme un bien appartenant aux Brāhmaṇas. De là, cette même personne devra prendre quatre parts sur la fortune du père.»

Verse 13

भरतनन्दन! अब मैं ब्राह्मण आदि वर्णोकी कन्याओंके गर्भसे उत्पन्न होनेवाले पुत्रोंकी पैतृक धनका जो भाग प्राप्त होता है

Bhīṣma dit : «Ô descendant de Bharata, je vais maintenant exposer les parts de l’héritage paternel qui reviennent aux fils nés de femmes appartenant aux divers varṇa, en commençant par le brāhmaṇa. Le fils qu’un brāhmaṇa engendre d’une épouse brāhmaṇī doit d’abord prendre, de plein droit, la portion principale de l’héritage — la maison et ce qui s’y rattache, les bœufs, les montures et véhicules, et tout bien tenu pour le plus excellent. Ensuite, ô Yudhiṣṭhira, le reste des richesses doit être divisé en dix parts ; et, sur ces biens paternels, le fils de l’épouse brāhmaṇī doit encore prendre quatre parts. Quant au fils né d’une femme kṣatriya, lui aussi est assurément brāhmaṇa ; et, en raison du rang particulier de sa mère, il a droit à trois parts.»

Verse 14

वर्णे तृतीये जातस्तु वैश्यायां ब्राह्णादपि । द्विरंशस्तेन हर्तव्यो ब्राह्मणस्वाद्‌ युधिष्ठिर

Bhīṣma dit : «Ô Yudhiṣṭhira, lorsqu’un fils naît d’une femme du troisième varṇa (une vaiśyā) d’un père brāhmaṇa, il doit recevoir une part double des biens du brāhmaṇa.»

Verse 15

शूद्रायां ब्राह्म॒णाज्जातो नित्यादेयधन: स्मृतः । अल्पं चापि प्रदातव्यं शूद्रापुत्राय भारत

Bhīṣma dit : «Le fils qu’un brāhmaṇa engendre d’une femme śūdra est, selon la tradition, tenu pour quelqu’un dont les biens sont sujets à une prise obligatoire (c’est-à-dire non pleinement protégés par les droits ordinaires de propriété). Et, ô Bhārata, même au fils d’un śūdra, on ne doit accorder qu’un don minime.»

Verse 16

भारत! ब्राह्मणसे शूद्रामें जो पुत्र उत्पन्न होता है, उसे तो धन न देनेका ही विधान है तो भी शूद्राके पुत्रको पैतृक धनका स्वल्पतम भाग--एक अंश दे देना चाहिये ।।

Bhishma dit : «Ô Bhārata, lorsqu’un fils naît d’un brāhmaṇa et d’une femme śūdra, la règle prescrit qu’on ne lui donne pas de biens ; et pourtant, au fils d’une śūdra, il faut accorder la plus infime portion de l’héritage paternel — une part. Tel est l’ordre lorsque la richesse est divisée en dix parts. Mais pour les fils nés de femmes du même varṇa, il convient d’attribuer à tous des parts égales.»

Verse 17

अब्राह्माणं तु मन्यन्ते शूद्रापुत्रमनैपुणात्‌ । त्रिषु वर्णेषु जातो हि ब्राह्मणाद्‌ ब्राह्मणो भवेत्‌

Bhīṣma dit : «Ils ne tiennent pas pour brāhmaṇa le fils né du sein d’une femme śūdra, car on le juge dépourvu du raffinement et de l’aptitude associés à la conduite brāhmaṇa. Mais le fils engendré par un brāhmaṇa sur une femme de l’un quelconque des trois autres varṇa est tenu pour brāhmaṇa.»

Verse 18

स्मृताश्न वर्णाक्षत्वार: पञचमो नाधिगम्यते । हरेच्च दशमं भागं शूद्रापुत्र: पितुर्धनात्‌,चार ही वर्ण बताये हैं, पाँचवाँ वर्ण नहीं मिलता। शूद्राका पुत्र ब्राह्मण पिताके धनसे उसका दसवाँ भाग ले सकता है

Bhīṣma dit : «La tradition reconnaît quatre ordres sociaux ; un cinquième n’est pas admis. Si un fils né d’une femme Śūdrā a pour père un Brāhmaṇa, il peut prendre le dixième des biens de son père.»

Verse 19

तत्तु दत्त हरेत्‌ पित्रा नादत्तं हर्तुमहति । अवश्यं हि धन देयं शूद्रापुत्राय भारत

Bhīṣma dit : «On ne peut prendre que ce que le père a donné en bonne et due forme ; ce qui n’a pas été donné, nul n’a le droit de le saisir. Pourtant, ô Bhārata, il faut assurément attribuer une part de biens au fils d’une femme Śūdrā également.»

Verse 20

आनुृशंस्यं परो धर्म इति तस्मै प्रदीयते । यत्र तत्र समुत्पन्नं गुणायैवोपपद्यते,दया सबसे बड़ा धर्म है। यह समझकर ही उसे धनका भाग दिया जाता है। दया जहाँ भी उत्पन्न हो, वह गुणकारक ही होती है

Bhīṣma dit : «La compassion est le dharma suprême» ; c’est en le comprenant qu’on lui accorde une part. Partout où la compassion surgit, en quelque circonstance que ce soit, elle engendre infailliblement la vertu et le bien moral.

Verse 21

यद्यप्येष सपुत्र: स्यादपुत्रो यदि वा भवेत्‌ । नाधिकं दशमादू दद्याच्छूद्रापुत्राय भारत,भारत! ब्राह्मणके अन्य वर्णकी स्त्रियोंसे पुत्र हों या न हों, वह शूद्राके पुत्रको दसवें भागसे अधिक धन न दे

Bhīṣma dit : «Ô Bhārata, qu’un brahmane ait des fils, ou qu’il se trouve sans fils, il ne doit pas donner au fils d’une femme Śūdrā plus d’un dixième.»

Verse 22

त्रैवार्षिकादू यदा भक्तादथिकं स्याद्‌ द्विजस्य तु | यजेत तेन द्रव्येण न वृथा साधयेद्‌ धनम्‌

Bhīṣma dit : «Quand un deux-fois-né (dvija) constate que ses provisions dépassent ce qui est nécessaire à trois années d’entretien, qu’il emploie ce surplus aux sacrifices (yajña) et aux dons sacrés, au lieu d’amasser des richesses sans dessein.»

Verse 23

त्रिसहस्रपरो दाय: स्त्रियै देयो धनस्य वै | भर्त्रां तच्च धन दत्तं यथाहई भोक्तुमरहति,सत्रीको तीन हजारसे अधिक लागतका धन नहीं देना चाहिये। पतिके देनेपर ही उस धनको वह यथोचित रूपसे उपभोगमें ला सकती है

Bhishma dit : Le don attribué à une femme, prélevé sur la richesse de la famille, ne doit pas dépasser trois mille. Et cette richesse, lorsqu’elle lui est remise par son époux, elle a le droit d’en jouir et de l’employer comme il convient, selon la coutume et le besoin légitime.

Verse 24

स्‍त्रीणां तु पतिदायाद्यमुपभोगफल स्मृतम्‌ | नापहारं स्त्रिय: कुर्यु: पतिवित्तात्‌ कथंचन

Bhishma dit : Pour les femmes, la part qui leur vient des biens du mari est tenue, selon la tradition, pour porter son fruit surtout dans la jouissance et l’usage. Aussi ne doit-on en aucune manière priver une femme de ce qui lui revient de la richesse de son époux ; et ce qui a été donné comme bien propre de la femme ne doit être enlevé ni par les fils ni par d’autres héritiers.

Verse 25

स्त्रियास्तु यद्‌ भवेत्‌ वित्तं पित्रा दत्तं युधिष्ठिर । ब्राह्मण्यास्तद्धरेत्‌ कन्या यथा पुत्रस्तथा हि सा

Bhishma dit : « Ô Yudhiṣṭhira, toute richesse qu’une femme possède et qui lui a été donnée par son père—si elle est une femme brāhmane—sa fille peut légitimement la prendre ; car, en cette matière, la fille doit être tenue pour l’égale d’un fils. »

Verse 26

सा हि पुत्रसमा राजन्‌ विहिता कुरुनन्दन । एवमेव समुद्दिष्टो धर्मो वै भरतर्षभ । एवं धर्ममनुस्मृत्य न वृथा साधयेद्‌ धनम्‌

Bhishma dit : « Ô roi, joie des Kurus, les śāstras ont véritablement établi que la fille est l’égale du fils. Ainsi, ô taureau parmi les Bhārata, la règle juste du partage des richesses a été énoncée. Gardant ce dharma à l’esprit et s’en souvenant, on doit acquérir et amasser des biens non pas en vain, ô Kurunandana, mais veiller à les rendre féconds par des sacrifices et des rites sacrés. »

Verse 27

युधिछिर उवाच शूद्रायां ब्राह्मणाज्जातो यद्यदेयधन: स्मृत: । केन प्रतिविशेषेण दशमो<प्यस्य दीयते

Yudhiṣṭhira dit : « Si la tradition se souvient qu’un fils né d’un brāhmane et d’une femme śūdrā est de ceux à qui l’on ne doit pas donner de biens, par quelle distinction particulière lui attribue-t-on néanmoins ne fût-ce qu’un dixième de la richesse paternelle ? »

Verse 28

ब्राह्मण्यां ब्राह्मणाज्जातो ब्राह्मण: स्यान्न संशय: । क्षत्रियायां तथैव स्याद्‌ वैश्यायामपि चैव हि

Yudhiṣṭhira said: “A son born of a brāhmaṇa father in a brāhmaṇa woman is certainly a brāhmaṇa—there is no doubt. In the same way, even when born in a kṣatriya woman or in a vaiśya woman, he is still regarded as a brāhmaṇa.”

Verse 29

कस्मात्‌ तु विषमं भागं भजेरन्‌ नृपसत्तम | यदा सर्वे त्रयो वर्णास्त्वियोक्ता ब्राह्मणा इति

Yudhiṣṭhira said: “O best of kings, why should they accept an unequal share? For when you have declared that the sons born of women belonging to the three varṇas—Brāhmaṇa and the rest—are to be regarded as Brāhmaṇas, on what grounds do they not receive an equal portion of the ancestral wealth?”

Verse 30

भीष्म उवाच दारा इत्युच्यते लोके नाम्नैकेन परंतप । प्रोक्तेन चैव नाम्नायं विशेष: सुमहान्‌ भवेत्‌

Bhishma said: 'O scorcher of foes, in common usage all women are referred to by the single designation “dārā” (wives). Yet, merely by this very label as it is applied, a very great distinction comes to be recognized.'

Verse 31

तिस््र: कृत्वा पुरो भार्या: पश्चाद्‌ विन्देत ब्राह्मणीम्‌ ।। सा ज्येष्ठा सा च पूज्या स्यात्‌ सा च भार्या गरीयसी

Bhishma said: “Having first taken three wives, one should thereafter marry a Brahmin woman. She is to be regarded as the eldest; she should be honored, and she is to be considered the most weighty and foremost among the wives.”

Verse 32

ब्राह्मण पहले अन्य तीनों वर्णोकी स्त्रियोंको ब्याह लानेके पश्चात्‌ भी यदि ब्राह्मणकन्यासे विवाह करे तो वही अन्य स्त्रियोंकी अपेक्षा ज्येष्ठ, अधिक आदर-सत्कारके योग्य तथा विशेष गौरवकी अधिकारिणी होगी ।।

Bhishma tells Yudhishthira that if a Brahmin, even after marrying women from the other three social orders, later marries a Brahmin maiden, she alone is to be regarded as the senior wife—more worthy of honor, formal respect, and special precedence than the others. He then specifies the domestic and ritual duties that, in a Brahmin household, properly belong to the Brahmin wife: arranging the husband’s bath and grooming, providing what is needed for cleaning the teeth, applying collyrium to the eyes, and gathering the requisites for daily offerings—both the oblations to the gods (havya) and the rites for ancestors (kavya)—as well as assisting in any other religiously sanctioned observances performed in the home. While she is present, Bhishma says, a wife from another order has no authority to perform these acts. The passage frames household service and ritual competence as matters of dharma and hierarchy, assigning precedence and religious responsibility to the Brahmin wife within the normative social code being taught.

Verse 33

न तस्यां जातु तिष्ठन्त्यामन्या तत्‌ कर्तुमहति । ब्राह्मणी त्वेव कुर्याद्‌ वा ब्राह्मणस्य युधिष्ठिर

Bhīṣma dit : « Tant qu’elle (l’épouse brāhmane) est présente, aucune autre femme n’a le droit d’accomplir ces devoirs. C’est l’épouse brāhmane seule, ô Yudhiṣṭhira, qui doit rendre les services prescrits à un mari brāhmane. »

Verse 34

अन्न पानं च माल्यं च वासांस्याभरणानि च । ब्राह्मण्यैतानि देयानि भर्तु: सा हि गरीयसी

Bhīṣma dit : « Nourriture et boisson, guirlandes, vêtements et parures — tout cela doit être offert par la brāhmaṇī (l’épouse brāhmane) à son mari ; car, dans ce devoir, elle tient le rang le plus élevé, la plus digne d’honneur. »

Verse 35

मनुनाभिद्िितं शास्त्र यच्चापि कुरुनन्दन । तत्राप्येष महाराज दृष्टो धर्म: सनातन:,महाराज कुरुनन्दन! मनुने भी जिस धर्मशास्त्रका प्रतिपादन किया है, उसमें भी यही सनातन धर्म देखा गया है

Bhīṣma dit : « Ô joie des Kuru, grand roi, même dans le traité proclamé par Manu, on voit ce même dharma éternel. »

Verse 36

अथ चेदन्यथा कुर्याद्‌ यदि कामाद्‌ युधिष्ठिर । यथा ब्राह्मण चाण्डाल: पूर्वदृष्टस्तथैव स:

Bhīṣma dit : « Mais si, poussé par le désir, un brāhmane agit autrement — à l’encontre de la discipline prescrite — alors, ô Yudhiṣṭhira, il doit être tenu pour le “brāhmane-caṇḍāla” décrit plus haut ; il devient le même par le rang et par la conduite. »

Verse 37

ब्राह्मण्या: सदृश: पुत्र: क्षत्रियायाश्व यो भवेत्‌ राजन्‌ विशेषो यस्त्वत्र वर्णयोरुभयोरपि,राजन! ब्राह्मणके समान ही जो क्षत्रियाका पुत्र होगा, उसमें भी उभयवर्णसम्बन्धी अन्तर तो रहेगा ही

Bhīṣma dit : « Ô roi, même si un fils né d’une femme kṣatriya ressemble à un brāhmane par ses qualités, une distinction liée aux deux varṇa demeure ici. »

Verse 38

न तु जात्या समा लोके ब्राह्याण्या: क्षत्रिया भवेत्‌ ब्राह्माण्या: प्रथम: पुत्रो भूयान्‌ स्थाद्‌ राजसत्तम

Bhīṣma dit : «En ce monde, une femme kṣatriya n’est pas l’égale, par le rang de naissance, d’une femme brāhmaṇa. Le fils aîné d’une femme brāhmaṇa doit être tenu pour plus éminent—ô le meilleur des rois !»

Verse 39

यथा न सदृशी जात_ु ब्राह्म॒ण्या: क्षत्रिया भवेत्‌

Bhīṣma dit : «De même qu’une femme kṣatriya ne peut jamais être véritablement l’égale d’une femme brāhmaṇa.» Dans cet enseignement, Bhīṣma souligne la hiérarchie traditionnelle des varṇa fondée sur le dharma et les idéaux distincts attendus des différents ordres sociaux, la présentant comme une norme éthique de conduite et de statut plutôt que comme une affaire de préférence personnelle.

Verse 40

श्रीक्ष राज्यं च कोशकश्ष क्षत्रियाणां युधिषछ्ठिर

Bhīṣma dit : «Ô Yudhiṣṭhira, la prospérité, la souveraineté et le trésor royal (kośa) sont prescrits dans les śāstra comme la charge légitime du kṣatriya. Ô roi Yudhiṣṭhira, on voit que Lakṣmī —la fortune royale—, le royaume et le trésor sont tous ordonnés pour le rôle du kṣatriya. Agissant selon son dharma, un kṣatriya peut légitimement obtenir la domination de la terre jusqu’aux mers qui l’encerclent et acquérir d’immenses richesses. Ô seigneur des hommes, le roi—étant kṣatriya—porte le bâton du châtiment (daṇḍa), et hors du kṣatriya nul ne peut véritablement accomplir l’œuvre de protection.»

Verse 41

विहितं दृश्यते राजन्‌ सागरान्तां च मेदिनीम्‌ | क्षत्रियो हि स्वधर्मेण श्रियं प्राप्रोति भूयसीम्‌ । राजा दण्डधरो राजन रक्षा नान्यत्र क्षत्रियात्‌

Bhīṣma dit : «Ô roi, les śāstra établissent que la souveraineté sur la terre jusqu’à l’océan qui l’encerle est ordonnée pour le kṣatriya. En vérité, en s’attachant à son propre dharma, le kṣatriya obtient une grande prospérité et un éclat immense. Ô roi, le souverain porte le bâton du châtiment (daṇḍa) ; la protection ne peut être assurée d’aucun autre côté que par le kṣatriya, ô roi Yudhiṣṭhira.»

Verse 42

ब्राह्मणा हि महाभागा देवानामपि देवता: । तेषु राजन्‌ प्रवर्तेत पूजया विधिपूर्वकम्‌,राजन! महाभाग! ब्राह्मण देवताओंके भी देवता हैं; अतः उनका विधिपूर्वक पूजन- आदर-सत्कार करते हुए ही उनके साथ बर्ताव करे

Bhīṣma dit : «Ô roi, les brahmanes—véritablement fortunés et vénérables—sont tenus pour des divinités, même aux yeux des dieux. Aussi, ô souverain, que ta conduite envers eux soit guidée par un culte accompli selon la règle (vidhi) : honore-les, sers-les, et ne traite avec eux qu’avec la révérence due.»

Verse 43

प्रणीतमृषिभिर्ज्ञात्वा धर्म शाश्वतमव्ययम्‌ । लुप्यमान स्वधर्मेण क्षत्रियो होष रक्षति,ऋषियोंद्वारा प्रतिपादित अविनाशी सनातन धर्मको लुप्त होता जानकर क्षत्रिय अपने धर्मके अनुसार उसकी रक्षा करता है

Bhīṣma dit : «Reconnaissant le Dharma éternel et impérissable tel que l’ont établi les sages voyants, et le voyant s’éroder, un kṣatriya—agissant selon son devoir propre (svadharma)—le protège, ô roi.»

Verse 44

दस्युभि्दियमाणं च धन दारांश्व॒ सर्वश: । सर्वेषामेव वर्णानां त्राता भवति पार्थिव:,डाकुओंद्वारा लूटे जाते हुए सभी वर्णोके धन और स्त्रियोंका राजा ही रक्षक होता है

Bhīṣma dit : «Lorsque des brigands emportent de toutes les manières les richesses, et même les femmes, de toutes les varṇa, c’est le roi qui devient le protecteur de tous les ordres sociaux. Le verset rappelle le dharma du souverain : gardien du bien public, chargé d’empêcher le désordre et d’assurer la sécurité des personnes et des biens sans distinction de varṇa.»

Verse 45

भूयान्‌ स्यात्‌ क्षत्रियापुत्रो वैश्यापुत्रान्न संशय: । भूयस्तेनापि हर्तव्यं पितृवित्ताद्‌ युधिष्ठिर

Bhīṣma dit : «Le fils d’un kṣatriya est assurément supérieur au fils d’un vaiśya ; il n’y a là aucun doute. C’est pourquoi, ô Yudhiṣṭhira, lui aussi doit recevoir une part plus grande du patrimoine ancestral restant.»

Verse 46

इस प्रकार श्रीमह्ाभारत अनुशासनपर्वके अन्तर्गत दानधर्मपर्वमें विवाहधर्मके प्रसंगमें स्त्रीकी प्रशंभानामक छियालीसवाँ अध्याय पूरा हुआ

Yudhiṣṭhira dit : «Ô roi, ô Grand-père, tu as exposé en bonne et due forme la règle légale concernant le partage des biens d’un brāhmaṇa. Dis-moi maintenant : quelle règle doit s’appliquer aussi à la répartition des biens des autres ordres sociaux ?»

Verse 47

भीष्म उवाच क्षत्रियस्यापि भायें द्वे विहिते कुरुनन्दन । तृतीया च भवेच्छूद्रा न तु दृष्टान्तत: स्मृता

Bhīṣma dit : «Ô joie des Kuru, pour un kṣatriya aussi, les Écritures prescrivent deux épouses légitimes (issues des varṇa supérieures). Une troisième—de la classe śūdra—peut également devenir son épouse dans la pratique ; toutefois, cela n’est pas confirmé par un précédent scripturaire comme modèle faisant autorité.»

Verse 48

एष एव क्रमो हि स्यात्‌ क्षत्रियाणां युधिष्ठिर अष्टधा तु भवेत्‌ कार्य क्षत्रियस्वं जनाधिप,राजा युधिष्ठिर! क्षत्रियोंके लिये भी बँटवारेका यही क्रम है। क्षत्रियके धनको आठ भागोंमें विभक्त करना चाहिये

Bhīṣma dit : «Ô Yudhiṣṭhira, telle est bien la règle juste pour les Kṣatriya. Mais, ô seigneur des hommes, la richesse appartenant à un Kṣatriya doit être répartie en huit parts.»

Verse 49

क्षत्रियाया हरेत्‌ पुत्रश्नतुरोंडशान्‌ पितुर्धनात्‌ । युद्धावहारिकं यच्च पितु: स्थात्‌ स हरेत्‌ तु तत्‌

Bhīṣma dit : «Dans le cas d’un Kṣatriya, le fils doit prendre quatre parts de la richesse ancestrale du père ; et quels que soient les armes, les engins et l’équipement de guerre appartenant au père, le fils doit les prendre également.»

Verse 50

वैश्यापुत्रस्तु भागांस्त्रीन्‌ शूद्रापुत्रस्तथाष्टमम्‌ । सो<पि दत्तं हरेत्‌ पित्रा नादत्तं हर्तुमहति

Bhīṣma dit : «Le fils d’une femme vaiśyā doit prendre trois parts, et de même le fils d’une femme śūdrā doit prendre une huitième part. Même lui ne doit la prendre que si le père la lui donne ; il n’a pas le droit de s’emparer de ce qui n’a pas été accordé.»

Verse 51

एकैव हि भवेद्‌ भार्या वैश्यस्य कुरुनन्दन । द्वितीया तु भवेत्‌ शूद्रा न तु दृष्टान्ततः स्मृता

Bhīṣma dit : «Ô joie des Kuru, pour un Vaiśya il ne doit y avoir qu’une seule épouse légitime — prise dans la classe vaiśya. Une seconde épouse peut certes être une femme śūdrā, mais la tradition ne l’érige pas en modèle approuvé ni en précédent exemplaire.»

Verse 52

वैश्यस्य वर्तमानस्य वैश्यायां भरतर्षभ । शूद्रायां चापि कौन्तेय तयोविनियम: स्मृत:

Bhīṣma dit : «Ô taureau parmi les Bhārata, ô fils de Kuntī : lorsqu’un Vaiśya, vivant dans l’état de maître de maison, a des fils nés d’une femme vaiśyā et aussi d’une femme śūdrā, on se souvient que la règle de leur attribution est la même que la réglementation établie pour de tels enfants issus d’un mélange.»

Verse 53

पज्चधा तु भवेत्‌ कार्य वैश्यस्वं भरतर्षभ । तयोरपत्ये वक्ष्यामि विभागं च जनाधिप

Bhīṣma dit : «Ô taureau parmi les Bharata, les devoirs et les fonctions du Vaiśya doivent être ordonnés en cinq divisions distinctes. Et au sujet de leur descendance aussi, ô roi, j’exposerai la juste classification et la répartition convenable.»

Verse 54

भरतभूषण नरेश! वैश्यके धनको पाँच भागोंमें विभक्त करना चाहिये। फिर वैश्या और शूद्राके पुत्रोमें उस धनका विभाजन कैसे करना चाहिये, यह बताता हूँ ।।

Bhīṣma dit : «Ô Bhārata, ornement de la lignée des Bharata ! Des biens d’un père Vaiśya, le fils né d’une Vaiśyā doit prendre quatre parts ; la cinquième part est tenue en mémoire comme revenant au fils né d’une Śūdrā. Ainsi est énoncée la division de l’héritage paternel selon la règle transmise.»

Verse 55

सो5पि दत्तं हरेत्‌ पित्रा नादत्तं हर्तुमरहति । त्रिभिर्वर्ण: सदा जात: शूद्रोडदेयधनो भवेत्‌

Bhīṣma dit : «Même lui ne peut prendre que ce que le père a expressément donné ; il n’a nul droit de s’emparer de ce qui n’a pas été donné. Un Śūdra né du mélange des trois varṇa supérieurs est, en règle, un homme à qui l’on ne doit ni confier ni remettre des richesses.»

Verse 56

शूद्रस्य स्थात्‌ सवर्णव भार्या नान्या कथंचन । समभागाश्र पुत्रा: स्युर्यदि पुत्रशतं भवेत्‌

Bhīṣma dit : «Pour un Śūdra, l’épouse doit être uniquement de sa propre varṇa, jamais autrement. Et tous ses fils, fussent-ils au nombre de cent, ont droit à des parts égales dans les biens paternels.»

Verse 57

जातानां समवर्णाया: पुत्राणामविशेषत: । सर्वेषामेव वर्णानां समभागो धनात्‌ स्मृत:,समस्त वर्णोके सभी पुत्रोंका, जो समान वर्णकी स्त्रीसे उत्पन्न हुए हैं, सामान्यतः: पैतृक धनमें समान भाग माना गया है

Bhīṣma dit : «En règle générale, les fils nés d’une épouse de la même varṇa, sans aucune distinction, sont tenus en mémoire comme ayant une part égale des biens paternels. Ce principe est rappelé comme s’appliquant à toutes les varṇa.»

Verse 58

ज्येष्ठस्य भागो ज्येष्ठ: स्थादेकांशो यः प्रधानत: । एष दायविदधि: पार्थ पूर्वमुक्त: स्वयम्भुवा

La part de l’aîné doit être la part de l’aîné : principalement, qu’il reçoive une portion supplémentaire comme part prééminente. Telle est la règle de partage de l’héritage paternel que, jadis, énonça Brahmā le Né-de-Lui-même, ô fils de Kuntī !

Verse 59

समवर्णासु जातानां विशेषो<स्त्यपरो नृप । विवाहवैशिष्ट्यकृत: पूर्वपूर्वो विशिष्यते

Ô roi, même parmi les fils nés de femmes de même varṇa, il est une autre distinction à considérer. En raison du statut particulier du mariage, une gradation naît même entre eux : le fils issu de l’union antérieure est tenu pour supérieur, et celui né d’une union ultérieure est tenu pour cadet.

Verse 60

हरेज्ज्येष्ठ: प्रधानांशमेकं तुल्यासु तेष्वपि | मध्यमो मध्यमं चैव कनीयांस्तु कनीयसम्‌

Même parmi les fils nés de femmes d’égale condition, l’aîné peut prendre une part principale, la part de l’aîné ; le fils du milieu doit prendre la part du milieu, et le plus jeune la part du plus jeune.

Verse 61

एवं जातिषु सर्वासु सवर्ण: श्रेष्ठतां गत: । महर्षिरपि चैतद्‌ वै मारीच: काश्यपोडब्रवीत्‌

Ainsi, dans tous les groupes, le fils né d’une femme de la même varṇa est tenu pour le plus excellent. En vérité, le grand sage Kāśyapa, fils de Marīci, a lui aussi proclamé ce même principe.

Verse 96

तत्र जातेष्वपत्येषु द्विगुणं स्यथाद्‌ युधिष्ठिर । शूद्रजातिकी स्त्रीको अपनी शय्यापर सुलाकर ब्राह्मण अधोगतिको प्राप्त होता है। साथ ही शास्त्रीय विधिके अनुसार वह प्रायश्चित्तका भागी होता है। युधिष्ठिर! शूद्राके गर्भसे संतान उत्पन्न करनेपर ब्राह्मणको दूना पाप लगता है और उसे दूने प्रायश्चित्तका भागी होना पड़ता है

Ô Yudhiṣṭhira, lorsqu’un brahmane engendre des enfants dans le sein d’une femme śūdra, sa faute est comptée au double. Le brahmane qui fait monter une śūdra dans son lit, dit Bhīṣma, s’achemine vers un état spirituel dégradé ; et selon la règle des śāstra, il devient redevable des expiations prescrites. En ce cas, l’expiation elle-même est doublée.

Verse 383

भूयो भूयो<5पि संहार्य: पितृवित्ताद्‌ युधिष्ठिर । क्षत्रियकन्या संसारमें अपनी जातिद्दारा ब्राह्मण-कन्याके बराबर नहीं हो सकती। नृपश्रेष्ठ! इसी प्रकार ब्राह्मणीका पुत्र क्षत्रियाके पुत्रसे प्रथम एवं ज्येष्ठ होगा। युधिष्ठिर! इसलिये पिताके धनमेंसे ब्राह्मणीके पुत्रको अधिक-अधिक भाग देना चाहिये

Bhīṣma dit : «Encore et encore, ô Yudhiṣṭhira, il faut garder ceci à l’esprit lorsqu’on répartit la richesse du père. Dans l’ordre social, une jeune fille kṣatriya, du fait de sa naissance, n’est pas tenue pour l’égale d’une jeune fille brāhmaṇa. De même, ô le meilleur des rois, le fils né d’une épouse brāhmaṇī est considéré comme prioritaire et aîné par rapport au fils né d’une épouse kṣatriyā. C’est pourquoi, ô Yudhiṣṭhira, des biens du père, une part plus grande doit être attribuée au fils de l’épouse brāhmaṇī.»

Verse 396

क्षत्रियायास्तथा वैश्या न जातु सदृशी भवेत्‌ । जैसे क्षत्रिया कभी ब्राह्मणीके समान नहीं हो सकती वैसे ही वैश्या भी कभी क्षत्रियाके तुल्य नहीं हो सकती

Bhīṣma dit : «De même qu’une femme kṣatriya ne peut jamais être tenue pour l’égale d’une femme brāhmaṇa, de même une femme vaiśya ne peut jamais être l’égale d’une femme kṣatriya.»

Frequently Asked Questions

A livelihood-driven act (net fishing) unintentionally harms many fish and ensnares an ascetic; the dilemma is how to weigh economic activity against non-harm and the duties created by long shared residence with vulnerable beings.

Ethical responsibility is relational and cumulative: sustained proximity (saṃvāsa) generates protective obligations, and compassion can require limiting one’s gain when it produces avoidable suffering to co-inhabitants.

No explicit phalaśruti appears in the provided verses; the chapter functions as a didactic exemplum whose significance lies in framing later adjudication and in illustrating dharma through precedent rather than promised ritual merit.