
Snātaka and Gṛhastha-Dharma: Conduct, Marriage Norms, Daily Rites, and Liberating Virtues
Clôturant l’unité précédente (le chapitre 14 s’achève dès le vers d’ouverture), Vyāsa passe à un enseignement prescriptif du Dharma centré sur le snātaka, celui qui a achevé l’étude védique et est apte au bain de clôture (samāvartana). Le chapitre décrit les marques extérieures d’une vie disciplinée—bâton, vêtements, cordon sacré, kamaṇḍalu, propreté, parure mesurée—ainsi que les interdits protégeant la pureté rituelle et la pudeur. Il expose ensuite les devoirs du gṛhastha : mariage dans les limites du Dharma (éviter la même lignée maternelle et le même gotra), conduite conjugale réglée en tenant compte des tithi interdits, et établissement du feu domestique avec des offrandes quotidiennes à Agni (Jātavedas). Le texte s’élève alors sur un registre éthique et sotériologique : négliger le devoir védique mène à des états infernaux, tandis que la sandhyā fidèle, le brahma-yajña, le japa de Sāvitrī, le śrāddha et la compassion conduisent à Brahmaloka et même à la libération. Les derniers vers définissent les vertus majeures—kṣamā (patience/pardon), dayā (compassion), satya (vérité), jñāna/vijñāna (connaissance), maîtrise de soi—et culminent en proclamant le Dharma lui-même comme Seigneur et refuge, avec une phalaśruti promettant l’honneur à Brahmaloka à qui récite ou enseigne ce chapitre. À l’approche du chapitre suivant, l’élan narratif va de la discipline extérieure vers une intériorisation yoga-védantique : la connaissance du Soi et d’Īśvara comme accomplissement du varṇāśrama.
Verse 1
इति श्रीकूर्मपुराणे षट्साहस्त्र्यां संहितायामुपरिविभागे चतुर्दशो ऽध्यायः व्यास उवाच वेदं वेदौ तथा वेदान् वेदान् वा चतुरो द्विजाः / अधीत्य चाधिगम्यार्थं ततः स्नायाद् द्विजोत्तमः
Ainsi, dans le Śrī Kūrma Purāṇa, dans la Saṃhitā de six mille vers, dans la section ultérieure, s’achève le quatorzième chapitre. Vyāsa dit : Après avoir étudié un Veda, ou deux, ou les Veda—voire les quatre—lorsque le meilleur des deux-fois-nés en a saisi le sens, qu’il accomplisse ensuite le bain purificatoire.
Verse 2
गुरवे तु वरं दत्त्वा स्नायीत तदनुज्ञया / चीर्णव्रतो ऽथ युक्तात्मा सशक्तः स्नातुमर्हति
D’abord, après avoir offert au guru un don convenable (dakṣiṇā), qu’il accomplisse le bain de clôture avec sa permission. Ensuite, le vœu dûment mené à terme, l’esprit recueilli et maître de soi, et le corps en état, il devient apte au bain comme rite d’achèvement.
Verse 3
वैणवीं धारयेद् यष्टिमन्तर्वासस्तथोत्तरम् / यज्ञोपवीतद्वितयं सोदकं च कमण्डलुम्
Qu’il porte un bâton de veṇu (bambou/roseau), revête le vêtement intérieur et l’étoffe supérieure, garde deux cordons sacrés (yajñopavīta), et tienne aussi un kamaṇḍalu, le vase d’eau rempli.
Verse 4
छत्रं चोष्णीषममलं पादुके चाप्युपानहौ / रौक्मे च कुण्डले वेदं कृत्तकेशनखः शुचिः
Avec une ombrelle et un turban sans tache, chaussé de sandales et de souliers, paré de boucles d’oreilles d’or—ayant étudié le Veda, les cheveux et les ongles taillés, et demeurant pur—qu’il se conduise selon le dharma.
Verse 5
स्वाध्याये नित्ययुक्तः स्याद् बहिर्माल्यं न धारयेत् / अन्यत्रकाञ्चनाद् विप्रोनरक्तां बिभृयात् स्त्रजम्
Un brāhmaṇa doit demeurer constamment voué au svādhyāya (l’étude sacrée). Qu’il ne porte pas de guirlandes au-dehors par ostentation ; et, hormis l’or permis, qu’un brāhmaṇa ne porte pas de guirlande rouge.
Verse 6
शुक्लाम्बरधरो नित्यं सुगन्धः प्रियदर्शनः / न जीर्णमलवद्वासा भवेद् वै विभवे सति
Qu’il porte toujours des vêtements blancs et purs, qu’il soit délicatement parfumé et agréable à contempler; et, s’il en a les moyens, qu’il ne revête point d’habits usés ou souillés de poussière.
Verse 7
न रक्तमुल्बणं चान्यधृतं वासो न कुण्डिकाम् / नोपानहौ स्त्रजं चाथ पादुके च प्रयोजयेत्
Qu’il ne porte ni vêtement d’un rouge éclatant, ni habit déjà revêtu par autrui; qu’il n’emploie pas non plus la kuṇḍikā, le vase à eau. De même, dans cette observance, qu’il n’use ni de chaussures, ni de guirlandes, ni de sandales (pādukā).
Verse 8
उपवीतमलङ्कारं दर्भान् कृष्णाजिनानि च / नापसव्यं परीदध्याद् वासो न विकृतं वसेत्
Qu’il porte l’upavīta, le cordon sacré, ainsi que les accessoires rituels prescrits — l’herbe darbha et la peau d’antilope noire. Qu’il ne mette pas le cordon sacré à l’envers (de manière néfaste) et qu’il ne revête pas d’habits déformés, inconvenants ou portés en désordre.
Verse 9
आहरेद् विधिवद् दारान् सदृशानात्मनः शुभान् / रूपलक्षणसंयुक्तान् योनिदोषविवर्जितान्
Selon le rite prescrit, qu’il prenne pour épouse une femme de bon augure et conforme à lui-même, pourvue de belle apparence et de signes favorables, exempte de défauts de lignée.
Verse 10
अमातृगोत्रप्रभवामसमानर्षिगोत्रजाम् / आहरेद् ब्राह्मणो भार्यां शीलशौचसमन्विताम्
Un brahmane doit prendre pour épouse une femme qui ne soit pas issue du lignage maternel et qui n’appartienne pas au même gotra de ṛṣi; qu’elle soit pourvue de bonne conduite et de pureté.
Verse 11
ऋतुकालाभिगामी स्याद् यावत् पुत्रो ऽभिजायते / वर्जयेत् प्रतिषिद्धानि प्रयत्नेन दिनानि तु
Le maître de maison doit s’unir à son épouse durant la saison féconde jusqu’à la naissance d’un fils; et il doit, avec diligence, éviter les jours expressément interdits.
Verse 12
षष्ठ्यष्टमीं पञ्चदशीं द्वादशीं च चतुर्दशीम् / ब्रह्मचारी भवेन्नित्यं तद्वज्जन्मत्रयाहनि
Aux sixième et huitième jours lunaires, au quinzième, au douzième et au quatorzième également, on doit garder constamment le brahmacarya (continence); et de même durant les trois jours liés à sa naissance.
Verse 13
आदधीतावसथ्याग्निं जुहुयाज्जातवेदसम् / व्रतानि स्नातको नित्यं पावनानि च पालयेत्
Après avoir établi le feu sacré du foyer, il doit verser les oblations dans Jātavedas (Agni). Le snātaka, ayant achevé l’étude védique, doit garder chaque jour les vœux et disciplines purificatrices.
Verse 14
वेदोदितं स्वकं कर्म नित्यं कुर्यादतन्द्रितः / अकुर्वाणः पतत्याशु नरकानतिभीषणान्
On doit accomplir sans cesse, sans négligence, son devoir propre tel que l’énonce le Veda. Celui qui ne l’accomplit pas tombe vite dans des enfers d’une effroyable terreur.
Verse 15
अब्यसेत् प्रयतो वेदं महायज्ञान् न हापयेत् / कुर्याद् गृह्याणि कर्माणि संध्योपासनमेव च
Avec maîtrise de soi et pureté, il doit étudier le Veda et ne jamais négliger les grands yajñas; il doit aussi accomplir les rites domestiques et, par-dessus tout, l’adoration de la sandhyā aux deux crépuscules.
Verse 16
सख्यं समाधैकैः कुर्यादुपेयादीश्वरं सदा / दैवतान्यपि गच्छेत कुर्याद् भार्याभिपोषणम्
Avec ceux qui sont surtout voués au samādhi, qu’on cultive l’amitié; et qu’on s’approche sans cesse du Seigneur (Īśvara) en cherchant refuge. Qu’on visite aussi les divinités pour le culte qui convient; et qu’on assure à son épouse un soutien et un entretien justes.
Verse 17
न धर्मं ख्यापयेद् विद्वान् न पापं गूहयेदपि / कुर्वोतात्महितं नित्यं सर्वभूतानिकम्पकः
Le sage ne doit pas proclamer sa propre vertu, ni dissimuler la faute. Qu’il agisse sans cesse pour le vrai bien de soi, avec compassion envers tous les êtres.
Verse 18
वयसः कर्मणोर्ऽथस्य श्रुतस्याभिजनस्य च / वेषवाग्बुद्धिसारूप्यमाचरन् विचरेत् सदा
Qu’on se déplace et vive toujours en pratiquant l’accord juste—dans l’habit, la parole et l’intelligence—selon l’âge, l’office et les devoirs, les moyens, l’enseignement reçu, et l’origine familiale.
Verse 19
श्रुतिस्मृत्युदितः सम्यक् साधुभिर्यश्च सेवितः / तमाचारं निषेवेत नेहेतान्यत्र कर्हिचित्
Qu’on suive fidèlement la règle juste de conduite, clairement enseignée par la Śruti et la Smṛti et pratiquée par les vertueux; en cela, ici, qu’on ne recoure jamais à une autre voie.
Verse 20
येनास्य पितरो याता येन याताः पितामहाः / तेन यायात् सतां मार्गं तेन गच्छन् न रिष्यति
Par la voie qu’ont suivie ses ancêtres, et par laquelle ont aussi cheminé ses aïeux—par cette même voie qu’il marche sur le sentier des hommes de bien; en y marchant, il ne tombe pas dans la ruine.
Verse 21
नित्यं स्वाध्यायशीलः स्यान्नित्यं यज्ञोपवीतवान् / सत्यवादी जितक्रोधो ब्रह्मभूयाय कल्पते
Qu’il soit sans cesse appliqué au svādhyāya (étude sacrée), qu’il porte toujours le yajñopavīta (cordon sacré) ; véridique en parole et maître de sa colère—un tel homme devient digne de la brahmanité, l’état de Brahman.
Verse 22
संध्यास्नानपरो नित्यं ब्रह्मयज्ञुपरायणः / अनसूयी मृदुर्दान्तो गृहस्थः प्रेत्य वर्धते
Le maître de maison qui se voue sans cesse aux rites de Sandhyā et au bain purificateur, ferme dans le Brahma-yajña (étude et récitation du savoir sacré), sans jalousie, doux et maîtrisé—après la mort, il prospère et atteint un bien supérieur.
Verse 23
वीतरागभयक्रोधो लोभमोहविवर्जितः / सावित्रीजाप्यनिरतः श्राद्धकृन्मुच्यते गृही
Le maître de maison, délivré de l’attachement, de la peur et de la colère, ayant rejeté l’avidité et l’illusion, assidu au japa de Sāvitrī (Gāyatrī) et accomplissant les rites de śrāddha—ce gṛhastha est affranchi des liens et des fautes.
Verse 24
मातापित्रोर्हिते युक्तो गोब्राह्मणहिते रतः / दान्तो यज्वा देवभक्तो ब्रह्मलोके महीयते
Celui qui s’emploie au bien de sa mère et de son père, qui se réjouit du bien des vaches et des brahmanes, qui est maîtrisé, sacrifiant et dévot aux dieux—celui-là est honoré dans Brahmaloka, le monde de Brahman.
Verse 25
त्रिवर्गसेवी सततं देवतानां च पूजनम् / कुर्यादहरहर्नित्यं नमस्येत् प्रयतः सुरान्
Celui qui sert sans cesse le trivarga (dharma, artha et kāma) doit accomplir continuellement le culte des divinités ; jour après jour, sans défaillir, qu’il s’incline avec respect devant les dieux, dans la maîtrise de soi.
Verse 26
विभागशीलः सततं क्षमायुक्तो दयालुकः / गृहस्थस्तु समाख्यातो न गृहेण गृही भवेत्
Le véritable maître de maison est celui qui, sans cesse, incline à la juste répartition, doté de patience (kṣamā) et de compassion ; bien qu’il vive au foyer, qu’il ne devienne pas un homme possédé par la maison.
Verse 27
क्षमा दया च विज्ञानं सत्यं चैव दमः शमः / अध्यात्मनिरतं ज्ञानमेतद् ब्राह्मणलक्षणम्
Patience (kṣamā), compassion, intelligence discernante (vijñāna), vérité, maîtrise de soi (dama) et paix intérieure (śama), avec la connaissance vouée au Soi suprême : tels sont les signes d’un brāhmaṇa.
Verse 28
एतस्मान्न प्रमाद्येत विशेषेण द्विजोत्तमः / यथाशक्तिं चरन् कर्म निन्दितानि विवर्जयेत्
Ainsi, le meilleur des deux-fois-nés (dvijottama) ne doit jamais se montrer négligent en cela ; accomplissant ses devoirs selon sa force, qu’il évite les actes blâmés.
Verse 29
विधूय मोहकलिलं लब्ध्वा योगमनुत्तमम् / गृहस्थो मुच्यते बन्धात् नात्र कार्या विचारणा
Ayant secoué la boue de l’illusion et obtenu le Yoga sans égal, même le maître de maison est délivré des liens ; là-dessus, nul besoin de douter ni de délibérer davantage.
Verse 30
विगर्हातिक्रमाक्षेपहिंसाबन्धवधात्मनाम् / अन्यमन्युसमुत्थानां दोषाणां मर्षणं क्षमा
La patience (kṣamā) est l’endurance paisible—sans riposte—des fautes nées de la colère réciproque, telles que le blâme, la transgression, l’insulte, la violence, la captivité, et même les atteintes à la vie.
Verse 31
स्वदुः खेष्विव कारुण्यं परदुः खेषु सौहृदात् / दयेति मुनयः प्राहुः साक्षाद् धर्मस्य साधनम्
La compassion qui éprouve la souffrance d’autrui comme la sienne, née d’une bienveillance du cœur envers l’affligé, voilà ce que les sages nomment « dayā » (miséricorde). En vérité, elle est un moyen direct du dharma.
Verse 32
चतुर्दशानां विद्यानां धारणं हि यतार्थतः / विज्ञानमिति तद् विद्याद् येन धर्मो विवर्धते
Sache que l’on nomme vijñāna (connaissance réalisée) l’assimilation véridique des quatorze disciplines du savoir, par laquelle le Dharma est nourri et amené à s’épanouir.
Verse 33
अधीत्य विधिवद् विद्यामर्थं चैवोपलभ्य तु / धर्मकार्यान्निवृत्तश्चेन्न तद् विज्ञानमिष्यते
Même si l’on étudie le savoir selon la méthode prescrite et qu’on en saisisse le sens, si l’on se détourne des œuvres et devoirs du dharma, cela n’est pas admis comme un véritable vijñāna.
Verse 34
सत्येन लोकाञ्जयति सत्यं तत्परमं पदम् / यथाभूतप्रवाद् तु सत्यमाहुर्मनीषिणः
Par la vérité on conquiert les mondes ; la vérité, en effet, est l’état suprême. Les sages déclarent que la vérité consiste à dire les choses telles qu’elles sont réellement.
Verse 35
दमः शरीरोपरमः शमः प्रज्ञाप्रिसादजः / अध्यात्ममक्षरं विद्याद् यत्र गत्वा न शोचति
Dama est l’apaisement des impulsions du corps ; śama naît de la clarté et de la sérénité de la sagesse. Reconnais la réalité impérissable comme le Soi (adhyātman) : l’ayant atteinte, on ne s’afflige plus.
Verse 36
यया स देवो भगवान् विद्यया वेद्यते परः / साक्षाद् देवो महादेवस्तज्ज्ञानमिति कीर्तितम्
Cette connaissance sacrée par laquelle le Seigneur transcendant—Dieu au-delà de tout—est connu en vérité est proclamée être le « jñāna » lui-même, car c’est Mahādeva, Dieu, manifesté directement.
Verse 37
तन्निष्ठस्तत्परो विद्वान्नित्यमक्रोधनः शुचिः / महायज्ञपरो विप्रो लभते तदनुत्तमम्
Le brāhmane savant, établi en Cela (la Réalité suprême), voué à Cela seul, toujours sans colère et pur—tendu vers le grand yajña—obtient cet état incomparable.
Verse 38
धर्मस्यायतनं यत्नाच्छरीरं परिपालयेत् / न हि देहं विना रुद्रः पुरुषैर्विद्यते परः
Puisque le corps est le séjour et le soutien du dharma, il faut le préserver avec soin et effort ; car sans corps, les hommes ne réalisent nullement Rudra—le Suprême.
Verse 39
नित्यधर्मार्थकामेषु युज्येत नियतो द्विजः / न धर्मवर्जितं काममर्थं वा मनसा स्मरेत्
Le dvija discipliné doit s’appliquer sans cesse au dharma, à l’artha et au kāma ; et il ne doit même pas, en son esprit, nourrir désir ou quête de richesse dépourvus de dharma.
Verse 40
सीदन्नपि हि धर्मेण न त्वधर्मं समाचरेत् / धर्मो हि भगवान् देवो गतिः सर्वेषु जन्तुषु
Même lorsqu’on sombre dans la détresse, on doit agir uniquement selon le Dharma et ne jamais commettre l’Adharma ; car le Dharma lui-même est le Seigneur Bienheureux, refuge divin et voie ultime de tous les êtres vivants.
Verse 41
भूतानां प्रियकारी स्यात् न परद्रोहकर्मधीः / न वेददेवतानिन्दां कुर्यात् तैश्च न संवसेत्
Qu’on agisse de manière agréable et bienfaisante envers tous les êtres, sans incliner son esprit vers des actes de nuisance. Qu’on ne blasphème ni le Veda ni les divinités, et qu’on ne demeure pas en étroite compagnie de ceux qui le font.
Verse 42
यस्त्विमं नियतं विप्रो धर्माध्यायं पठेच्छुचिः / अध्यापयेत् श्रावयेद् वा ब्रह्मलोके महीयते
Mais ce brāhmane, discipliné et pur, qui récite régulièrement ce chapitre sur le Dharma—ou l’enseigne, ou le fait entendre à d’autres—est honoré et exalté dans le monde de Brahmā (Brahmaloka).
Completion of Vedic study with grasp of meaning, offering dakṣiṇā to the guru, receiving permission, and maintaining mental discipline and physical capability—signaling readiness to enter regulated social life with dharmic restraint.
Vijñāna is not merely learned comprehension; it is truthful assimilation of disciplines that nourish Dharma, and it is invalidated if one turns away from dharmic duties even after understanding the teachings.
It explicitly affirms that even a gṛhastha can be released from bondage by shaking off delusion and attaining unsurpassed yoga—supported by daily sandhyā, purity, brahma-yajña, Sāvitrī-japa, śrāddha, and ethical virtues.
It identifies Dharma as the Lord and refuge, and describes jñāna as that by which the transcendent Īśvara is known—naming Mahādeva/Rudra as the Supreme—while still grounding the path in Vedic duties and household rites.