
Durjaya, Urvaśī, and the Expiation at Vārāṇasī (Genealogy and Sin-Removal through Viśveśvara)
Après la clôture du chapitre précédent, Sūta poursuit le récit dynastique depuis Jayadhvaja, à travers Tālajaṅgha et les branches yādava, établissant la lignée de Vītihotra jusqu’à Ananta et Durjaya. Le chapitre quitte ensuite la généalogie pour une narration édifiante : sur les rives de la Kāliṇdī, Durjaya s’éprend de l’apsarā Urvaśī et retombe à plusieurs reprises dans l’attachement. De retour à sa capitale, son épouse pativratā discerne la honte intime qui le ronge et oriente l’épreuve vers la purification plutôt que vers la peur, l’amenant à consulter le sage Kaṇva pour un prāyaścitta. Sa rechute—figurée par la saisie violente de la guirlande d’un gandharva et ses errances obsessionnelles—aboutit à un nouvel enlacement, puis à l’éveil et à un long tapas. Satisfait de son austérité, Kaṇva prescrit le remède décisif : pèlerinage à la divine Vārāṇasī, bain dans la Gaṅgā, offrandes aux devas et aux pitṛs, et darśana du liṅga de Viśveśvara, qui efface le péché. Durjaya est purifié, reprend son règne, engendre Supratīka, et le récit s’oriente vers la lignée de Kroṣṭu, présentée comme destructrice des fautes pour ceux qui écoutent.
Verse 1
इति श्रीकूर्मपुराणे षट्साहस्त्र्यां संहितायां पूर्वविभागे एकविशो ऽध्यायः सूत उवाच जयध्वजस्य पुत्रो ऽभूत् तालाजङ्घ इति स्मृतः / शतपुत्रास्तु तस्यासन् तालजङ्घाः प्रकीर्तिताः
Ainsi, dans le Śrī Kūrma Purāṇa, dans la Saṃhitā de six mille ślokas, au Pūrva-bhāga, s’achève le vingt-et-unième chapitre. Sūta dit : « Jayadhvaja eut un fils, connu sous le nom de Tālajaṅgha. Il eut cent fils, célébrés comme les Tālajaṅghas. »
Verse 2
तेषां ज्येष्ठो महावीर्यो वीतिहोत्रो ऽभवन्नृपः / वृषप्रभृतयश्चान्ये यादवाः पुण्यकर्मिणः
Parmi eux, l’aîné fut Vītihotra, un roi d’une grande vaillance. Et les autres—à commencer par Vṛṣa—étaient aussi des Yādavas, accomplissant des actes méritoires.
Verse 3
वृषो वंशकरस्तेषां तस्य पुत्रो ऽभवन्मधुः / मधोः पुत्रशतं त्वासीद् वृषणस्तस्य वंशभाक्
Parmi eux, Vṛṣa devint l’initiateur de la lignée. Son fils fut Madhu. Madhu eut cent fils ; parmi eux, Vṛṣaṇa hérita et porta en avant cette famille.
Verse 4
वीतिहोत्रसुतश्चापि विश्रुतो ऽनन्त इत्युत / दुर्जयस्तस्य पुत्रो ऽबूत् सर्वशास्त्रविशारदः
Et le fils de Vītihotra fut renommé sous le nom d’Ananta. Son fils fut Durjaya, parfaitement versé dans tous les śāstras.
Verse 5
तस्य भार्या रूपवती गुणैः सर्वैरलङ्कृता / पतिव्रतासीत् पतिना स्वधर्मपरिपालिका
Son épouse était belle, parée de toutes les vertus ; pativratā, dévouée à son époux, elle observait son dharma sacré aux côtés de son seigneur.
Verse 6
स कदाचिन्महाभागः कालिन्दीतीरसंस्थिताम् / अपश्यदुर्वशीं देवीं गायन्तीं मधुरस्वनाम्
Un jour, cet être illustre aperçut la déesse Urvaśī, debout sur la rive de la Kāliṇdī (Yamunā), chantant d’une voix d’une douceur exquise.
Verse 7
ततः कामाहतमनास्तत्समीपमुपेत्य वै / प्रोवाच सुचिरं कालं देवि रन्तुं मयार्ऽहसि
Alors, l’esprit frappé par le désir, il s’approcha d’elle et dit : « Ô Déesse, daigne consentir à te réjouir avec moi longtemps. »
Verse 8
सा देवी नृपतिं दृष्ट्वा रूपलावण्यसंयुतम् / रेमे तेन चिरं कालं कामदेवमिवापरम्
Voyant le roi doté de beauté et de grâce, cette jeune divine se réjouit avec lui longtemps, comme s’il eût été un autre Kāma-deva.
Verse 9
कालात् प्रबुद्धो राजा तामुर्वशीं प्राह शोभनाम् / गमिष्यामि पुरीं रम्यां हसन्ती साब्रवीद् वचः
Quand le moment fut venu, le roi s’éveilla et dit à l’éclatante Urvaśī : « Je vais partir pour la cité charmante. » Souriante, elle répondit en ces mots.
Verse 10
न ह्यनेनोपभोगेन भवता राजसुन्दर / प्रीतिः संजायते मह्यं स्थातव्यं वत्सरं पुनः
Ô roi à la beauté éclatante, par ce genre de jouissance avec toi, aucun amour véritable ne naît en moi. C’est pourquoi tu dois demeurer à l’écart encore une année.
Verse 11
तामब्रवीत् स मतिमान् गत्वा शीघ्रतरं पुरीम् / आगमिष्यामि भूयो ऽत्र तन्मे ऽनुज्ञातुमर्हसि
Le sage lui dit : «Je vais promptement à la cité et je reviendrai ici encore. Accorde-moi donc ta permission.»
Verse 12
तमब्रवीत् सा सुभगा तथा कुरु विशांपते / नान्ययाप्सरसा तावद् रन्तव्यं भवत् पुनः
L’apsarā fortunée lui dit : «Qu’il en soit ainsi—fais donc, ô seigneur des peuples. Mais d’ici là, ne t’ébats plus avec aucune autre apsarā.»
Verse 13
ओमित्युक्त्वा ययौ तूर्णं पुरीं परमशोभनाम् / गत्वा पतिव्रतां पत्नीं दृष्ट्वा बीतो ऽभवन्नृपः
Ayant dit «Om», il partit en hâte vers la cité d’une splendeur incomparable. Parvenu là, voyant son épouse, ferme dans le dharma de la pativratā, le roi fut saisi de crainte.
Verse 14
संप्रेक्ष्य सा गुणवती भार्या तस्य पतिव्रता / भीतं प्रसन्नया प्राह वाचा पीनपयोधरा
Le voyant effrayé, cette épouse vertueuse, fidèle en pativratā, lui parla d’une voix paisible et rassurante, apaisant son époux.
Verse 15
स्वामिन् किमत्र भवतो भीतिरद्य प्रवर्तते / तद् ब्रूहि मे यथा तत्त्वं न राज्ञां कीर्तये त्विदम्
Ô Seigneur, pourquoi la crainte s’est-elle levée en toi ici aujourd’hui ? Dis-moi la vérité telle qu’elle est ; je ne demande pas cela pour louer les rois, mais pour comprendre le tattva, le principe réel.
Verse 16
स तस्या वाक्यमाकर्ण्य लज्जावनतचेतनः / नोवाच किञ्चिन्नृपतिर्ज्ञानदृष्ट्या विवेद सा
Entendant ses paroles, le roi—l’esprit incliné par la honte—ne dit absolument rien ; mais elle, par l’œil de la connaissance véritable, comprit son état intérieur.
Verse 17
न भेतव्यं त्वया स्वामिन् कार्यं पापविशोधनम् / भीते त्वयि महाराज राष्ट्रं ते नाशमेष्यति
Ô Seigneur, tu ne dois pas craindre ; l’œuvre à accomplir est la purification du péché. Si toi, ô grand roi, tu tombes dans la peur, ton royaume ira à sa perte.
Verse 18
तदा स राजा द्युतिमान् निर्गत्य तु पुरात् ततः / गत्वा कण्वाश्रमं पुण्यं दृष्ट्वा तत्र महामुनिम्
Alors ce roi rayonnant quitta sa cité ; se rendant à l’ermitage sacré de Kaṇva, il y vit le grand muni.
Verse 19
निशम्य कण्ववदनात् प्रायश्चित्तविधिं शुभम् / जगाम हिमवत्पृष्ठं समुद्दिश्य महाबलः
Après avoir entendu de la bouche même de Kaṇva la méthode propice d’expiation (prāyaścitta), le puissant se mit en route, dirigeant son pas vers les hautes cimes de l’Himālaya.
Verse 20
सो ऽपश्यत् पथि राजेन्द्रो गन्धर्ववरमुत्तमम् / भ्राजमानं श्रिया व्योम्नि भूषितं दिव्यमालया
Alors le roi souverain aperçut sur la route un Gandharva excellent, le plus éminent—rayonnant de splendeur dans le ciel, paré d’une guirlande divine.
Verse 21
वीक्ष्य मालाममित्रघ्नः सस्माराप्सरसां वराम् / उर्वशीं तां मनश्चक्रे तस्या एवेयमर्हति
Voyant la guirlande, le pourfendeur des ennemis se souvint de la plus éminente des Apsaras. Il fixa son esprit sur Urvaśī, pensant : «Cette guirlande n’est digne que d’elle seule».
Verse 22
सो ऽतीव कामुको राजा गन्धर्वेणाथ तेन हि / चकार सुमहद् युद्धं मालामादातुमुद्यतः
Ce roi, enflammé à l’excès par le désir, livra alors un très grand combat contre ce Gandharva, résolu à s’emparer de la guirlande.
Verse 23
विजित्य समरे मालां गृहीत्वा दुर्जयो द्विजाः / जगाम तामप्सरसं कालिन्दीं द्रष्टुमादरात्
Ayant vaincu au combat et saisi la guirlande, le brahmane Durjaya, difficile à vaincre, partit avec empressement pour voir cette apsaras, Kālindī.
Verse 24
अदृष्ट्वाप्सरसं तत्र कामबाणाभिपीडितः / बभ्राम सकलां पृथ्वीं सप्तद्वीपसमन्विताम्
Ne voyant pas l’apsaras en ce lieu, tourmenté par les flèches de Kāma, il erra sur toute la terre, avec ses sept continents (sapta-dvīpa).
Verse 25
आक्रम्य हिमवत्पार्श्वमुर्वशीदर्शनोत्सुकः / जगाम शैलप्रवरं हेमकूटमिति श्रुतम्
Désireux de contempler Urvaśī, il franchit le flanc de l’Himālaya et gagna Hemakūṭa, le plus éminent des monts—ainsi le rapporte la tradition.
Verse 26
तत्र तत्राप्सरोवर्या दृष्ट्वा तं सिंहविक्रमम् / कामं संदधिरे घोरं भूषितं चित्रमालया
Çà et là, les plus nobles des Apsaras, le voyant à la vaillance de lion, furent saisies d’un désir farouche, tandis qu’il se tenait paré d’une guirlande merveilleuse.
Verse 27
संस्मरन्नुर्वशीवाक्यं तस्यां संसक्तमानसः / न पश्यति स्मताः सर्वागिरिशृङ्गाणिजग्मिवान्
Se remémorant les paroles d’Urvaśī, l’esprit attaché à elle, il ne remarquait plus rien; il poursuivit sa route, franchissant même les cimes sans les voir.
Verse 28
तत्राप्यप्सरसं दिव्यामदृष्ट्वा कामपीडितः / देवलोकं महामेरुं ययौ देवपराक्रमः
Même là, ne voyant pas l’apsara radieuse, tourmenté par le désir, Deva-parākrama poursuivit vers le monde des dieux, en direction du puissant Meru.
Verse 29
स तत्र मानसं नाम सरस्त्रैलोक्यविश्रुतम् / भेजे शृङ्गाण्यतिक्रम्य स्वबाहुबलभावितः
Là, il parvint au lac nommé Mānasa, renommé dans les trois mondes; franchissant les cimes, il y arriva, s’appuyant sur la force de ses propres bras.
Verse 30
स तस्य तीरे सुभगां चरन्तीमतिलालसाम् / दृष्टवाननवद्याङ्गीं तस्यै मालां ददौ पुनः
Là, sur la rive de ces eaux, il vit une femme d’heureuse beauté errer, saisie d’un vif désir. La voyant aux membres sans défaut, il lui offrit de nouveau une guirlande de fleurs.
Verse 31
स मालया तदा देवीं भूषितां प्रेक्ष्य मोहितः / रेमे कृतार्थमात्मानं जानानः सुचिरं तया
Alors, voyant la Déesse parée de la guirlande, il en fut envoûté. Avec elle, il jouit longtemps, se jugeant comblé et son dessein accompli.
Verse 32
अथोर्वशी राजवर्यं रतान्ते वाक्यमब्रवीत् / किं कृतं भवता पूर्वं पुरीं गत्वा वृथा नृप
Alors Urvaśī s’adressa au meilleur des rois, à la fin de leurs ébats: «Ô roi, qu’as-tu donc accompli auparavant en allant en vain à la cité ?»
Verse 33
स तस्यै सर्वमाचष्ट पत्न्या यत् समुदीरितम् / कण्वस्य दर्शनं चैव मालापहरणं तथा
Il lui rapporta tout ce que son épouse avait dit : la rencontre avec Kaṇva, ainsi que l’incident de la guirlande enlevée.
Verse 34
श्रुत्वैतद् व्याहृतं तेन गच्छेत्याह हितैषिणी / शापं दास्यति ते कण्वो ममापि भवतः प्रिया
Entendant ses paroles, la femme bienveillante dit : «Va». Et elle ajouta : «Kaṇva te donnera sûrement une malédiction, bien que moi aussi je sois chère à ton cœur».
Verse 35
तयासकृन्महाराजः प्रोक्तो ऽपि मदमोहितः / न तत्यजाथ तत्पार्श्वं तत्र संन्यस्तमानसः
Bien qu’elle l’eût maintes fois interpellé et conseillé, le grand roi—enivré d’orgueil et d’illusion—ne quitta point son côté; son esprit, déposé là, demeura totalement attaché.
Verse 36
ततोर्वशी कामरूपा राज्ञे स्वं रूपमुत्कटम् / सुरोमशं पिङ्गलाक्षं दर्शयामास सर्वदा
Alors Urvaśī, qui pouvait prendre les formes à son gré, ne cessait de montrer au roi sa propre apparence saisissante : le poil hérissé et des yeux fauves, jaune-brun.
Verse 37
तस्यां विरक्तचेतस्कः स्मृत्वा कण्वाभिभाषितम् / धिङ्मामिति विनिश्चित्यतपः कर्तुं समारभत्
Là, l’esprit devenu détaché, il se souvint des paroles du sage Kaṇva; puis, décidé—«Honte à moi !»—il se mit à pratiquer les austérités (tapas).
Verse 38
संवत्सरद्वादशकं कन्दमूलफलाशनः / भूय एव द्वादशकं वायुभक्षो ऽभवन्नृपः
Pendant douze ans, le roi se nourrit de bulbes, de racines et de fruits; puis, encore douze ans, il devint celui qui ne subsiste que de l’air.
Verse 39
गत्वा कण्वाश्रमं भीत्या तस्मै सर्वं न्यवेदयत् / वासमप्सरसा भूयस्तपोयोगमनुत्तमम्
Alors, saisi de crainte, il se rendit à l’ermitage de Kaṇva et lui exposa tout—comment l’apsarā était revenue y demeurer, et comment sa discipline incomparable d’austérité et de maîtrise yogique était mise à l’épreuve.
Verse 40
वीक्ष्य तं राजशार्दूलं प्रसन्नो भगवानृषिः / कर्तुकामो हि निर्बोजं तस्याघमिदमब्रवीत्
Voyant ce roi, tigre parmi les souverains, le sage bienheureux fut comblé de joie; et, voulant rendre le péché du roi « sans semence », incapable de germer à nouveau, il lui adressa ces paroles.
Verse 41
गच्छ वाराणसीं दिव्यामीश्वराध्युषितां पुरीम् / आस्ते मोचयितुं लोकं तत्र देवो महेश्वरः
Va à la divine Vārāṇasī, la cité habitée par Īśvara. Là demeure le dieu Maheśvara (Hara), afin de délivrer le monde.
Verse 42
स्नात्वा संतर्प्य विधिवद् गङ्गायान्देवताः पितॄन् / दृष्ट्वा विश्वेश्वरं लिङ्गङ्किल्बिषान्मोक्ष्यसे ऽखिलात्
Après t’être baigné dans la Gaṅgā et, selon le rite, avoir comblé de leurs offrandes les dieux et les ancêtres, puis en contemplant le Liṅga de Viśveśvara, tu seras délivré entièrement de tous les péchés.
Verse 43
प्रणम्य शिरसा कण्वमनुज्ञाप्य च दुर्जयः / वाराणस्यां हरं दृष्ट्वा पापान्मुक्तो ऽभवत् ततः
Durjaya, la tête inclinée, se prosterna devant le sage Kaṇva et reçut sa permission; puis il se rendit à Vārāṇasī, et, en y contemplant Hara (Śiva), il fut délivré de ses péchés.
Verse 44
जगाम स्वपुरीं शुभ्रां पालयामास मेदिनीम् / याजयामास तं कण्वो याचितो घृणया मुनिः
Il retourna dans sa capitale éclatante et gouverna la terre. Puis le sage Kaṇva—ému de compassion lorsqu’on le supplia—accomplit pour lui les rites sacrificiels en qualité de prêtre officiant.
Verse 45
तस्य पुत्रो ऽथ मतिमान् सुप्रतीक इति श्रुतः / बभूव जातमात्रं तं राजानमुपतस्थिरे
Alors naquit son fils—sage et renommé sous le nom de Supratīka. À peine venu au monde, ils s’approchèrent et le servirent, le reconnaissant comme leur roi.
Verse 46
उर्वश्यां च महावीर्याः सप्त देवसुतोपमाः / कन्या जगृहिरे सर्वा जन्धर्वदयिता द्विजाः
Et d’Urvaśī naquirent sept filles d’une grande puissance, pareilles aux fils des dieux. Toutes furent prises pour épouses par les sages deux-fois-nés (dvija), chers aux Gandharvas.
Verse 47
एष व कथितः सम्यक् सहस्त्रजित उत्तमः / वंशः पापहरो नृणां क्रोष्टोरपि निबोधत
Ainsi, l’excellent Sahasrajit a été exposé comme il convient. Maintenant, comprends aussi la lignée de Kroṣṭu : on dit que cette dynastie efface les péchés des hommes.
Desire-driven transgression leads to instability, but sin can be rendered “seedless” through a sequence of remorse, guided prāyaścitta, sustained tapas, and culminating tīrtha practice—especially Gaṅgā bathing and Viśveśvara-liṅga darśana at Vārāṇasī.
It is described as Īśvara’s own city where Maheśvara abides for world-liberation; ritual purity (snāna, tarpaṇa) paired with direct darśana of Viśveśvara functions as the decisive purifier that removes all sins.
After concluding Durjaya’s purification and succession (Supratīka), the text explicitly signals a transition: it has described Sahasrajit properly and now turns to the lineage of Kroṣṭu, continuing the dynastic framework.