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Rites atharvaniques de protection et de restauration, qui ôtent les blocages, la maladie, le malheur et l’agression hostile, tout en instaurant stabilité et prospérité. Thèmes : ouverture obstétricale et accouchement sûr ; guérison et apaisement de la maladie de dépérissement (yakṣma) et des douleurs ; expulsion apotropaïque de la sorcellerie et des atteintes démoniaques ; fortune domestique et éclat nuptial (varcas) ; convergence et accroissement de la prospérité (pauṣṭika) ; déviation des projectiles/armes et prévention des maux de la guerre ; établissement de la stabilité et de la paix.
Cette sukta est un charme obstétrical atharvanique visant à lever l’obstruction et à mener l’accouchement à son terme, adressé aux Quartiers et aux Dieux comme agents cosmiques qui « ouvrent » ce qui est fermé. Elle associe l’imagerie de la totalité spatiale (toutes les directions du ciel et de la terre) à la physiologie concrète de la délivrance — ouverture de la matrice, expulsion de l’obstacle et descente du placenta — afin que la naissance se déroule vite, en sûreté et sans rétention.
Cet hymne de quatre strophes, à visée thérapeutique et pacificatrice, s’attaque aux maladies diffuses (en particulier yakṣma, l’affection dévorante de dépérissement), aux maux de tête, à la toux et aux douleurs déchirantes des membres et des articulations, en appelant une force purificatrice semblable à l’orage ainsi que les puissances réparatrices des plantes et des montagnes. Il culmine dans une formule globale de « śam » (bien/paix) qui répartit le bien-être sur les parties supérieures et inférieures, sur les quatre membres et sur l’ensemble du corps. La force de l’hymne tient à la nomination précise des afflictions, à leur expulsion comme agents intrusifs, et au scellement du patient dans une intégrité corporelle englobante.
AV 1.13 est un bref hymne propitiatoire de guérison et de protection. Il s’adresse à un tapas (chaleur ascétique ardente) concentré et potentiellement dangereux, conçu comme une puissance personnelle appelée « Pravato Nāpāt », ainsi qu’à son aspect de « projectile » comparable à une arme. Par des namas (hommages) répétés et par l’éloge de son siège cosmique caché, l’hymne apaise cette force et la réoriente vers le bien-être du corps, la sûreté du foyer et la protection des enfants.
AV 1.14 est une bénédiction domestique pour une jeune fille au seuil du mariage, visant à « attribuer » le várchas — éclat rayonnant, attrait et lustre social — par la part de fortune dispensée par Bhaga. L’hymne règle aussi rituellement le transfert de l’épouse de sa parenté natale vers la maison du mari, l’attachant au nouveau foyer tout en invoquant l’appui des ancêtres et une stabilité de longue durée.
Cet hymne paustika concentre la prospérité en appelant les courants naturels — rivières, vents et êtres ailés en mouvement — à converger et à « couler ensemble » vers le sacrifiant. En satisfaisant le domaine céleste approbateur par une oblation unificatrice, il vise à faire affluer la richesse, le bétail et le gain de bon augure, et à les établir durablement en son lieu.
AV 1.16 est un hymne apotropaïque concis qui fait du plomb (sīsa) un support chargé de mantra pour expulser le yātu — sorcellerie hostile et affliction démoniaque. Il place l’autorité du charme sous Varuṇa, Agni et Indra, et affirme que le « ceci » (idam) rendu puissant — l’amulette/le remède préparé — triomphe de Viṣkandha, des dévoreurs (attriṇ) et des couvées de Piśāca. L’hymne s’achève sur une menace protectrice : tout être qui nuit aux bovins, aux chevaux ou aux hommes doit être rituellement « percé » de plomb afin de ne pas devenir un tueur de héros.
AV 1.17 est un bref charme atharvanique qui fixe la protection en place et rétablit l’ordre du corps/de la structure lorsqu’il est relâché, déplacé ou menacé. Il installe une force stabilisatrice en toutes positions (en bas—au loin/au-dehors—au milieu), « remet en ordre » les canaux et les membres, puis dresse enfin une barrière circonférente — personnifiée comme Sikātāvatī et l’Arc élevé — afin que l’espace protégé ne se dissolve pas et que le bien-être demeure ferme.
AV 1.18 est un charme atharvanique concis qui chasse alakṣmī (malchance/pauvreté), arāti (obstruction hostile et refus de donner) et toute « ghora » — affliction intérieure terrible — agrippée au corps. En « soufflant au loin » l’impureté et en la déplaçant rituellement hors des membres et de l’apparence de la personne, l’hymne attire simultanément bhadrā/śrī — la fortune propice qui soutient la réussite du foyer et la descendance. La force opérante est vāc (la parole-mantra), appuyée par Savitar et des divinités alliées, qui repoussent le mal et mettent en mouvement la bonne fortune.
Ce bref hymne apotropaïque est un charme de déviation des armes : il demande que les archers hostiles et les « sur-perceurs » ne parviennent pas à trouver le sujet rituel, et que tous les projectiles s’écartent et tombent sans nuire. Le sukta retourne l’agression ennemie contre elle-même en ordonnant aux flèches — divines comme humaines — de manquer la personne protégée et de frapper plutôt les adversaires. Indra (et, dans un vers, Rudra en tant qu’archer) est invoqué comme le maître divin des trajectoires, faisant de la protection une affaire de commandement sacré plutôt que de simple esquive.
AV 1.20 est un hymne atharvanique apotropaïque qui se tourne vers Mitra–Varuṇa (avec un accent particulier sur Varuṇa) afin de repousser le « massacre guerrier » (vadhá) et l’agression hostile, malveillante, dirigée contre le protégé. Le danger y est figuré comme quelque chose lancé de toute direction — proche ou lointaine — et il est ordonné de le chasser « tout autour et au loin », tandis qu’est établi un enclos protecteur de śárman (abri, refuge) et qu’est affirmée l’assurance de ne pas être vaincu. La force de l’hymne réside dans l’invocation de divinités souveraines, gardiennes de l’ordre, comme châtieuses des ennemis et comme dispensatrices d’un refuge élargi qui empêche que l’allié soit tué et que le client soit conquis.
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