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Puṇḍarīkākṣapāraka-stotraṃ, Puṣkara-tīrthaṃ ca (Vasu-rājarṣeḥ pāpa-vimocana-upākhyānam)
Ethical-Discourse (Penance, Memory of Past Deeds) with Pilgrimage-Ritual (Tīrtha-Māhātmya)
Pṛthivī demande à Varāha ce que fit le roi Vasu après l’enseignement dissipant le doute, associé à Raibhya et Aṅgiras. Varāha raconte que Vasu, tout en régnant et en accomplissant de nombreux yajñas, renonça ensuite aux jouissances royales, établit son fils Vivasvant et se rendit à Puṣkara, tīrtha éminent où l’on adore Keśava (Puṇḍarīkākṣa). Là, il entreprit une tapas austère et récita le Puṇḍarīkākṣapāraka stotra; à la demande de Pṛthivī, Varāha en donne le contenu. Au moment où l’hymne est prononcé, un être terrifiant apparaît et se révèle être un brahma-graha lié au péché passé de Vasu : avoir tué un muni pris pour un cerf. Le chapitre met en avant la mémoire de Viṣṇu et le jeûne lors d’une Dvādaśī pure comme remèdes, reliant faute personnelle, juste moment rituel et restauration de l’ordre moral et terrestre par la pratique du tīrtha.
Verse 1
धरण्युवाच । स वसुः संशयच्छेदं प्राप्य रैभ्यश्च सत्तमः । उभौ किं चक्रतुर्देव श्रुत्वा चाङ्गिरसं वचः ॥ ६.१ ॥
Dharaṇī dit : «Ô divinité, lorsque Vasu et l’excellent Raibhya eurent obtenu la levée de leur doute, que firent-ils tous deux après avoir entendu les paroles d’Aṅgiras ?»
Verse 2
श्रीवराह उवाच । स वसुः सर्वधर्मज्ञः स्वराज्यं प्रतिपालयन् । अयजद् बहुभिर्यज्ञैर्महद्भिर्भूरिदक्षिणैः ॥ ६.२ ॥
Śrī Varāha dit : Ce Vasu, connaissant tous les aspects du dharma, tout en gouvernant son propre royaume, accomplit de nombreux sacrifices, de grands rites assortis d’abondantes offrandes sacerdotales (dakṣiṇā).
Verse 3
कर्मकाण्डेन देवेशं हरिं नारायणं प्रभुम् । तोषयामास राजेन्द्रस्तमभेदेन चिन्तयन् ॥ ६.३ ॥
Par le karma-kāṇḍa, la voie de l’acte rituel, le meilleur des rois réjouit le Seigneur des dieux—Hari, Nārāyaṇa, le Souverain—le contemplant comme non différent du Principe suprême.
Verse 4
ततः कालेन महता तस्य राज्ञो मतिः किल । निवृत्तराज्यभोगस्य द्वन्द्वस्यान्तमुपेयुषी ॥ ६.४ ॥
Puis, au bout d’un long temps, dit-on, l’intelligence du roi se détourna des jouissances de la souveraineté et parvint au terme des dualités (dvandva) qui enchaînent la vie mondaine.
Verse 5
ततः पुत्रं विवस्वन्तं श्रेष्ठं भ्रातृशतस्य ह । अभिषिच्य स्वके राज्ये तपोवनमुपागमत् ॥ ६.५ ॥
Ensuite, après avoir consacré par l’onction royale (abhiṣeka) son fils Vivasvant—vraiment le premier parmi cent frères—dans son propre royaume, il se rendit à la forêt d’ascèse, le tapo-vana.
Verse 6
पुष्करं नाम तीर्थानां प्रवरं यत्र केशवः । पुण्डरीकाक्षनामाऽस्तु पूज्यते तत्परायणैः ॥ ६.६ ॥
Puṣkara est proclamé le plus éminent des lieux de pèlerinage, car là Keśava—également nommé Puṇḍarīkākṣa—est vénéré par ceux qui se vouent à Lui avec dévotion.
Verse 7
तत्र गत्वा स राजर्षिः काश्मीराधिपतिर्वसुः । अतितीव्रेण तपसा स्वशरीरमशोषयत् ॥ ६.७ ॥
S’y étant rendu, le sage royal Vasu, souverain du Kāśmīra, par une ascèse d’une intensité extrême fit dépérir son propre corps.
Verse 8
पुण्डरीकाक्षपारं तु स्तवं भक्त्या जपन् बुधः । आरिराधयिषुर्देवं नारायणमकल्मषम् । स्तोत्रान्ते तल्लयं प्राप्तः स राजा राजसत्तमः ॥ ६.८ ॥
Mais le sage, récitant avec dévotion l’hymne nommé « Puṇḍarīkākṣapāra », désireux d’apaiser et d’honorer le dieu Nārāyaṇa, l’Immaculé, à la fin du stotra ce roi—le meilleur des rois—parvint à l’absorption en Lui.
Verse 9
धरण्युवाच । पुण्डरीकाक्षपारं तु स्तोत्रं देव कथं स्मृतम् । कीदृशं तन्ममाचक्ष्व परमेश्वर तत्त्वतः ॥ ६.९ ॥
Dharaṇī dit : « Ô dieu, comment, dans la tradition, se remémore-t-on l’hymne appelé “Puṇḍarīkākṣa-pāra” ? Quelle en est la nature ? Ô Parameśvara, explique-le-moi avec vérité, selon son sens essentiel. »
Verse 10
श्रीवराह उवाच । नमस्ते पुण्डरीकाक्ष नमस्ते मधुसूदन । नमस्ते सर्वलोकेश नमस्ते तिग्मचक्रिणे ॥ ६.१० ॥
Śrī Varāha dit : « Hommage à Toi, ô Celui aux yeux de lotus ; hommage à Toi, ô Madhusūdana, destructeur de Madhu. Hommage à Toi, ô Seigneur de tous les mondes ; hommage à Toi, ô porteur du disque tranchant. »
Verse 11
विश्वमूर्तिं महाबाहुं वरदं सर्वतेजसम् । नमामि पुण्डरीकाक्षं विद्याऽविद्यात्मकं विभुम् ॥ ६.११ ॥
Je me prosterne devant le Seigneur aux yeux de lotus, omniprésent : dont la forme est l’univers, aux bras puissants, dispensateur de grâces, rempli de toute splendeur ; le Souverain dont la nature est à la fois connaissance et non-connaissance.
Verse 12
आदिदेवं महादेवं वेदवेदाङ्गपारगम् । गम्भीरं सर्वदेवानां नमामि मधुसूदनम् ॥ ६.१२ ॥
Je me prosterne devant Madhusūdana : le Dieu primordial, le Grand Dieu, qui a pleinement franchi et maîtrisé le sens des Veda et des Vedāṅga ; d’une nature profonde, le premier parmi tous les dieux.
Verse 13
विश्वमूर्तिं महामूर्तिं विद्यांमूर्तिं त्रिमूर्तिकम् । कवचं सर्वदेवानां नमस्ये वारिजेक्षणम् ॥ ६.१३ ॥
Je m’incline devant Celui aux yeux de lotus : forme de l’univers, grande Forme, incarnation du savoir sacré et à triple manifestation ; il est l’armure protectrice de tous les dieux.
Verse 14
सहस्रशीर्षिणं देवं सहस्राक्षं महाभुजम् । जगत्संव्याप्य तिष्ठन्तं नमस्ये परमेश्वरम् ॥ ६.१४ ॥
Je me prosterne devant le Seigneur suprême : le Dieu aux mille têtes, aux mille yeux, aux bras puissants, qui demeure en pénétrant et en enveloppant l’univers entier.
Verse 15
शरण्यं शरणं देवं विष्णुं जिष्णुं सनातनम् । नीलमेघप्रतीकाशं नमस्ये चक्रपाणिनम् ॥ ६.१५ ॥
Je me prosterne devant Viṣṇu : refuge de ceux qui cherchent protection, le refuge véritable ; le toujours victorieux (Jiṣṇu), l’Éternel (Sanātana), dont l’éclat ressemble à un nuage sombre de pluie, et qui tient le disque (cakra) en sa main.
Verse 16
शुद्धं सर्वगतं नित्यं व्योमरूपं सनातनम् । भावाभावविनिर्मुक्तं पश्ये सर्वगं हरिम् ॥ ६.१६ ॥
Je contemple Hari—pur, omniprésent, éternel, de nature semblable à l’espace, primordial; affranchi de la dualité de l’être et du non-être, présent partout.
Verse 17
नान्यत्किञ्चित्प्रपश्यामि व्यतिरिक्तं त्वयाऽच्युत । त्वन्मयं च प्रपश्यामि सर्वमेतच्चराचरम् ॥ ६.१७ ॥
Ô Acyuta, je ne perçois absolument rien qui soit séparé de toi. En vérité, je vois tout ceci—le mobile et l’immobile—comme pénétré par toi.
Verse 18
एवं तु वदतस्तस्य मूर्त्तिमान् पुरुषः किल । निर्गत्य देहान्नीलाभो घनचण्डो भयंकरः ॥ ६.१८ ॥
Comme il parlait ainsi, on dit qu’un être personnifié, doté d’un corps, sortit de son corps—d’un bleu sombre, tel un nuage épais, farouche et terrifiant.
Verse 19
रक्ताक्षो ह्रस्वकायस्तु दग्धस्थूणासमप्रभः । उवाच प्राञ्जलिर्भूत्वा किं करोमि नराधिप ॥ ६.१९ ॥
Les yeux rouges et de petite taille, rayonnant comme un pilier calciné, il parla les mains jointes : «Que dois-je faire, ô seigneur des hommes ?»
Verse 20
राजोवाच । कोऽसि किं कार्यमिह ते कस्मादागतवानसि । एतन्मे कथय व्याध एतदिच्छामि वेदितुम ॥ ६.२० ॥
Le roi dit : «Qui es-tu ? Quel est ton dessein ici, et d’où es-tu venu ? Dis-le-moi, ô chasseur ; je veux le savoir.»
Verse 21
व्याध उवाच । पूर्वं कलियुगे राजन् राजा त्वं दक्षिणापथे । पूर्णधर्मोद्भवः श्रीमान् जनस्थाने विचक्षणः ॥ ६.२१ ॥
Le chasseur dit : «Autrefois, à l’âge de Kali, ô roi, tu fus un roi dans la région du Sud ; illustre, issu du dharma accompli, et clairvoyant à Janasthāna.»
Verse 22
स कदाचिद् भवान् वीर तुरगैः परिवारितः । अरण्यमागतो हन्तुं श्वापदानि विशेषतः ॥ ६.२२ ॥
Un jour, ô héros, entouré de chevaux, tu vins dans la forêt pour abattre les bêtes sauvages—surtout celles qui se repaissent d’autrui.
Verse 23
तत्र त्वया अन्यकामेन मृगवेषधरो मुनिः । दण्डयुग्मेन दूरे तु पातितो धरणीतले ॥ ६.२३ ॥
Là, poussé par un autre désir, tu frappas de loin, avec une paire de bâtons, un muni déguisé sous l’apparence d’un cerf, et il tomba à terre.
Verse 24
सद्यो मृतश्च विप्रेन्द्रस्त्वं च राजन् मुदा युतः । हरिणोऽयं हत इति यावत् पश्यसि पार्थिव । तावन्मृगवपुर्विप्रो मृतः प्रस्त्रवणे गिरौ ॥ ६.२४ ॥
Le plus éminent des brāhmaṇa mourut sur-le-champ ; et toi aussi, ô roi, empli de joie, tu regardais en pensant : «Ce cerf a été abattu», ô souverain. Cependant, ce brāhmaṇa au corps de cerf gisait mort à Prastravaṇa, sur la montagne.
Verse 25
तं दृष्ट्वा त्वं महाराज क्षुभितेन्द्रियमाणसः । गृहं गतस्ततोऽन्यस्य कस्यचित् कथितं त्वया ॥ ६.२५ ॥
L’ayant vu, ô grand roi, tes sens et ton esprit furent troublés ; tu rentras chez toi, puis tu le racontas à quelqu’un d’autre.
Verse 26
ततः कतिपयाहस्य त्वया रात्रौ नरेश्वर । ब्रह्महत्याभयाद्भीतचित्तेनैतद्विचिन्तितम् । कृत्यं करोमि शान्त्यर्थं मुच्यते येन पातकात् ॥ ६.२६ ॥
Puis, après quelques jours, ô seigneur des hommes, durant la nuit, l’esprit effrayé par la crainte du péché de meurtre d’un brahmane, tu méditas ceci : «J’accomplirai un rite d’apaisement, par lequel on est délivré du péché».
Verse 27
ततस्त्वया महाराज सकृन्नारायणं प्रभुम् । संचिन्त्य द्वादशी शुद्धा त्वया राजन्नुपोषिता ॥ ६.२७ ॥
Ensuite, ô grand roi, après avoir contemplé ne fût-ce qu’une fois le Seigneur Nārāyaṇa, toi, ô roi, tu observas un jeûne pur au jour de Dvādaśī (douzième jour lunaire).
Verse 28
नारायणो मे सुप्रीत इति प्रोक्त्वा शुभेऽहनि । गौर्दत्ता विधिना सद्यो मृतोऽस्युदरशूलतः ॥ ६.२८ ॥
En un jour propice, après avoir déclaré : «Nārāyaṇa est pleinement satisfait de moi», une vache fut donnée selon le rite ; pourtant, il mourut aussitôt, à cause d’une douleur au ventre.
Verse 29
अभुक्तो द्वादशीधर्मे यत् तत्रापि च कारणम् । कथयामि भवत्पत्नी नाम्ना नारायणी शुभा ॥ ६.२९ ॥
Quant à la raison pour laquelle il demeura sans manger tout en observant la discipline du vœu de Dvādaśī—cette cause aussi—je vais l’exposer. Elle concerne ton épouse de bon augure, nommée Nārāyaṇī.
Verse 30
सा कण्ठगेन प्राणेन व्याहृता तेन ते गतिः । कल्पमेकं महाराज जाता विष्णुपुरे तव ॥ ६.३० ॥
Prononcée par elle avec le souffle vital demeurant dans sa gorge, cette parole devint la cause de ta destinée. Ô grand roi, durant un kalpa entier, ton état fut établi dans ta cité de Viṣṇu (Viṣṇupura).
Verse 31
अहं च तव देहस्थः सर्वं जानामि चाक्षयम् । ब्रह्मग्रहॊ महाघोरः पीडयामीति मे मतिः ॥ ६.३१ ॥
Et moi aussi, demeurant dans ton corps, je connais tout sans diminution. Pourtant, telle est ma pensée : «Un Brahma-graha, d’une horreur extrême, me tourmente».
Verse 32
तावद्विष्णोस्तु पुरुषैः किङ्करैर्मुसलैरहम् । प्रहतः सङ्क्षयं यातस्ततस्ते रोमकूपतः । स्वर्गस्थस्यापि राजेन्द्र स्थितोऽहं स्वेन तेजसा ॥ ६.३२ ॥
Alors, frappé de massues par les serviteurs de Viṣṇu, je fus conduit à la destruction ; puis, ô seigneur des rois, je demeurai—par mon propre éclat—dans les pores de ton corps, même lorsque tu étais au ciel.
Verse 33
ततोऽहःकल्पनिर्वृत्ते रात्रिकल्पे च सत्तम । इदानीमादिसृष्टौ तु कृते नृपतिसत्तम ॥ ६.३३ ॥
Puis, lorsque le cycle du jour (du temps cosmique) fut accompli, et de même le cycle de la nuit, ô le meilleur des vertueux ; maintenant, toutefois, dans la création primordiale survenant à l’âge Kṛta, ô le meilleur des rois, (écoute/considère).
Verse 34
सम्भूतस्त्वं महाराज राज्ञः सुमनसो गृहे । काश्मीरदेशाधिपतेरहं चाङ्गरुहैस्तव ॥ ६.३४ ॥
Ô grand roi, tu naquis dans la maison du roi Sumanas ; et moi aussi, je naquis comme ta descendance, du seigneur du pays du Kāśmīra.
Verse 35
यज्ञैरिष्टं त्वयानेकैर्बहुभिश्चाप्तदक्षिणैः । न चाहं तैरपहतो विष्णुस्मरणवर्जितैः ॥ ६.३५ ॥
Tu as accompli de nombreux sacrifices, et beaucoup furent pourvus des dakṣiṇā dues ; pourtant je ne suis pas véritablement satisfait de ces rites lorsqu’ils sont dépourvus du souvenir de Viṣṇu.
Verse 36
इदानीं यत् त्वया स्तोत्रं पुण्डरीकाक्षपारकम् । पठितं तत्प्रभावेन विहायाङ्गरुहाण्यहम् । एकीभूतः पुनर्जातो व्याधरूपो नृपोत्तम ॥ ६.३६ ॥
À présent, ô meilleur des rois, par la puissance même de l’hymne que tu as récité—celui qui glorifie Puṇḍarīkākṣa—j’ai rejeté les excroissances de mon corps ; redevenu entier, je suis né de nouveau sous la forme d’un chasseur.
Verse 37
अहं भगवतः स्तोत्रं श्रुत्वा प्राक्पापमूर्त्तिना । मुक्तोऽस्मि धर्मबुद्धिर्मे वर्त्तते साम्प्रतं विभो ॥ ६.३७ ॥
Ayant entendu l’hymne au Seigneur Bienheureux, moi qui jadis incarnai les fautes anciennes, je suis délivré ; et maintenant, ô Puissant, une intelligence tournée vers le dharma demeure en moi.
Verse 38
एतच्छ्रुत्वा वचो राजा परं विस्मयमागतः । वरेण चन्दयामास तं व्याधं राजसत्तमः ॥ ६.३८ ॥
Ayant entendu ces paroles, le roi fut saisi d’un profond étonnement ; puis ce roi éminent voulut satisfaire le chasseur en lui accordant une grâce.
Verse 39
राजोवाच । स्मारितोऽस्मि यथा व्याध त्वया जन्मान्तरं गतम् । तथा त्वं मत्प्रसादेन धर्मव्याधो भविष्यसि ॥ ६.३९ ॥
Le roi dit : « Ô chasseur, par toi je me suis souvenu de ce qui s’est écoulé dans une naissance antérieure. Ainsi, par ma faveur, tu deviendras un “dharmavyādha”, un chasseur juste. »
Verse 40
यश्चैतत् पुण्डरीकाक्षपारगं शृणुयात् परम् । तस्य पुष्करयात्रायां विधिस्नानफलं भवेत् ॥ ६.४० ॥
Et quiconque écoute avec recueillement ce récit suprême concernant Puṇḍarīkākṣa, pour cette personne—lors du pèlerinage à Puṣkara—naîtra un mérite égal au fruit d’un bain rituel accompli selon la règle prescrite.
Verse 41
श्रीवराह उवाच । एवमुक्त्वा ततो राजा विमानवरमास्थितः । परेण तेजसा योगमवापाशेषधारिणि ॥ ६.४१ ॥
Śrī Varāha dit : Ayant ainsi parlé, le roi monta alors dans un vimāna d’excellence ; et, ô Toi qui portes tout sans rien omettre, il atteignit l’union yogique par une radiance suprême.
Pṛthivī asks Varāha what King Vasu did after receiving doubt-clearing instruction associated with Raibhya and Aṅgiras, seeking a concrete model of post-instruction conduct and remediation.
Varāha narrates Vasu’s transition from rājadharma to nivṛtti: after many sacrifices and successful rule, he renounces enjoyments, installs his son Vivasvant, and journeys to Puṣkara—praised as a foremost tīrtha where Keśava (Puṇḍarīkākṣa) is worshipped—undertaking severe tapas and reciting the Puṇḍarīkākṣapāraka stotra.
As the hymn is uttered, a terrifying personified being manifests and confesses it is a brahma-graha bound to Vasu’s past sin (killing a muni mistaken for a deer). The narrative resolves by linking expiation to disciplined Viṣṇu-smaraṇa, truthful recognition of wrongdoing, and regulated observance—especially fasting on a pure Dvādaśī—so that the karmic affliction loosens and moral order is restored through tīrtha-practice.
Not explicitly specified in the provided summary; the implied phala is release from brahmahatyā-affliction through Puṣkara-snāna, Puṇḍarīkākṣa-stotra, and śuddhā Dvādaśī-upavāsa.
Puṣkara (tīrtha); Kaśmīra (Kaśmīra-deśa; Kaśmīrādhipati); Dakṣiṇāpatha (southern region/route); Viṣṇupura (Viṣṇu’s city as post-mortem locale); Girau / prastravaṇa-giri (a mountain with a spring/streamlet implied by “prastravaṇa”).
The chapter models an ethic of accountability and remediation: harmful acts (here framed as brahmahatyā through mistaken violence) generate enduring consequences, while disciplined remembrance of Nārāyaṇa (Viṣṇu-smaraṇa), truthful recognition of past deeds, and regulated practices (stotra-recitation, fasting, and tīrtha observance) function as corrective methods that restore personal and social order.
A specific lunar marker is explicit: a “śuddhā Dvādaśī” (the 12th tithi) is observed with upavāsa (fasting). The text also links merit to Puṣkara-yātrā and vidhisnāna (ritual bathing) at the tīrtha, but it does not specify a season; the timing emphasis is primarily tithi-based.
Within the Pṛthivī–Varāha pedagogical frame, the narrative treats moral disorder as something that disturbs embodied life and, by extension, the terrestrial sphere. The remedy is not extraction or domination but restraint (nivṛtti from indulgence), relocation to a sacred ecological site (tīrtha), and practices that symbolically ‘cleanse’ through water (snāna) and disciplined speech (stotra), presenting purification and restraint as mechanisms of rebalancing.
The narrative references King Vasu (identified as Kaśmīrādhipati), his son Vivasvant (installed as successor), and authorities associated with instruction and doubt-removal: Raibhya and Aṅgiras. It also introduces a brahma-graha figure tied to a prior-life episode in the Kali-yuga and mentions a queen named Nārāyaṇī in the explanation of causes and outcomes.
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