Opening the text

Malayārjuna-tīrtha-prāśaṃsā tathā Mathurā-Yamunā-māhātmya
Ritual-Manual; Sacred Geography (Tīrtha-māhātmya)
Sous forme de dialogue, Varāha enseigne à Pṛthivī un réseau d’eaux sacrées et de bosquets autour de la Yamunā et de Mathurā. Il présente le snāna (bain rituel), l’upavāsa (jeûne), l’arcana (culte), le dāna (don) et les rites aux ancêtres (piṇḍa-dāna/śrāddha) comme des pratiques qui effacent les grands péchés et procurent des destinations posthumes déterminées : Sūryaloka, Rudraloka, Brahmaloka et « mama loka ». Le texte précise des dates, surtout Jyeṣṭha śukla-dvādaśī et Caitra śukla-dvādaśī. La géographie est ancrée dans les motifs des līlā d’enfance de Kṛṣṇa (le chariot śakaṭa brisé et la paire d’arjuna) et dans l’établissement de Gopīśvara par Mātali. Le rôle de Pṛthivī encadre ces instructions comme une intendance des lieux sacrés terrestres, insistant sur la discipline et l’usage attentif des paysages d’eau comme une écologie de pèlerinage ordonnée par l’éthique.
Verse 1
अथ मलयार्जुनतीर्थादिस्नानादिप्रशंसा ॥ श्रीवराह उवाच ॥ यमुनापारमुल्लङ्घ्य तत्रैव च महामुने ॥ मलयार्जुनकं तीर्थं कुण्डं तत्र च विद्यते ॥
Vient maintenant l’éloge du bain et des observances connexes à Malayārjuna-tīrtha et en d’autres lieux. Śrī Varāha dit : Ayant franchi la rive lointaine de la Yamunā, là même, ô grand sage, se trouve le tīrtha de Malayārjuna, et l’on y trouve aussi un bassin (kuṇḍa).
Verse 2
पर्यस्तं तत्र शकटं भिन्नभाण्डकुटीघटम् ॥ तत्र स्नानोपवासाभ्यामनन्तं फलमश्रुते ॥
Là, l’on voit un chariot renversé et des récipients brisés—hutte et pot. Là, par le bain et le jeûne, on dit que l’on obtient un fruit sans fin (un mérite incommensurable).
Verse 3
द्वादश्यां शुक्लपक्षस्य ज्येष्ठमासे वसुन्धरे ॥ तत्र स्नानेन दानेन महापातकनाशनम् ॥
Ô Terre, le douzième jour lunaire de la quinzaine claire du mois de Jyeṣṭha, là, par le bain et par le don (aumône), s’opère l’effacement des grandes transgressions.
Verse 4
ज्येष्ठस्य शुक्लद्वादश्यां स्नात्वा सुनियतेंद्रियः ॥ मथुरायां हरिं दृष्ट्वा प्राप्नोति परमां गतिम् ॥
S’étant baigné au douzième jour de la quinzaine claire (Dvādaśī) de Jyeṣṭha, les sens parfaitement maîtrisés, celui qui voit Hari à Mathurā obtient la condition suprême.
Verse 5
यमुनासलिले स्नातः शुचिर्भूत्वा जितेंद्रियः ॥ समभ्यर्च्याच्युतं सम्यक् प्राप्नोति परमां गतिम् ॥
S’étant baigné dans les eaux de la Yamunā, devenu pur et maître de soi, celui qui vénère comme il se doit Acyuta obtient la condition suprême.
Verse 6
अपि चास्मत्कुले जातः कालिन्दीसलिले प्लुतः ॥ अर्चयिष्यति गोविन्दं मथुरायामुपोषितः ॥
De plus, même celui qui est né dans notre lignée—plongé dans les eaux de la Kālindī (Yamunā) et observant le jeûne à Mathurā—rendra un culte à Govinda.
Verse 7
इति गायन्ति पितरः परलोकगताः सदा ॥ द्वादश्यां ज्येष्ठमासे तु समभ्यर्च्य जनार्दनम् ॥
Ainsi chantent sans cesse les ancêtres, partis vers l’autre monde : «Oui, au douzième jour du mois de Jyeṣṭha, après avoir vénéré dûment Janārdana…».
Verse 8
धन्योऽसौ पिण्डनिर्वापं यमुनायां करिष्यति ॥ तत्रैव तु महातीर्थे वने बहुलसंज्ञके ॥
Bienheureux est celui qui accomplira l’offrande des piṇḍas dans la Yamunā, là même, en ce grand lieu de pèlerinage, dans la forêt nommée Bahulā.
Verse 9
तत्र स्नातो नरो देवि रुद्रलोके महीयते ॥ द्वादश्यां चैत्रमासे तु शुक्लपक्षे वसुन्धरे ॥
Ô Déesse, l’homme qui s’y baigne est honoré dans le monde de Rudra. Et le douzième jour du mois de Caitra, durant la quinzaine claire, ô Terre, …
Verse 10
दृश्यन्तेऽहरहस्तत्र आदित्याः शुभकारिणः ॥ तत्र चार्कस्थले कुण्डे स्नानं यः कुरुते नरः ॥
Là, jour après jour, on voit les Āditya, dispensateurs de bon augure. Et là, à Arkasthala, l’homme qui se baigne dans l’étang …
Verse 11
सर्वपापविनिर्मुक्तः सूर्यलोकं व्रजेनरः ॥ तत्राथ मुञ्चते प्राणान्मम लोकं स गच्छति ॥
Délivré de toute faute, l’être va au monde du Soleil. Puis, ayant là déposé le souffle vital, il se rend en mon monde.
Verse 12
अर्कस्थलसमीपे तु कूपं तु विमलोदकम् ॥ सप्तसामुद्रिकं नाम देवानामपि दुर्लभम् ॥
Près d’Arkasthala se trouve un puits aux eaux limpides, nommé Saptasāmudrika, difficile à obtenir même pour les dieux.
Verse 13
तत्र स्नानेन वसुधे स्वच्छन्दगमनालयः ॥ अथात्र मुञ्चते प्राणान्मम लोकं स गच्छति ॥
Par le bain en ce lieu, ô Terre, l’on devient demeure d’un aller sans entrave. Puis, ayant là déposé le souffle vital, il se rend en mon monde.
Verse 14
यस्तत्र कुरुते स्नानमेक रात्रोषितो नरः ॥ स मत्प्रसादात्सुश्रोणि वीरलोके महीयते ॥
Quiconque, après y avoir demeuré une seule nuit, s’y baigne en ce lieu, par ma grâce, ô toi aux belles hanches, est honoré dans le monde des héros.
Verse 15
अथात्र मुञ्चते प्राणान्ममलोकं स गच्छति ॥ कुशस्थलं च तत्रैव पुण्यं पापहरं शुभम् ॥
Et s’il y abandonne ses souffles vitaux, il va en mon monde. Et là même se trouve Kuśasthala, méritoire, auspiceux et qui efface les fautes.
Verse 16
तत्र स्नातो नरो देवि ब्रह्मलोके महीयते ॥ अथात्र मुञ्चते प्राणान्मम लोकं स गच्छति ॥
S’étant baigné là, ô déesse, un être humain est honoré dans le monde de Brahmā. Et s’il y remet ses souffles vitaux, il va en mon monde.
Verse 17
तत्र वीरस्थलं नाम क्षेत्रं गुह्यं परं मम ॥ आसन्नसलिलं चैव पद्मोत्पलविभूषितम् ॥
Là se trouve un lieu sacré nommé Vīrasthala, mon domaine secret et suprême; l’eau y est toute proche, et il est orné de lotus et de nénuphars.
Verse 18
तत्र पुष्पस्थलं नाम शिवक्षेत्रमनुत्तमम् ॥ तत्र स्नानेन मनुजः शिवलोके महीयते ॥
Là se trouve un lieu nommé Puṣpasthala, sanctuaire de Śiva sans égal. Par le bain accompli là, un être humain est honoré dans le monde de Śiva.
Verse 19
तत्र गोपीश्वरो नाम महापातकनाशनः ॥ कृष्णस्य रमणार्थं हि सहस्राणि च षोडश ॥
Là se trouve un sanctuaire nommé Gopīśvara, réputé anéantir les grands péchés. Pour la joie de Kṛṣṇa, en vérité, il y eut seize mille formes.
Verse 20
गोप्यो रूपाणि चक्रे च तत्र क्रीडनके हरिः ॥ यदा बालेन कृष्णेन भग्नार्जुनयुगं तथा ॥
Et là, au cours du jeu, Hari prit les formes des gopīs, les jeunes vacheresses. Et lorsque l’enfant Kṛṣṇa brisa de même la paire d’arbres arjuna… (le récit se poursuit).
Verse 21
शकटं च तदा भिन्नं घटभाण्डकुटीरकम् ॥ ताभिस्तत्रैव गोविन्दं क्रीडन्तं च यदृच्छया ॥
Et alors le chariot fut brisé, et la hutte avec ses pots et ses récipients fut endommagée. Là même, par hasard, ils trouvèrent Govinda en train de jouer.
Verse 22
परिष्वज्य हि धर्मेण व्याजेन च सुगोपितम् ॥ मातलिस्तत्र चागत्य देवैरुक्तं यथोदितम् ॥
En vérité, l’ayant enlacé selon la bienséance, et dissimulant aussi l’affaire sous un prétexte, Mātali vint en ce lieu ; ainsi que l’avaient dit les dieux, conformément à ce qui avait été proclamé.
Verse 23
गोपीमण्डलपातेन स्नापितो हेमकुण्डलः ॥ गोप्यो गायन्ति नृत्यन्ति कृष्ण कृष्ण इति ब्रुवन् ॥
Par le flot tombant du cercle des gopīs autour de lui, celui aux boucles d’or fut baigné. Les gopīs chantent et dansent en disant : «Kṛṣṇa, Kṛṣṇa ».
Verse 24
तत्र गोपीश्वरं देवं मातलिः स्थाप्य पूजितम् ॥ कूपं च स्थापयामास माङ्गल्यैः कलशैः शुभैः ॥
Là, Mātali, après avoir installé et vénéré la divinité Gopīśvara, fit aussi établir un puits au moyen de jarres d’eau auspiciennes et bénédictives.
Verse 25
सप्तसामुद्रिकं नाम कूपं तु विमलोदकम् ॥ देवस्याग्रे तु वसुधे गोपा यस्य महात्मनः ॥
Un puits nommé «Saptasāmudrika», aux eaux limpides, se tenait devant la divinité—ô Vasudhā—de ce grand être dont l’aspect est celui d’un gardien de vaches.
Verse 26
गोपीवेषधरं देवं अभिषेकं चकार ह ॥ आनीय सप्त कलशान् रत्नौषधिपरिप्लुतान् ॥
Il accomplit l’abhiṣeka, le bain de consécration, de la divinité revêtue de l’habit de vacher, en apportant sept jarres imprégnées de gemmes et d’herbes médicinales.
Verse 27
पितरश्चापि नन्दन्ति पानीयं पिण्डमेव च ॥ सप्तसामुद्रिके कूपे यः श्राद्धं सम्प्रदास्यति ॥
Les ancêtres aussi se réjouissent—par les libations d’eau et, certes, par le piṇḍa—lorsque l’on accomplit le śrāddha au puits nommé Saptasāmudrika.
Verse 28
पितरस्तस्य तृप्यन्ति कोटिवर्षशतान्यलम् ॥ गोविन्दस्य च देवस्य तथा गोपीश्वरस्य च ॥
Ses ancêtres sont pleinement rassasiés durant des centaines de millions d’années; telle est l’énonciation concernant le dieu Govinda, et de même le dieu Gopīśvara.
Verse 29
मध्ये तु मरणं यस्य शक्रस्यैति सलोकताम् ॥ तथा बहुलरुद्रस्य गोविन्दस्यैव मध्यतः ॥
Quiconque meurt au milieu (de ce lieu sacré) atteint le même monde que Śakra ; de même, mourir au cœur même de Govinda (fait atteindre) le monde de Bahula-rudra.
Verse 30
तद्वद्ब्रह्माणमाशास्य गोपीशस्यैव मध्यतः ॥ एतेषु स्नानदानेन पिण्डपातेन भामिनि ॥
De même, au sujet de Brahmā, cela est proclamé depuis le cœur même de Gopīśa ; par le bain et le don (d’offrandes) en ces lieux, et par l’offrande de piṇḍas, ô belle—
Verse 31
नरस्तारयते पुंसां दश पूर्वान्दशापरान् ॥ एषु स्नातो नरो देवि देवैश्च सह मोदते ॥
Un homme délivre dix générations avant lui et dix après lui. S’étant baigné en ces lieux, ô Déesse, il se réjouit avec les dieux.
Verse 32
तत्राथ मुञ्चते प्राणान्मम लोकं स गच्छति ॥ वसुपत्रं महातीर्थं पुण्यं परममुत्तमम् ॥
Et alors, s’il y abandonne les souffles vitaux, il va dans mon monde. (Le lieu nommé) Vasupatra est un grand tīrtha, méritoire, suprêmement excellent.
Verse 33
मथुरादक्षिणे पार्श्वे क्षेत्रं फाल्गुनकं तथा ॥ तत्र स्नात्वा च पीत्वा च परलोके महीयते ॥
Au sud de Mathurā se trouve aussi le domaine sacré nommé Phālgunaka. S’y étant baigné et en ayant bu (l’eau), on est honoré dans l’au-delà.
Verse 34
तत्र फाल्गुनके चैव तीर्थे परमदुर्लभे ॥ वृषभाञ्जनकं नाम क्षेत्रं मे दुर्लभं महत्
Là, au tīrtha extrêmement rare nommé Phālgunaka, se trouve une grande contrée sacrée qui M’appartient, appelée Vṛṣabhāñjanaka, difficile à atteindre.
Verse 35
तत्राभिषेकं यः कुर्यात्स देवैः सह मोदते ॥ तत्र यो मुञ्चते प्राणान्मम लोकं स गच्छति
Quiconque y accomplit l’abhiṣeka (consécration rituelle) se réjouit en compagnie des dieux ; et quiconque y abandonne le souffle vital, il se rend en Mon monde.
Verse 36
अस्ति तालवनं नाम धेनुकासुररक्षितम् ॥ मथुरापश्चिमे भागे अदूरादर्धयोजनम्
Il existe une forêt nommée Tālavana, gardée par l’asura Dhenuka ; elle se trouve à l’ouest de Mathurā, non loin, à environ une demi-yojana.
Verse 37
अस्ति संपिठकं नाम अस्मिन् क्षेत्रे परं मम ॥ तत्र कुण्डं विशालाक्षि प्रसन्नसलिलं शुभम्
Dans cette région sacrée qui M’appartient se trouve un lieu suprême nommé Saṃpīṭhaka. Là se trouve aussi, ô toi aux grands yeux, un bassin (kuṇḍa) propice, aux eaux limpides et paisibles.
Verse 38
तत्र स्नानं च ये कुर्युरेकरात्रोषिता नराः ॥ अग्निष्टोमफलं चैव लभन्ते नात्र संशयः
Les hommes qui s’y baignent et y demeurent une seule nuit obtiennent le fruit du rite Agniṣṭoma ; il n’y a là aucun doute.
Verse 39
अथात्र मुञ्चते प्राणान्मम लोकं स गच्छति ॥ देवकीगर्भसंभूतो वसुदेवगृहे शुभे
De plus, quiconque ici abandonne le souffle vital parvient à Mon monde. (Ici commence le récit :) né du sein de Devakī, dans l’auguste demeure de Vasudeva…
Verse 40
तत्र पुण्येन हि मया रविराराधितः शुभः ॥ लब्धः प्राज्ञो मया पुत्रो रूपवांश्च गुणान्वितः
Là, en vérité, par le mérite (puṇya), j’ai vénéré le Soleil auspicious, Ravi. Par cela, j’obtins un fils : sage, beau et pourvu de vertus.
Verse 41
तत्रैवं तु ततो दृष्टः पद्महस्तो दिवाकरः ॥ मासि भाद्रपदे देवी तिग्मतेजा विभावसुः
Alors, de cette manière, on y vit le Soleil, Divākara, tenant un lotus en sa main. Au mois de Bhādrapada, ô Déesse, apparut Vibhāvasu, l’ardent aux rayons tranchants.
Verse 42
सप्तम्यां कृष्णपक्षस्य रविस्तिष्ठति सर्वदा ॥ तस्मिन्नहनि यः स्नानं कुर्यात्कुण्डे समाहितः
Au septième tithi de la quinzaine sombre (kṛṣṇa-pakṣa), l’observance du Soleil est établie à jamais. Ce jour-là, quiconque se baigne dans l’étang, l’esprit recueilli…
Verse 43
न तस्य दुर्लभं लोके सर्वदाता दिवाकरः ॥ आदित्येऽहनि संप्राप्ते सप्तम्यां तु वसुन्धरे
Pour lui, rien n’est difficile à obtenir en ce monde, car le Soleil, Divākara, est le dispensateur de tout. Lorsque vient le jour du Soleil—au septième tithi, ô Terre…
Verse 44
नरो वाप्यथवा नारी प्राप्नोत्यविकलं फलम् ॥ तत्रैव तु तपस्तप्तं राज्ञा शन्तनुना पुरा ॥
Qu’il soit homme ou femme, on obtient un fruit intact, sans diminution ; et en ce lieu même, jadis, le roi Śantanu accomplit des austérités.
Verse 45
आदित्यं तु पुरः स्थाप्य प्राप्तो भीष्मो महाबलः ॥ शन्तनुः प्राप्य तं पुत्रं गतोऽसौ हस्तिनापुरम् ॥
Après avoir placé Āditya (le Soleil) devant lui comme objet de vénération, il obtint le très puissant Bhīṣma ; et Śantanu, ayant reçu ce fils, se rendit à Hastināpura.
Verse 46
तत्र स्नातो नरो याति मम लोकं न संशयः ॥ अस्ति भाण्डह्रदं नाम परपारेषु दुर्लभम् ॥
Celui qui s’y baigne parvient à mon séjour, sans aucun doute. Il existe un lac nommé Bhāṇḍahrada, difficile à trouver sur la rive d’au-delà.
Verse 47
ख्याता एते पञ्च देशा महापापविनाशनाः ॥ तेषु स्नानेषु वसुधे ब्रह्मणा सह मोदते ॥
Ces cinq contrées sont renommées pour détruire les grands péchés. Ô Vasudhā (Terre), en s’y baignant, on se réjouit avec Brahmā.
Verse 48
पितरस्तारितास्तेन कुलानां सप्तसप्ततिः ॥ सोमवारे त्वमायां वै पिण्डदानं करोति यः ॥
Par cela, les ancêtres sont conduits au-delà (sauvés), et soixante-dix-sept lignées en reçoivent le bienfait. Quiconque accomplit l’offrande de piṇḍa un lundi, au jour de nouvelle lune, obtient assurément ce mérite.
Verse 49
तत्र कुण्डं स्वच्छजलṃ नीलोत्पलविभूषितम् ॥ तत्र स्नानेन दानेन वाञ्छितं फलमाप्नुयात् ॥
Là se trouve un bassin aux eaux limpides, orné de lotus bleus. Par le bain rituel en ce lieu et par le dāna (aumône), on obtient le fruit désiré.
Verse 50
तत्र स्नानेन दानेन वाञ्छितं फलमाप्नुयात् ॥
Par le bain rituel en ce lieu et par le dāna (aumône), on obtient le fruit désiré.
Pṛthivī, as steward of terrestrial sacred places, queries Varāha about the purificatory power and proper use of Yamunā–Mathurā tīrthas; Varāha begins mapping a disciplined pilgrimage ecology centered on water-bodies, groves, and Śiva–Viṣṇu markers.
Varāha enumerates a network of named sites around Kālindī (Yamunā) and Mathurā—Malayārjunaka-tīrtha and its kuṇḍa, Bhāṇḍa-hrada, Arka-sthala, Saptasāmudrika-kūpa, Bahula-vana, Vīrasthala, Kuśasthala, Puṣpasthala (Śiva-kṣetra), Gopīśvara, Vasupatra-mahātīrtha, Phālgunaka-kṣetra, Vṛṣabhāñjanaka-kṣetra, Tālavanā, Saṃpīṭhaka—linking each to snāna, upavāsa, arcana, dāna, and piṇḍa-dāna/śrāddha, with tithi-specific observances (notably Jyeṣṭha and Caitra śukla-dvādaśī; Bhādrapada kṛṣṇa saptamī).
The geography is narratively ‘sealed’ by Vraja/Kṛṣṇa-līlā anchors (śakaṭa-bhaṅga motif; the paired arjuna trees) and by Mātali’s consecratory acts (installation of Gopīśvara; establishment of the Saptasāmudrika well), culminating in explicit post-mortem destinations (Sūryaloka, Rudraloka, Brahmaloka, and Varāha’s ‘mama loka’) as the ethical-ritual payoff of regulated conduct at these waterscapes.
A phala-logic closes the instruction: correctly timed bathing, fasting, worship, gifting, and ancestral offerings at the enumerated tīrthas destroy major sins, satisfy pitṛs, and confer graded heavenly attainments up to Varāha’s own loka; negligent or undisciplined engagement is implicitly discouraged by the emphasis on niyama and tithi.
Yamunā (Kālindī) river; Mathurā; Malayārjunaka-tīrtha and its kuṇḍa; Bhāṇḍa-hrada; Arka-sthala (kuṇḍa); Saptasāmudrika-kūpa (vimalodaka well); Bahula-vana (forest); Vīrasthala-kṣetra; Kuśasthala; Puṣpasthala (Śiva-kṣetra); Gopīśvara; Vasupatra-mahātīrtha; Phālgunaka-kṣetra (south of Mathurā); Vṛṣabhāñjanaka-kṣetra; Tālavanā (west of Mathurā, associated with Dhenukāsura); Saṃpīṭhaka (site with kuṇḍa).
The chapter frames pilgrimage as disciplined, socially ordered conduct: bodily restraint (niyama, jitendriya), responsible ritual use of water sites (kuṇḍa/kūpa/hrada), and reciprocal obligations to ancestors through piṇḍa-dāna/śrāddha. The narrative logic links ethical self-regulation and careful engagement with terrestrial places to purification and communal continuity.
Key timings include Jyeṣṭha-māsa śukla-dvādaśī (noted for bathing, gifting, and seeing Hari in Mathurā), Caitra-māsa śukla-pakṣa dvādaśī (bathing linked to attaining Varāha’s loka), and Bhādrapada-māsa kṛṣṇa-pakṣa saptamī (a Sūrya-focused bathing observance). The text also mentions a Monday (somavāra) context for piṇḍa-dāna in connection with ancestral satisfaction.
By presenting multiple named water bodies and groves as morally charged landscapes, the chapter encourages regulated access—bathing, drinking, and offerings performed with restraint and timing—implicitly promoting preservation of shared freshwater resources. Pṛthivī’s presence as interlocutor positions these tīrthas as Earth’s managed ecologies, where correct practice functions as a cultural mechanism for protecting and sustaining sacred hydroscapes.
The narrative references Kṛṣṇa’s childhood setting in Mathurā/Vraja motifs (including the broken śakaṭa and arjuna pair), the charioteer Mātali (who installs and consecrates Gopīśvara and establishes the Saptasāmudrika well), and royal genealogy motifs involving King Śantanu and Bhīṣma in connection with Sūrya worship and tapas.
Answers come straight from the texts, with the shlokas they draw on. Ask in your own words.
A free sign-in with Google or Apple keeps your chat saved across web and the app.
Read Varaha Purana in the Vedapath app
Scan the QR code to open this directly in the app, with word-by-word meanings, Sanskrit recitation where available, and more.