Adhyaya 30
Shukla YajurvedaAdhyaya 3022 Mantras

Adhyaya 30

L’Adhyāya 30 de la Śukla Yajurveda (Vājasaneyī Saṃhitā) est centré sur le Pravargya — l’offrande de Gharma (lait chauffé) — où la chaleur, l’éclat et la force vitale sont sacralisés comme puissance motrice du rite. Aux côtés des mantras du Gharma et des formules d’impulsion de Savitṛ qui « mettent le sacrifice en mouvement », le chapitre présente de longs catalogues de niyoga (assignations rituelles) reliant des types humains, des métiers, des figures marginales et même des formes de son à des principes cosmiques et à des divinités. L’effet d’ensemble est celui d’une cosmologie ritualisée : société, corps et vie sensorielle sont rassemblés, classés et offerts afin que le sacrifice reflète et stabilise l’univers. L’adhyāya fusionne ainsi une symbolique intense de la chaleur consacrante avec une taxinomie sacrificielle exhaustive de l’humain et du cosmique.

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Mantras

Mantra 1

देव॑ सवित॒: प्र सु॑व य॒ज्ञं प्र सु॑व य॒ज्ञप॑तिं॒ भगा॑य । दि॒व्यो ग॑न्ध॒र्वः के॑तु॒पूः केतं॑ नः पुनातु वा॒चस्पति॒र्वाजं॑ नः स्वदतु

Ô dieu Savitar, pousse en avant le sacrifice ; pousse en avant le seigneur du sacrifice vers Bhaga. Le Gandharva céleste, purificateur du signe, qu’il purifie pour nous le signe ; et Vācaspati qu’il rende savoureuse pour nous la force (vāja).

Mantra 2

तत्स॑वि॒तुर्वरे॑ण्यं॒ भर्गो॑ दे॒वस्य॑ धीमहि । धियो॒ यो न॑: प्रचो॒दयात्

Nous méditons l’éclat digne d’élection du dieu Savitar ; qu’il pousse en avant nos pensées.

Mantra 3

विश्वा॑नि देव सवितर्दुरि॒तानि॒ परा॑ सुव । यद्भ॒द्रं तन्न॒ आ सु॑व

Tous les malheurs, ô dieu Savitar, repousse-les au loin ; et ce qui est propice, fais-le venir vers nous.

Mantra 4

वि॒भ॒क्तार॑ᳪ हवामहे॒ वसो॑श्चि॒त्रस्य॒ राध॑सः । स॒वि॒तारं॑ नृ॒चक्ष॑सम्

Nous invoquons le Dispensateur, de la merveilleuse largesse et de la richesse : Savitar, le Voyant des hommes.

Mantra 5

ब्रह्म॑णे ब्राह्म॒णं क्ष॒त्राय॑ राज॒न्यं॒ म॒रुद्भ्यो॒ वैश्यं॒ तप॑से शू॒द्रं तम॑से॒ तस्क॑रं नार॒काय॑ वीर॒हणं॑ पा॒प्मने॑ क्ली॒बमा॑क्र॒याया॑ अयो॒गूं कामा॑य पुँश्च॒लूमति॑क्रुष्टाय माग॒धम्

Au Brahman : un Brāhmane ; à la puissance royale (Kṣatra) : un Rājanya ; aux Maruts : un Vaiśya ; au Tapas (ardeur/ascèse) : un Śūdra ; aux Ténèbres : un voleur ; à la Naraka (enfer) : un tueur de héros ; au Mal : un impuissant ; à l’Achat : une vache stérile ; au Désir : une femme débauchée ; au Cri : un Māgadha.

Mantra 6

नृ॒त्ताय॑ सू॒तं गी॒ताय॑ शैलू॒षं धर्मा॑य सभाच॒रं न॒रिष्ठा॑यै भीम॒लं न॒र्माय॑ रे॒भᳪ हसा॑य॒ कारि॑मान॒न्दाय॑ स्त्रीष॒खं प्र॒मदे॑ कुमारीपु॒त्रं मे॒धायै॑ रथका॒रं धै॑र्याय॒ तक्षा॑णम्

À la danse, le Sūta ; au chant, le Śailūṣa (acteur) ; à la Loi (Dharma), l’habitué de l’assemblée ; à Narīṣṭā, l’homme redoutable ; à la plaisanterie, l’injurieur ; au rire, l’inventeur ; à la délectation, le compagnon des femmes ; à la débauche, le fils d’une fille non mariée ; à l’intelligence (Medhā), le fabricant de chars ; à la fermeté, le charpentier (Takṣan).

Mantra 7

तप॑से कौला॒लं मा॒यायै॑ क॒र्मार॑ᳪ रू॒पाय॑ मणिका॒रᳪ शु॒भे व॒पᳪ श॑र॒व्या॒या इषुका॒रᳪ हे॒त्यै ध॑नुष्का॒रं कर्म॑णे ज्याका॒रं दि॒ष्टाय॑ रज्जुस॒र्जं मृ॒त्यवे॑ मृग॒युमन्त॑काय श्व॒निन॑म्

À l’ardeur ascétique (Tapas), le potier ; à l’artifice (Māyā), le forgeron ; à la forme, le joaillier ; au bon augure (Śubha), le barbier ; au tir à l’arc, le faiseur de flèches ; à l’armement, le faiseur d’arcs ; à l’ouvrage, le faiseur de cordes d’arc ; à la visée (Diṣṭā), le cordier ; à la mort, le chasseur ; à l’Endeur (Antaka), l’homme aux chiens (conducteur de chiens).

Mantra 8

न॒दीभ्य॑: पौञ्जि॒ष्ठमृ॒क्षीका॑भ्यो॒ नैषादं पुरुषव्या॒घ्राय॑ दु॒र्मदं॑ गन्धर्वाप्स॒रोभ्यो॒ व्रात्यं॑ प्र॒युग्भ्य॒ उन्म॑त्तᳪ सर्पदेवज॒नेभ्योऽप्र॑तिपद॒मये॑भ्यः कित॒वमी॒र्यता॑या॒ अकि॑तवं पिशा॒चेभ्यो॑ बिदलका॒रीं या॑तु॒धाने॑भ्यः कण्टकीका॒रीम्

Aux Rivières, le Pauñjiṣṭha ; aux Ourses, le Niṣāda ; à l’Homme-Tigre, le forcené ; aux Gandharvas et aux Apsaras, le Vrātya ; aux Attelages, le dément ; au peuple de la divinité-serpent, l’homme sans appui (sans assise) ; à l’errance, le joueur et le non-joueur ; aux Piśācas, la Bidalakārī ; aux Yātudhānas, la Kaṇṭakīkārī.

Mantra 9

स॒न्धये॑ जा॒रं गे॒हायो॑पप॒तिमार्त्यै॒ परि॑वित्तं॒ निरृ॑त्यै परिविविदा॒नमरा॑द्ध्या एदिधिषुः प॒तिं निष्कृ॑त्यै पेशस्का॒रीᳪ सं॒ज्ञाना॑य स्मरका॒रीं प्र॑का॒मोद्या॑योप॒सदं॒ वर्णा॑यानु॒रुधं॒ बला॑योप॒दाम्

Pour la concorde — l’amant; pour la maison — l’homme entretenu; pour la détresse du mortel — celui qui a devancé (l’aîné); pour Nirṛti — le sur-vainqueur; pour l’échec — le soupirant ardent; pour l’expiation — l’époux; pour la reconnaissance — la femme débauchée; pour le souvenir — l’éveilleuse d’amour; pour le désir — l’approche rituelle (upasad); pour la couleur/la forme (varṇa) — la docile; pour la force — l’approche (upadā).

Mantra 10

उ॒त्सा॒देभ्य॑: कु॒ब्जं प्र॒मुदे॑ वाम॒नं द्वा॒र्भ्यः स्रा॒मᳪ स्वप्ना॑या॒न्धमध॑र्माय बधि॒रं प॒वित्रा॑य भि॒षजं॑ प्र॒ज्ञाना॑य नक्षत्रद॒र्शमा॑शि॒क्षायै॑ प्र॒श्निन॑मुपशि॒क्षाया॑ अभिप्र॒श्निनं॑ म॒र्यादा॑यै प्रश्नविवा॒कम्

Pour les chutes — le bossu; pour la joie — le nain; pour les portiers — le boiteux; pour le sommeil — l’aveugle; pour l’injustice — le sourd; pour le filtre (pavitra) — le médecin; pour le discernement — l’observateur des astres; pour l’instruction — le questionneur; pour l’instruction plus poussée — le contre-questionneur; pour la limite — l’arbitre des questions.

Mantra 11

अर्मे॑भ्यो हस्ति॒पं ज॒वाया॑श्व॒पं पुष्ट्यै॑ गोपा॒लं वी॒र्या॒याविपा॒लं तेज॑सेऽजपा॒लमिरा॑यै की॒नाशं॑ की॒लाला॑य सुराका॒रं भ॒द्राय॑ गृह॒पᳪ श्रेय॑से वित्त॒धमाध्य॑क्ष्यायानुक्ष॒तार॑म्

Pour les troupes : le gardien des éléphants ; pour la vitesse : le gardien des chevaux ; pour la prospérité : le vacher ; pour la vaillance : le berger ; pour l’éclat : le chevrier ; pour le réconfort (nourriture) : le laboureur ; pour la liqueur douce : le préparateur de surā ; pour le bien : le maître de maison ; pour la réussite : le trésorier ; pour l’autorité : le surveillant ; pour la continuité de l’ordre : le sous‑surveillant.

Mantra 12

भायै॑ दार्वा॒हारं॑ प्र॒भाया॑ अग्न्ये॒धं ब्र॒ध्नस्य॑ वि॒ष्टपा॑याभिषे॒क्तारं॒ वर्षि॑ष्ठाय॒ नाका॑य परिवे॒ष्टारं॑ देवलो॒काय॑ पेशि॒तारं॑ मनुष्यलो॒काय॑ प्रकरि॒तार॒ᳪ सर्वे॑भ्यो लो॒केभ्य॑ उपसे॒क्तार॒मव॑ ऋत्यै व॒धायो॑पमन्थि॒तारं॒ मेधा॑य वासः पल्पू॒लीं प्र॑का॒माय॑ रजयि॒त्रीम्

Pour la crainte : le porteur de bois ; pour l’éclat : l’allumeur du feu ; pour la voûte du Bradhna (le Fauve) : l’oint ; pour le plus haut ciel : l’enveloppeur ; pour le monde des dieux : le façonneur ; pour le monde des hommes : l’ordonnateur ; pour tous les mondes : l’aspergeur ; pour détourner le mal : l’agitateur du barattage ; pour la destruction : le pileur ; pour Medhā (l’intelligence sacrée) : le tisserand des vêtements ; pour le désir accompli : la teinturière.

Mantra 13

ऋ॒तये॑ स्ते॒नहृ॑दयं वैर॑हत्याय॒ पिशु॑नं॒ विवि॑क्त्यै क्ष॒त्तार॒मौप॑द्रष्ट्र्यायानुक्ष॒त्तारं॒ बला॑यानुच॒रं भू॒म्ने प॑रिष्क॒न्दं प्रि॒याय॑ प्रियवा॒दिन॒ मरि॑ष्ट्या अश्वसा॒दᳪ स्व॒र्गा॑य लो॒काय॑ भागदु॒घं वर्षि॑ष्ठाय॒ नाका॑य परिवे॒ष्टार॑म्

Pour Ṛta : l’homme au cœur de voleur ; pour la mise à mort de l’inimitié : le calomniateur ; pour le discernement : le kṣattar (intendant) ; pour la surveillance : le sous‑kṣattar ; pour la force : le suivant ; pour la grandeur : le rôdeur ; pour ce qui est cher : le doux‑parleur ; pour l’intégrité : le dompteur de chevaux ; pour le monde céleste : le « trayeur de part » (dispensateur de part) ; pour le plus haut ciel : l’enveloppeur.

Mantra 14

म॒न्यवे॑ऽयस्ता॒पं क्रोधा॑य निस॒रं योगा॑य यो॒क्तार॒ᳪ शोका॑याभिस॒र्तारं॒ क्षेमा॑य विमो॒क्तार॑मुत्कूलनिकू॒लेभ्य॑स्त्रि॒ष्ठिनं॒ वपु॑षे मानस्कृ॒तᳪ शीला॑याञ्जनीका॒रीं निरृ॑त्यै कोशका॒रीं य॒माया॒सूम्

À Manyu (la Colère) j’assigne le chauffeur de fer; à Krodha (la Rage) l’expulseur; à Yoga (la discipline) l’attelleur; à Śoka (le chagrin) l’assaillant; à Kṣema (la sûreté) le libérateur; des deux rives, l’être aux trois appuis; à Vapus (la forme) ce qui est façonné par l’esprit; à Śīla (l’habitude) l’agent d’assombrissement; à Nirṛti le faiseur d’enveloppe; à Yama j’assigne l’Asu (le souffle vital).

Mantra 15

य॒माय॑ यम॒सूमथ॑र्व॒भ्योऽव॑तोकाᳪ संवत्स॒राय॑ पर्या॒यिणीं॑ परिवत्स॒रायावि॑जातामिदावत्स॒राया॒तीत्व॑रीमिद्वत्स॒राया॑ति॒ष्कद्व॑रीं वत्स॒राय॒ विज॑र्जराᳪ संवत्स॒राय॒ पलि॑क्नीमृ॒भुभ्यो॑ऽजिनस॒न्धᳪ सा॒ध्येभ्य॑श्चर्म॒म्नम्

À Yama: la créature propre à Yama; aux Atharvans: la femme sans enfant; à l’Année (Saṃvatsara): celle qui va selon la période; à l’Année tournante (Parivatsara): l’in-née, la non-née; au « Cette-année » (Idāvatsara): la trop hâtive; au « Cette-année » (Idvatsara): la trop sauteuse; à l’Année (Vatsara): la tout usée; à l’Année pleine (Saṃvatsara): la grisonnante; aux Ṛbhus: le couseur de peaux; aux Sādhyas: l’ouvrage de cuir.

Mantra 16

सरो॑भ्यो धैव॒रमु॑प॒स्थाव॑राभ्यो॒ दाशं॑ वैश॒न्ताभ्यो॑ बै॒न्दं न॑ड्व॒लाभ्यः शौष्क॑लं पा॒राय॑ मार्गा॒रम॑वा॒राय॑ कै॒वर्तं॑ ती॒र्थेभ्य॑ आ॒न्दं विष॑मेभ्यो मैना॒लᳪ स्वने॑भ्य॒: पर्ण॑कं॒ गुहा॑भ्य॒: किरा॑त॒ᳪ सानु॑भ्यो॒ जम्भ॑कं॒ पर्व॑तेभ्यः किम्पूरु॒षम्

Aux étangs: le pêcheur; aux lisières des eaux: l’homme des rives; aux cours du fleuve: le Bainda; aux roselières: l’homme au poisson séché; à la rive lointaine: le trouveur de chemin; à la rive proche: le batelier; aux gués: le passeur; aux lieux raboteux: le Maināla; aux sons résonnants: le vêtu de feuilles; aux grottes: le Kirāta; aux pentes: le Jambhaka; aux montagnes: le Kimpuruṣa.

Mantra 17

बी॒भ॒त्सायै॑ पौल्क॒सं वर्णा॑य हिरण्यका॒रं तु॒लायै॑ वाणि॒जं प॑श्चादो॒षाय॑ ग्ला॒विनं॒ विश्वे॑भ्यो भू॒तेभ्य॑: सिध्म॒लं भूत्यै॑ जागर॒णमभू॑त्यै स्वप॒नमार्त्यै॑ जनवा॒दिनं॒ व्यृ॒र्द्ध्या अपग॒ल्भᳪ स॑ᳪश॒राय॑ प्र॒च्छिद॑म्

À l’Abject (Bībhatsa) j’assigne le Pulkasa ; à la Couleur l’orfèvre ; à la Balance le marchand ; à la Faute d’après le languissant ; à tous les Êtres le pourrissant ; à la Prospérité la veille ; à la Non-prospérité le sommeil ; à la Détresse le parleur public ; à la Surcroissance l’audacieux ; à la Ruine le sévère châtieur.

Mantra 18

अ॒क्ष॒रा॒जाय॑ कित॒वं कृ॒ताया॑दिनवद॒र्शं त्रेता॑यै क॒ल्पिनं॑ द्वा॒परा॑याधिक॒ल्पिन॑मास्क॒न्दाय॑ सभास्था॒णुं मृ॒त्यवे॑ गोव्य॒च्छमन्त॑काय गोघा॒तं क्षु॒धे यो गां वि॑कृ॒न्तन्तं॒ भिक्ष॑माण उप॒तिष्ठ॑ति दुष्कृ॒ताय॒ चर॑काचार्यं पा॒प्मने॑ सैल॒गम्

Au Roi des Dés (Akṣarāja) le joueur; au Kṛta le veilleur du jour; à la Tretā l’ordonnateur; au Dvāpara le sur-ordonnateur; à l’Assaut le pilier de la salle; à la Mort le ravisseur de bétail; à l’Exterminateur (Antaka) le tueur de vaches; à la Faim celui qui, mendiant, sert le découpeur d’une vache; au Mauvais-acte le maître errant; au Péché (Pāpman) le Sailaga.

Mantra 19

प्र॒ति॒श्रुत्का॑या अर्त॒नं घोषा॑य भ॒षमन्ता॑य बहुवा॒दिन॑मन॒न्ताय॒ मूक॒ᳪ शब्दा॑याडम्बराघा॒तं मह॑से वीणावा॒दं क्रोशा॑य तूणव॒ध्मम॑वरस्प॒राय॑ शङ्ख॒ध्मं वना॑य वन॒पम॒न्यतो॑रण्याय दाव॒पम्

To Echo, the rolling sound; to Clamour; to the Babbling one; to much-speaking Speech; to the Endless; to the Mute; to Sound; to the stroke of the great drum; to the majesty thereof; to the playing of the Vīṇā; to the cry; to the blast of the trumpet; to the deep-resounding vibration; to the blowing of the conch; to the forest and the forest-dweller; to the further wilderness; to the forest-fire.

Mantra 20

न॒र्माय॑ पुँश्च॒लूᳪ हसा॑य॒ कारिं॒ याद॑से शाब॒ल्यां ग्रा॑म॒ण्यं गण॑कमभि॒क्रोश॑कं॒ तान्मह॑से वीणावा॒दं पा॑णि॒घ्नं तू॑णव॒ध्मं तान्नृ॒त्ताया॑न॒न्दाय॑ तल॒वम्

Au Badinage : la courtisane ; au Rire : l’homme d’action ; au Yādasa : le sorcier ; à la Šābalyā : la femme bigarrée ; au chef du village : le Grāmaṇya ; au joueur : le Gaṇaka ; à l’injurieur : l’Abikrośaka — ceux-là (sont voués) à la Majesté. Le joueur de vīṇā, le batteur des mains, le sonneur de trompe — ceux-là (sont voués) à la Danse, à la Délectation, au battement rythmique (talavam).

Mantra 21

अ॒ग्नये॒ पीवा॑नं पृथि॒व्यै पी॑ठस॒र्पिणं॑ वा॒यवे॑ चाण्डा॒लम॒न्तरि॑क्षाय वᳪशन॒र्तिनं॑ दि॒वे ख॑ल॒तिᳪ सूर्या॑य हर्य॒क्षं नक्ष॑त्रेभ्यः किर्मि॒रं च॒न्द्रम॑से कि॒लास॒मह्ने॑ शु॒क्लं पि॑ङ्गा॒क्षᳪ रात्र्यै॑ कृ॒ष्णं पि॑ङ्गा॒क्षम्

À Agni : le robuste ; à la Terre : le rampant sur le dos ; à Vāyu : le Caṇḍāla ; à l’Espace intermédiaire : le danseur au bambou ; au Ciel : le chauve ; au Soleil : l’aux yeux fauves ; aux Étoiles : le tacheté ; à la Lune : le blanc lépreux ; au Jour : le blanc aux yeux fauves ; à la Nuit : le noir aux yeux fauves.

Mantra 22

अथै॒तान॒ष्टौ विरू॑पा॒ना ल॑भ॒तेऽति॑दीर्घं॒ चाति॑ह्रस्वं॒ चाति॑स्थूलं॒ चाति॑कृशं॒ चाति॑शुक्लं॒ चाति॑कृष्णं॒ चाति॑कुल्वं॒ चाति॑लोमशं च । अशू॑द्रा॒ अब्रा॑ह्मणा॒स्ते प्रा॑जाप॒त्याः । मा॒ग॒धः पुँ॑श्च॒ली कि॑त॒वः क्ली॒बोऽशू॑द्रा॒ अब्रा॑ह्मणा॒स्ते प्रा॑जाप॒त्याः

Alors il obtient ces huit êtres difformes : le trop-grand et le trop-petit, le trop-gros et le trop-maigre, le trop-blanc et le trop-noir, le trop-chauve et le trop-velu. Ils ne sont ni Śūdra ni Brāhmaṇa : ils sont prājāpatyāḥ, appartenant à Prajāpati. Le Māgadha, la courtisane, le joueur, l’impuissant — ni Śūdra ni Brāhmaṇa : ils sont prājāpatyāḥ, appartenant à Prajāpati.

Frequently Asked Questions

Its core is Pravargya, especially the Gharma (heated milk) offering, presented as a consecratory act that concentrates tapas/tejas and propels the sacrifice toward success.

These are niyoga (ritual assignment) formulas: by naming and assigning diverse human types and functions to deities/abstract powers, the rite converts social plurality—including marginality—into a stable cosmic order (ṛta).

Kandikā 30.19 treats sound itself—speech, music, conch-blast, clamour, echo, and forest-roar—as sacrificially nameable offerings, extending yajña’s scope to the auditory universe.