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Thème principal : invitations au sacrifice du Soma et stuti centrée sur Indra (louange) afin d’assurer la réussite rituelle dans l’ordre, la victoire et la prospérité. Sous-thèmes : (1) Liturgie somaïque śrauta : convier les dieux à leurs « stations » et à boire selon ṛtu (l’ordre juste). (2) Renforcement d’Indra par le Soma (āpyāyana/āvahana) et la louange comme force rituelle (stoma). (3) Éloignement de l’agha (mauvais présage/nuisance) par le lever de Sūrya et un ré-ordonnancement auspicious. (4) Vaincre les obstructeurs (type vṛtra/dasyu) et assurer l’achèvement sans faute du rite.
AVŚ 20.1 est une stuti brève, dérivée du RV, employée dans le cadre du sacrifice du Soma afin d’attirer Indra (avec ses alliés les Marut et avec l’appui d’Agni) en présence immédiate. En louant Indra comme le « taureau » qui boit le Soma doux et pressé, l’hymne vise à obtenir protection, vigueur et le bon accomplissement du rite. Sa force repose sur la logique śrauta classique : l’éloge correct et l’invitation amènent la divinité à l’offrande, et sa venue devient la meilleure sauvegarde du commanditaire.
AV 20.2 est une séquence invitatoire de Śrauta-Soma qui autorise des divinités précises et des fonctions divines à s’approcher de leurs « postes » sacerdotaux et à boire le Soma pressé en ṛtu (au moment/selon l’ordre juste). En nommant le lieu (p. ex. Potṛ, Āgnīdhra) et en insistant sur la suṣṭuti (« bien loué »/récitation correcte), l’hymne convertit la juste distribution liturgique en réussite rituelle : régularité du pressurage, satisfaction des dieux, et force et prospérité du sacrifiant.
AV 20.4 est une brève invitation, au moment du pressurage du Soma, adressée à Indra Śiprin : elle l’attire vers la louange des sacrifiants et l’exhorte à boire pleinement le Soma pressé. Par des images saisissantes d’ingestion — le Soma versé dans le ventre, parcourant les membres, adouci pour le corps et le cœur — l’hymne cherche à transformer la satisfaction divine en profit humain : force, victoire et prospérité pour le patron et son groupe.
AV 20.5 est un hymne d’investiture Indra–Soma, où Soma est imaginé comme une force qui entre en Indra, l’enveloppe et le pousse vers une puissance victorieuse. Les strophes demandent que l’impulsion d’Indra (son « aiguillon ») s’étende vers le presseur de Soma, apportant richesse, courage et résolution gagnante au combat, et que le manas divin soit fermement implanté dans le sujet rituel.
AV 20.6 est une invocation à Indra, reprise d’un ancien hymne rigvédique à Indra et réemployée dans la collection de l’Atharvavéda afin d’assurer l’élan en avant et l’achèvement sans faute du sacrifice. Elle appelle Indra de toutes les directions, le fortifie par le soma et la louange, et, ce faisant, écarte les obstacles, affermit la protection communautaire et canalise le « dyumna » (gloire durable) vers le patron et l’assemblée rituelle.
AV 20.7 est un bref hymne, dérivé du RV, qui mobilise le lever victorieux du Soleil pour repousser l’agha (dommage, mauvais présage, influence maligne) et rétablir un ordre propice. Bien que le mouvement apotropaïque de Sūrya en soit le ressort principal, l’hymne s’appuie aussi sur l’amitié bienfaisante d’Indra et sur une force nourrie de Soma afin d’assurer protection, vigueur et prospérité domestique. En pratique, il fonctionne comme une récitation de śānti concise : la lumière contre l’obscurité, la bonne marche contre l’entrave.
Ce bref hymne à Indra est une invitation au Soma et une formule d’offrande visant à éveiller Indra « selon l’ancienne manière », à le fortifier par la louange et à orienter sa puissance vers la prospérité du sacrifiant. Il recherche une auspiciosité visible (« rends le Soleil manifeste ») et une protection victorieuse, surtout l’expulsion des ennemis loin du bétail et des richesses, en scellant le rite par un vase plein et le svāhā.
Ce bref hymne à Indra (dérivé du RV et conservé dans l’AV 20) attire vers le patron, par une louange concentrée, le dieu dispensateur de richesses et dompteur de l’assaut, à l’image des vaches se pressant vers le veau. Il réactive les précédents héroïques mémorisés d’Indra — l’aide accordée aux anciens voyants et la libération cosmique des eaux — afin d’assurer la prospérité avec une nuance protectrice et victorieuse.
Cette brève stuti d’Indra met en mouvement le stoma (louange) comme une force victorieuse : des hymnes « doux comme le miel » s’élèvent tels des chars, portant le sacrifiant vers la richesse, les prix et une aide infaillible. En accordant la récitation présente aux lignées illustres de voyants (Kaṇva, Bhṛgu, Āyava), l’hymne autorise le rite et en intensifie l’efficacité porteuse de prospérité.
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