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Parvādhyāyaḥ (Satyatapā-Varāha-adbhuta-prasaṅgaḥ)
Ethical-Discourse (Tapas, Dharma, and Sacred Landscape / Tīrtha-Māhātmya)
Sous forme de dialogue, Pṛthivī demande à Varāha d’expliquer un prodige rapporté au Himavant. Varāha raconte l’histoire du brāhmaṇa Satyatapā, jadis entraîné parmi des brigands, puis réformé par la fréquentation et l’instruction des ṛṣi, notamment en lien avec Durvāsas. Il accomplit des austérités sur le versant nord du Himavant, près de la rivière Puṣyabhadrā, en un lieu marqué par Citrāśilā et un grand banian (Bhadravaṭa). Un miracle survient lorsqu’il se coupe par mégarde le doigt : celui-ci devient une poudre semblable à la cendre, sans sang, puis redevient intact. Un couple de kinnara en informe Indra ; Indra et Viṣṇu (en tant que Varāha) viennent éprouver le discernement de l’ascète, se révèlent et accordent des grâces : la purification des fautes pour ceux qui honorent les brāhmaṇas selon une observance mensuelle prescrite, et la délivrance de Satyatapā. Son maître Āruṇi arrive ensuite, confirme son accomplissement, et tous deux se fondent en Nārāyaṇa, soulignant l’éthique d’une conduite disciplinée au sein des paysages sacrés et des tīrtha.
Verse 1
अथ पर्वाध्यायः ॥ धरण्युवाच ॥ योऽसौ सत्यतपा नाम लुब्धो भूत्वा द्विजो बभौ ॥ येनारुणिर्व्याघ्रभयाद्रक्षितो यः स्वशक्तितः ॥
Pṛthivī dit : «Ce brāhmane nommé Satyatapā—devenu chasseur par cupidité—par sa propre puissance protégea Aruṇi de la crainte d’un tigre…»
Verse 2
दुर्वासाः संश्रुतार्थश्च हिमवन्तं नगं ययौ ॥ तस्योपरि महच्चित्रं भवतीति त्वयेरितम् ॥
«Et Durvāsas, ayant appris l’affaire, se rendit au mont Himavant. Tu as déclaré qu’au-dessus de celui-ci se trouve une grande merveille.»
Verse 3
कीदृशं तन्ममाचक्ष्व महत्कौतूहलं विभो ॥ श्रीवराह उवाच ॥ स हि सत्यतपा पूर्वं भृगुवंशोद्भवो द्विजः ॥
«Dis-moi à quoi cela ressemble ; une grande curiosité m’anime, ô Seigneur.» Śrī Varāha dit : «Car ce Satyatapā fut autrefois un brāhmane né dans la lignée de Bhṛgu.»
Verse 4
दस्युसंसर्गसम्भूतो दस्युवत्समजायत ॥ ततः कालेन महता ऋषिसङ्गात्पुनर्द्विजः ॥
«Né du commerce avec des brigands, il devint semblable à un brigand ; puis, après un long temps, par la compagnie des ṛṣi, il redevint brāhmane.»
Verse 5
बभौ दुर्वाससा सम्यग्बोधितश्च विशेषतः ॥ हिमाद्रेरुत्तरे पादे पुष्यभद्रा नदी शुभा ॥
«Il redevint éminent, ayant été dûment instruit—tout particulièrement—par Durvāsas. Sur le versant nord de l’Himālaya se trouve la rivière bénie Puṣyabhadrā.»
Verse 6
तस्यास्तीरे शिला दिव्या नाम्ना चित्रशिला धरे ॥ न्यग्रोधश्च महांस्तत्र नाम्ना भद्रो महावटः ॥
Sur sa rive se trouve un rocher divin nommé Citraśilā, ô Terre ; et là se dresse aussi un grand nyagrodha, un vaste banian, appelé Bhadra.
Verse 7
तत्र सत्यतपाः स्थित्वा तपः कुर्वन्महातपाः ॥ स कदाचित्कुठारेण चकर्त्त समिधः किल ॥
Là demeura Satyatapā, s’établissant dans l’ascèse—un pénitent aux grandes austérités. Un jour, dit-on, il coupa du bois de feu avec une hache.
Verse 8
चिच्छेद चाङ्गुलीमेकां वामतर्जनिकां मुनिः ॥ छिन्नायामङ्गुलौ तस्य भस्मचूर्णं भवत्किल ॥
Le muni se trancha un doigt : l’index de la main gauche. Quand ce doigt fut coupé, dit-on, il devint une cendre réduite en poudre.
Verse 9
न लोहितं न मांसं तु न मज्जा तत्र दृश्यते ॥ अङ्गुली सन्धिता तेन पूर्ववच्छाभवत्कृते ॥
On n’y vit ni sang, ni chair, ni moelle. Il rattacha le doigt, et, cela accompli, il redevint comme auparavant.
Verse 10
प्रभाते विमले प्राप्तमिन्द्रलोकमिति स्मृतिः ॥ अथेन्द्रेण सुराः सर्वे यक्षगन्धर्वकिन्नरैः ॥
Selon le récit transmis, à l’aube limpide il atteignit le monde d’Indra. Alors, avec Indra, tous les dieux se rassemblèrent, ainsi que les Yakṣas, les Gandharvas et les Kinnaras.
Verse 11
पृष्टाः किञ्चिदिहास्चार्यमपूर्वं कथ्यतामिति ॥ तत्र रुद्रसरस्तीरे यदेतन्मिथुनं शुभम् ॥
Interrogés ainsi : «Qu’ici soit racontée une merveille sans précédent», ils dirent : «Là, sur la rive du Rudra-saras, se trouve ce couple de bon augure».
Verse 12
स्थितं किन्नरयोस्तच्च वाक्यं चेदमुवाच ह ॥ दृष्टं तु महदाश्चर्यं पुष्यभद्रातटे शुभे ॥
Et se tenant là auprès des deux Kinnaras, il prononça ces paroles : «En vérité, un grand prodige a été vu sur la rive bénie de la Puṣyabhadrā».
Verse 13
यदेतत्सत्यतपसः समवोचत्ततः शुभे ॥ दृष्टं किञ्चिदिहास्चर्यं दृष्टिस्तु हिमवद्गिरौ ॥
Alors, ô être de bon augure, Satya-tapas parla ainsi : «Ici, quelque merveille a été vue ; cette vision se trouve sur la montagne Himavat».
Verse 14
पुष्यभद्रानदीतीरे महदाश्चर्यमुत्तमम् ॥ यदेतत्सत्यतपसः समवोचस्ततः शुभे ॥
Sur la rive de la rivière Puṣyabhadrā se trouve une merveille grande et suprême ; ainsi, en vérité, l’a proclamé Satya-tapas, ô être de bon augure.
Verse 15
स्रवणं भस्मनश्चैव श्रुतं सर्वं शशंस ह ॥ तच्छुत्वा सहसा शक्रो विस्मितो विष्णुमब्रवीत् ॥
Et il rapporta tout ce qui avait été entendu — au sujet de l’« écoulement » et de la cendre. L’ayant entendu, Śakra (Indra), soudain saisi d’étonnement, s’adressa à Viṣṇu.
Verse 16
आगच्छ विष्णो गच्छामो हिमवत्पार्श्वमुत्तमम् ॥ तत्राश्चर्यमपूर्वं मे कथितं किन्नरेण ह ॥
«Viens, ô Viṣṇu ; allons vers le flanc excellent de l’Himavat. Là, un Kinnara m’a rapporté une merveille sans précédent.»
Verse 17
एवमुक्तस्ततो विष्णुर्वाराहं रूपमग्रहीत् ॥ मृगयुश्च तथैवेन्द्रो जग्मतुस्तमृषिं प्रति ॥
Ainsi interpellé, Viṣṇu prit la forme de Varāha. Et Indra aussi—avec le chasseur—se rendit auprès de ce ṛṣi.
Verse 18
विष्णुर्वाराहरूपेण ऋषिदृष्टिपथे स्थितः ॥ भूत्वा दृश्योऽप्यदृश्योऽभूत्पुनरेव च दृश्यते ॥
Viṣṇu, sous la forme de Varāha, se tint dans le champ de vision du ṛṣi. Devenu visible, il devint aussi invisible ; puis de nouveau il est vu.
Verse 19
भगवन्निह दृष्टस्ते वराहः पृथुलो महान् ॥ येन तं हन्मि भृत्यानां पोषणाय महामुने ॥
«Vénérable seigneur, ici tu as vu un sanglier vaste et puissant. Dis-moi par quel moyen je pourrais le tuer, ô grand muni, pour nourrir ceux qui dépendent de moi.»
Verse 20
एवमुक्तो मुनिस्तेन चिन्तयामास तत्क्षणात् ॥ यदि तं दर्शयाम्यस्मै वराहं हन्यते तदा ॥
Ainsi parlé, le muni réfléchit à l’instant même : «Si je lui montre ce sanglier, alors il sera tué.»
Verse 21
नो चेत्कुटुम्बः क्षुधया सीदत्यस्य न संशयः ॥ जायापुत्रसमायुक्तो लुब्धकोऽयं क्षुधान्वितः ॥
Sinon, sa maisonnée dépérira assurément de faim — il n’y a là aucun doute. Ce chasseur, accompagné de son épouse et de ses fils, est tourmenté par la faim.
Verse 22
नाध्यगच्छत बुद्धिश्च क्षणात्तस्य व्यजायत ॥
Son intelligence n’aboutissait pas à une décision; pourtant, en un instant, une nouvelle compréhension naquit en lui.
Verse 23
दृष्टं चक्षुर्निहितं जङ्गमेषु जिह्वा वक्तुं मृगयौ तद्विसृष्टम् ॥ द्रष्टुं चक्षुर्नास्ति जिह्वेह वक्तुं जिह्वायाः स्यात्तत्त्वतोऽस्तीह चक्षुः ॥
Chez les êtres en mouvement, la vision est déposée dans l’œil; et la langue est façonnée pour la parole — telle est sa fonction assignée. La langue ne voit pas, et l’œil ne parle pas ici; en vérité, la langue demeure langue, et l’œil demeure bien œil.
Verse 24
एवं श्रुत्वा द्वावपि तस्य तुष्टौ इन्द्राविष्णू दर्शयन्तौ स्वमूर्तिम् ॥ वाक्यं चेदमूचतुर्ब्रूहि नौ ते तुष्टौ धन्यं वरमेकं वदस्व ॥ तच्छ्रुत्वाऽसौ सत्यतपा उवाच ॥
Ayant entendu cela, Indra et Viṣṇu, tous deux satisfaits de lui, manifestèrent leurs propres formes. Puis ils dirent: «Parle; nous sommes tous deux contents de toi, ô bienheureux. Énonce un seul vœu». L’ayant entendu, Satyatapā répondit.
Verse 25
न चातिरिक्तोऽस्ति वरः पृथिव्यां यद्दृष्टो मे पुरतो देवदेवाः ॥ बलं वरेणापि कृतार्थतासीत्तथापीदं ये सदा पर्वकाले ॥
Il n’est sur terre aucun vœu plus grand que celui-ci: avoir vu face à face les Dieux des dieux. Même par un don, l’accomplissement est déjà obtenu; pourtant je demande encore ceci, au sujet de ceux qui, toujours, agissent aux temps d’observance sacrée.
Verse 26
सशल्यश्च वराहोऽयं ममाश्रममुपागतः ॥ एवं गते तु किं कार्यमथासौ चिन्तयन् प्रभुः ॥
«Ce sanglier est venu à mon ermitage, et il est blessé. Les choses étant ainsi, que convient-il de faire ?» Ainsi le vénérable se mit à réfléchir.
Verse 27
विप्रा विप्राश्चार्चयन्तीह भक्त्या तेषां पापं नश्यतां मासमेकम् ॥ यत्सञ्चितं त्वेष एको वरोऽस्तु ह्यभीष्टो मे सांप्रतम् देहि मह्यम् ॥
«Que les brāhmaṇa soient honorés ici avec dévotion, et que, durant un mois, leur péché—tout ce qui s’est accumulé—soit détruit. Que ce soit l’unique grâce que je choisis ; accorde-moi maintenant ce que je désire.»
Verse 28
अदर्शनं गतौ देवो सोऽपि तत्र व्यवस्थितः ॥ लब्ध्वा वरं सत्यतपा ब्रह्मभूतोऽभवद्धृदि ॥
«Lorsque la divinité disparut de sa vue, lui aussi demeura là, fermement établi. Ayant obtenu la grâce, Satyatapā devint, dans son cœur, semblable à Brahman.»
Verse 29
यावदास्ते शुभे देशे कृतकृत्यो महामुनिः ॥ तावत्तस्य गुरुस्तत्र त्वारुणिः समदृश्यत ॥
«Tant que le grand muni demeura en ce lieu propice, ses œuvres accomplies, durant tout ce temps son maître Tvāruṇi apparut là.»
Verse 30
पृथ्वीं प्रदक्षिणीकृत्य तीर्थहेतोर्विचक्षण ॥ तेन चासौ महाभक्त्या पूजितो मुनिपुङ्गवः ॥
«Après avoir fait la circumambulation rituelle de la terre pour l’amour des tīrtha (lieux de pèlerinage), l’homme avisé rendit, avec une grande dévotion, un culte au plus éminent des sages.»
Verse 31
पाद्याचमनगोदानेः कृतासनपरिग्रहः ॥ ज्ञात्वा स शिष्यं सिद्धं तु तपसा दग्धकिल्बिषम्
Après avoir accompli l’offrande d’eau pour les pieds, l’aspersion-buvée rituelle (ācamana) et le don d’une vache, puis s’être assis, il reconnut que le disciple avait véritablement atteint l’accomplissement (siddhi), ses fautes étant brûlées par l’austérité (tapas).
Verse 32
इदानीमात्मना सार्द्धं मुक्तिकालो मतोऽस्ति ते ॥ उत्तिष्ठ गम्यतां पुत्र मया सार्द्धं परं पदम्
À présent, avec ton être intérieur pleinement prêt, on estime que pour toi le temps de la délivrance (mokṣa) est venu. Lève-toi, mon fils ; allons ensemble vers l’état suprême.
Verse 33
यद्गत्वा न पुनर्जन्म भवतीति न संशयः ॥ एवमुक्त्वा तु तौ सिद्धावुभौ सत्यतपारुणी
Une fois parvenus là, il n’y a aucun doute que la renaissance ne se produit plus. Ayant ainsi parlé, les deux—tous deux accomplis—s’avancèrent, embrasés par la vérité et l’austérité (tapas).
Verse 34
ध्यात्वा नारायणं देवं तद्देहे तौ लयं गतौ ॥ यश्चापि शृणुयात्पादं पर्वाध्यायं सविस्तरम्
Méditant sur Nārāyaṇa, le Dieu, tous deux entrèrent en dissolution dans ce corps divin. Et quiconque écoute aussi cette section—cette unité de chapitre—dans tout son détail…
Verse 35
उवाच विनयापन्नं प्राञ्जलिं पुरतः स्थितम् ॥ अरुणिरुवाच ॥ पुत्र सिद्धोऽसि तपसा ब्रह्मभूतोऽसि सुव्रत
Il s’adressa à celui qui, devenu humble, se tenait devant lui, les mains jointes. Aruṇi dit : «Mon fils, tu as obtenu l’accomplissement (siddhi) par l’austérité (tapas) ; tu es devenu un avec Brahman, ô toi aux vœux excellents».
Verse 36
तस्मिन् भद्रवटे चैके मिथुनं किन्नरं स्थितम् ॥ रात्रौ सुप्तमृषेस्तस्य दृष्ट्वा तन्महदद्भुतम्
Là, à Bhadravaṭa, demeurait un seul couple de Kinnaras. La nuit, voyant ce ṛṣi endormi, ils contemplèrent un grand prodige le concernant.
Verse 37
तावदिन्द्रो धनुष्पाणिस्तीक्ष्णसायकधृग्वने ॥ आगत्य सत्यतपतमृषिमेनमुवाच ह
Cependant Indra, l’arc à la main et portant des flèches acérées, vint dans la forêt et s’adressa à ce sage, Satyatapā.
Verse 38
मुक्तिं चाहं व्रजामीति द्वितीयोऽस्तु वरो मम ॥ तथे त्युक्त्वा तु तौ देवौ दत्त्वा तस्य वरं शुभम्
«Et moi aussi j’irai vers la délivrance (mokṣa)» : que cela soit mon second don. Disant «Qu’il en soit ainsi», ces deux dieux lui accordèrent ce don propice.
Pṛthivī, hearing of a marvel connected with Himavant, asks Varāha to explain its origin and meaning; Varāha frames the account as a tīrtha-linked lesson in dharma, tapas, and discernment.
Varāha narrates the life of the brāhmaṇa Satyatapā (Bhṛgu-lineage): after falling into bandit-company he reforms through ṛṣi-saṅga and instruction (notably associated with Durvāsas), then undertakes severe tapas on Himavant’s northern flank by the Puṣyabhadrā River at Citrāśilā and the great banyan Bhadravaṭa; a wonder manifests when he cuts his finger and it turns to ash-like powder without blood and then becomes whole again, prompting a kinnara couple to report the event to Indra.
Indra and Viṣṇu (as Varāha) arrive to test Satyatapā’s discernment and steadiness; satisfied, they reveal themselves and grant boons: (1) a community-facing observance—those who honor brāhmaṇas with devotion for one month gain purification of sins; (2) Satyatapā attains liberation through Nārāyaṇa-centered realization; later his guru Āruṇi arrives, confirms the attainment, and both merge into Nārāyaṇa, sealing the ethic that disciplined conduct within sacred ecologies culminates in mokṣa.
A phala is embedded as a boon rather than a separate recitational colophon: brāhmaṇa-arcana/honoring performed with devotion for a month removes accumulated sin and supports the aspirant’s purification, with Satyatapā’s mokṣa presented as the exemplary culmination.
Himavant (Himālaya region); Puṣyabhadrā nadī (river); Himādri (Himalayan mountain); uttara pāda of Himādri (northern slope/quarter); Citrāśilā (named rock/stone landmark); Bhadravaṭa / mahāvaṭa (great banyan grove); Rudrasaras (lake associated with Rudra/Śiva); Indraloka (celestial realm, as narrative reference).
The narrative frames ethical reform and disciplined conduct as achievable through right association (ṛṣi-saṅga), sustained tapas, and discernment under pressure. It also presents social ethics—especially honoring brāhmaṇas with devotion—as a community-facing practice linked to the reduction of accumulated wrongdoing, while positioning liberation (mokṣa) as the ultimate outcome of realized austerity and Nārāyaṇa-centered contemplation.
The chapter specifies a monthly duration (māsam ekam) connected with the effect of brāhmaṇa-arcana/pūjā—described as a boon for the removal of sin over one month. It does not provide explicit lunar tithi names or seasonal (ṛtu) markers in the supplied verses, but it does narratively mark time as “prabhāte” (at dawn) and “rātrau” (at night) around the kinnara episode.
Through Pṛthivī’s inquiry and Varāha’s response, sacred geography is presented as an ethical landscape: the river (Puṣyabhadrā), the banyan (Bhadravaṭa), and named stones (Citrāśilā) function as ecological anchors for disciplined living. The text implies that human self-regulation (tapas, restraint, reverence) is practiced within and supported by specific terrestrial sites, aligning moral order with the stewardship and sacralization of Earth’s places.
Satyatapā is identified as a brāhmaṇa of the Bhṛgu lineage (Bhṛguvaṁśodbhava). The narrative also references Durvāsas as a key instructive sage, Āruṇi as Satyatapā’s guru, and celestial-cultural figures including Indra, yakṣas, gandharvas, and a kinnara couple who serve as witnesses and messengers within the story’s transmission chain.
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