
Dvīpa-Varṣa Vibhāga and the Priyavrata–Agnīdhra Lineage (Cosmic Geography and Royal Succession)
Clôturant le chapitre précédent, les sages de Naimiṣa pressent Sūta de donner un exposé décisif du mandala du monde : continents, océans, montagnes, rivières et ordre céleste. Sūta commence par invoquer Viṣṇu, puis évoque Priyavrata, fils de Svāyambhuva Manu, dont les fils sont établis comme souverains des sept dvīpa, montrant que la royauté est une fonction cosmologique. Le chapitre énumère les rois des dvīpa et leurs sept varṣa nommés, puis se concentre sur le règne d’Agnīdhra en Jambūdvīpa, décrivant ses neuf divisions (varṣa) et leur disposition autour du mont Meru. Le récit passe de la cartographie au dharma : dans certaines régions, la délivrance des « deux-fois-nés » est dite provenir du svadharma réglé par varṇa et āśrama. Vient ensuite la généalogie royale : Nābhi engendre Ṛṣabha, qui renonce au pouvoir et atteint une réalisation de type Pāśupata, modèle du passage de la souveraineté au yoga. La lignée se poursuit par Bharata et ses descendants jusqu’à des rois ultérieurs, préparant les chapitres suivants à approfondir la cosmographie et à relier le juste gouvernement à la libération renonçante.
Verse 1
इति श्रीकूर्मपुराणे षट्साहस्त्र्यां संहितायां पुर्वविभागे सप्तत्रिंशो ऽध्यायः श्रीकूर्म उवाच एवमुक्तास्तु मुनयो नैमिषीया महामतिम् / पप्रच्छुरुत्तरं सूतं पृथिव्यादिविनिर्णयम्
Ainsi, dans le Śrī Kūrma Purāṇa—au sein de la Saṃhitā de six mille vers du Pūrva-bhāga—s’achève le trente-septième chapitre. Śrī Kūrma dit : Après avoir été ainsi instruits, les sages de Naimiṣa, désireux d’une réponse décisive, interrogèrent le Sūta plein de discernement sur la juste détermination de la terre et des autres éléments primordiaux.
Verse 2
ऋषय ऊचुः कथितो भवता सूत सर्गः स्वयंभुवः शुभः / इदानीं श्रोतुमिच्छामस्त्रिलोकस्यास्य मण्डलम्
Les sages dirent : « Ô Sūta, tu as décrit la création de bon augure du Né-de-lui-même (Svayambhū). À présent, nous désirons entendre l’agencement, le mandala cosmique, de ce triple monde. »
Verse 3
यावन्तः सागरा द्वीपास्तथा वर्षाणि पर्वताः / वनानि सरितः सूर्यग्रहाणां स्थितिरेव च
« Autant il y a d’océans et de continents, autant il y a de régions (varṣa) et de montagnes ; de même, il y a des forêts et des rivières — ainsi que les stations fixes et l’ordre du Soleil et des planètes. »
Verse 4
यदाधारमिदं कृत्स्नं येषां पृथ्वी पुरा त्वियम् / नृपाणां तत्समासेन सूत वक्तुमिहार्हसि
Ô Sūta, il te convient de raconter brièvement les rois d’autrefois, sur lesquels reposait tout ce royaume comme sur un appui, et par lesquels cette terre fut jadis soutenue.
Verse 5
सूत उवाच वक्ष्ये देवादिदेवाय विष्णवे प्रभविष्णवे / नमस्कृत्वाप्रमेयाय यदुक्तं तेन धीमता
Sūta dit : Après m’être prosterné devant Viṣṇu—Dieu des dieux, Seigneur qui pénètre tout, l’Incommensurable—je vais rapporter ce qu’a dit ce sage.
Verse 6
स्वायंभुवस्य तु मनोः प्रागुक्तो यः प्रियव्रतः / पुत्रस्तस्याभवन् पुत्राः प्रजापतिसमा दश
Ce Priyavrata—déjà mentionné—était le fils de Svāyambhuva Manu. De lui naquirent dix fils, égaux aux Prajāpatis par leur puissance créatrice et leur stature.
Verse 7
अग्नीध्रश्चाग्निबाहुश्च वपुष्मान् द्युतिमांस्तथा / मेधा मेधातिथिर्हव्यः सवनः पुत्र एव च
Agnīdhra et Agnibāhu ; de même Vapuṣmān et Dyutimān ; puis Medhā, Medhātithi, Havya et Savana : tous ceux-là étaient aussi ses fils.
Verse 8
ज्योतिष्मान् दशमस्तेषां महाबलपराक्रमः / धार्मिको दाननिरतः सर्वभूतानुकम्पकः
Le dixième d’entre eux fut Jyotiṣmān, puissant en force et en vaillance; homme de droiture, voué au don, et compatissant envers tous les êtres.
Verse 9
मेधाग्निबाहुपुत्रास्तु त्रयो योगपरायणाः / जातिस्मरा महाभागा न राज्ये दधिरे मतिम्
Mais les trois fils de Medhāgnibāhu, entièrement voués au Yoga, se souvenaient de leurs naissances passées ; ces grandes âmes ne portèrent point leur esprit vers la royauté.
Verse 10
प्रियव्रतो ऽभ्यषिञ्चद् वै सप्तद्वीपेषु सप्त तान् / जम्बुद्वीपेश्वरं पुत्रमग्नीध्रमकरोन्नृपः
Le roi Priyavrata consacra en vérité ces sept (fils) comme souverains des sept continents ; et il établit son fils Agnīdhra comme maître de Jambūdvīpa.
Verse 11
प्लक्ष्द्वीपेश्वरश्चैव तेन मेधातिथिः कृतः / शाल्मलेशं वपुष्मन्तं नरेन्द्रमभिषिक्तवान्
Il établit Medhātithi comme souverain de Plakṣa-dvīpa ; et il oignit Vapuṣmant comme roi destiné à régner sur Śālmala-dvīpa.
Verse 12
ज्योतिष्मन्तं कुशद्वीपे राजानं कृतवान् प्रभुः / द्युतिमन्तं च राजानं क्रौञ्चद्वीपे समादिशत्
Le Seigneur établit Jyotiṣmant comme roi en Kuśadvīpa, et de même il ordonna que Dyutimant fût roi en Krauñcadvīpa.
Verse 13
शाकद्वीपेश्वरं चापि हव्यं चक्रे प्रियव्रतः / पुष्कराधिपतिं चक्रे सवनं च प्रजापतिः
Priyavrata établit Havya comme souverain de Śākadvīpa ; et le Prajāpati institua Savana comme seigneur de Puṣkaradvīpa.
Verse 14
पुष्करे सवनस्यापि महावीतः सुतो ऽभवत् / धातिकिश्चैव द्वावेतौ पुत्रौ पुत्रवतां वरौ
À Puṣkara, Savanā eut aussi un fils nommé Mahāvīta ; et Dhātikī également : ces deux-là furent ses fils, tous deux éminents parmi ceux que bénit une noble descendance.
Verse 15
महावीतं स्मृतं वर्षं तस्य नाम्ना महात्मनः / नाम्ना तु धातकेश्चापि धातकीखण्डमुच्यते
Cette région (varṣa) est gardée en mémoire sous le nom de Mahāvīta, ainsi nommée d’après ce grand être. De même, la division est appelée Dhātakīkhaṇḍa, parce qu’elle porte le nom de Dhātakī.
Verse 16
शाकद्वीपेश्वरस्याथ हव्यस्याप्यभवन् सुताः / जलदश्च कुमारश्च सुकुमारो मणीचकः / कुसुमोत्तरो ऽथ मोदाकिः सप्तमः स्यान्महाद्रुमः
Or Havyā —souverain de Śākadvīpa— eut lui aussi des fils : Jalada, Kumāra, Sukumāra, Maṇīcaka, Kusumottara et Modākī ; le septième se nommait Mahādruma.
Verse 17
जलदं जलदस्याथ वर्षं प्रथममुच्यते / कुमारस्य तु कौमारं तृतीयं सुकुमारकम्
Pour celui nommé Jalada, le premier varṣa est dit « Jalada ». Pour Kumāra, en revanche, le troisième état est appelé « Kaumāra », et aussi « Sukumāraka », la tendre jeunesse.
Verse 18
मणीचकं चतुर्थं तु पञ्चमं कुसुमोत्तरम् / मोदाकं षष्ठमित्युक्तं सप्तमं तु महाद्रुमम्
« Maṇīcaka » est proclamé le quatrième ; le cinquième est « Kusumottara ». « Modāka » est dit le sixième, et le septième est « Mahādruma ».
Verse 19
क्रौञ्चद्वीपेश्वरस्यापि सुता द्युतिमतो ऽभवन् / कुशलः प्रथमस्तेषां द्वितीयस्तु मनोहरः
La fille du seigneur de Krauñca-dvīpa devint l’épouse de Dyutimān. Parmi leurs fils, le premier fut Kuśala, et le second, Manohara.
Verse 20
उष्णस्तृतीयः संप्रोक्तश्चतुर्थः प्रवरः स्मृतः / अन्धकारो मुनिश्चैव दुन्दुभिश्चैव सप्तमः / तेषां स्वनामभिर्देशाः क्रौञ्चद्वीपाश्रयाः शुभाः
Le troisième est proclamé Uṣṇa ; le quatrième est mémorisé comme Pravara. De même sont nommés Andhakāra et Muni, et Dundubhi comme le septième. Dans Krauñcadvīpa se trouvent des terres de bon augure portant ces mêmes noms.
Verse 21
ज्योतिष्मतः कुशद्वीपे सप्तैवासन् महौजसः / उद्भेदो वेणुमांश्चैवाश्वरथो लम्बनो धृतिः / षष्ठः प्रभाकारश्चापि सप्तमः कपिलः स्मृतः
Dans Kuśadvīpa, les sept fils puissants et resplendissants de Jyotiṣmat furent : Udbheda, Veṇumāṃś, Aśvaratha, Lambana, Dhṛti ; le sixième nommé Prabhākāra, et le septième, mémorisé comme Kapila.
Verse 22
स्वनामचिह्नितान् यत्र तथा वर्षाणि सुव्रताः / ज्ञेयानि सप्त तान्येषु द्वीपेष्वेवं न यो मतः
Ô toi aux vœux excellents, dans ces dvīpas, les régions appelées varṣa se distinguent par leurs propres noms ; sache qu’elles sont au nombre de sept. Telle est l’intelligence établie au sujet des dvīpas.
Verse 23
शाल्मलद्वीपनाथस्य सुताश्चासन् वपुष्मतः / श्वेतश्च हरितश्चैव जीमूतो रोहितस्तथा / वैद्युतौ मानसश्चैव सप्तमः सुप्रभो मतः
Du seigneur resplendissant de Śālmaladvīpa naquirent sept fils illustres : Śveta, Harita, Jīmūta, Rohita, Vaidyuta, Mānasa, et le septième, renommé Suprabha.
Verse 24
प्लक्षद्वीपेश्वरस्यापि सप्त मेधातिथेः सुताः / ज्येष्ठः शान्तभयस्तेषां शिशिरश्च सुखोदयः / आनन्दश्च शिवश्चैव क्षेमकश्च ध्रुवस्तथा
Medhātithi, souverain de Plakṣa-dvīpa, eut sept fils. L’aîné fut Śāntabhaya; les autres furent Śiśira, Sukhodaya, Ānanda, Śiva, Kṣemaka, et aussi Dhruva.
Verse 25
प्लक्षद्वीपादिषु ज्ञेयः शाकद्वीपान्तिकेषु वै / वर्णाश्रमविभागेन स्वधर्मो मुक्तये द्विजाः
Sachez que, dans des régions telles que Plakṣa-dvīpa, et aussi dans les terres voisines de Śāka-dvīpa, la voie de la délivrance pour les deux-fois-nés est le devoir propre (svadharma), fixé selon la juste répartition des varṇa et des āśrama.
Verse 26
जम्बुद्वीपेश्वरस्यापि पुत्रास्त्वासन् महाबलाः / अग्नीध्रस्य द्विजश्रेष्ठास्तन्नामानि निबोधत
Ô le meilleur des deux-fois-nés, Agnīdhra, seigneur de Jambūdvīpa, eut des fils d’une grande puissance. Écoutez maintenant leurs noms.
Verse 27
नाभिः किंपुरुषश्चैव तथा हरिरिलावृतः / रम्यो हिरण्वांश्च कुरुर्भद्राश्वः केतुमाहलकः
Nābhi, Kimpuruṣa, Hari et Ilāvṛta; ainsi que Ramya, Hiraṇvān, Kuru, Bhadrāśva et Ketumāhalaka : telles sont les neuf divisions de Jambūdvīpa énoncées ici.
Verse 28
जम्बुद्वीपेश्वरो राजा स चाग्नीध्रो महामतिः / विभज्य नवधा तेभ्यो यथान्यायं ददौ पुनः
Le roi Agnīdhra, souverain de Jambūdvīpa et d’une grande sagesse, le partagea en neuf parts et les leur attribua de nouveau selon l’ordre juste et légitime.
Verse 29
नाभेस्तु दक्षिणं वर्षं हिमाह्वं प्रददौ पुनः / हेमकूटं ततो वर्षं ददौ किंपुरुषाय तु
Au sud de Nābhi, il attribua de nouveau la contrée nommée Himāhva ; puis il accorda la région d’Hemakūṭa à Kimpuruṣa.
Verse 30
तृतीयं नैषधं वर्षं हरये दत्तवान् पिता / इलावृताय प्रददौ मेरुमध्यमिलावृतम्
Le père accorda la troisième région — Naiṣadha-varṣa — à Haraya ; et à Ilāvṛta il donna Ilāvṛta lui-même, le domaine central dont le cœur est le mont Meru.
Verse 31
नीलाचलाश्रितं वर्षं रम्याय प्रददौ पिता / श्वेतं यदुत्तरं वर्षं पित्रा दत्तं हिरण्वते
Le père attribua à Ramyā la région (varṣa) abritée par le mont Nīlācala ; et la région blanche du nord — Śveta-varṣa — fut donnée par le père à Hiraṇvat.
Verse 32
यदुत्तरं शृङ्गवतो वर्षं तत् कुरुवे ददौ / मेरोः पूर्वेण यद् वर्षं भद्राश्वाय न्यवेदयत् / गन्धमादनवर्षं तु केतुमालाय दत्तवान्
La région (varṣa) située au nord de Śṛṅgavat, il la donna à Kuru. La région à l’est de Meru, il l’assigna à Bhadrāśva. Et la Gandhamādana-varṣa, il l’accorda à Ketumāla.
Verse 33
वर्षेष्वेतेषु तान् पुत्रानभिषिच्य नराधिपः / संसारकष्टतां ज्ञात्वा तपस्तेपे वनं गतः
Quand ces années furent écoulées, le seigneur des hommes consacra ses fils et les établit dans la royauté ; puis, ayant reconnu la dure souffrance du saṃsāra, il gagna la forêt et s’adonna aux austérités (tapas).
Verse 34
हिमाह्वयं तु यस्यैतन्नाभेरासीन्महात्मनः / तस्यर्षभो ऽभवत् पुत्रो मरुदेव्यां महाद्युतिः
Le magnanime Nābhi possédait cette contrée appelée Himāhvaya (Himālaya), près de son nombril. De lui, par Marudevī, naquit le fils rayonnant Ṛṣabha.
Verse 35
ऋषभाद् भरतो जज्ञे वीरः पुत्रशताग्रजः / सो ऽभिषिच्यर्षभः पुत्रं भरतं पृथिवीपतिः / वानप्रस्थाश्रमं गत्वा तपस्तेपे यथाविधि
De Ṛṣabha naquit Bharata, héros, l’aîné de cent fils. Puis Ṛṣabha, seigneur de la terre, après avoir consacré Bharata comme roi, entra dans l’āśrama de vānaprastha (demeurant des forêts) et accomplit des austérités selon la règle prescrite.
Verse 36
तपसा कर्षितो ऽत्यर्थं कृशो धमनिसंततः / ज्ञानयोगरतो भूत्वा महापाशुपतो ऽभवत्
Épuisé à l’extrême par l’austérité, il devint émacié, les veines saillantes. Et, voué au Yoga de la connaissance (jñāna-yoga), il atteignit l’état de Mahā-Pāśupata, le suprême dévot-réalisateur de Paśupati, Śiva.
Verse 37
सुमतिर्भरतस्याभूत् पुत्रः परमधार्मिकः / सुमतेस्तैजसस्तस्मादिन्द्रिद्युम्नो व्यजायत
Bharata eut un fils nommé Sumati, homme souverainement juste. De Sumati naquit Taijasa, et de celui-ci naquit Indradyumna.
Verse 38
परमेष्ठी सुतस्तस्मात् प्रतीहारस्तदन्वयः / प्रतिहर्तेति विख्यात उत्पन्नस्तस्य चात्मजः
De Parameṣṭhī naquit Pratīhāra, poursuivant cette même lignée. Et de lui naquit un fils, renommé sous le nom de Pratihartā.
Verse 39
भवस्तस्मादथोद्गीथः प्रस्तावस्तत्सुतो ऽभवत् / पृथुस्ततस्ततो रक्तो रक्तस्यापि गयः सुतः
De lui naquit Bhava ; puis de Bhava vint Udgītha. Prastāva fut son fils. Ensuite apparut Pṛthu ; puis son descendant Rakta ; et le fils de Rakta fut aussi Gaya.
Verse 40
नरो गयस्य तनयस्तस्य पुत्रो विराडभूत् / तस्य पुत्रो महावीर्यो धीमांस्तस्मादजायत
Nara fut le fils de Gaya ; son fils fut Virāṭ. De Virāṭ naquit un fils sage, d’une grande vaillance : Mahāvīrya.
Verse 41
महान्तो ऽपि ततश्चाभूद् भौवनस्तत्सुतो ऽभवत् / त्वष्टा त्वष्टुश्च विरजो रजस्तस्याप्यभूत् सुतः
Ensuite naquit Mahān ; son fils fut Bhauvana. De Bhauvana naquit Tvaṣṭṛ ; et de Tvaṣṭṛ naquit Viraja. Le fils de Viraja, à son tour, fut Rajas.
Verse 42
शतजिद् रजसस्तस्य जज्ञे पुत्रशतं द्विजाः / तेषां प्रधानो बलवान् विश्वज्योतिरिति स्मृतः
Ô brāhmanes, de ce Rajas naquit Śatajit ; et cent fils lui furent donnés. Parmi eux, le premier et le plus puissant est connu sous le nom de Viśvajyoti, « Lumière du Monde ».
Verse 43
आराध्य देवं ब्रह्माणं क्षेमकं नाम पार्थिवम् / असूत पुत्रं धर्मज्ञं महाबाहुमरिन्दमम्
Après avoir vénéré le divin Brahmā, le roi nommé Kṣemaka engendra un fils : connaisseur du Dharma, aux bras puissants, et dompteur des ennemis.
Verse 44
एते पुरस्ताद् राजानो महासत्त्वा महौजसः / एषां वंशप्रसूतैश्च भुक्तेयं पृथिवी पुरा
Tels furent les rois d’autrefois—grandes d’âme et resplendissants de puissance. Et jadis, cette terre fut aussi gouvernée et goûtée par ceux nés des lignées de leurs dynasties.
It frames the earth as a mandala of seven dvīpas, each with seven varṣas named after their rulers/sons, and then gives a focused, Meru-centered account of Jambūdvīpa divided into nine varṣas allotted to Agnīdhra’s sons—linking geography to dynastic stewardship.
Mokṣa is presented as accessible through disciplined svadharma—properly lived according to varṇa and āśrama—especially for the twice-born in specified regions, while the royal narrative simultaneously models the renunciant culmination of dharma in Ṛṣabha’s austerity and yogic attainment.
The chapter uses Ṛṣabha’s post-kingship austerity to illustrate a shared liberative horizon where Śiva-oriented ascetic-yogic ideals (Pāśupata) can function within a broadly Vaiṣṇava cosmological narrative—an early signal of the Kurma Purāṇa’s samanvaya.