Atharva Veda Sukta 22
Kanda 5Anuvaka 3Sukta 2214 Mantras

Sukta 22

Rishi: Atharvanic tradition (often attributed to Atharvan/Angiras line for takman hymns; specific r̥ṣi not stated in the provided excerpt)

Devata: Takmán (Fever personified)

Chandas: Anuṣṭubh (probable; common in AV healing verses)

L’Atharvaveda 5.22 est un hymne curatif d’expulsion qui affronte Takmán (la fièvre) comme une affection consciente et mobile, et lui ordonne de s’en aller « vers le bas et au loin » du patient. Il identifie des formes graves de fièvre (dure, rougeâtre) et, par une adjuration d’autorité, empêche la rechute, avertissant expressément Takmán de ne pas s’allier à la toux ni aux complications flegmatiques. La force de l’hymne réside dans la nomination de l’agent morbide, l’orientation de son départ et le scellement du bannissement afin qu’il ne revienne pas.

Sanskrit recitationAtharva Veda 5.22

Mantras

Mantra 1

तक्मनाशनम्। अ॒ग्निस्त॒क्मान॒मप॑ बाधतामि॒तः सोमो॒ ग्रावा॒ वरु॑णः पू॒तद॑क्षाः । वेदि॑र्ब॒र्हिः स॒मिधः॒ शोशु॑चाना॒ अप॒ द्वेषां॑स्यमु॒या भ॑वन्तु

Dévoreur de fièvre. Qu’Agni, d’ici, repousse au loin la Fièvre ; Soma, la pierre à presser (grāvan), et Varuṇa aux puissances purifiées. Que l’autel, le barhis et les samidh flamboyantes — que les haines s’en aillent par ce chemin-là.

Mantra 2

अ॒यं यो विश्वा॒न् हरि॑तान् कृ॒णोष्यु॑च्छो॒चय॑न्न॒ग्निरि॑वाभिदु॒न्वन्। अधा॒ हि त॑क्मन्नर॒सो हि भू॒या अधा॒ न्यऽङ्ङध॒राङ् वा॒ परे॑हि

Toi qui rends tous les hommes livides, t’embrasant et frappant comme Agni, qui assomme—alors, ô Takman (Fièvre), sois vraiment sans sève, sans vigueur; alors va-t’en vers le bas, dans la région inférieure, ou retire-toi au loin, très loin !

Mantra 3

यः प॑रु॒षः पा॑रुषे॒योऽवध्वं॒स इ॑वारु॒णः । त॒क्मानं॑ विश्वधावीर्याध॒राञ्चं॒ परा॑ सुवा

Cette Fièvre, dure, de dure lignée, renversante comme un effondrement, et rougeâtre—ô toi qui cours partout, chasse la Fièvre au loin, vers le bas, et expulse-la !

Mantra 4

अ॒ध॒राञ्चं॒ प्र हि॑णोमि॒ नमः॑ कृ॒त्वा त॒क्मने॑ । श॒क॒म्भ॒रस्य॑ मुष्टि॒हा पुन॑रेतु महावृ॒षान्

Vers le bas et au loin je le chasse, après avoir rendu hommage à Takmán. Que le frappeur-au-poing, venu de Śakambhara, retourne de nouveau vers les Mahāvṛṣas.

Mantra 5

ओको॑ अस्य॒ मूज॑वन्त॒ ओको॑ अस्य महावृ॒षाः । याव॑ज्जा॒तस्त॑क्मं॒स्तावा॑नसि॒ बल्हि॑केषु न्योच॒रः

Les Mujavants sont sa demeure, les Mahāvṛṣas sont sa demeure. Autant que tu es né, ô Takmán, autant es-tu : un rôdeur établi parmi les Bālhikas.

Mantra 6

तक्म॒न् व्याऽल॒ वि ग॑द॒ व्यऽङ्ग॒ भूरि॑ यावय । दा॒सीं नि॒ष्टक्व॑रीमिछ॒ तां वज्रे॑ण॒ सम॑र्पय

Ô Takmán, écarte-toi ; loin la maladie, loin l’atteinte des membres — chasse-la tout entière. Cherche l’esclave qui se consume ; à elle remets cela, en l’assignant par le foudre (Vajra).

Mantra 7

तक्म॒न् मूज॑वतो गच्छ॒ बल्हि॑कान् वा परस्त॒राम्। शू॒द्रामि॑च्छ प्रफ॒र्व्यं॑१ तां त॑क्म॒न् वीऽव धूनुहि

Ô Takmán, va vers les Mujavants, ou vers les Bālhikas, plus loin encore au-delà. Cherche la femme Śūdra, aux membres enflés ; celle-là, ô Takmán, secoue-la au loin — loin de nous.

Mantra 8

म॒हा॒वृ॒षान् मूज॑वतो॒ बन्ध्व॑द्धि प॒रेत्य॑ । प्रैतानि॑ त॒क्मने॑ ब्रूमो अन्यक्षे॒त्राणि॒ वा इ॒मा

Les Mahāvṛṣas, les Mujavants — tes parents — te reçoivent quand tu es parti au loin. Voilà ce que nous proclamons à Takmán ; ou bien voici d’autres territoires pour lui.

Mantra 9

अ॒न्य॒क्षे॒त्रे न र॑मसे व॒शी सन्मृ॑डयासि नः । अभू॑दु॒ प्रार्थ॑स्त॒क्मा स ग॑मिष्यति॒ बल्हि॑कान्

Dans une autre contrée, prends ton plaisir, maître de toi ; sois-nous favorable. L’envoi au loin est accompli : Takman — il partira vers les Bālhikas.

Mantra 10

यत् त्वं शी॒तोऽथो॑ रू॒रः स॒ह का॒सावे॑पयः । भी॒मास्ते॑ तक्मन् हे॒तय॒स्ताभिः॑ स्म॒ परि॑ वृङ्ग्धि नः

Puisque tu es tantôt froid, puis de nouveau brûlant, avec la toux et le frisson : terribles, ô Takman, sont tes traits ; par eux mêmes, en vérité, détourne-les de nous de tous côtés.

Mantra 11

मा स्मै॒तान्त्सखी॑न् कुरुथा ब॒लासं॑ का॒समु॑द्यु॒गम्। मास्मातो॒ऽर्वाङैः पुन॒स्तत् त्वा॑ तक्म॒न्नुप॑ ब्रुवे

Ne te fais pas ceux-ci pour compagnons — Balāsa, la toux et la crise qui soulève la poitrine. Ne reviens pas vers nous, ne viens pas ici : ainsi, ô Takman, je t’adjure encore.

Mantra 12

तक्म॒न् भ्रात्रा॑ ब॒लासे॑न॒ स्वस्रा॒ कासि॑कया स॒ह। पा॒प्मा भ्रातृ॑व्येण स॒ह गछा॒मुमर॑णं॒ जन॑म्

Ô Takman, avec ton frère Balāsa, avec ta sœur Kāśikā (la toux) ensemble ; avec le mal, avec le rival ensemble — va vers ce peuple étranger, vers ces gens-là.

Mantra 13

तृती॑यकं वितृती॒यं स॑द॒न्दिमु॒त शा॑र॒दम्। त॒क्मानं॑ शी॒तं रू॒रं ग्रैष्मं॑ नाशय॒ वार्षि॑कम्

La tierce, la tierce variable, la fixée et l’automnale — la fièvre, la froide et la brûlante, l’estivale et celle de la saison des pluies — détruis‑la, toi.

Mantra 14

ग॒न्धारि॑भ्यो॒ मूज॑व॒द्भ्योऽङ्गे॑भ्यो म॒गधे॑भ्यः । प्रै॒ष्यन् जन॑मिव शेव॒धिं त॒क्मानं॒ परि॑ दद्मसि

Aux Gandhāris, aux Mujavants, aux Aṅgas, aux Magadhas — l’envoyant au loin comme on envoie un homme, comme un dépôt de trésor — nous livrons la Fièvre, tout autour, pour qu’elle s’en aille.

Frequently Asked Questions

Takmán is fever personified as a roaming affliction that can strike, depart, and return. The hymn treats it as an agent that can be commanded and redirected away from the patient.

Directional language is used as a ritual command: the fever is pushed out of the patient’s body and sphere of life, symbolically sent to a distant place so it no longer has access to the sufferer.

It aims to prevent complications and relapse. By forbidding alliances with cough (kāsa) and balāsa (a phlegmatic/respiratory disorder), the mantra seeks a cleaner recovery rather than fever returning with secondary illness.

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