
Dans le cadre d’enseignement de Sanaka–Nārada, ce chapitre va de l’achèvement du brahmacarya (service du guru, permission, établissement des feux sacrés) à l’entrée dans l’état de gṛhastha (dakṣiṇā et mariage). Il définit le choix légitime du conjoint (qualités et limites de parenté), énumère les traits disqualifiants, puis présente les huit formes de vivāha, en blâmant certaines tout en admettant des alternatives graduées. Il prescrit l’ācāra extérieur et intérieur (tenue, propreté, retenue de la parole, respect du guru, évitement de la médisance et des fréquentations impropres), précise les bains de purification après des contacts rituellement souillants, et mentionne signes favorables et choses à éviter. Il ordonne le culte de sandhyā, des sacrifices périodiques et une vaste organisation des śrāddha (jonctions astronomiques, éclipses, pretapakṣa, manvādi, aṣṭakā, et contextes de tīrtha). La conclusion est résolument vaiṣṇava : les rites sans ūrdhva-puṇḍra sont déclarés sans fruit ; l’objection à tulasī/tilaka dans le śrāddha est rejetée comme coutume sans fondement ; et la grâce de Viṣṇu est donnée comme garante de la réussite du dharma.
Verse 1
सनक उवाच । वेदग्रहणपर्यंतं शुश्रूषानियतो गुरोः । अनुज्ञातस्ततस्तेन कुर्यादग्निपरिग्रहम् ॥ १ ॥
Sanaka dit : Jusqu’à l’achèvement de l’étude védique, qu’on demeure discipliné dans le service du maître. Puis, lorsque celui-ci en donne la permission, qu’on entreprenne de recevoir et d’établir les feux sacrés (agni).
Verse 2
वेदाश्च धर्मशास्त्राणि वेदाङ्गान्यपि च द्विजः । अधीत्य गुरवे दत्त्वा दक्षिणां संविशेद्वृहम् ॥ २ ॥
Après avoir étudié les Vedas, les Dharmaśāstras et aussi les Vedāṅgas, le « deux‑fois né » doit offrir au maître la dakṣiṇā prescrite, puis entrer dans la vie de maître de maison (gṛhastha).
Verse 3
रुपलावण्यसंपन्नां सगुणां सुकुलोद्भवाम् । द्विजः समुद्वहेत्कन्यां सुशीलां धर्म चारिणीम् ॥ ३ ॥
Le « deux‑fois né » doit épouser une jeune fille pourvue de beauté et de grâce, riche de bonnes qualités, née d’une lignée honorable, bien élevée et pratiquant le dharma.
Verse 4
मातृतः पंचमीं धीमान्पितृतः सप्तमीं तथा । द्विजः समुद्वहेत्कन्यथा गुरुतल्पराः ॥ ४ ॥
Un homme sage deux fois né doit épouser une jeune fille qui est au-delà du cinquième degré de parenté du côté maternel et au-delà du septième du côté paternel ; sinon, il devient aussi blâmable que celui qui viole la couche du gourou.
Verse 5
रोगिणीं चैव वृत्ताक्षीं सरोगकुलसंभवाम् । अतिकेशाममकेशां च वाचालां नोद्वहेद्वुधः ॥ ५ ॥
Un homme sage ne doit pas épouser une femme malade, aux yeux ronds (saillants), née dans une famille affligée par la maladie, ayant excessivement de cheveux ou pas de cheveux du tout, ou qui est trop bavarde.
Verse 6
कोपानां वामनां चैव दीर्घदेहां विरुपिणीम् । न्यानाधिकाङ्गीमुन्मत्तां पिशुनां नोद्वहेद् बुधः ॥ ६ ॥
Une personne sage ne devrait pas prendre pour elle-même (comme compagne ou épouse) celle qui est encline à la colère, naine ou excessivement grande, malformée, avec des membres manquants ou surnuméraires, mentalement déséquilibrée ou adonnée à la calomnie.
Verse 7
स्थूलगुल्फां दीर्घजंघां तथैव पुरुषाकृतिम् । श्मश्रुव्यंजनसंयुक्तां कुब्जां चैवाद्वहेन्न च ॥ ७ ॥
On ne doit pas épouser une femme aux chevilles épaisses, aux longues jambes, à la carrure masculine, ayant des poils au visage ou des marques similaires, ou qui est bossue.
Verse 8
वृथाहास्यमुखीं चैव सदान्यगृह वासिनीम् । विवादशीलां भ्रमितां निष्ठुरां नोद्वहेद्रुधः ॥ ८ ॥
Un homme sage ne doit pas épouser une femme frivole et souriant toujours sans cause, qui reste constamment dans les maisons d'autrui, qui est querelleuse, à l'esprit inconstant et vagabond, et qui est dure en paroles et en conduite.
Verse 9
बह्वशिनीं स्थीलदंतां स्थूलोष्ठीं घुर्घुरस्वनाम् । अतिकृष्णां रक्तवर्णां धूर्तां नैवोद्वहे द्वुधः ॥ ९ ॥
Un homme avisé ne devrait jamais épouser une femme qui mange excessivement, qui a des dents grossières et des lèvres épaisses, une voix rauque, un teint extrêmement sombre ou rougeâtre, et qui est fourbe.
Verse 10
सदा रोदनशीलां च पांडुराभां च कुत्सिताम् । तासश्वासादिसंयुक्तां निद्राशीलां च नोद्वहेत् ॥ १० ॥
On ne doit pas épouser une femme qui est toujours encline à pleurer, qui paraît pâle, dont la conduite est répréhensible, qui est affligée de toux, d'essoufflement, et qui est habituellement somnolente.
Verse 11
अनर्थभाषिणीं चैव लोकद्वेष परायणाम् । परापवादनिरतां तस्कारां नोद्वहेद्वुधः ॥ ११ ॥
Une personne sage ne devrait pas fréquenter une femme qui tient des propos nuisibles et insensés, qui est vouée à la haine des gens, absorbée par la médisance d'autrui, et qui est semblable à un voleur.
Verse 12
दीर्घनासां च कितवां तनूरुहविभूषिगताम् । गर्वितां बकवृत्तिं च सर्वथा नोद्वहेद्वुधः ॥ १२ ॥
Une personne sage ne devrait jamais, en aucune circonstance, accepter une trompeuse au long nez, une femme préoccupée par la parure de ses poils, une personne orgueilleuse ou celle dont la conduite ressemble à celle d'un héron.
Verse 13
बालभावादविज्ञातस्वभावामुद्वहेद्यदि । प्रगल्भां वाऽगुणां ज्ञात्वा सर्वथा तां परित्यजेत् ॥ १३ ॥
Si, en raison de l'immaturité de la jeunesse, on épouse une femme dont le caractère n'est pas encore compris, et que l'on découvre plus tard qu'elle est impudente ou de mauvaises qualités, on doit la renoncer complètement.
Verse 14
भर्त्तृपुत्रेषु या नारी सर्वदा निष्ठुरा भवेत् । परानुकूलिनी या च सर्वथा तां परित्यजेत् ॥ १४ ॥
La femme qui se montre toujours dure envers les fils de son époux, et celle qui s’attache entièrement à d’autres hors de la famille, doit être délaissée de toutes les manières.
Verse 15
विवाहाश्चाष्टधा ज्ञेया ब्राह्माद्या मुनिसत्तम । पूर्वः पूर्वो वरो ज्ञेयः पूर्वाभावे परः परः ॥ १५ ॥
Ô meilleur des sages, les mariages sont à comprendre comme étant au nombre de huit, à commencer par la forme Brāhma. Chaque forme antérieure est tenue pour supérieure; si elle n’est pas possible, qu’on adopte la suivante selon l’ordre prescrit.
Verse 16
ब्राह्नो दैवस्तथैवार्षः प्राजापत्यस्तथासुरः । गांधर्वो राक्षसश्चैव पैशाचश्चाष्टमो मतः ॥ १६ ॥
Sont décrites les formes Brāhma, Daiva, Ārṣa, Prājāpatya et Āsura; de même les formes Gāndharva, Rākṣasa et Paiśāca : telles sont tenues les huit sortes reconnues.
Verse 17
ब्राह्मेण च विवाहेन वैवाह्यो वै द्विजोत्तमः । दैवेनाप्यथवा विप्र केचिदार्षं प्रचक्षते ॥ १७ ॥
Par le mariage de forme Brāhma, ô meilleur des deux-fois-nés, l’époux est dûment habilité à prendre femme; et par la forme Daiva également, ô brāhmaṇa. Certains toutefois l’énoncent comme étant la forme Ārṣa.
Verse 18
प्राजापत्यादयो विप्र विवाहाः पंचज गर्हिताः । अभावेषु तु पूर्वेषां कुर्यादेव परान्बुधः ॥ १८ ॥
Ô brāhmaṇa, les cinq formes de mariage commençant par la Prājāpatya sont blâmées. Toutefois, lorsque les formes antérieures (préférées) ne sont pas possibles, le sage doit adopter les options ultérieures.
Verse 19
यज्ञोपवीतद्वितयं सोत्तरीयं च धारयेत् । सुवर्णकुंडले चैव धौतवस्त्रद्वयं तथा ॥ १९ ॥
Qu’il porte deux cordons sacrés (yajñopavīta) avec un vêtement supérieur; qu’il mette aussi des boucles d’oreilles d’or, ainsi qu’une paire d’habits fraîchement lavés et purs.
Verse 20
अनुलेपनलित्पांगः कृत्तकेशनखः शुचिः । धारयेद्वैणवं दंडं सोदकं च कमंडलुम् ॥ २० ॥
Le corps oint et bien entretenu, les cheveux et les ongles taillés, demeurant dans la pureté, qu’il porte le bâton vaiṣṇava et aussi le kamaṇḍalu rempli d’eau.
Verse 21
उष्णीषममलं छत्रं पादुके चाप्युपानहौ । धारयेत्पुष्पमाल्ये च सुगंधं प्रियदर्शनः ॥ २१ ॥
Que le dévot, d’aspect agréable, porte un turban sans tache et un parasol; qu’il use aussi de sandales et de chaussures, et qu’il se pare de guirlandes de fleurs avec un parfum suave.
Verse 22
नित्यं स्वाध्यायशीलः स्याद्यथाचारं समाचरेत् । परान्नं नैव भुञ्जीत परवादं च वर्जयेत् ॥ २२ ॥
Qu’il soit toujours voué au svādhyāya (l’étude sacrée de soi) et qu’il se conduise selon la juste observance. Qu’il ne mange pas la nourriture donnée par autrui, et qu’il évite la médisance.
Verse 23
पादेन नाक्रमेत्पादमुच्छिष्टं नैव लंघयेत् । न संहताभ्यां हस्ताभ्यां कंडूयेदात्मनः शिरः ॥ २३ ॥
Qu’il ne marche pas sur le pied d’autrui avec le sien, et qu’il n’enjambe pas ce qui est impur ou restant (ucchiṣṭa). Qu’il ne se gratte pas non plus la tête avec les deux mains jointes.
Verse 24
पूज्यं देवालयं चैव नापसव्यं व्रजेद्दिजः । देवार्चाचमनस्नानव्रतश्राद्धक्रियादिषु ॥ २४ ॥
Le dvija (deux fois né) ne doit pas tourner autour d’une personne vénérable ni d’un temple en sens gauche, de mauvais augure (apāsavya). Cette règle vaut lors du culte des devas, de l’ācamanā (purification en buvant une gorgée d’eau), du bain, de l’observance des vœux (vrata), des rites de śrāddha et des actes rituels apparentés.
Verse 25
न भवेन्मुक्तकेशश्च नैकवस्त्रधरस्तथा । नारोहेदुष्ट्रयानं च शुष्कवादं च वर्जयेत् ॥ २५ ॥
On ne doit pas rester les cheveux dénoués, ni ne porter qu’un seul vêtement. Qu’on ne monte pas un chameau, et qu’on évite les paroles sèches et vaines.
Verse 26
अन्य स्त्रियं न गच्छेच्च पैशुन्यं परिवर्जयेत् । नापसव्यं व्रजेद्विप्र गोश्चत्थानलपर्वतान् ॥ २६ ॥
On ne doit pas aller vers la femme d’autrui, et l’on doit éviter la calomnie. Ô brāhmane, qu’on ne passe ni ne circunvale les vaches, l’arbre aśvattha, le feu ou les montagnes en sens gauche inauspicious (apāsavya).
Verse 27
चतुष्पथं चैत्यवृक्षं र्देवखातं नृपं तथा । असूयां मत्सरत्वं च दिवास्वापं च वर्जयेत् ॥ २७ ॥
Qu’on évite toute conduite déplacée au carrefour, près d’un arbre-sanctuaire (caitya-vṛkṣa), auprès d’un bassin sacré du temple (deva-khāta), et aussi en présence d’un roi. De même, qu’on évite la critique malveillante, l’envie et le sommeil diurne.
Verse 28
न वदेत्परपापानि स्वपुण्यं न प्रकाशयेत् । स्वकं नाम स्वनक्षत्रं मानं चैवातिगोपयेत् ॥ २८ ॥
Qu’on ne parle pas des fautes d’autrui, et qu’on ne proclame pas ses propres mérites. Qu’on garde soigneusement cachés son nom, son astre de naissance (nakṣatra) et son honneur ou rang.
Verse 29
न दुर्जनैः सह वसे न्नाशास्त्रं श्रृणुयात्तथा । आसवद्यूतगीतेषु द्विजस्तु न रर्तिं चरेत् ॥ २९ ॥
Le deux-fois-né ne doit pas demeurer en compagnie des méchants, ni écouter des enseignements indignes ; de même, qu’il ne s’attache ni à l’ivresse, ni au jeu, ni aux chants licencieux.
Verse 30
आर्द्रास्थि च तथोच्छिष्टं शूद्रं च पतितं तथा । सर्पं च भषणं स्पृष्ट्वा सचैलं स्नानमाचरेत् ॥ ३० ॥
Après avoir touché un os humide, des restes de nourriture, un Śūdra, un déchu (hors caste), un serpent ou un bijou, qu’on accomplisse un bain de purification en gardant ses vêtements, afin de rétablir la pureté rituelle.
Verse 31
चितिं च चितिकाष्टं च यूपं चांडालमेव च । स्पृष्ट्वा देवलकं चैव सवासा जलमाविशेत् ॥ ३१ ॥
Après avoir touché le bûcher funéraire, le bois destiné au bûcher, le poteau sacrificiel (yūpa), un Caṇḍāla, ou même un serviteur du temple (devalaka), qu’on entre aussitôt dans l’eau, vêtu, pour se purifier.
Verse 32
दीपखट्वातनुच्छायाकेशवस्रकटोदकम् । अजामार्जंनिमार्जाररेणुर्द्दैवं शुभं हरेत् ॥ ३२ ॥
Une lampe, un lit, une ombre fine, les cheveux, un vêtement, l’eau d’une cruche, une chèvre, un chat, un instrument de nettoyage, la poussière soulevée par un chat, et même un signe heureux venu du divin : tout cela doit être reçu comme de bon augure.
Verse 33
शूर्प्पवातं प्रेतधूमं तथा शूद्रान्नभोजनम् । वृषलीपतिसङ्गं च दूरतः परिवर्जयेत् ॥ ३३ ॥
Qu’on évite de loin le vent du van à vanner, la fumée des rites funéraires, le fait de manger la nourriture d’un Śūdra, et la fréquentation du mari d’une vṛṣalī (femme de conduite déchue).
Verse 34
असच्छास्त्र्रार्थमननं खादनं नखकेशयोः । तथैव नग्नशयनं सर्वदा परिवर्जयेत् ॥ ३४ ॥
Qu’on évite toujours de méditer le sens des écritures fallacieuses, de ronger ongles et cheveux, et de même de dormir nu.
Verse 35
शिरोभ्यंगावशिष्टेन तैलेनांगं न लेपयेत् । तांबूलमशुचिं नाद्यात्तथा सुप्तं न बोधयेत् ॥ ३५ ॥
Qu’on n’enduisse pas le corps de l’huile restée après l’onction de la tête. Qu’on ne mâche pas le bétel en état d’impureté; et qu’on ne réveille pas celui qui dort.
Verse 36
नाशुद्धोऽग्निं परिचरेत्पूजयेद्गुरुदेवताः । न वामहस्तेनैकेन पिबेद्वक्रेण वा जलम् ॥ ३६ ॥
En état d’impureté, qu’on ne serve pas le feu sacré ni ne rende culte au guru et aux divinités. Qu’on ne boive pas l’eau avec la seule main gauche, ni la bouche déviée d’une manière inconvenante.
Verse 37
न चाक्रमेद्गुरोश्छायां तदाज्ञां च मुनीश्वर । न निंदेद्योगिनो विप्रान्व्रतिनोऽपि यतींस्तथा ॥ ३७ ॥
Ô seigneur des sages, qu’on ne marche pas sur l’ombre du Guru ni ne transgresse son ordre; et qu’on ne dénigre pas les yogins, les brahmanes-sages, les observants de vœux, ni les renonçants (yatis).
Verse 38
परस्परस्य मर्माणि न कदापि वदेद्द्विजः । दर्शे च पौर्णमास्यां च यागं कुर्याद्यथाविधि ॥ ३८ ॥
Le dvija, le «deux fois né», ne doit jamais révéler les faiblesses ni les fautes secrètes d’autrui. Et aux jours de Darśa (nouvelle lune) et de Paurṇamāsī (pleine lune), qu’il accomplisse le sacrifice selon la règle prescrite.
Verse 39
उपसनं च होतव्यं सायं प्रातर्द्विजातिभिः । उपासनपरित्यागी सुरापीत्युच्यते बुधैः ॥ ३९ ॥
Les dvija, les « deux-fois-nés », doivent assurément accomplir la sandhyā-upāsanā le matin et le soir. Celui qui délaisse ce culte quotidien est, disent les sages, comparable à un buveur d’alcool.
Verse 40
अयने विषुवे चैव युगादिषु चतुर्ष्वपि । दर्शे च प्रेतपक्षे च श्राद्धं कुर्याद्गृही द्विजः ॥ ४० ॥
Aux ayana (solstices), aux viṣuva (équinoxes), aux quatre commencements yugādi, au darśa (jour de nouvelle lune) et durant le pretapakṣa (quinzaine des défunts), le dvija maître de maison doit accomplir le Śrāddha.
Verse 41
मन्वादिषु मृदाहे च अष्टकासु च नारद । नावधान्ये समायाते गृही श्राद्धं समाचरेत् ॥ ४१ ॥
Ô Nārada, aux jours Manvādi, au jour de l’observance mṛdāha, durant les jours Aṣṭakā, et lorsque vient la saison de Navā-dhānya (les grains nouveaux), le maître de maison doit accomplir le Śrāddha selon la règle.
Verse 42
श्रोत्रिये गृहमायाते ग्रहणे चंद्रसूर्योः । पुण्यक्षेत्रेषु तीर्थेषु गृही श्राद्धं समाचरेत् ॥ ४२ ॥
Quand un śrotriya (brāhmaṇa savant des Veda) arrive à la maison, lors des éclipses de lune ou de soleil, et durant le séjour en terres saintes et en tīrtha (lieux de pèlerinage), le maître de maison doit accomplir le Śrāddha comme il se doit.
Verse 43
यज्ञो दानं तपो होमः स्वाध्यायः पितृतर्पणम् । वृथा भवति तत्सर्वमूर्द्धपुंड्रं विना कृतम् ॥ ४३ ॥
Le sacrifice, l’aumône, l’ascèse, les offrandes au feu, l’étude védique et l’oblation aux ancêtres—accomplis sans l’ūrdhva-puṇḍra (la marque verticale vaiṣṇava au front)—tout cela devient sans fruit.
Verse 44
उर्द्धपुंड्रं च तुलसीं श्राद्धे नेच्छंति केचन । वृथाचारः परित्याज्यस्तस्माच्छ्रेयोऽर्थिभिर्द्विजैः ॥ ४४ ॥
Certains n’approuvent pas de porter l’ūrdhva-puṇḍra (marque vaiṣṇava au front) ni d’employer la tulasī lors des rites de śrāddha. Ainsi, les brāhmanes qui aspirent au bien suprême doivent délaisser ces usages vains et sans fondement.
Verse 45
इत्येवमादयो धर्माः स्मृतिमार्गप्रचोदिताः । कार्याद्विजातिभिः सम्यक्सर्वकर्मफलप्रदाः ॥ ४५ ॥
Ainsi, ces devoirs et d’autres semblables—prescrits par la voie de la Smṛti—doivent être accomplis avec justesse par les deux-fois-nés; ils confèrent les fruits de toutes les actions méritoires.
Verse 46
सदा चारपरा ये तु तेषां विष्णुः प्रसीदति । विष्णौ प्रसन्नतां याते किमसाध्यं द्विजोत्तम ॥ ४६ ॥
Mais ceux qui demeurent sans cesse voués à la juste conduite, sur eux le Seigneur Viṣṇu répand Sa grâce. Et lorsque Viṣṇu est satisfait, ô meilleur des deux-fois-nés, qu’est-ce qui ne pourrait être accompli ?
They provide a graded Smṛti taxonomy for lawful household formation: earlier forms (e.g., Brāhma/Daiva/Ārṣa/Prājāpatya) are treated as superior, while later forms are censured yet conditionally permitted when prior options are not feasible—showing the Purāṇa’s pragmatic dharma logic within a normative hierarchy.
It asserts that sacrifice, charity, austerity, fire-offerings, Vedic study, and ancestral offerings become fruitless without the ūrdhva-puṇḍra, and it explicitly dismisses objections to using ūrdhva-puṇḍra and tulasī during śrāddha—recasting ancestor-rites as devotionally validated rather than merely customary.