Adhyaya 41
Uttara BhagaAdhyaya 4141 Verses

Adhyaya 41

Naimiṣa-kṣetra-prādurbhāva and Jāpyeśvara-māhātmya — Nandī’s Birth, Japa, and Consecration

Poursuivant l’instruction du Uttara-bhāga centrée sur les tīrtha, ce chapitre magnifie Naimiṣa comme gué sacré d’une pureté suprême, cher à Mahādeva. Les sages—se souvenant de leur lien primordial avec Brahmā—cherchent le moyen de contempler Īśāna; Brahmā prescrit un sattra irréprochable de mille mois et désigne la terre destinée par un cakra manomaya, dont le bord usé (nemi) donne le nom de Naimiṣa. Naimiṣa est décrit comme un lieu d’assemblée cosmique (Siddha, Cāraṇa, Yakṣa, Gandharva) où tapas et sacrifice accordent des grâces; un seul acte y efface les fautes de sept naissances, et Vāyu y enseigna jadis le Brahmāṇḍa Purāṇa. Le récit se tourne ensuite vers Jāpyeśvara et l’origine de Nandī : l’austérité de Śilāda obtient un fils non né d’un ventre; Nandī accomplit le japa du mantra de Rudra en koṭis croissantes, recevant à maintes reprises le darśana de Śiva et ses dons. Śiva lui interdit de poursuivre le japa, installe Nandīśvara par abhiṣeka, lui accorde la connaissance et une proximité durable jusqu’à la dissolution, et organise son mariage. Le chapitre s’achève en affirmant la puissance salvatrice de Jāpyeśvara : mourir en ce lieu élève l’âme au monde de Rudra, annonçant les enseignements tīrthiques suivants dans la même visée de délivrance.

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Shlokas

Verse 1

इति श्रीकूर्मपुराणे षट्साहस्त्र्यां संहितायामुपरिविभागे चत्वारिंशो ऽध्यायः सूत उवाच इदं त्रैलोक्यविख्यातं तीर्थं नैमिशमुत्तमम् / महादेवप्रियकरं महापातकनाशनम्

Ainsi, dans le Śrī Kūrma Purāṇa, au sein de la Ṣaṭsāhasrī Saṃhitā, dans la section ultérieure, commence le quarante et unième chapitre. Sūta dit : «Ce tīrtha suprême, Naimiṣa, est renommé dans les trois mondes ; il est cher à Mahādeva et détruit même les mahāpātaka, les fautes les plus graves.»

Verse 2

महादेवं दिदृक्षूणामृषीणणां परमेष्ठिनाम् / ब्रहामणा निर्मितं स्थानं तपस्तप्तुं द्विजोत्तमाः

Pour les ṛṣis les plus élevés, désireux de contempler Mahādeva, les Brāhmaṇa les plus éminents, deux-fois-nés, façonnèrent un lieu sacré où accomplir les austérités (tapas).

Verse 3

मरीचयो ऽत्रयो विप्रा वसिष्ठाः क्रतवस्तथा / भृगवो ऽङ्गिरसः पूर्वा ब्रह्माणं कमलोद्भवम्

Les sages vénérables—Marīci, Atri, Vasiṣṭha et Kratu, ainsi que les antiques Bhṛgu et Aṅgirasa—apparurent tous dès l’origine, en lien avec Brahmā, le Né du Lotus.

Verse 4

समेत्य सर्ववरदं चतुर्मूर्ति चतुर्मुखम् / पृच्छन्ति प्रणिपत्यैनं विश्वकर्माणमच्युतम्

Rassemblés, ils s’approchèrent de Viśvakarmā—dispensateur de tout bienfait—à quatre formes et quatre visages. S’inclinant devant lui, l’infaillible, ils interrogèrent avec révérence l’architecte divin.

Verse 5

षट्कुलीया ऊचुः भगवन् देवमीशानं भर्गमेकं कपर्दिनम् / केनोपायेन पश्यामो ब्रूहि देवनमस्कृतम्

Les sages Ṣaṭkulīya dirent : «Ô Bhagavān, dis-nous : par quel moyen pourrons-nous contempler le divin Īśāna, l’unique Bharga resplendissant, Kapardin, le Seigneur aux cheveux nattés, vénéré même par les dieux ?»

Verse 6

ब्रह्मोवाच सत्रं सहस्रमासध्वं वाङ्मनोदोषवर्जिताः / देशं च वः प्रवक्ष्यामि यस्मिन् देशे चरिष्यथ

Brahmā dit : «Accomplissez un sattra-yajña durant mille mois, exempts de fautes de parole et d’esprit. Et je vous indiquerai aussi la région, la terre où vous devrez demeurer et poursuivre votre observance.»

Verse 7

उक्त्वा मनोमयं चक्रं स सृष्ट्वा तानुवाच ह / क्षिप्तमेतन्मया चक्रमनुव्रजत मा चिरम् / यत्रास्य नेमिः शीर्येत स देशः पुरुषर्षभाः

Après avoir ainsi parlé, il façonna un disque né de l’esprit (manomaya) et leur dit : « J’ai lancé ce cakra — suivez-le sans tarder. Là où son bord (nemi) se brisera ou s’usera, ce lieu sera la terre à rechercher, ô meilleurs des hommes. »

Verse 8

ततो मुमोच तच्चक्रं ते च तत्समनुव्रजन् / तस्य वै व्रजतः क्षिप्रं यत्र नेमिरशीर्यत / नैमिसं तत्स्मृतं नाम्ना पुण्यं सर्वत्र पूजितम्

Alors il relâcha ce cakra, et ils le suivirent. Tandis qu’il avançait avec rapidité, le lieu où son bord (nemi) s’usa fut retenu sous le nom de Naimiṣa — un tirtha auspicious et sacré, honoré partout.

Verse 9

सिद्धचारणसंकीर्णं यक्षगन्धर्वसेवितम् / स्थानं भगवतः शंभोरेतन्नैमिशमुत्तमम्

Peuplé de Siddha et de Cāraṇa, et servi par les Yakṣa et les Gandharva, ce Naimiṣa, suprêmement excellent, est la demeure sacrée du Bienheureux Seigneur Śaṃbhu (Śiva).

Verse 10

अत्र देवाः सगन्धर्वाः सयक्षोरगराक्षसाः / तपस्तप्त्वा पुरा देवा लेभिरे प्रवरान् वरान्

Ici, jadis, les Deva—avec les Gandharva, les Yakṣa, les Nāga et les Rākṣasa—accomplirent des austérités (tapas) ; et par la force de ce tapas, les dieux obtinrent d’éminentes grâces.

Verse 11

इमं देशं समाश्रित्य षट्कुलीयाः समाहिताः / सत्रेणाराध्य देवेशं दृष्टवन्तो महेश्वरम्

S’étant établis en cette contrée, les sages des six lignées, unis dans une profonde concentration, adorèrent le Devesa, Seigneur des dieux, par un satra (session sacrificielle) ; et ainsi ils eurent la vision de Mahādeva (Śiva).

Verse 12

अत्र दानं तपस्तप्तं स्नानं जप्यादिकं च यत् / एकैकं पावयेत् पापं सप्तजन्मकृतं द्विजाः

Ici, ô deux-fois-nés, chaque acte pris isolément—le don sacré, l’austérité justement accomplie, le bain purificateur et les pratiques telles que le japa—purifie le péché amassé au cours de sept naissances.

Verse 13

अत्र पूर्वं स भगवानृषीणां सत्रमासताम् / प्रोवाच वायुर्ब्रह्माण्डं पुराणं ब्रह्मभाषितम्

Ici, jadis, tandis que les sages étaient assis dans une session sacrificielle (sattra), le vénérable Vāyu leur exposa le Brahmāṇḍa Purāṇa, d’abord énoncé par Brahmā.

Verse 14

अत्र देवो महादेवो रुद्राण्या किल विश्वकृत् / रमते ऽध्यापि भगवान् प्रमथैः परिवारितः

Ici, en vérité, le dieu Mahādeva—faiseur du monde—se réjouit encore en la compagnie de Rudrāṇī ; le Seigneur Bienheureux demeure aujourd’hui même, entouré des Pramathas.

Verse 15

अत्र प्राणान् परित्यज्य नियमेन द्विजातयः / ब्रह्मलोकं गमिष्यन्ति यत्र गत्वा न जायते

Ici, les deux-fois-nés, abandonnant le souffle vital selon le niyama (la discipline prescrite), iront à Brahmaloka ; une fois parvenus là, on ne renaît plus.

Verse 16

अन्यच्च तीर्थप्रवरं जाप्येश्वरमितिश्रुतम् / जजाप रुद्रमनिशं यत्र नन्दी महागणः

Et il est encore un autre tirtha éminent, connu par la tradition sous le nom de Jāpyeśvara. Là, Nandī—le grand serviteur de Śiva—récitait sans cesse le japa de Rudra.

Verse 17

प्रीतस्तस्य महादेवो देव्या सह पिनाकधृक् / ददावात्मसमानत्वं मृत्युवञ्चनमेव च

Satisfait de lui, Mahādeva—porteur du Pināka—avec la Déesse lui accorda un état d’égalité avec sa propre nature divine, ainsi que le pouvoir de déjouer la mort.

Verse 18

अभूदृषिः स धर्मात्मा शिलादो नाम धर्मवित् / आराधयन्महादेवं पुत्रार्थं वृषभध्वजम्

Il y eut un sage à l’âme droite, nommé Śilāda, connaisseur du dharma ; il adora Mahādeva, le Seigneur à la bannière du Taureau, désirant un fils.

Verse 19

तस्य वर्षसहस्रान्ते तप्यमानस्य विश्वकृत् / शर्वः सोमो गणवृतो वरदो ऽस्मीत्यभाषत

Quand mille années de ses austérités furent accomplies, tandis qu’il demeurait plongé dans le tapas, Śarva—Soma, le créateur du monde, entouré de ses gaṇas—déclara : « Je suis le dispensateur de grâces. »

Verse 20

स वव्रे वरमीशानं वरेण्यं गिरिजापतिम् / अयोनिजं मृत्युहीनं देहि पुत्रं त्वया समम्

Il demanda pour grâce le Seigneur Īśāna, le plus excellent et le plus digne, époux de Girijā, en priant : « Accorde-moi un fils non né d’un sein, exempt de mort, et égal à Toi. »

Verse 21

तथास्त्वित्याह भगवान् देव्या सह महेश्वरः / पश्यतस्तस्य विप्रर्षेरन्तर्धानं गतो हरः

« Qu’il en soit ainsi », dit le Bienheureux Maheśvara avec la Déesse. Et tandis que le brahmane-sage regardait, Hara disparut à ses yeux.

Verse 22

ततो यियक्षुः स्वां भूमिं शिलादो धर्मवित्तमः / चकर्ष लाङ्गलेनोर्वों भित्त्वादृश्यत शोभनः

Alors Śilāda—le plus éminent des connaisseurs du dharma—désirant consacrer sa propre terre au sacrifice, laboura le sol avec le soc; et, la terre s’étant fendue, un Être divin, splendide, apparut.

Verse 23

संवर्तकानलप्रख्यः कुमारः प्रहसन्निव / रूपलावण्यसंपन्नस्तेजसा भासयन् दिशः

Ce divin Jeune apparut tel le feu cosmique de la dissolution, et pourtant comme s’il souriait doucement; doté d’une beauté et d’un charme parfaits, il illumina les directions de son éclat.

Verse 24

कुमारतुल्यो ऽप्रतिमो मेघगम्भीरया गिरा / शिलादं तात तातेति प्राह नन्दी पुनः पुनः

Nandī—sans égal, semblable à un jeune garçon rayonnant—parla d’une voix profonde comme le tonnerre des nuages, appelant Śilāda encore et encore : «Père, cher père !»

Verse 25

तं दृष्ट्वा नन्दनं जातं शिलादः परिषस्वजे / मुनिभ्यो दर्शयामास ये तदाश्रमवासिनः

Voyant que son fils bien-aimé Nandana était né, Śilāda le serra dans ses bras. Puis il présenta l’enfant aux sages qui demeuraient dans cet āśrama.

Verse 26

जातकर्मादिकाः सर्वाः क्रियास्तस्य चकार ह / उपनीय यथाशास्त्रं वेदमध्यापयत् सुतम्

Il accomplit pour lui tous les rites prescrits, à commencer par le jātakarma. Puis, conformément aux śāstras, il célébra l’upanayana et fit instruire son fils dans le Veda.

Verse 27

अधीतवेदो भगवान् नन्दी मतिमनुत्तमाम् / चक्रे महेश्वरं द्रष्टुं जेष्ये मृत्युमिति प्रभुम्

Le bienheureux Nandī, instruit des Veda, prit une résolution sans pareille : «Je verrai le Seigneur Mahēśvara ; je vaincrai la Mort», fixant son esprit sur le Maître suprême.

Verse 28

स गत्वा सरितं पुण्यामेकाग्रश्रद्धयान्वितः / जजाप रुद्रमनिशं महेशासक्तमानसः

S’étant rendu à une rivière sacrée, animé d’une foi unifiée, il récita sans cesse le mantra de Rudra, l’esprit ardemment absorbé en Maheśa (Śiva).

Verse 29

तस्य कोट्यां तु पूर्णायां शङ्करो भक्तवत्सलः / आगत्य साम्बः सगणो वरदो ऽस्मीत्युवाच ह

Quand ce koṭi fut accompli, Śaṅkara, plein de tendresse pour ses dévots, vint là sous la forme de Sāmba, avec ses gaṇa, et dit : «Je suis le dispensateur de grâces».

Verse 30

स वव्रे पुनरेवाहं जपेयं कोटिमीश्वरम् / तावदायुर्महादेव देहीति वरमीश्वर

Alors je choisis de nouveau cette grâce : «Puissé-je répéter en japa le Nom du Seigneur jusqu’à un koṭi. Ô Mahādeva, accorde-moi la vie pour le temps nécessaire à ce japa», ainsi demandai-je le don, ô Seigneur.

Verse 31

एवमस्त्विति संप्रोच्य देवो ऽप्यन्तरधीयत / जजाप कोटिं भगवान् भूयस्तद्गतमानसः

Disant : «Qu’il en soit ainsi», la Divinité disparut à la vue. Ensuite, le bienheureux répéta de nouveau le mantra jusqu’à un koṭi, l’esprit entièrement absorbé en ce même Seigneur.

Verse 32

द्वितीयायां च कोट्यां वै संपूर्णायां वृषध्वजः / आगत्य वरदो ऽस्मीति प्राह भूतगणैर्वृतः

Lorsque la seconde koṭi fut pleinement accomplie, Vṛṣadhvaja (Śiva, dont l’étendard porte le taureau) survint, entouré des troupes de bhūtas, et déclara : «Je suis venu—demande, car je suis le dispensateur de grâces».

Verse 33

तृतीयां जप्तुमिच्छामि कोटिं भूयो ऽपि शङ्कर / तथास्त्वित्याह विश्वात्मा देवो ऽप्यन्तरधीयत

«Ô Śaṅkara, je souhaite encore accomplir la troisième koṭi—un autre crore de répétitions.» Le Seigneur, Soi de l’univers, répondit : «Qu’il en soit ainsi», puis la Divinité disparut aux regards.

Verse 34

कोटित्रये ऽथ संपूर्णे देवः प्रीतमना भृशम् / आगत्य वरदो ऽस्मीति प्राह भूतगणैर्वृतः

Quand les trois koṭis furent achevées, la Divinité, le cœur grandement réjoui, vint entourée de troupes d’êtres et déclara : «Je suis le dispensateur de grâces».

Verse 35

जपेयं कोटिमन्यां वै भूयो ऽपि तव तेजसा / इत्युक्ते भगवानाह न जप्तव्यं त्वया पुनः

«Par la puissance de ton éclat spirituel, je pourrais encore accomplir une autre koṭi de récitations.» À ces mots, le Seigneur Bienheureux répondit : «Tu ne dois plus refaire le japa».

Verse 36

अमरो जरया त्यक्तो मम पार्श्वगतः सदा / महागणपतिर्देव्याः पुत्रो भव महेश्वरः

«Il est un immortel, rejeté par la vieillesse, qui demeure toujours auprès de moi. Ô Maheśvara, qu’il devienne le grand Gaṇapati, le fils de la Déesse (Devī)».

Verse 37

योगीश्वरो योगनेता गणानामीश्वरेश्वरः / सर्वलोकाधिपः श्रीमान् सर्वज्ञो मद्बलान्वितः

Il est le Seigneur des yogin, le guide du Yoga, le Souverain des troupes (gaṇa), le Suprême parmi les souverains ; le Seigneur béni de tous les mondes—omniscient, et pourvu de la puissance qui, en vérité ultime, est Mienne.

Verse 38

ज्ञानं तन्मामकं दिव्यं हस्तामलकवत् तव / आभूतसंप्लवस्थायी ततो यास्यसि मत्पदम्

Cette connaissance divine qui est Mienne te deviendra aussi claire qu’un fruit posé dans la paume. Demeurant avec toi jusqu’à la dissolution des êtres, elle te conduira ensuite à Mon état (la demeure suprême).

Verse 39

एतदुक्त्वा महादेवो गणानाहूय शङ्करः / अभिषेकेण युक्तेन नन्दीश्वरमयोजयत्

Après avoir ainsi parlé, Mahādeva—Śaṅkara—convoqua les gaṇa et, par le rite approprié de consécration (abhiṣeka), établit Nandīśvara.

Verse 40

उद्वाहयामास च तं स्वयमेव पिनाकधृक् / मरुतां च शुभां कन्यां सुयशेति च विश्रुताम्

Pinākadhṛk (Śiva, porteur de l’arc Pināka) lui-même célébra son mariage, lui donnant pour épouse l’auspicieuse fille des Marut, renommée sous le nom de Suyāśā.

Verse 41

एतज्जप्येश्वरं स्थानं देवदेवस्य शूलिनः / यत्र तत्र मृतो मर्त्यो रुद्रलोके महीयते

Voici le siège sacré de Jāpyeśvara—Śūlin, le Dieu des dieux. Où qu’un mortel meure ici, il est honoré et exalté dans le monde de Rudra.

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Frequently Asked Questions

Brahmā casts a mind-made cakra and instructs the sages to follow it; the place where its rim (nemi) breaks/wears away becomes the chosen land, remembered as Naimiṣa—linking sacred geography to a mythic etymology.

Brahmā prescribes a thousand-month sattra-sacrifice performed with faultless speech and mind; the narrative also emphasizes tapas, japa, and disciplined niyama as direct means to Śiva-darśana.

The chapter states that single acts—dāna (charity), tapas properly undertaken, bathing, and japa—purify sins accumulated across seven births, portraying the tīrtha as exceptionally potent.

Nandī performs sustained Rudra-mantra japa in successive koṭis with one-pointed faith; Śiva appears repeatedly as boon-giver, ultimately halting further japa and granting consecration, knowledge, and enduring proximity until dissolution.

The text concludes that any mortal who dies there is honored and exalted in Rudra’s world (Rudraloka), marking the site as a powerful locus of Shaiva soteriology.