
Narmadā-tīrtha-māhātmya — Bhṛgu-tīrtha to Sāgara-saṅgama (Pilgrimage Circuit, Gifts, Fasting, and Imperishable Merit)
Poursuivant l’enseignement de la géographie sacrée à Yudhiṣṭhira, Markaṇḍeya décrit une pérégrination ordonnée le long de la Narmadā (tīrtha-caryā), commençant à Bhṛgu-tīrtha, où la présence particulière de Rudra est liée à l’antique tapas de Bhṛgu, et où l’austérité est proclamée mérite « impérissable », supérieur aux dons et sacrifices ordinaires. Le chapitre enchaîne ensuite les sites : Gautameśvara (siddhi par le culte de Śiva), Dhauta/Dhautapāpa (purification dans la Narmadā, jusqu’à l’effacement de la brahmahatyā), Haṃsatīrtha, Varāha-tīrtha (Janārdana en tant que siddha), Candratīrtha et Kanyā-tīrtha (observances aux temps prescrits), Devatīrtha, Śikhitīrtha (dāna au fruit millionnaire), Paitāmaha (śrāddha impérissable), Sāvitrī et Mānasa (Brahmaloka/Rudraloka), Svargabindu et Apsareśa (jouissances célestes), et Bhārabhūti (mourir là confère un rang de Gaṇapati). L’itinéraire culmine à la confluence Eraṇḍī–Narmadā et au confluent Narmadā–océan, où Janārdana est vénéré comme Jamadagni ; le bain y donne le triple fruit de l’Aśvamedha, puis l’on poursuit vers Piṅgaleśvara/Vimalēśvara et Ālikā (jeûne nocturne libérant de la brahmahatyā). La conclusion proclame la sainteté sans égale de la Narmadā—Śiva lui-même la sert ; le simple souvenir accorde un immense mérite de vrata—tout en avertissant que l’incrédulité sans foi mène en enfer. Une liste de tīrthas « inépuisable » est ainsi condensée en points majeurs, annonçant des développements ultérieurs.
Verse 1
इति श्रीकूर्मपुराणे षट्साहस्त्र्यां संहितायामुपरिविभागे एकोनचत्वारिशो ऽध्यायः मार्कण्डेय उवाच ततो गच्छेत राजेन्द्र भृगुतीर्थ मनुत्तमम् / तत्र देवो भृगुः पुर्वं रुद्रमाराधयत् पुरा
Ainsi, dans le Śrī Kūrma Purāṇa—au sein du recueil de six mille vers, dans la section ultérieure—commence le quarantième chapitre. Markaṇḍeya dit : «Ensuite, ô meilleur des rois, il faut se rendre à Bhṛgu-tīrtha, le plus excellent des gués sacrés ; car là, jadis, le sage divin Bhṛgu adora Rudra (Śiva).»
Verse 2
दर्शनात् तस्य देवस्य सद्यः पापात् प्रमुच्यते / एतत् क्षेत्रं सुविपुलं सर्वपापप्रणाशनम्
Par la seule vision (darśana) de ce Deva, on est aussitôt délivré du péché. Ce kṣetra sacré est d’une ampleur immense et anéantit tous les péchés.
Verse 3
तत्र स्नात्वा दिवं यान्ति ये मृतास्ते ऽपुनर्भवाः / उपानहोस्तथा युग्मं देयमन्नं सकाञ्चनम् / भोजनं च यथाशक्ति तदस्याक्षयमुच्यते
S’étant baignés là, ceux qui meurent atteignent le ciel et sont affranchis de la renaissance. Qu’on donne une paire de sandales, ainsi que de la nourriture avec de l’or; et qu’on offre un repas selon ses moyens—on dit que cela procure pour lui un mérite inépuisable.
Verse 4
क्षरन्ति सर्वदानानि यज्ञदानं तपः क्रिया / अक्षयं तत् तपस्तप्तं भृगुतीर्थे युधिष्ठिर
Tous les dons s’épuisent; de même les sacrifices, les offrandes rituelles, les austérités et les actes religieux. Mais l’austérité accomplie à Bhṛgu-tīrtha porte un fruit impérissable, ô Yudhiṣṭhira.
Verse 5
तस्यैव तपसोग्रेण तुष्टेन त्रिपुरारिणा / सान्निध्यं तत्र कथितं भृगुतीर्थे युधिष्ठिर
Satisfait par l’intensité de cette austérité même, Tripurāri (Śiva, le destructeur de Tripura) est dit y demeurer en présence toute particulière—à Bhṛgu-tīrtha, ô Yudhiṣṭhira.
Verse 6
ततो गच्छेत राजेन्द्र गौतमेश्वरमुत्तमम् / यत्राराध्य त्रिशूलाङ्कं गौतमः सिद्धिमाप्नुयात्
Ensuite, ô roi des rois, qu’on se rende au sanctuaire suprême de Gautameśvara; là, le sage Gautama, ayant adoré le Seigneur marqué du trident, obtint la siddhi, l’accomplissement spirituel.
Verse 7
तत्र स्नात्वा नरो राजन् उपवासपरायणः / काञ्चनेन विमानेन ब्रह्मलोके महीयते
Ô Roi, l’homme qui s’y baigne et demeure voué au jeûne est honoré en Brahmaloka, s’élevant dans un vimāna d’or, char céleste éclatant.
Verse 8
वृषोत्सर्गं ततो गच्छेच्छाश्वतं पदमाप्नुयात् / न जानन्ति नरा मूढा विष्णोर्मायाविमोहिताः
Ensuite, après avoir accompli le vṛṣotsarga—l’offrande consistant à relâcher un taureau—on avance et l’on atteint la demeure éternelle. Mais les hommes insensés, égarés par la Māyā de Viṣṇu, ne le comprennent pas.
Verse 9
धौतपापं ततो गच्छेद् धौतं यत्र वृषेण तु / नर्मदायां स्थितं राजन् सर्वपातकनाशनम् / तत्र तीर्थे नरः स्नात्वा ब्रह्महत्यां व्यपोहति
Ensuite, il faut se rendre à Dhauta, appelé aussi « Dhautapāpa », là où le Taureau (Vṛṣa) le purifia. Situé sur la Narmadā, ô Roi, il détruit tous les péchés. En se baignant à ce tīrtha, l’homme efface même la faute de brahmahatyā, le meurtre d’un brāhmaṇa.
Verse 10
तत्र तीर्थे तु राजेन्द्र प्राणत्यागं करोति यः / चतुर्भुजस्त्रिनेत्रश्च हरतुल्यबलो भवेत्
Ô roi des rois, quiconque abandonne sa vie en ce tīrtha devient pourvu de quatre bras et de trois yeux, et reçoit une force égale à celle de Hara (Śiva).
Verse 11
वसेत् कल्पायुतं साग्रं शिवतुल्यपराक्रमः / कालेन महता जातः पृथिव्यामेकराड् भवेत्
Doué d’une vaillance égale à celle de Śiva, il demeurera un peu plus de dix mille kalpas. Puis, après un temps immensément long, renaissant sur la terre, il deviendra l’unique souverain, roi sans égal.
Verse 12
ततो गच्छेत राजेन्द्र हंसतीर्थ मनुत्तमम् / तत्र स्नात्वा नरो राजन् ब्रह्मलोके महीयते
Ensuite, ô meilleur des rois, qu’on se rende au gué sacré suprêmement excellent nommé Haṃsatīrtha. S’y étant baigné, ô Roi, l’homme est honoré et élevé dans le monde de Brahmā (Brahmaloka).
Verse 13
ततो गच्छेत राजेन्द्र सिद्धो यत्र जनार्दनः / वराहतीर्थ माख्यातं विष्णुलोकगतिप्रदम्
Ensuite, ô meilleur des rois, qu’on aille au lieu où Janārdana demeure en tant que Siddha accompli. Il est renommé Varāha‑tīrtha, le gué sacré qui accorde l’accès au séjour de Viṣṇu (Viṣṇuloka).
Verse 14
ततो गच्छेत राजेन्द्र चन्द्रतीर्थमनुत्तमम् / पौर्णमास्यां विशेषेण स्नानं तत्र समाचरेत् / स्नातमात्रो नरस्तत्र चन्द्रलोके महीयते
Ensuite, ô meilleur des rois, qu’on se rende au Candratīrtha sans égal. Surtout au jour de pleine lune, qu’on y accomplisse le bain sacré selon le rite. Par le seul fait de s’y baigner, l’homme est honoré dans le monde de la Lune (Candraloka).
Verse 15
ततो गच्छेत राजेन्द्र कन्यातीर्थमनुत्तमम् / शुक्लपक्षे तृतीयायां स्नानं तत्र समाचरेत् / स्नातमात्रो नरस्तत्र पृथिव्यामेकराड् भवेत्
Ensuite, ô meilleur des rois, qu’on se rende au Kanyā‑tīrtha sans égal. Au troisième jour lunaire (tṛtīyā) de la quinzaine claire, qu’on y accomplisse le bain rituel selon la règle. Par le seul bain en ce lieu, l’homme devient souverain unique sur la terre.
Verse 16
देवतीर्थ ततो गच्छेत् सर्वदेवनमकृतम् / तत्र स्नात्वा च राजेन्द्र दैवतैः सह मोदते
Ensuite, qu’on se rende à Devatīrtha, le gué sacré révéré par tous les dieux. S’y étant baigné, ô meilleur des rois, l’homme se réjouit en la compagnie des divinités.
Verse 17
ततो गच्छेत राजेन्द्र शिखितीर्थमनुत्तमम् / यत् तत्र दीयते दानं सर्वं कोटिगुणं भवेत्
Alors, ô meilleur des rois, qu’on se rende au Śikhitīrtha sans égal. Tout don (dāna) offert en ce lieu—quel qu’il soit—devient millionuple en mérite.
Verse 18
ततो गच्छेत राजेन्द्र तीर्थं पैतामहं शुभम् / यत्तत्र क्रियते श्राद्धं सर्वं तदक्षयं भवेत्
Ensuite, ô roi des rois, qu’on aille au gué sacré et propice de Paitāmaha ; tout rite aux ancêtres (śrāddha) accompli en ce lieu voit son mérite devenir impérissable.
Verse 19
सावित्रीतीर्थमासाद्य यस्तु प्राणान् परित्यजेत् / विधूय सर्वपापानि ब्रह्मलोके महीयते
Quiconque atteint le gué sacré de Sāvitrī et y abandonne les souffles de vie, après avoir secoué tous les péchés, est honoré dans le monde de Brahmā (Brahmaloka).
Verse 20
मनोहरं तु तत्रैव तीर्थं परमशोभनम् / तत्र स्नात्वा नरो राजन् दैवतैः सह मोदते
Là même se trouve un gué sacré ravissant, d’une splendeur suprême. Ô Roi, celui qui s’y baigne se réjouit en compagnie des dieux.
Verse 21
ततो गच्छेत राजेन्द्र मानसं तीर्थमुत्तमम् / स्नात्वा तत्र नरो राजन् रुद्रलोके महीयते
Ensuite, ô meilleur des rois, qu’on aille au gué sacré suprême nommé Mānasa. Ô Roi, après s’y être baigné, l’homme est honoré et exalté dans le monde de Rudra (le royaume de Śiva).
Verse 22
स्वर्गबिन्दुं ततो गच्छेत्तीर्थं देवनमस्कृतम् / तत्र स्नात्वा नरो राजन् दुर्गतिं नैव गच्छति
Ensuite, qu’il se rende à Svargabindu, tīrtha sacré vénéré même par les dieux. Ô Roi, l’homme qui s’y baigne ne va point vers une destinée mauvaise.
Verse 23
अप्सरेशं ततो गच्छेत् स्नानं तत्र समाचरेत् / क्रीडते नाकलोकस्थो ह्यप्सरोभिः स मोदते
Ensuite, qu’il aille à Apsareśa et y accomplisse comme il se doit le bain sacré. Établi dans le monde céleste, il se divertit avec les Apsarās et se réjouit parmi elles.
Verse 24
ततो गच्छेत राजेन्द्र भारभूतिमनुत्तमम् / उपोषितोर्ऽचयेदीशं रुद्रलोके महीयते / अस्मिंस्तीर्थे मृतो राजन् गाणपत्यमवाप्नुयात्
Ensuite, ô souverain des rois, qu’il se rende au tīrtha sans égal nommé Bhārabhūti. Après avoir jeûné, qu’il adore Īśa, le Seigneur Śiva ; il est honoré dans le monde de Rudra. Et, ô Roi, celui qui meurt en ce gué sacré obtient l’état de Gaṇapati, c’est-à-dire la seigneurie parmi les gaṇas de Śiva.
Verse 25
कार्तिके मासि देवेशमर्चयेत् पार्वतीपतिम् / अश्वमेधाद् दशगुणं प्रवदन्ति मनीषिणः
Au mois de Kārtika, qu’on adore le Seigneur des dieux — Śiva, l’époux de Pārvatī. Les sages déclarent que le mérite (d’un tel culte) est dix fois supérieur à celui du sacrifice Aśvamedha.
Verse 26
वृषभं यः प्रयच्छेत तत्र कुन्देन्दुसप्रभम् / वृषयुक्तेन यानेन रुद्रलोकं स गच्छति
Quiconque offre un taureau —resplendissant comme le jasmin et la lune— se rend au monde de Rudra, porté sur un char attelé de taureaux.
Verse 27
एतत् तीर्थं समासाद्य यस्तु प्राणान् परित्यजेत् / सर्वपापविशुद्धात्मा रुद्रलोकं स गच्छति
Celui qui parvient à ce tīrtha sacré et y abandonne son souffle vital, devient purifié de tous les péchés et gagne le monde de Rudra.
Verse 28
जलप्रवेशं यः कुर्यात् तस्मिंस्तीर्थे नराधिप / हंसयुक्तेन यानेन स्वर्गलोकं स गच्छति
Ô roi, quiconque entre dans les eaux de ce tīrtha gagne le monde du ciel, porté par un char céleste attelé de cygnes.
Verse 29
एरण्ड्या नर्मदायास्तु संगमं लोकविश्रुतम् / तत्र तीर्थं महापुण्यं सर्वपापप्रणाशनम्
La confluence de l’Eraṇḍī et de la Narmadā est renommée dans le monde entier. Là se trouve un tīrtha au mérite suprême, qui anéantit tous les péchés.
Verse 30
उपवासपरो भूत्वा नित्यं व्रतपरायणः / तत्र स्नात्वा तु राजेन्द्र मुच्यते ब्रह्महत्यया
Dévoué au jeûne et toujours constant dans l’observance des vœux, ô meilleur des rois : en s’y baignant, on est délivré du péché de brahma-hatyā, le meurtre d’un brahmane.
Verse 31
ततो गच्छेत राजेन्द्र नर्मदोदधिसंगमम् / जमदग्निरिति ख्यातः सिद्धो यत्र जनार्दनः
Ensuite, ô roi des hommes, qu’on se rende à la confluence où la Narmadā rejoint l’océan. Là, Janārdana demeure sous une forme de siddha, renommée sous le nom de Jamadagni.
Verse 32
तत्र स्नात्वा नरो राजन् नर्मदोदधिसंगमे / त्रिगुणं चाश्वमेधस्य फलं प्राप्नोति मानवः
Ô roi, l’homme qui se baigne en ce lieu, à la confluence de la Narmadā et de l’océan, obtient un mérite trois fois supérieur au fruit du sacrifice Aśvamedha.
Verse 33
ततो गच्छेत राजेन्द्र पिङ्गलेश्वरमुत्तमम् / तत्र स्नात्वा नरो राजन् रुद्रलोके महीयते
Ensuite, ô meilleur des rois, il faut se rendre au sanctuaire suprême de Piṅgaleśvara. Celui qui s’y baigne, ô roi, est honoré et élevé dans le monde de Rudra.
Verse 34
तत्रोपवासं यः कृत्वा पश्येत विमलेश्वरम् / सप्तजन्मकृतं पापं हित्वा याति शिवालयम्
Quiconque y observe le jeûne et contemple Vimalēśvara, rejette les fautes amassées en sept naissances et gagne la demeure de Śiva.
Verse 35
ततो गच्छेत राजेन्द्र आलिकातीर्थमुत्तमम् / उपोष्य रजनीमेकां नियतो नियताशनः / अस्य तीर्थस्य माहात्म्यान्मुच्यते ब्रह्महत्यया
Ensuite, ô meilleur des rois, qu’on se rende au tīrtha excellent nommé Ālikā. Après avoir jeûné une seule nuit, avec discipline et retenue dans la nourriture, on est délivré du péché de brahma-hatyā par la grandeur de ce lieu saint.
Verse 36
एतानि तव संक्षेपात् प्राधान्यात् कथितानि तु / न शक्या विस्तराद् वक्तुं संख्या तीर्थेषुपाण्डव
Tout cela t’a été dit brièvement, seulement selon les points essentiels. Ô Pāṇḍava, il n’est pas possible d’énoncer en détail l’énumération complète des tīrthas sacrés.
Verse 37
एषा पवित्रा विमला नदी त्रैलोक्यविश्रुता / नर्मदा सरितां श्रेष्ठा महादेवस्य वल्लभा
Ce fleuve est sacré et sans tache, renommé dans les trois mondes. C’est Narmadā, la plus éminente des rivières, tendrement aimée de Mahādeva (Śiva).
Verse 38
मनसा संस्मरेद्यस्तु नर्मदां वै युधिष्ठिर / चान्द्रायणशतं साग्रं लभते नात्र संशयः
Ô Yudhiṣṭhira, quiconque se souvient de Narmadā ne serait-ce qu’en son esprit obtient le mérite de plus de cent observances du Cāndrāyaṇa ; il n’y a là aucun doute.
Verse 39
अश्रद्दधानाः पुरुषा नास्तिक्यं घोरमाश्रिताः / पतन्ति नरके घोरे इत्याह परमेश्वरः
Les hommes dépourvus de foi, réfugiés dans l’incrédulité terrible, tombent dans un enfer effroyable — ainsi le proclame le Seigneur Suprême (Parameśvara).
Verse 40
नर्मदां सेवते नित्यं स्वयं देवो महेश्वरः / तेन पुण्या नदी ज्ञेया ब्रह्महत्यापहारिणी
Mahādeva (Śiva) Lui-même sert sans cesse la Narmadā ; qu’on sache donc qu’elle est un fleuve souverainement saint, qui efface même le péché de brahmahatyā (meurtre d’un brahmane).
The chapter presents a pilgrimage chain including Bhṛgu-tīrtha, Gautameśvara, Dhauta/Dhautapāpa, Haṃsatīrtha, Varāha-tīrtha, Candratīrtha, Kanyā-tīrtha, Devatīrtha, Śikhitīrtha, Paitāmaha, Sāvitrī, Mānasa, Svargabindu, Apsareśa, Bhārabhūti, the Eraṇḍī–Narmadā confluence, the Narmadā–ocean confluence (Janārdana as Jamadagni), Piṅgaleśvara/Vimalēśvara, and Ālikā.
It emphasizes snāna (ritual bathing), upavāsa (fasting), dāna (sandals, food, gold), vṛṣotsarga (bull release-gift), and śrāddha—often tied to specific lunar timings—framing them as means to sin-removal and higher lokas.
Rudra/Śiva is described as specially present due to tapas and as one who continually serves the Narmadā, while Viṣṇu appears as Janārdana in siddha-forms (Varāha-tīrtha; Jamadagni at the ocean confluence), integrating both devotional streams within one pilgrimage theology.
The text contrasts perishable outcomes of gifts and sacrifices with tapas performed at Bhṛgu-tīrtha, declaring its result akṣaya (inexhaustible), thereby privileging austerity and concentrated devotion as superior vehicles of lasting merit.
Narmadā is called stainless and foremost among rivers, beloved of Mahādeva; mere mental recollection yields vast vrata-merit, and her sanctity is underscored by the statement that Śiva Himself serves her—hence she removes even brahmahatyā.