Adhyaya 26
Ekadasha SkandhaAdhyaya 2635 Verses

Adhyaya 26

Purūravā’s Song of Renunciation and the Glory of Sādhu-saṅga

Poursuivant les instructions de Kṛṣṇa à Uddhava sur le détachement des désirs matériels, ce chapitre met en garde contre la fréquentation de ceux qui ne cherchent que la jouissance des sens et illustre la psychologie de l’asservissement à travers l’histoire de l’empereur Purūravā (Aila) et d’Urvaśī. Kṛṣṇa introduit le chant de lamentation de Purūravā : le roi se souvient comment la luxure a éclipsé la conscience du temps, la dignité, le savoir et la souveraineté, et comment les plaisirs répétés ne rassasient jamais le désir, comme le ghee qui attise le feu. Il se tourne ensuite vers le discernement : la possession du corps est indéterminée, et sa beauté n’est qu’un voile trompeur couvrant l’impureté, rendant l’attrait du corps déraisonnable. Le chapitre s’achève en passant de la négation au remède positif : rejeter la mauvaise compagnie et embrasser le sādhu-saṅga, car la parole des saints tranche l’attachement. Kṛṣṇa loue les dévots comme la « barque » qui sauve dans le saṁsāra, comme la vraie famille et le refuge digne d’adoration ; Purūravā trouve la paix en réalisant le Seigneur au-dedans. Cela prépare l’élan vers une insistance plus profonde sur la bhakti nourrie par sādhu-sevā et nāma-kīrtana.

Shlokas

Verse 1

श्रीभगवानुवाच मल्ल‍क्षणमिमं कायं लब्ध्वा मद्धर्म आस्थित: । आनन्दं परमात्मानमात्मस्थं समुपैति माम् ॥ १ ॥

Le Seigneur Suprême dit : Ayant obtenu ce corps humain, qui offre l’occasion de Me réaliser, et demeurant dans Mon dharma, la bhakti, on M’atteint — réservoir de toute félicité et Paramatma résidant dans le cœur de tous.

Verse 2

गुणमय्या जीवयोन्या विमुक्तो ज्ञाननिष्ठया । गुणेषु मायामात्रेषु द‍ृश्यमानेष्ववस्तुत: । वर्तमानोऽपि न पुमान् युज्यतेऽवस्तुभिर्गुणै: ॥ २ ॥

Celui qui demeure ferme dans la connaissance transcendante se libère de la vie conditionnée en renonçant à la fausse identification aux produits des gunas. Les voyant comme simple maya, il ne s’y enchevêtre pas, même au milieu d’eux, car ils ne sont pas réellement réels.

Verse 3

सङ्गं न कुर्यादसतां शिश्न‍ोदरतृपां क्व‍‍चित् । तस्यानुगस्तमस्यन्धे पतत्यन्धानुगान्धवत् ॥ ३ ॥

Qu’on ne s’associe jamais aux matérialistes, voués à rassasier leurs organes et leur ventre. En les suivant, on tombe dans l’abîme le plus sombre, tel un aveugle qui suit un autre aveugle.

Verse 4

ऐल: सम्राडिमां गाथामगायत बृहच्छ्रवा: । उर्वशीविरहान् मुह्यन् निर्विण्ण: शोकसंयमे ॥ ४ ॥

Le célèbre empereur Aila (Purūravā) chanta l’hymne suivant. Privé de son épouse Urvaśī, il fut d’abord égaré; puis, maîtrisant ses lamentations, il commença à goûter le détachement.

Verse 5

त्यक्त्वात्मानं व्रजन्तीं तां नग्न उन्मत्तवन्नृप: । विलपन्नन्वगाज्जाये घोरे तिष्ठेति विक्लव: ॥ ५ ॥

Lorsqu’elle le quittait et s’en allait, le roi, bien que nu, courut derrière elle comme un insensé. En pleurant, bouleversé, il cria : « Ô mon épouse, ô femme terrible, arrête-toi ! »

Verse 6

कामानतृप्तोऽनुजुषन् क्षुल्ल‍कान् वर्षयामिनी: । न वेद यान्तीर्नायान्तीरुर्वश्याकृष्टचेतन: ॥ ६ ॥

Bien que, durant de longues années, Purūravā ait goûté aux plaisirs charnels aux heures du soir, il n’en fut jamais rassasié, tant ce plaisir est dérisoire. Son esprit, captivé par Urvaśī, ne remarquait même pas les nuits qui venaient et s’en allaient.

Verse 7

ऐल उवाच अहो मे मोहविस्तार: कामकश्मलचेतस: । देव्या गृहीतकण्ठस्य नायु:खण्डा इमे स्मृता: ॥ ७ ॥

Le roi Aila dit : « Hélas ! Voyez l’étendue de mon égarement. L’esprit souillé par le désir, tandis que cette déesse m’enlaçait et tenait mon cou, je ne me rendais même pas compte de la fuite des parts de ma vie. »

Verse 8

नाहं वेदाभिनिर्मुक्त: सूर्यो वाभ्युदितोऽमुया । मूषितो वर्षपूगानां बताहानि गतान्युत ॥ ८ ॥

Cette femme m’a tant trompé que je n’ai même pas vu le soleil se lever ou se coucher. Hélas, tant d’années, mes jours se sont écoulés en pure vanité !

Verse 9

अहो मे आत्मसम्मोहो येनात्मा योषितां कृत: । क्रीडामृगश्चक्रवर्ती नरदेवशिखामणि: ॥ ९ ॥

Hélas, quel égarement de moi-même ! Moi, souverain universel, joyau de la couronne des rois, me voilà réduit à un animal de jeu entre les mains des femmes.

Verse 10

सपरिच्छदमात्मानं हित्वा तृणमिवेश्वरम् । यान्तीं स्‍त्रियं चान्वगमं नग्न उन्मत्तवद् रुदन् ॥ १० ॥

Bien que j’aie été un seigneur puissant et comblé d’opulence, elle m’a rejeté comme un brin d’herbe. Et pourtant je l’ai suivie, nu, pleurant comme un insensé.

Verse 11

कुतस्तस्यानुभाव: स्यात् तेज ईशत्वमेव वा । योऽन्वगच्छंस्‍त्रियं यान्तीं खरवत् पादताडित: ॥ ११ ॥

Où sont donc mon influence, ma puissance et ma souveraineté ? J’ai couru après la femme qui m’avait déjà quitté, tel un âne frappé au visage par sa femelle.

Verse 12

किं विद्यया किं तपसा किं त्यागेन श्रुतेन वा । किं विविक्तेन मौनेन स्‍त्रीभिर्यस्य मनो हृतम् ॥ १२ ॥

À quoi sert une grande érudition, l’austérité et le renoncement, ou l’écoute des Écritures ? À quoi servent solitude et silence, si, malgré tout, l’esprit est dérobé par une femme ?

Verse 13

स्वार्थस्याकोविदं धिङ् मां मूर्खं पण्डितमानिनम् । योऽहमीश्वरतां प्राप्य स्‍त्रीभिर्गोखरवज्जित: ॥ १३ ॥

Malheur à moi ! Insensé, je ne savais pas mon propre bien et je me croyais savant. Bien que j’aie obtenu un rang de seigneur, je me suis laissé vaincre par des femmes comme un bœuf ou un âne.

Verse 14

सेवतो वर्षपूगान् मे उर्वश्या अधरासवम् । न तृप्यत्यात्मभू: कामो वह्निराहुतिभिर्यथा ॥ १४ ॥

Même après avoir goûté durant des années le prétendu nectar des lèvres d’Urvaśī, le désir renaissait sans cesse en mon cœur et ne se rassasiait jamais, tel un feu qu’on n’éteint pas par des offrandes de ghee.

Verse 15

पुंश्चल्यापहृतं चित्तं को न्वन्यो मोचितुं प्रभु: । आत्मारामेश्वरमृते भगवन्तमधोक्षजम् ॥ १५ ॥

Qui donc, sinon le Bhagavān Adhokṣaja—au-delà de la perception matérielle et Seigneur des sages comblés en l’Âtman—pourrait délivrer ma conscience, dérobée par une prostituée ?

Verse 16

बोधितस्यापि देव्या मे सूक्तवाक्येन दुर्मते: । मनोगतो महामोहो नापयात्यजितात्मन: ॥ १६ ॥

Bien que la déesse Urvaśī m’ait averti par des paroles sages et bien tournées, ma raison émoussée et mes sens indomptés firent que la grande illusion de mon esprit ne s’en alla pas.

Verse 17

किमेतया नोऽपकृतं रज्ज्वा वा सर्पचेतस: । द्रष्टु: स्वरूपाविदुषो योऽहं यदजितेन्द्रिय: ॥ १७ ॥

Comment l’accuser de mon malheur ? J’ignore ma véritable nature spirituelle et je n’ai pas maîtrisé mes sens ; je suis comme celui qui, l’esprit hanté par le serpent, prend une corde inoffensive pour un serpent.

Verse 18

क्व‍ायं मलीमस: कायो दौर्गन्ध्याद्यात्मकोऽशुचि: । क्व‍ गुणा: सौमनस्याद्या ह्यध्यासोऽविद्यया कृत: ॥ १८ ॥

Qu’est donc ce corps souillé, malodorant et impur ? Le parfum et la beauté du corps d’une femme qui m’attiraient ne sont pas de véritables qualités : ce n’est qu’un voile illusoire, produit par la māyā issue de l’ignorance.

Verse 19

पित्रो: किं स्वं नु भार्याया: स्वामिनोऽग्ने: श्वगृध्रयो: । किमात्मन: किं सुहृदामिति यो नावसीयते ॥ १९ ॥ तस्मिन् कलेवरेऽमेध्ये तुच्छनिष्ठे विषज्जते । अहो सुभद्रं सुनसं सुस्मितं च मुखं स्‍त्रिय: ॥ २० ॥

À qui appartient vraiment ce corps : aux parents, à l’épouse, au maître, au feu du bûcher, ou aux chiens et vautours qui le dévoreront ? Est-il à l’ātman intérieur, ou aux amis ? Sans pouvoir trancher, l’homme s’y attache pourtant.

Verse 20

पित्रो: किं स्वं नु भार्याया: स्वामिनोऽग्ने: श्वगृध्रयो: । किमात्मन: किं सुहृदामिति यो नावसीयते ॥ १९ ॥ तस्मिन् कलेवरेऽमेध्ये तुच्छनिष्ठे विषज्जते । अहो सुभद्रं सुनसं सुस्मितं च मुखं स्‍त्रिय: ॥ २० ॥

À ce corps impur, voué à une fin dérisoire, l’homme s’attache. Et, fixant le visage d’une femme, il s’écrie : «Ah, quelle beauté ! Quel nez charmant, quel sourire si doux !»

Verse 21

त्वङ्‍मांसरुधिरस्‍नायुमेदोमज्जास्थिसंहतौ । विण्मूत्रपूये रमतां कृमीणां कियदन्तरम् ॥ २१ ॥

Quelle différence y a-t-il entre de simples vers et ceux qui cherchent la jouissance dans ce corps fait de peau, chair, sang, nerfs, graisse, moelle et os, rempli d’excréments, d’urine et de pus ?

Verse 22

अथापि नोपसज्जेत स्‍त्रीषु स्‍त्रैणेषु चार्थवित् । विषयेन्द्रियसंयोगान्मन: क्षुभ्यति नान्यथा ॥ २२ ॥

Pourtant, même celui qui connaît la vraie nature du corps ne doit pas fréquenter les femmes ni les hommes attachés aux femmes ; car le contact des sens avec leurs objets trouble inévitablement le mental.

Verse 23

अद‍ृष्टादश्रुताद् भावान्न भाव उपजायते । असम्प्रयुञ्जत: प्राणान् शाम्यति स्तिमितं मन: ॥ २३ ॥

Ce qui n’a été ni vu ni entendu ne trouble pas le mental. Celui qui restreint les sens matériels voit ses activités mondaines s’arrêter d’elles-mêmes, et l’esprit s’apaise.

Verse 24

तस्मात् सङ्गो न कर्तव्य: स्‍त्रीषु स्‍त्रैणेषु चेन्द्रियै: । विदुषां चाप्यविस्रब्ध: षड्‍वर्ग: किमु माद‍ृशाम् ॥ २४ ॥

C’est pourquoi il ne faut jamais laisser les sens s’associer librement aux femmes ni aux hommes attachés aux femmes. Même les érudits ne se fient pas aux six ennemis du mental; que dire alors d’un insensé comme moi.

Verse 25

श्रीभगवानुवाच एवं प्रगायन् नृपदेवदेव: स उर्वशीलोकमथो विहाय । आत्मानमात्मन्यवगम्य मां वै उपारमज्ज्ञानविधूतमोह: ॥ २५ ॥

Le Seigneur Suprême dit : Ayant ainsi chanté ce cantique, Mahārāja Purūravā, éminent parmi les dieux et les hommes, renonça à la position acquise sur la planète d’Urvaśī. Son illusion dissipée par la connaissance transcendante, il Me reconnut comme le Paramātmā dans son cœur et atteignit enfin la paix.

Verse 26

ततो दु:सङ्गमुत्सृज्य सत्सु सज्जेत बुद्धिमान् । सन्त एवास्य छिन्दन्ति मनोव्यासङ्गमुक्तिभि: ॥ २६ ॥

Ainsi, l’homme intelligent doit rejeter la mauvaise compagnie et rechercher l’association des saints dévots. Par leurs paroles porteuses de délivrance, ils tranchent l’attachement excessif du mental.

Verse 27

सन्तोऽनपेक्षा मच्चित्ता: प्रशान्ता: समदर्शिन: । निर्ममा निरहङ्कारा निर्द्वन्द्वा निष्परिग्रहा: ॥ २७ ॥

Mes dévots fixent leur esprit sur Moi et ne dépendent d’aucune chose matérielle. Ils sont toujours paisibles, dotés d’une vision égale, et libres de possessivité, de faux ego, de dualité et d’avidité.

Verse 28

तेषु नित्यं महाभाग महाभागेषु मत्कथा: । सम्भवन्ति हि ता नृणां जुषतां प्रपुनन्त्यघम् ॥ २८ ॥

Ô Uddhava, ô très fortuné, au sein de tels dévots saints, on parle constamment de Moi; et ceux qui prennent part à l’écoute et au chant de Mes gloires sont assurément purifiés de tout péché.

Verse 29

ता ये श‍ृण्वन्ति गायन्ति ह्यनुमोदन्ति चाद‍ृता: । मत्परा: श्रद्दधानाश्च भक्तिं विन्दन्ति ते मयि ॥ २९ ॥

Quiconque écoute, chante et, avec respect, accueille en son cœur ces sujets à Mon propos, devient fidèlement voué à Moi et obtient ainsi la dévotion envers Moi.

Verse 30

भक्तिं लब्धवत: साधो: किमन्यदवशिष्यते । मय्यनन्तगुणे ब्रह्मण्यानन्दानुभवात्मनि ॥ ३० ॥

Ô saint, pour le dévot parfait qui a obtenu la dévotion envers Moi — le Brahman suprême aux qualités infinies, essence de toute expérience d’extase — que reste-t-il encore à accomplir ?

Verse 31

यथोपश्रयमाणस्य भगवन्तं विभावसुम् । शीतं भयं तमोऽप्येति साधून् संसेवतस्तथा ॥ ३१ ॥

De même que le froid, la peur et l’obscurité disparaissent pour celui qui s’approche du feu sacrificiel, de même, en servant les saints dévots du Seigneur, la lourdeur, la crainte et l’ignorance sont détruites.

Verse 32

निमज्ज्योन्मज्जतां घोरे भवाब्धौ परमायणम् । सन्तो ब्रह्मविद: शान्ता नौर्दृढेवाप्सु मज्जताम् ॥ ३२ ॥

Dans l’océan redoutable de l’existence matérielle, pour ceux qui sombrent et refont surface sans cesse, les saints dévots, paisibles et établis dans la connaissance du Brahman, sont l’ultime refuge; ils sont tels une barque solide venant sauver ceux qui se noient.

Verse 33

अन्नं हि प्राणिनां प्राण आर्तानां शरणं त्वहम् । धर्मो वित्तं नृणां प्रेत्य सन्तोऽर्वाग् बिभ्यतोऽरणम् ॥ ३३ ॥

De même que la nourriture est la vie de tous les êtres, de même Je suis l’ultime refuge des affligés. Et de même que le dharma est la richesse de l’homme lorsqu’il quitte ce monde, de même Mes saints dévots sont l’unique asile de ceux qui craignent de tomber dans la misère.

Verse 34

सन्तो दिशन्ति चक्षूंषि बहिरर्क: समुत्थित: । देवता बान्धवा: सन्त: सन्त आत्माहमेव च ॥ ३४ ॥

Mes saints dévots accordent des yeux divins, tandis que le soleil ne donne qu’une vision extérieure, et seulement lorsqu’il s’est levé. Mes dévots sont les véritables divinités dignes d’adoration et la vraie famille; ils sont le Soi même, et, en fin de compte, ils ne sont pas différents de Moi.

Verse 35

वैतसेनस्ततोऽप्येवमुर्वश्या लोकनिष्पृह: । मुक्तसङ्गो महीमेतामात्मारामश्चचार ह ॥ ३५ ॥

Ainsi, ayant perdu jusqu’au désir de demeurer sur la même planète qu’Urvaśī, le roi Purūravā se mit à parcourir la terre, libéré de toute association matérielle et pleinement comblé dans le Soi.

Frequently Asked Questions

The chapter frames asat-saṅga as spiritually lethal because it normalizes sense-centered goals (genitals and belly) and reinforces deha-abhimāna, pulling the mind into guṇa-driven habits. The Bhāgavata’s logic is causal: association shapes desire, desire shapes action, and action deepens bondage. Hence the ‘blind following blind’ image—without tattva-jñāna and sādhu guidance, one’s trajectory is toward deeper ignorance rather than liberation.

Purūravā’s song is a confessional case study: despite royal power and prolonged enjoyment, he remains unsatisfied and becomes humiliated, revealing kāma’s insatiable nature. His reflections convert narrative into sādhana: he diagnoses lust, recognizes bodily beauty as māyā’s covering, and turns toward inner realization of the Paramātmā. The episode demonstrates that even elevated status cannot protect one from sense bondage without restraint and saintly association.

Kṛṣṇa identifies His devotees—peaceful, non-possessive, equal-visioned, fixed in Him—as the rescuing boat. This is not mere metaphor: devotees transmit divine vision through śravaṇa-kīrtana, cut attachments through truthful speech, and embody the Lord’s shelter (āśraya) in lived practice. Serving such devotees destroys fear and ignorance just as fire removes cold and darkness.

The repetition underscores a contemplative dismantling of deha-abhimāna: if the body’s proprietor cannot be decisively established—parents, spouse, employer, fire, animals, friends, or even the indwelling self—then obsessive attachment is irrational. The point is not nihilism but vairāgya grounded in discernment, redirecting identity from body to ātmā and devotion to the indwelling Lord.