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Le chapitre 3.7 transforme les parentés contestées en un registre standardisé de fils juridiquement reconnus, afin d’attribuer rapidement et uniformément l’héritage et les obligations, et de stabiliser les biens imposables. Il définit une taxonomie gouvernable des fils (d’aurasa à datta) à l’usage des tribunaux. Il déplace l’accent de la pureté rituelle vers une certitude successorale administrable. Il empêche la fragmentation des successions et réduit les conflits de clan en standardisant la reconnaissance. Il rattache dettes, devoirs et obligations de service à des héritiers légalement reconnus. Il renforce le Trésor en rendant prévisibles, sous la danda, la détention foncière et les attaches de revenus.
Sutra 5
तेन तुल्यः पुत्रिकापुत्रः ॥ कZ_०३.७.०५ ॥
Le fils né d’une fille désignée (putrikā) est l’égal de lui (c’est-à-dire du fils tenu pour héritier principal dans cet arrangement).
Sutra 6
सगोत्रेणान्यगोत्रेण वा नियुक्तेन क्षेत्रजातः क्षेत्रजः पुत्रः ॥ कZ_०३.७.०६ ॥
Un fils conçu par un homme désigné à cette fin—qu’il soit du même lignage (sagotra) ou d’un autre lignage (anyagotra)—est un fils «kṣetraja».
Sutra 7
जनयितुरसत्यन्यस्मिन्पुत्रे स एव द्विपितृको द्विगोत्रो वा द्वयोरपि स्वधारिक्थभाग्भवति ॥ कZ_०३.७.०७ ॥
Si le géniteur (begetter) n’a pas d’autre fils, ce fils même devient «à deux pères» ou «de deux lignages», et il a droit à la part d’héritage dans les deux (lignées).
Sutra 8
तत्सधर्मा बन्धूनां गृहे गूढजातस्तु गूढजः ॥ कZ_०३.७.०८ ॥
Celui qui a le même statut juridique que (cette catégorie), mais qui naît en secret dans la maison de parents, est appelé fils «gūḍhaja» (né en secret).
Sutra 9
बन्धुनोत्सृष्टोऽपविद्धः संस्कर्तुः पुत्रः ॥ कZ_०३.७.०९ ॥
Un enfant abandonné par ses parents—un «apaviddha»—est réputé fils de celui qui l’accueille et accomplit les rites/l’éducation (saṃskartṛ).
Sutra 10
कन्यागर्भः कानीनः ॥ कZ_०३.७.१० ॥
Un enfant conçu chez une jeune fille non mariée est un fils «kānīna».
Sutra 11
सगर्भोढायाः सहोढः ॥ कZ_०३.७.११ ॥
Un enfant porté dans le ventre d’une femme au moment où elle est prise en mariage est un fils «sahoḍha».
Sutra 12
पुनर्भूतायाः पौनर्भवः ॥ कZ_०३.७.१२ ॥
Le fils d’une femme revenue à l’union (c.-à-d. remariée/retournée à la cohabitation) est un fils «paunarbhava».
Sutra 13
स्वयं जातः पितुर्बन्धूनां च दायादः ॥ कZ_०३.७.१३ ॥
Un fils naturel (né de lui-même) est l’héritier à la fois de son père et des parents du père.
Sutra 14
परजातः संस्कर्तुरेव न बन्धूनाम् ॥ कZ_०३.७.१४ ॥
Un fils né d’un autre (parajāta) n’est héritier que de celui qui l’accepte/l’élève (saṃskartṛ), et non des parents (de l’acceptant).
Sutra 15
तत्सधर्मा मातापितृभ्यामद्भिर्मुक्तो दत्तः ॥ कZ_०३.७.१५ ॥
Un «fils donné» (datta) est celui qui, libéré par sa mère et son père au moyen du rite de l’eau, est donné (en adoption) ; il assume le même statut juridico-religieux que cette famille (adoptive).
Sutra 16
स्वयं बन्धुभिर्वा पुत्रभावोपगत उपगतः ॥ कZ_०३.७.१६ ॥
Celui qui est entré dans le statut de fils—de lui-même ou par l’intermédiaire de (ses) parents—est appelé « fils accepté/affilié » (upagata).
Sutra 17
पुत्रत्वेऽधिकृतः कृतकः ॥ कZ_०३.७.१७ ॥
Le « fils fait/nommé » (kṛtaka) est celui qui est autorisé/nommé à la filiation.
Sutra 18
परिक्रीतः क्रीतः । इति ॥ कZ_०३.७.१८ ॥
Le « fils acheté » est appelé parikrīta/krīta (c’est-à-dire obtenu par achat).
Sutra 19
औरसे तूत्पन्ने सवर्णास्तृतीयांशहराः असवर्णा ग्रासाच्छादनभागिनः ॥ कZ_०३.७.१९ ॥
Lorsqu’un fils légitime (aurasa) naît, les fils de la même varṇa prennent un tiers; les fils d’une varṇa différente ne reçoivent que l’entretien — nourriture et vêtements.
Sutra 20
ब्राह्मणक्षत्रिययोरनन्तरापुत्राः सवर्णाः एकान्तरा असवर्णाः ॥ कZ_०३.७.२० ॥
Pour les brāhmanes et les kṣatriyas : les fils nés d’une union « immédiatement suivante » (anantarā) sont tenus pour de même varṇa ; ceux nés d’une union « à un degré d’écart » (ekāntarā) sont tenus pour de varṇa différente.
Sutra 21
ब्राह्मणस्य वैश्यायामम्बष्ठः शूद्रायां निषादः पारशवो वा ॥ कZ_०३.७.२१ ॥
Pour un Brāhmane : d’une Vaiśyā (épouse/partenaire), le fils est appelé Ambaṣṭha ; d’une Śūdrā, le fils est appelé Niṣāda ou Pāraśava.
Sutra 22
क्षत्रियस्य शूद्रायामुग्रः ॥ कZ_०३.७.२२ ॥
Pour un Kṣatriya : d’une Śūdrā, le fils est appelé Ugra.
Sutra 23
शूद्र एव वैश्यस्य ॥ कZ_०३.७.२३ ॥
Pour un Vaiśya : (d’une Śūdrā) le fils est un Śūdra (c’est-à-dire compté comme Śūdra).
Sutra 24
सवर्णासु चैषामचरितव्रतेभ्यो जाता व्रात्याः ॥ कZ_०३.७.२४ ॥
Même nés d’unions au sein de la même varṇa, ceux qui naissent de personnes n’observant pas les vœux/la discipline prescrits sont des « vrātya » (irréguliers/en dehors de l’ordre normatif).
Sutra 25
इत्यनुलोमाः ॥ कZ_०३.७.२५ ॥
Ainsi sont (les cas d’) anuloma.
Sutra 26
शूद्रादायोगवक्षत्तचण्डालाः ॥ कZ_०३.७.२६ ॥
D’un Śūdra (dans de telles unions mixtes) naissent les groupes appelés Āyogava, Kṣattā et Caṇḍāla.
Sutra 27
वैश्यान्मागधवैदेहकौ ॥ कZ_०३.७.२७ ॥
D’un Vaiśya naissent les groupes appelés Māgadha et Vaidehaka.
Sutra 28
क्षत्रियात्सूतः ॥ कZ_०३.७.२८ ॥
D’un Kṣatriya naît le groupe appelé Sūta.
Sutra 29
पौराणिकस्त्वन्यः सूतो मागधश्च ब्रह्मक्षत्राद्विशेषः ॥ कZ_०३.७.२९ ॥
Mais le « Paurāṇika » est une désignation différente ; et le Sūta et le Māgadha se distinguent lorsqu’ils proviennent d’une combinaison Brāhmaṇa–Kṣatriya (c’est‑à‑dire que leur classification varie selon l’appariement parental précis).
Sutra 30
त एते प्रतिलोमाः स्वधर्मातिक्रमाद् राज्ञः सम्भवन्ति ॥ कZ_०३.७.३० ॥
Ce sont donc des pratiloma (catégories à rebours de l’ordre) ; ils apparaissent lorsque le roi transgresse son propre devoir (c’est‑à‑dire lorsque le gouvernement ne maintient pas l’ordre socio‑juridique prescrit).
Sutra 31
उग्रान्नैषाद्यां कुक्कुटः विपर्यये पुल्कसः ॥ कZ_०३.७.३१ ॥
D’un Ugra avec une femme Naiṣādī naît le groupe appelé Kukkuṭa ; dans l’union inverse naît le groupe appelé Pulkasa.
Sutra 32
वैदेहिकायामम्बष्ठाद्वैणः विपर्यये कुशीलवः ॥ कZ_०३.७.३२ ॥
Avec une femme Vaidehikā, d’un Ambaṣṭha naît le groupe appelé Vaiṇa ; dans l’union inverse naît le groupe appelé Kuśīlava.
Sutra 33
क्षत्तायामुग्राच्छ्वपाकः ॥ कZ_०३.७.३३ ॥
Avec une femme Kṣattā, d’un Ugra naît le groupe appelé Śvapāka.
Sutra 34
इत्येतेऽन्ये चान्तरालाः ॥ कZ_०३.७.३४ ॥
Ainsi, ceux-ci, et d’autres encore, sont des groupes intermédiaires (antarāla).
Sutra 35
कर्मणा वैश्यो रथकारः ॥ कZ_०३.७.३५ ॥
Par profession, le rathakāra (fabricant de chars/charpentier) doit être considéré comme un Vaiśya.
Sutra 36
तेषां स्वयोनौ विवाहः पूर्वापरगामित्वं वृत्तानुवृत्तं च ॥ कZ_०३.७.३६ ॥
Parmi eux, le mariage doit se faire au sein de leur propre groupe ; l’ordre de filiation (succession) doit suivre la pratique antérieure établie ; et la conduite coutumière doit être maintenue.
Sutra 37
शूद्रसधर्माणो वा अन्यत्र चण्डालेभ्यः ॥ कZ_०३.७.३७ ॥
Ou bien ils doivent suivre des règles équivalentes à celles des Śūdra — sauf dans le cas des Caṇḍāla.
Sutra 38
परपरिग्रहे बीजमुत्सृष्टं क्षेत्रिणः इत्याचार्याः ॥ कZ_०३.७.०१ ॥
Aucun texte à traduire.
Sutra 39
माता भस्त्रा यस्य रेतस्तस्यापत्यमित्यपरे ॥ कZ_०३.७.०२ ॥
Aucun texte à traduire.
Sutra 40
विद्यमानमुभयमिति कौटिल्यः ॥ कZ_०३.७.०३ ॥
Aucun texte à traduire.
Sutra 41
स्वयं जातः कृतक्रियायामौरसः ॥ कZ_०३.७.०४ ॥
Aucun texte à traduire.
Predictable inheritance and reduced kin-conflict: estates remain administratively legible, dependents gain clarity of support, and local order is preserved—protecting production, taxation continuity, and social stability.
This extract is classificatory and does not itself specify a danda schedule; enforcement occurs via court decree—loss/denial of inheritance claims, compelled restitution where wrongful possession is proven, and procedural penalties as applied under general vyavahāra rules.
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