Adhyaya 115
Bhuvanakosha & Tirtha-mahatmyaAdhyaya 11574 Verses

Adhyaya 115

अध्याय ११५ — गयायात्राविधिः (Procedure for the Pilgrimage to Gayā)

Le Seigneur Agni prescrit une Gayā-yātrā progressive, centrée sur le śrāddha et le piṇḍa-dāna, comme moyen de salut pour les pitṛs (ancêtres) et de purification du pèlerin. Le pratiquant commence par le śrāddha prescrit, adopte une discipline kārpaṭī à la manière d’un mendiant-ascète, avance avec maîtrise de soi sans accepter de dons, et considère chaque pas comme un mérite favorisant l’élévation des ancêtres. Le chapitre exalte l’efficacité de Gayā au-dessus d’autres prétentions (mourir dans une étable à vaches, résider à Kurukṣetra), affirmant qu’un fils parvenu à Gayā devient le « sauveur » de ses ancêtres. Il décrit ensuite un itinéraire rituel à travers des tīrthas nommés : Uttara-Mānasa et Dakṣiṇa-Mānasa pour le bain et le tarpaṇa ; Kanakhala et la Phalgu (Gayāśiras) comme lieux suprêmes où la prospérité « porte fruit » et où les ancêtres atteignent Brahmaloka ; Dharmāraṇya/Mataṅga-āśrama, Brahma-saras et le Brahma-yūpa pour d’autres rites ; puis des stations culminantes telles que Rudrapāda, Viṣṇupada, Brahmapada et les foyers sacrés (Dakṣiṇāgni/Gārhapatya/Āhavanīya). Le texte intègre des formes de mantras, des formules d’inclusion de la lignée (connus/inconnus, maternels/paternels, rites défaillants) et des promesses de mérite (centaines de générations relevées, dix Aśvamedhas, absence de renaissance). Il se clôt en mettant en avant l’Akṣayavaṭa et le mérite impérissable de nourrir les brāhmaṇas, déclarant le pèlerinage à Gayā très fructueux même s’il n’est pas accompli dans un ordre strict.

Shlokas

Verse 1

आ श्रीराजेन्द्रलालमित्रेण परिशोधितम् कलिकाताराजधान्यां गणेशयन्त्रे मुद्रितञ्च संवत् अथाग्निपुराणस्य द्वितीयखण्डस्यानुक्रमणिका अग्निपुराणं अथ पञ्चदशाधिकशततमो ऽध्यायः गयायात्राविधिः अग्निर् उवाच उद्यतश्चेद्गयां यातुं श्राद्धं कृत्वा विधानतः विधाय कार्पटीवेशं ग्रामस्यापि प्रदक्षिणं

«Révisé par Śrī Rājendralāl Mitra ; imprimé dans la capitale, Calcutta, à l’imprimerie Gaṇeśa ; en l’année …». Puis commence la table des matières de la seconde section de l’Agni Purāṇa. Maintenant, le cent quinzième chapitre : la procédure du pèlerinage à Gayā. Agni dit : «Si l’on est résolu à se rendre à Gayā, qu’on accomplisse d’abord le śrāddha selon la règle ; puis, ayant revêtu l’habit kārpaṭī du mendiant, qu’on fasse aussi la circumambulation du village (pradakṣiṇa).»

Verse 2

कृत्वा प्रतिदिनङ्गच्छेत् संयतश्चाप्रतिग्रही गृहाच्चलितमात्रस्य गयया गमनं प्रति

Après avoir accompli les observances quotidiennes prescrites, qu’on se mette chaque jour en route, maître de soi et sans accepter de dons ; pour celui qui n’a fait que quitter sa demeure, le voyage doit être entrepris en prenant Gayā pour destination visée.

Verse 3

स्वर्गारोहणसोपानं पितॄणान्तु पदे पदे ब्रह्मज्ञानेन किं कार्यं गोगृहे मरणेन किं

Pour les Pitṛs (ancêtres), à chaque pas, ce rite est une échelle pour monter au ciel. À quoi bon, pour cela, un simple savoir de Brahman ? Et que gagne-t-on à mourir dans une étable à vaches ?

Verse 4

किं कुरुक्षेत्रवासेन यदा पुत्रो गयां व्रजेत् गयाप्राप्तं सुतं दृष्ट्वा पितॄणामुत्सवो भवेत्

À quoi sert de demeurer à Kurukṣetra, si le fils se rend à Gayā ? En voyant le fils parvenu à Gayā, les Pitṛs (ancêtres) se réjouissent comme en une fête.

Verse 5

पद्भ्यामपि जलं स्पृष्ट्वा अस्मभ्यं किन्न दास्यति ब्रह्मज्ञानं गयाश्राद्धं गोगृहे मरणं तथा

Ne fût-ce qu’en effleurant l’eau de ses pieds, que ne nous accordera-t-elle pas ? La connaissance de Brahman, le śrāddha à Gayā, et même la mort dans une étable à vaches comme fin de bon augure, de même.

Verse 6

वासः पुंसां कुरुक्षेत्रे मुक्तिरेषा चतुर्विधा काङ्क्षन्ति पितरः पुत्रं नरकाद्भयभीरवः

Pour les hommes, demeurer à Kurukṣetra est un moyen de délivrance (mokṣa) en quatre aspects. Les Pitṛs (ancêtres), redoutant l’enfer, aspirent à un fils qui les délivre.

Verse 7

गयां यास्यति यः पुत्रः स नस्त्राता भविष्यति मुण्डनञ्चोपवासश् च सर्वतीर्थेष्वयं विधिः

Le fils qui se rend à Gayā deviendra notre sauveur (libérateur). Le rasage de la tête et le jeûne : telle est la règle prescrite dans tous les tīrtha, lieux saints de pèlerinage.

Verse 8

न कालादिर्गयातीर्थे दद्यात् पिण्डांश् च नित्यशः पक्षत्रयनिवासी च पुनात्यासप्ततमं कुलं

Au tīrtha de Gayā, on doit offrir régulièrement les piṇḍa, sans attendre un moment particulier ni une occasion favorable. Et l’ancêtre qui y demeure durant trois quinzaines purifie la lignée de l’offrant jusqu’à la soixante-dix-septième génération.

Verse 9

गन्तुमिति ख , ग , घ , छ , ज च यदि इति घ , ग , झ च अष्टकासु च वृद्धौच गयायां मृतवासरे अत्र मातुः पृथक् श्राद्धमन्यत्र पतिना सह

La leçon «(on peut) aller» se trouve dans les recensions kha-, ga-, gha-, cha- et ja- ; la leçon «si» se trouve dans les recensions gha-, ga- et jha-. De plus, aux jours d’Aṣṭakā, lors d’un accroissement/heureux présage familial, à Gayā et au jour anniversaire du décès : dans ce cas, le śrāddha pour la mère doit être accompli séparément ; ailleurs, il doit être accompli avec l’époux (c’est-à-dire avec le père).

Verse 10

पित्रादिनवदैत्यं तथा द्वादशदैवतं प्रथमे दिवसे स्नायात्तीर्थे ह्य् उत्तरमानसे

Le premier jour, on doit se baigner au tīrtha d’Uttara-Mānasa, en apaisant les neuf Daityas à commencer par les Pitṛs, ainsi que les douze divinités.

Verse 11

उत्तरे मानसे पुण्ये आयुरारोग्यवृद्धये सर्वाघौघविधानाय स्नानं कुर्याद् विमुक्तये

Dans le Mānasarovara septentrional et sacré, on doit accomplir le bain rituel pour accroître la longévité et la santé, pour détruire l’ensemble des péchés, et pour la délivrance (mokṣa).

Verse 12

सन्तर्प्य देवपित्रादीन् श्राद्धकृत् पिण्डदो भवेत् दिव्यान्तरीक्षभौमस्थान् देवान् सन्तर्पयाम्यहं

Après avoir contenté par les offrandes les dieux, les pitṛ (ancêtres) et les autres, l’officiant du śrāddha devient donateur de piṇḍa (boules de riz rituelles). «Je rassasie les dieux qui demeurent dans les domaines céleste, intermédiaire (atmosphérique) et terrestre.»

Verse 13

दिव्यान्तरीक्षभौमादि पितृमात्रादि तर्पयेत् पिता पितामहश् चैव तथैव प्रपितामहः

On doit offrir les libations de tarpaṇa aux classes célestes, aériennes et terrestres, et de même aux lignées paternelle et maternelle : le père, le grand‑père et l’arrière‑grand‑père.

Verse 14

माता पितामही चैव तथैव प्रपितामही मातामहः प्रमातामहो वृद्धप्रमातामहः

La mère ; la grand‑mère paternelle ; de même l’arrière‑grand‑mère paternelle ; le grand‑père maternel ; l’arrière‑grand‑père maternel ; et le bisaïeul maternel, l’aïeul plus ancien de la lignée maternelle.

Verse 15

तेभ्योन्येभ्य इमान् पिण्डानुद्धाराय ददाम्यहं ॐ नमः सूर्यदेवाय सोमभौमज्ञरूपिणे

«À ces autres aussi, je donne ces piṇḍa (boules de riz) en vue de leur délivrance (de l’état ancestral). Oṃ — hommage au dieu Soleil, Sūrya-deva, dont la forme est aussi Soma, Bhauma (Mars) et Jña (le Connaissant).»

Verse 16

जीवशुक्रशनैश्चारिराहुकेतुस्वरूपिणे उत्तरे मानसे स्नाता उद्धरेत्सकलं कुलं

Après s’être baigné à Uttara‑Mānasa, celui qui Le vénère comme l’incarnation même de Jupiter (Bṛhaspati), de Vénus (Śukra), de Saturne (Śani), de Mars (Bhauma), de Rāhu et de Ketu, élève et délivre toute sa lignée.

Verse 17

सूर्यं नत्वा व्रजेन्मौनी नरो दक्षिणमानसं अ , छ , ज च वृद्धप्रमातृकामह इति क , ग , छ , ज च तेभ्यस्तेभ्य इति घ , ज च सोमभौमस्वरूपिणे इति घ स्नात्वेति क सूर्यं दृष्ट्वा इति ङ ततो दक्षिणमानसमिति ग , घ , ज , झ च दक्षिणे मानसे स्नानं करोमि पितृतृप्तये

Après s’être prosterné devant le Soleil, l’homme doit se rendre en silence au Mānasatīrtha du Sud. Accomplissant le rite avec la formule «aux anciens, aux bisaïeules et aux grands-pères maternels», puis «à eux, à ceux-là», et aussi «à Celui dont la forme est Soma et Bhauma (la Lune et Mars)», il doit se baigner; ensuite (dire) «ayant vu le Soleil» et «puis (je vais) au Mānasatīrtha du Sud». Ainsi doit-il prendre la résolution : «Dans les Mānasas du Sud, j’accomplis le bain pour la satisfaction des Pitṛ (ancêtres)».

Verse 18

गयायामागतः स्वर्गं यान्तु मे पितरो ऽखिलाः श्राद्धं पिण्डन्ततः कृत्वा सूर्यं नत्वा वदेदिदं

Étant arrivé à Gayā, on doit accomplir le śrāddha et l’offrande des piṇḍa; puis, s’inclinant devant le Soleil, on doit réciter : «Que tous mes ancêtres atteignent le ciel».

Verse 19

ॐ नमो भानवे भर्त्रे भवाय भव मे विभो भुक्तिमुक्तिप्रदः सर्वपितॄणां भवभावितः

Oṃ—hommage à Bhānu (le Soleil), le soutien. Ô Seigneur Bhava, sois-moi favorable, ô Toi qui pénètres tout; dispensateur à la fois de jouissance (prospérité mondaine) et de délivrance, Toi qui nourris et maintiens tous les Pitṛ (ancêtres).

Verse 20

कव्यवालानलः सोमो यमश् चैवार्यमा तथा अग्निष्वात्ता वर्हिषद आज्यपाः पितृदेवताः

Kavyavāhānala, Soma, Yama et de même Aryaman; ainsi que les Agniṣvātta, les Barhiṣad et les Ājyapā : tels sont les dieux qui président aux Pitṛ (esprits ancestraux).

Verse 21

आगच्छन्तु महाभागा युष्माभी रक्षितास्त्विह मदीयाः पितरो ये च मातृमातामहादयः

Que viennent les très fortunés : mes ancêtres, protégés ici par vous, à savoir mes pères, ainsi que mes grands-pères maternels et les autres.

Verse 22

तेषां पिण्डप्रदाताहमागतो ऽस्मि गयामिमां उदीच्यां मुण्डपृष्ठस्य देवर्षिगणपूजितं

«Je suis venu en cette Gayā comme celui qui offre pour eux les piṇḍa—vers le côté nord de Muṇḍapṛṣṭha, lieu sacré révéré et honoré par les assemblées de rishis divins.»

Verse 23

नाम्ना कनखलं तीर्थं त्रिषु लोकेषु विश्रुतं सिद्धानां प्रीतिजननैः पापानाञ्च भयङ्करैः

Il est un tīrtha nommé Kanakhala, renommé dans les trois mondes : il réjouit les Siddha et se montre redoutable pour les péchés (c’est-à-dire qu’il les détruit).

Verse 24

लेलिहानैर् महानागै रक्ष्यते चैव नित्यशः तत्र स्नात्वा दिवं यान्ति क्रीडन्ते भुवि मानवाः

Il est constamment gardé par de grands Nāga, la langue frémissante. S’y être baigné conduit au ciel; et sur la terre, les hommes s’y divertissent avec joie.

Verse 25

फल्गुतीर्थं ततो गच्छेन्महानद्यां स्थितं परं नागाज्जनार्दनात् कूपाद्वटाच्चोत्तरमानसात्

Ensuite, il faut se rendre au Phalgu-tīrtha, gué sacré excellent situé sur la Mahānadī—au nord de Nāga, de Janārdana, du puits et du banian, et aussi au nord de Mānasā.

Verse 26

एतद् गयाशिरः प्रोक्तं फल्गुतीर्थं तदुच्यते मुण्डपृष्ठनागाद्याश् च सारात् सारमथान्तरं

Ceci est proclamé Gayāśiras ; on l’appelle aussi le Phalgu-tīrtha. Et les tīrtha tels que Muṇḍapṛṣṭha, Nāga et d’autres encore y sont enseignés comme l’essence même distillée de l’essence, puis viennent ensuite d’autres lieux.

Verse 27

करोमि पितृदैवते इति ज भानवे तस्मै इति ङ देवर्षिगणसेवितमिति घ , ज च देवतागणसेवितमिति झ तत्र स्नाता दिवमिति ज फल्गुं गयाशिर इति ख , ङ , छ च यस्मिन् फलति श्रीर्गौर्वा कामधेनुर्जलं मही दृष्टिरम्यादिकं यस्मात् फल्गुतीर्थं न फल्गुवत्

On doit accomplir (le rite) en déclarant : « Je fais ceci pour la divinité des Pitṛ (les Ancêtres). » (Ce lieu) est pour Bhānu (le Soleil) — « à Lui » — et il est « servi par les cohortes des dieux et des rishi divins », « honoré par des multitudes de divinités ». Celui qui s’y baigne atteint le ciel. Phalgu est aussi nommé « Gayāśira ». Car là, la prospérité porte ses fruits — les vaches se multiplient, on obtient Kāmadhenu (la vache qui exauce les vœux), l’eau et la terre deviennent fécondes, et naît la vision de choses charmantes et autres — c’est pourquoi on l’appelle Phalgu-tīrtha, et non “stérile” selon le sens ordinaire de phalgu.

Verse 28

फल्गुतीर्थे नरः स्नात्वा दृष्ट्वा देवं गदाधरं एतेन किं न पर्याप्तं नृणां सुकृटकारिणां

Après s’être baigné à Phalgutīrtha et avoir contemplé le Seigneur Gadādhara, que pourrait-il rester d’insuffisant pour ceux qui accomplissent des actes méritoires ?

Verse 29

पृथिव्यां यानि तीर्थानि आसमुद्रात्सरांसि च फल्गुतीर्थं गमिष्यन्ति वारमेकं दिने दिने

Tous les tīrtha de la terre—ainsi que les lacs et les étangs jusqu’à l’océan—se rendent à Phalgu Tīrtha une fois, jour après jour.

Verse 30

फल्गुतीर्थे तीर्थराजे करोति स्नानमादृतः पितॄणां ब्रह्मलोकाप्त्यै आत्मनो भुक्तिमुक्तये

Celui qui, avec révérence, accomplit le bain rituel à Phalgu Tīrtha—roi des lieux de pèlerinage—le fait pour que les ancêtres atteignent Brahmaloka, et pour son propre bien : jouissance légitime et délivrance.

Verse 31

स्नात्वा श्राद्धी पिण्डदो ऽथ नमेद्देवं पितामहं कलौ माहेश्वरा लोका अत्र देवी गदाधरः

Après s’être baigné, l’officiant du śrāddha doit offrir l’oblation de piṇḍa, puis se prosterner devant le divin Pitāmaha, c’est-à-dire Brahmā. Dans l’âge de Kali, les mondes relèvent de Māheśvara (sous Maheśvara) ; ici, la Déesse et Gadādhara (Viṣṇu) doivent aussi être honorés.

Verse 32

पितामहो लिङ्गरूपी तन्नमामि महेश्वरं गदाधरं बलं काममनिरुद्धं नरायणं

Je me prosterne devant Pitāmaha (Brahmā), qui a la forme du Liṅga ; je me prosterne devant Maheśvara (Śiva) ; devant Gadādhara (Viṣṇu, porteur de la massue) ; devant Bala ; devant Kāma ; devant Aniruddha ; et devant Nārāyaṇa.

Verse 33

ब्रह्मविष्णुनृसिंहाख्यं वराहादिं नमाम्यहं ततो गदाधरं दृष्ट्वा कुलानां शतमुद्धरेत्

Je me prosterne devant Celui qui est proclamé Brahmā, Viṣṇu et Narasiṃha—à commencer par (la forme de) Varāha et les autres. Ensuite, après avoir contemplé Gadādhara (Viṣṇu porteur de la massue), on relève cent générations de sa lignée.

Verse 34

धर्मारण्यं द्वितीये ऽह्नि मतङ्गस्याश्रमे वरे मतङ्गवाप्यां संस्नाय श्राद्धकृत् पिण्डदो भवेत्

Le deuxième jour, on doit se rendre à Dharmāraṇya, au noble ermitage de Mataṅga ; après s’être baigné dans l’étang de Mataṅga, on accomplira le śrāddha, devenant ainsi celui qui offre les piṇḍa aux ancêtres.

Verse 35

मतङ्गेशं सुद्धेशं नत्वा चेदमुदीरयेत् प्रमाणं देवताः सन्तु लोकपालाश् च साक्षिणः

Après s’être incliné devant Mataṅgeśa, le Seigneur de la Pureté (Suddheśa), on doit réciter ceci : « Que les divinités soient l’autorité (pramāṇa), et que les Lokapāla, Gardiens des Mondes, soient aussi témoins. »

Verse 36

मयागत्य मतङ्गे ऽस्मिन् पितॄणां निष्कृतिः कृता स्नानतर्पणश्राद्धादिर्ब्रह्मतीर्थे ऽथ कूपके

Étant venu à ce tīrtha de Mataṅga, j’ai accompli l’expiation et la délivrance de mes ancêtres ; et au Brahma-tīrtha, puis au puits/étang sacré, (j’ai accompli) le bain rituel, le tarpaṇa (libations), le śrāddha et les autres rites.

Verse 37

अतो देव इति ख , ग , घ , छ च नारायणमिति ख , ग , ङ च श्राद्धदः पिण्डद इति ख मतङ्गेशञ्च सिद्धेशमिति ज ब्रह्मतीर्थेत्रेति ख तत्कूर्पयूपयोर्मध्ये श्राद्धं कुलशतोद्धृतौ महाबोधतुरुं नत्वा धर्मवान् स्वर्गलोकभाक्

Alors (il convient de réciter) «Ato deva…» et «Nārāyaṇa…». Certaines recensions ajoutent des leçons telles que «donateur du śrāddha, donateur du piṇḍa», ainsi que des mentions de Mataṅgeśa et de Siddheśa, et de Brahma-tīrtha. En accomplissant le śrāddha dans l’espace entre les marqueurs sacrés Kūrpa et Yūpa, on relève cent générations de sa lignée; et, après s’être incliné devant le grand Arbre de Bodhi, l’homme juste, établi dans le Dharma, obtient le monde céleste.

Verse 38

तृतीये ब्रह्मसरसि स्नानं कुर्याद्यतव्रतः स्नानं ब्रह्मसरस्तीर्थे करोमि ब्रह्मभूतये

À la troisième (fois), l’observant discipliné des vœux doit se baigner dans le lac Brahma-saras. (En récitant :) «J’accomplis le bain au tīrtha sacré de Brahma-saras pour atteindre l’état de Brahman (brahma-bhūti).»

Verse 39

पितॄणां ब्रह्मलोकाय ब्रह्मर्षिगणसेविते तर्पणं श्राद्धकृत् पिण्डं प्रदद्यात्तु प्रसेचनं कुर्याच्च वाजपेयार्थी ब्रह्मयूपप्रदक्षिणं

Pour les Pitṛs (ancêtres) parvenus à Brahmaloka—servis et honorés par des assemblées de Brahmarṣis—celui qui accomplit le śrāddha doit offrir le tarpaṇa (libations) et remettre le piṇḍa (boule de riz offerte), et accomplir aussi l’aspersion (prasecana). Et celui qui recherche le fruit du sacrifice Vājapeya doit faire la pradakṣiṇā (circumambulation rituelle) autour du Brahma-yūpa (poteau sacrificiel sacré).

Verse 40

एको मुनिः कुम्भकुशाग्रहस्त आम्रस्य मूले सलिलन्ददाति आम्नाय सिक्ताः पितरश् च तृप्ता एका क्रिया द्व्यर्थकरी प्रसिद्धा

Un sage solitaire, tenant une jarre d’eau (kumbha) et les pointes d’herbe kuśa dans sa main, verse l’eau au pied d’un manguier. Par la tradition sacrée ainsi « arrosée », les Pères (pitṛs) sont rassasiés. Cet acte unique est réputé produire un double résultat.

Verse 41

ब्रह्माणञ्च नमस्कृत्य कुलानां शतमुद्धरेत् फल्गुतीर्थे चतुर्थे ऽह्नि स्नात्वा देवादितर्पणं

Après s’être incliné avec révérence devant Brahmā, on doit relever cent membres (ou générations) de sa lignée. Puis, au tīrtha de Phalgu, après s’être baigné le quatrième jour, on doit accomplir le tarpaṇa (libations) pour les dieux et les autres destinataires (tels que les ṛṣis et les ancêtres).

Verse 42

कृत्वा श्राद्धं सपिण्डञ्च गयाशिरसि कारयेत् पञ्चक्रोशं गयाक्षेत्रं क्रोशमेकं गयाशिरः

Après avoir accompli le śrāddha et l’offrande des piṇḍa, on doit la faire célébrer à Gayāśiras. Le territoire sacré de Gayā (Gayā-kṣetra) s’étend sur cinq krośa, tandis que Gayāśiras lui-même mesure un krośa.

Verse 43

तत्र पिण्डप्रदानेन कुलानां शतमुधरेत् मुण्डपृष्ठे पदं न्न्यास्तं महादेवेन धीमता

Là, par l’offrande du piṇḍa, on relève cent générations de sa lignée. C’est l’empreinte sacrée posée sur le dos de l’effigie mūṇḍa (du preta), déposée par le sage Mahādeva (Śiva).

Verse 44

मुण्डपृष्ठे शिरः साक्षाद् गयाशिर उदाहृतं इत्य् अन्तः पाठश्छ पुस्तके नास्ति ब्रह्मसदस्तीर्थे इति घ ब्रह्मशिरस्तीर्थे इति ख तर्पणश्राद्धकृत् पिण्डप्रदश्चापि प्रसेचनमिति ख , छ च तर्पणश्राद्धकृत् पिण्डप्रदश्चाम्रप्रसेचनमिति ग , घ , ङ , ज च साक्षाद् गयाशिरस्तत्र फल्गुतीर्थाश्रमं कृतं

Sur le versant arrière de la colline Muṇḍa se trouve réellement une « tête »; et il est proclamé explicitement qu’il s’agit du Gayā-śiras (« Tête de Gayā »). (Note interne : la clause « ity antaḥ pāṭhaḥ … » n’apparaît pas dans certains manuscrits.) Là se trouve le tīrtha nommé Brahma-sadas selon une recension, ou Brahma-śiras-tīrtha selon une autre. Celui qui accomplit tarpaṇa et śrāddha, et qui y offre des piṇḍa avec le prasecana (aspersion), obtient le fruit promis; certaines recensions précisent « aspersion au moyen de la mangue » (āmra-prasecana). En vérité, ce Gayāśiras même est le lieu où l’ermitage de Phalgu-tīrtha est établi.

Verse 45

अमृतं तत्र वहति पितॄणान्दत्तमक्षयं स्नात्वा दशाश्वमेधे तु दृष्ट्वा देवं पितामहं

Là, (les eaux) semblent porter l’ambroisie : l’offrande donnée aux Pitṛs devient impérissable. Après s’y être baigné, on obtient le mérite de dix sacrifices Aśvamedha et aussi la vision du divin Pitāmaha (Brahmā).

Verse 46

रुद्रपादं नरः स्पृष्ट्वा नेह भूयो ऽभिजायते शमीपत्रप्रमाणेन पिण्डं दत्वा गयाशिरे

Celui qui touche Rudrapāda ne renaît plus en ce monde; et en offrant à Gayāśiras un piṇḍa de la mesure d’une feuille de śamī, il obtient ce fruit de délivrance.

Verse 47

नरकस्था दिवं यान्ति स्वर्गस्था मोक्षमाप्नुयुः पायसेनाथ पिष्टेन शक्तुना चरुणा तथा

Ceux qui demeurent en enfer montent au ciel, et ceux qui sont au ciel atteignent la délivrance (mokṣa) ; cela s’obtient par des offrandes telles que le pāyasa (riz au lait), ainsi que des offrandes de farine (piṣṭa), de grain/ farine grillés (śaktu) et le caru (oblations cuites).

Verse 48

पिण्डदानं तण्डुलैश् च गोधूमैस्तिलमिश्रितैः पिण्डं दत्वा रुद्रपदे कुलानां शतमुद्धरेत्

On doit accomplir le piṇḍadāna (don du piṇḍa) avec des grains de riz et du blé mêlés de sésame. Après avoir offert le piṇḍa au Rudrapada (station de Rudra), on relève cent générations de sa lignée.

Verse 49

तथा विष्णुपदे श्राद्धपिण्डदो ह्य् ऋणमुक्तिकृत् पित्रादीनां शतकुलं स्वात्मानं तारयेन्नरः

De même, à Viṣṇupada, l’homme qui offre le piṇḍa du śrāddha est assurément délivré des dettes (ṛṇa). Il fait passer cent lignées—à commencer par les ancêtres—et sauve aussi son propre être.

Verse 50

तथा ब्रह्मपदे श्राद्धी ब्रह्मलोकं नयेत्पितॄन् दक्षिणाग्निपदे तद्वद्गार्हपत्यपदे तथा

De même, l’officiant du śrāddha, en faisant l’offrande au Brahmapada, conduit les ancêtres au Brahmaloka (monde de Brahmā). De la même manière, lorsqu’elle est accomplie au Dakṣiṇāgni-pada et au Gārhapatya-pada, on obtient le fruit correspondant.

Verse 51

पदे वाहवनीयस्य श्राद्धी यज्ञफलं लभेत् आवसथ्यस्य चन्द्रस्य सूर्यस्य च गणस्य च

En accomplissant un śrāddha au lieu sacré lié au feu Āhavanīya, on obtient le fruit d’un yajña (sacrifice). Et de même, en le faisant au lieu du feu Āvasathya, ainsi qu’aux lieux sacrés de la Lune, du Soleil et des Gaṇa.

Verse 52

अगस्त्यकार्त्तिकेयस्य श्राद्धी तारयते कुलं आदित्यस्य रथं नत्वा कर्णादित्यं नमीन्नरः

Celui qui accomplit le śrāddha en l’honneur d’Agastya et de Kārttikeya délivre sa lignée. Et l’homme qui, après s’être incliné devant le char d’Āditya (le Soleil), rend hommage à Karṇāditya, ne déchoit pas de son mérite.

Verse 53

अदः कुलमुक्तिकृदिति ग , ज च पिण्डदो ह्य् अतिमुक्तिकृदिति घ स्वात्मनेति ज ब्रह्मपदे श्राद्धमिति झ वरुणस्याथ चेन्द्रस्येति ङ आवसथ्यस्य चेन्द्रस्येति छ आवसथ्यस्य सेन्द्रस्येति ज रथं दृष्ट्वेति ख , छ च कनकेशपदं नत्वा गयाकेदारकं नमेत् सर्वपापविनिर्मुक्तः पितॄन् ब्रह्मपुरं नयेत्

Après s’être incliné devant l’empreinte sacrée de Kanakeśa, on doit rendre hommage à Gayā et à Kedāra. Affranchi de tous les péchés, par le mérite de ces actes de tīrtha et des observances liées au śrāddha, on conduit les ancêtres à la cité de Brahmā (Brahmapura), leur accordant l’élévation.

Verse 54

विशालो ऽपि गयाशीर्षे पिण्डदो ऽभूच्च पुत्रवान् विशालायां विशालो ऽभूद्राजपुत्रो ऽब्रवीद् द्विजान्

Même Viśāla, après avoir offert des piṇḍa à Gayāśīrṣa, fut béni d’un fils. Dans la cité de Viśālā se trouvait aussi un prince nommé Viśāla ; il s’adressa aux brahmanes.

Verse 55

कथं पुत्रादयः स्युर्मे द्विजा ऊचुर्विशालकं गयायां पिण्डदानेन तव सर्वं भविष्यति

«Comment obtiendrai-je des fils et les autres bienfaits désirés ?» Les dvija, les brahmanes, répondirent à Viśālaka : «Par le piṇḍa-dāna à Gayā, tout s’accomplira pour toi».

Verse 56

विशालो ऽपि गयाशीर्षे पितृपिण्डान्ददौ ततः दृष्ट्वाकाशे सितं रक्तं पुरुषांस्तांश् चपृष्टवान्

Alors Viśāla, à Gayāśīrṣa, offrit aussi les piṇḍa aux ancêtres (pitr̥-piṇḍa). Puis, voyant dans le ciel des êtres aux teintes blanche et rouge, il les interrogea.

Verse 57

के युयन्तेषु चैवैकः सितः प्रोचे विशालकं अहं सितस्ते जनक इन्द्रलोकं गतः शुभान्

Comme ils interrogeaient, Sītā seule parla à Viśālaka : «Je suis Sītā ; ton père Janaka est allé au monde d’Indra, parmi les bienheureux».

Verse 58

मम रक्तः पिता पुत्र कृष्णश् चैव पितामहः अब्रवीत् नरकं प्राप्ता त्वया मुक्तीकृता वयं

«Mon père, mon fils et mon grand-père —Kṛṣṇa— ont dit : “Tombés en enfer, nous avons été délivrés par toi”.»

Verse 59

पिण्डदानाद् ब्रह्मलोकं ब्रजाम इति ते गताः विशालः प्राप्तपुतादी राज्यं कृत्वा हरिं ययौ

«Par l’offrande des piṇḍa, nous irons à Brahmaloka»—ainsi parlèrent-ils, puis ils partirent. Alors Viśāla, ayant obtenu des fils et le reste de la prospérité, régna sur son royaume et, finalement, alla vers Hari (Viṣṇu).

Verse 60

प्रेतराजः स्वमुक्त्यै च वणिजञ्चेदमब्रवीत् प्रेतैः सर्वैः सहार्तः सन् सुकृतं भुज्यते फलं

Et le Seigneur des preta, désirant sa propre délivrance, dit ceci au marchand : «Affligé avec tous les preta, on goûte le fruit de ses actes méritoires».

Verse 61

श्रवणद्वादशीयोगे कुम्भः सान्नश् च सोदकः दत्तः पुरा स मध्याह्ने जीवनायोपतिष्ठते

Lorsque le tithi Dvādaśī coïncide avec l’astérisme Śravaṇa, un pot d’eau—avec nourriture cuite et eau—offert en don selon l’ancienne règle, se rend disponible à midi pour la sauvegarde de la vie.

Verse 62

धनं गृहीत्वा मे गच्छ गयायां पिण्डदो भव वणिग्धनं गृहीत्वा तु गयायां पिण्डदो ऽभवत्

« Prends mon argent, va à Gayā et deviens celui qui offre les piṇḍa. » Ayant pris la richesse du marchand, il devint en vérité offrandeur de piṇḍa à Gayā.

Verse 63

ददौ गत इति ख , ग , घ , ङ , छ , ज च सार्थश् च सोदक इति छ प्रेतराजः सह प्रेतैर् मुक्तो नीतो हरेः पुरं गयाशीर्षे पिण्डदानादात्मानं स्वपितॄंस् तथा

« Il a donné » et « il est allé »—(cités pour les consonnes) kha, ga, gha, ṅa, cha, ja; ainsi que « sārtha »; et « avec de l’eau » (sodaka) pour cha. Par l’offrande des piṇḍa à Gayā-śīrṣa, le seigneur des preta, Preta-rāja, avec les preta, est délivré et conduit à la cité de Hari; de même, l’officiant délivre sa propre personne et ses ancêtres.

Verse 64

पितृवंशे सुता ये च मातृवंशे तथैव च गुरुश्वशुरबन्धूनां ये चान्ये बान्धवा मृताः

Les descendants de la lignée paternelle, et de même ceux de la lignée maternelle; les parents défunts du maître et du beau-père; ainsi que tout autre parent décédé—tous doivent être inclus et commémorés dans le rite.

Verse 65

ये मे कुले लुप्तपिण्डाः पुत्रदारविवर्जिताः क्रियालोपगता ये च जात्यन्धाः पुङ्गवस् तथा

Ceux de ma lignée pour qui les offrandes de piṇḍa se sont perdues—ceux privés de fils et d’épouse; ceux chez qui les rites prescrits ont été abandonnés; ainsi que ceux aveugles de naissance, et d’autres ancêtres mâles éminents—que tous reçoivent cette offrande.

Verse 66

विरूपा आमगर्भा ये ज्ञाताज्ञाताः कुले मम तेषां पिण्डो मया दत्तो ह्य् अक्षय्यमुपतिष्ठतां

Que ce piṇḍa offert par moi soit impérissable, inépuisable, et parvienne à ceux—qu’ils soient difformes ou morts dans le sein maternel—connus ou inconnus—qui appartiennent à ma lignée.

Verse 67

ये केचित् प्रेतरूपेण तिष्ठन्ति पितरो मम ते सर्वे तृप्तिमायान्तु पिण्डदानेन सर्वदा

Que tous mes ancêtres paternels qui, d’une manière ou d’une autre, demeurent à l’état de preta (esprits des défunts), parviennent toujours à la pleine satisfaction grâce à l’offrande des piṇḍa (boulettes de riz funéraires).

Verse 68

पिण्डो देयस्तु सर्वेभ्यः सर्वैर् वै कुलतारकैः आत्मनस्तु तथा देयो ह्य् अक्षयं लोकमिच्छता

En vérité, le piṇḍa (offrande de boulette de riz) doit être donné à tous les ancêtres par tous ceux qui soutiennent et rachètent leur lignée ; et celui qui désire le monde impérissable doit l’offrir aussi pour lui‑même.

Verse 69

पञ्चमे ऽह्नि गदालोले स्नायान्मन्त्रेण बुद्धिमान् गदाप्रक्षालने तीर्थे गदालोले ऽतिपावने

Le cinquième jour, le sage doit se baigner à Gadālola avec le mantra prescrit — au gué sacré nommé Gadāprakṣālana, à Gadālola, d’une pureté éminente.

Verse 70

स्नानं करामि संसारगदशान्त्यै जनार्दन नमो ऽक्षयवटायैव अक्षयस्वर्गदायिने

Ô Janārdana, j’accomplis ce bain afin d’apaiser la maladie de l’existence mondaine (saṃsāra). Salut, en vérité, à l’Akṣayavaṭa, le banian impérissable, dispensateur du ciel impérissable.

Verse 71

पित्रादीनामक्षयाय सर्वपापक्षयाय च श्राद्धं वटतले कुर्याद् ब्राह्मणानाञ्च भोजनं

Pour le bien impérissable des Pitṛs (ancêtres) et des autres, et pour la destruction de tous les péchés, on doit accomplir le śrāddha sous un banian, et offrir aussi un repas aux Brāhmaṇas.

Verse 72

एकस्मिन् भोजिते विप्रे कोटिर्भवति भोजिता किम्पुनर्बहुभिर्भुक्तैः पितॄणां दत्तमक्षयं

Lorsqu’on nourrit ne fût-ce qu’un seul brāhmaṇa, c’est comme si l’on en avait nourri un crore; à plus forte raison lorsque beaucoup ont mangé : alors ce qui est offert aux Pitṛs (ancêtres) devient impérissable, akṣaya.

Verse 73

प्रेतराजेत्यादिः, स्वपितॄंस्तथेत्यन्तः पाठो झ पुस्तके नास्ति शुभकर्मविवर्जिता इति झ पिण्डेनानेनेति ङ वटतटे इति ज गयायामन्नदाता यः पितरस्तेन पुत्रिणः वटं वटेश्वरं नत्वा पूजयेत् प्रपितामहं

À Gayā, celui qui offre la nourriture devient, pour ainsi dire, un « fils » pour les Pitṛs; aussi, après s’être incliné devant le banian et devant Vaṭeśvara (Seigneur du Banian), doit-on vénérer le prapitāmaha, l’arrière-grand-père.

Verse 74

अक्षयांल्लभते लोकान् कुलानां शतमुद्धरेत् क्रमतो ऽक्रमतो वापि गयायत्रा महाफला

On obtient des mondes impérissables et l’on délivre cent générations de sa lignée; qu’elle soit accomplie selon l’ordre prescrit ou même hors de cet ordre, la pèlerinage à Gayā porte un grand fruit.

Frequently Asked Questions

The chapter prescribes performing śrāddha first, adopting kārpaṭī (austere/mendicant-like) conduct, daily regulated observances, self-restraint, and avoiding acceptance of gifts while traveling with Gayā as the explicit destination.

Key sites include Uttara-Mānasa and Dakṣiṇa-Mānasa (bathing and pitṛ-satisfaction), Kanakhala, Phalgu-tīrtha/Gayāśiras (central śrāddha and piṇḍa rites), Dharmāraṇya/Mataṅga-āśrama, Brahma-saras and the Brahma-yūpa, and stations such as Rudrapāda, Viṣṇupada, Brahmapada, and fire-associated padas.

It explicitly includes paternal and maternal lineages, known and unknown kin, those for whom rites lapsed, those without descendants, those who died prematurely (including in the womb), and other deceased relations connected through teacher/father-in-law networks—seeking universal satisfaction through piṇḍa-dāna.

Gayā is presented as uniquely potent: each step aids ancestral ascent; offerings become “imperishable”; specific stations promise Brahmaloka for pitṛs and even non-rebirth for the pilgrim (e.g., by touching Rudrapāda), emphasizing deliverance across generations.