Adhyaya 284
AyurvedaAdhyaya 28477 Verses

Adhyaya 284

मृतसञ्जीवनीकरसिद्धयोगः (Mṛtasañjīvanī-kara Siddha-yogaḥ) — Perfected Formulations for Revivification and Disease-Conquest

Ce chapitre s’ouvre par une transition solennelle des remèdes « façonnés par les mantras » vers un nouveau dossier ayurvédique : les siddha-yoga (formulations accomplies) attribués à Ātreya et réenseignés par Dhanvantari. D’intention encyclopédique et pragmatique, il répertorie des protocoles de traitement pour de grands ensembles de maladies : jvara (fièvres), kāsa-śvāsa-hikka (toux, dyspnée, hoquet), arocana (inappétence), chardi-tṛṣṇā (vomissements et soif), kuṣṭha et visphoṭa (affections cutanées et vésicules), vraṇa et nāḍī/bhagandara (plaies et fistules/abcès ano-rectaux), āmavāta et vāta-śoṇita, śotha (œdème), arśas (hémorroïdes), atīsāra (diarrhée), kṣaya (consomption), troubles féminins et maladies des yeux. Les préparations sont classées selon les formes et procédures : kvātha (décoction), cūrṇa (poudre), ghṛta (ghee médicamenteux), taila (huile médicamenteuse), lepa (pâte), guṭikā (pilules), añjana (collyre), nasya (instillation nasale), seka (affusion), vamana et virecana (émèse et purgation). La conclusion affirme la primauté de la purgation—surtout la formule « Nārāca »—et présente ces siddha-yoga (comme l’atteste Suśruta) comme des destructeurs universels de maladies, reliant l’efficacité thérapeutique à la sauvegarde dharmique de la vie et à la capacité de sādhanā.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आग्नेये महापुराणे मन्त्ररूपौषधकथनं नाम त्र्यशीत्यधिकद्विशततमो ऽध्यायः अथ चतुरशीत्यधिकद्विशततमो ऽध्यायः मृतसञ्जीवनीकरसिद्धयोगः धन्वन्तरिर् उवाच सिद्धयोगान् पुनर्वक्षे मृतसञ्जीवनीकरान् आत्रेयभाषितान् दिव्यान् सर्वव्याधिविमर्दनान्

Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa, s’achève le chapitre deux cent quatre-vingt-trois, intitulé «Exposé des remèdes sous forme de mantras». Commence maintenant le chapitre deux cent quatre-vingt-quatre : «Les préparations médicinales accomplies qui restaurent la vie». Dhanvantari dit : «Je vais de nouveau exposer les formulations accomplies—celles qui rendent la vie aux morts—enseignées par Ātreya, de nature divine et capables d’écraser toutes les maladies».

Verse 2

आत्रेय उवाच विल्वादिपञ्चमूलस्य क्वाथः स्याद्वातिके ज्वरे पावनं पिप्पलीमूलं गुडूची विष्वजो ऽथ वा

Ātreya dit : Dans la fièvre causée par vāta, on doit administrer une décoction du «bilvādi pañca-mūla». Comme remède purificateur, on peut aussi donner la racine de pippalī, ou guḍūcī, ou l’herbe appelée viṣvaja.

Verse 3

वीरकार्ये इति ख एकनामाथ सर्थकमिति ख , ञ च सर्वव्याधिविनाशकानिति ख आमलक्यभया कृष्ण वह्निः सर्वज्वरान्तकः विल्वाग्निमन्थश्योनाककाश्मर्यः पार्ला स्थिरा

«Vīrakārye» (ainsi lit le manuscrit Kha) ; «Ekānāma» et «Sārthaka» (ainsi lit le Kha) ; et aussi «Sarvavyādhivināśaka» (ainsi lit le Kha). (Ce sont :) Āmalakī, Abhayā, Kṛṣṇā, Vahni, Sarvajvarāntaka, Vilva, Agnimantha, Śyonāka, Kāśmarya, Pārlā et Sthirā.

Verse 4

त्रिकण्टकं पृश्नपर्णी वृहती कण्टकारिकाः ज्वराविपाकपार्श्वार्तिकाशनुत् कुशमूलकम्

Trikaṇṭaka, Pṛśniparṇī, Vṛhatī et Kaṇṭakārikā—avec la racine de l’herbe kuśa—sont des remèdes qui apaisent la fièvre, l’indigestion (ou digestion déréglée) et la douleur des flancs.

Verse 5

गुडूची पर्पटी मुस्तं किरातं विश्वभेषजम् वातपित्तज्वरे देयं पञ्चभद्रमिदं स्मृतम्

Guḍūcī, Parpaṭī, Musta, Kirāta et Viśvabheṣaja : cet ensemble de cinq est prescrit pour être administré dans la fièvre issue de Vāta et de Pitta ; on s’en souvient sous le nom de «Pañcabhadra».

Verse 6

त्रिवृद्विशालकटुकात्रिफलारग्बधैः कृतः स्ंस्कारो भेदनक्वाथः पेयः सर्वज्वरापहः

Une décoction purgative à boire, préparée par un traitement (saṃskāra) avec trivṛt, viśālā, kaṭukā, triphalā et āragvadha, est le «bhedana-kvātha» qui dissipe toutes les fièvres.

Verse 7

देवदारुबलावासात्रिफलाव्योपपद्मकैः सविडङ्गैः सितातुल्यं तच्चुर्णं पञ्चकाशजित्

Une poudre faite de deodara, balā, vāsā, triphalā, vyopapadmaka et viḍaṅga—mêlée à une quantité égale de sucre—triomphe des cinq sortes de toux.

Verse 8

दशमूलीशटीरास्नापिप्पलीबिल्वपौष्करैः शृङ्गीतामलकीभार्गीगुडूचीनागवल्लिभिः

Avec daśamūla (le groupe des dix racines), śaṭī, rāsnā, pippalī, bilva et pauṣkara ; et avec śṛṅgī, tāmalakī, bhārgī, guḍūcī et nāgavallī.

Verse 9

यवाग्रं विधिना सिद्धं कशायं वा पिवेन्नरः काशहृद्ग्रहणीपार्श्वहिक्वाश्वासप्रशान्तये

L’homme doit boire, préparée selon la méthode prescrite, une décoction de grain d’orge (yava), afin d’apaiser la toux, la détresse du cœur, les troubles de la grahaṇī (duodénum/voie digestive), la douleur des flancs, le hoquet et la dyspnée/l’asthme.

Verse 10

मधुकं मधुना युक्तं विप्पलीं शर्करान्वितां नागरं गुडसंयुक्तं हिक्वाघ्नं लावणत्रयम्

Réglisse (madhuka) mêlée au miel ; poivre long (pippalī) associé au sucre ; gingembre sec (nāgara) composé avec le jaggery/pain de sucre (guḍa) ; et, avec les « trois sels », cette préparation détruit le hoquet.

Verse 11

कारव्यजाजीमरिचं द्राक्षा वृक्षाम्लदाडिमम् सौवर्चलं गुडं क्षौद्रं सर्वारोचननाशनम्

Carvi, cumin et poivre noir ; raisins secs ; vṛkṣāmla (Garcinia) et grenade ; avec le sel sauvarcala, le jaggery/pain de sucre (guḍa) et le miel — tout cela dissipe toute forme d’inappétence (arocanā).

Verse 12

शृङ्गवेररसञ्चैव मधुना सह पाययेत् अरुचिश्वासकाशघ्नं प्रतिश्यायकफान्तकम्

On doit faire boire le suc de śṛṅgavera (gingembre frais) avec du miel ; il détruit l’inappétence, la dyspnée et la toux, et met fin au rhume/coryza (pratiśyāya) ainsi qu’à l’excès de flegme (kapha).

Verse 13

वटं शृङ्गी शिलालोध्रदाडिमं मधुकं मधु पिवेत् तण्डुलतोयेन च्छर्दितृष्णानिवारणम्

Pour apaiser les vomissements et la soif excessive, on doit boire une préparation de vata (banyan), śṛṅgī, śilā-lodhra, grenade et madhuka, avec du miel, mêlée à de l’eau de riz.

Verse 14

देवदारुबलारास्नात्रिफलाव्योषपद्मकैर् इति ख गुडुची वासकं लोध्रं पिप्पलीक्षौद्रसंयुतम् कफान्वितञ्जयेद्रक्तं तृष्णाकासज्वरापहम्

(Autre formulation :) avec le deodar, balā, rāsnā, triphalā, les trois piquants (trikaṭu) et le padmaka—ainsi qu’une préparation de guḍūcī, vāsaka et lodhra, mêlée à pippalī et au miel—triomphe des troubles du sang liés à kapha et apaise la soif, la toux et la fièvre.

Verse 15

वासकस्य रसस्तद्वत् समधुस्ताम्रजो रसः शिरीषपुष्पसुरसभावितं मरिचं हितं

De même, le suc exprimé de vāsaka est bénéfique ; de même encore, l’élixir (rasa) issu du cuivre, pris avec du miel, est bénéfique. Le poivre noir, imprégné du parfum/de l’essence des fleurs de śirīṣa et du basilic sacré (tulasī/surasā), est salutaire.

Verse 16

सर्वार्तिनुन्मसूरो ऽथ पित्तमुक् तण्ड्लीयकं निर्गुण्डी शारिवा शेलु रङ्गोलश् च विषापहः

Ensuite (il est déclaré) : masūra (la lentille), qui chasse toutes les afflictions ; taṇḍulīyaka, qui apaise pitta ; et nirguṇḍī, śārivā, śelu et raṅgola — toutes sont des substances antidotiques (qui détruisent le poison).

Verse 17

महौषधं मृतां क्षुद्रां पुष्करंग्रन्थिकोद्भवं पिवेत् कणायुतं क्वाथं मूर्छायाञ्च मदेषु च

En cas d’évanouissement et d’états d’ivresse, on doit boire une décoction (kvātha) préparée avec mahauṣadha, mṛtā, kṣudrā, puṣkara et granthikodbhava, avec kaṇā (pippalī).

Verse 18

हिङ्गुसौर्चलव्योषैर्द्विप्लांशैर्घृताढकं चतुर्गुणे गवां मूत्रे सिद्धमुन्मादनाशनं

Du ghee à la mesure d’un āḍhaka, cuit (préparé) dans de l’urine de vache en quantité quadruple, avec hiṅgu (asafoetida), saurcala (sel minéral piquant) et vyoṣa (la triade d’épices piquantes) ajoutés chacun en double mesure de plāṃśa : cette préparation détruit l’unmāda (folie/dérèglement).

Verse 19

शङ्खपुष्पीवत्ताकुष्ठैः सिद्धं ब्राह्मीरसैर् युतं पुराणं हन्त्यपस्मारं सोन्मादं मेध्यमुत्तमं

La préparation dite « purāṇa », cuite avec śaṅkhapuṣpī, vattā et kuṣṭha, puis mêlée au suc de brāhmī, détruit l’apasmāra (épilepsie) et aussi l’unmāda (folie) ; c’est un medhya excellent, remède qui fortifie l’intelligence.

Verse 20

पञ्चगव्यं घृतं तद्वत् कुष्ठनुच्चाभयायुतं पटोलत्रिफलानिम्बगुडुचीधावणीवृषैः

De même, on doit utiliser du ghṛta (beurre clarifié) préparé avec le pañcagavya (les cinq produits de la vache) ; qu’il soit associé à kuṣṭha et à abhayā (harītakī), ainsi qu’à paṭola, triphalā, nimba, guḍūcī, dhāvaṇī et vṛṣa, en tant que préparation contre le kuṣṭha (affections cutanées).

Verse 21

सकरञ्जैर् घृतं सिद्धं कुष्ठनुद्वज्रकं स्मृतं निम्बं पटोलं व्याघ्री च गुडूची वासकं तथा

Le ghṛta (beurre clarifié) cuit avec karañja est enseigné comme « vajraka », remède puissant qui dissipe le kuṣṭha (maladies de la peau). La préparation comprend aussi nimba (neem), paṭola, vyāghrī, guḍūcī et vāsaka.

Verse 22

कुर्याद्दशपलान् भागान् एकैकस्य सकुट्टितान् जलद्रोणे विपक्तव्यं यावत्पादावशेषितं

Qu’on prépare pour chaque ingrédient une portion de dix pala, chacun étant grossièrement pilé, puis qu’on fasse bouillir dans une mesure d’eau d’un droṇa jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un quart.

Verse 23

घृतप्रस्थम्पचेत्तेन त्रिफलागर्भसंयुतं पञ्चतिक्तमिति ख्यातं सर्पिः कुष्ठविनाशनं

Ensuite, qu’on fasse cuire une mesure d’un prastha de ghṛta avec la décoction/les ingrédients renfermant Triphalā ; ce beurre clarifié est renommé « Pañcatikta Ghṛta » et détruit le kuṣṭha (affections cutanées tenaces).

Verse 24

अशीतिं वातजान्रोगान् चत्वारिंशच्च पैत्तिकान् वङ्कोलश्चेति ख , ञ , च पुष्पकमिति ज ग्रन्थिलोद्भवमिति ख त्रिफलाशर्करायुतमिति ख , ञ च विंशतिं श्लैष्मिकान् कासपीनसार्शोव्रणादिकान्

Ce remède guérit quatre-vingts maladies issues de vāta, quarante issues de pitta et vingt issues de kapha; il est encore bénéfique contre la toux, la coryza (rhinite), les hémorroïdes, les plaies et autres affections semblables. (Certaines recensions lisent l’ingrédient/épithète « vaṅkola », d’autres « puṣpaka », et d’autres signalent une leçon liée à « granthilodbhava » ; une autre variante précise : « mêlé à triphalā et au sucre ».)

Verse 25

हन्त्यन्यान् योगरजो ऽयं यथार्कस्तिमिरं खलु त्रिफलायाः कषायेन भृङ्नराजरसेन च

Cette poudre médicinale détruit encore d’autres maux, comme le soleil dissipe véritablement les ténèbres—(lorsqu’on l’administre) avec une décoction (kaṣāya) de Triphalā et aussi avec le suc de Bhṛṅgarāja.

Verse 26

व्रणप्रक्षालनङ्कुर्यादुपदंशप्रशान्तये पटीलदलचूर्णेन दाडिमत्वग्रजो ऽथ वा

Pour apaiser l’upadaṁśa (infection vénérienne/ulcéreuse), il faut laver la plaie : avec de la poudre de feuilles de paṭīla, ou bien, à défaut, avec la poudre fine de l’écorce de grenadier.

Verse 27

गुण्डयेच्च गजेनापि त्रिफलाचूर्णकेन च त्रिफलायोरजोयष्ठिमार्कवोत्पलमारिचैः

Il faut triturer les ingrédients, même au broyeur de pierre, en employant de la poudre de Triphalā; puis le préparer avec Triphalā, pollen/poussière d’orge, yaṣṭimadhu (réglisse), mārkava, utpala (lotus bleu) et poivre noir.

Verse 28

समैन्धवैः पचेत्तैलमभ्यङ्गाच्छर्दिकापहं सक्षीरान् मार्कवरसान् द्विप्रस्थमधुकोत्पलैः

On doit cuire une huile médicinale avec des parts égales de saindhava (sel gemme). Employée en massage à l’huile (abhyanga), elle fait cesser les vomissements. (Qu’on la prépare) avec le suc de mārkava mêlé de lait, et avec deux prasthas de madhuka (réglisse) et d’utpala (lotus bleu).

Verse 29

पचेत्तु तैलकुडवं तन्नस्यं पलितापहं निम्बम्पटोलं त्रिफला गुडूची स्वदिरं वृषं

Qu’on fasse cuire une mesure kuḍava d’huile ; cette huile, employée en nasya (instillation nasale), ôte le grisonnement des cheveux. Elle se prépare avec le neem, le paṭola, la triphalā, la guḍūcī, le svadira et le vṛṣa.

Verse 30

भूनिम्बपाठात्रिफलागुडूचीरक्तचन्दनं योगद्वयं ज्वरं हन्ति कुष्ठविस्फोटकादिकं

Une préparation en deux variantes, faite de bhūnimba, pāṭhā, triphalā, guḍūcī et santal rouge, détruit la fièvre et traite aussi les maladies de peau telles que la lèpre (kuṣṭha), les vésicules éruptives et autres affections semblables.

Verse 31

पटोलामृतभूनिम्बवासारिष्टकपर्पटैः खदिरान्तयुतैः क्वाथो विस्फोटज्वरशान्तिकृत्

Une décoction (kvātha) faite de paṭolā, amṛtā (guḍūcī), bhūnimba, vāsā, ariṣṭaka et parpaṭa—avec le khadira et d’autres drogues à terminaison astringente—apaise les éruptions vésiculeuses (visphoṭa) et la fièvre (jvara).

Verse 32

दशमूली च्छिन्नरुहा पथ्या दारु पुनर्नवा ज्वरविद्रधिशोथेषु शिग्रुविश्वजिता हिताः

Daśamūlī (le groupe des « dix racines »), Cchinnaruhā (guḍūcī), Pathyā (harītakī), Dāru (devadāru) et Punarnavā—avec Śigru et Viśvajitā—sont salutaires dans la fièvre, l’abcès et l’enflure.

Verse 33

मधूकं निम्बपत्राणि लेपः स्यद्व्रणशोधनः त्रिफला खदिरो दार्वी न्यग्रोधातिबलाकुशाः

Un cataplasme (lepa) de madhūka et de feuilles de neem doit être appliqué pour nettoyer les plaies. De même, des applications de triphalā, khadira, dārvī, nyagrodha, atibalā et kuśa sont indiquées pour la purification des plaies.

Verse 34

निम्बमूलकपत्राणां कषायाः शोधने हिताः करञ्जारिष्टनिर्गुण्डीरसो हन्याद्व्रणक्रमीन्

Pour nettoyer et purifier les plaies, les décoctions préparées avec la racine et les feuilles de nimba (neem) sont salutaires. Le suc exprimé de karañja, d’ariṣṭa et de nirguṇḍī détruit les vers ou infestations qui naissent dans les plaies.

Verse 35

गुण्डयेन्नगजेनापीति ख , ञ च धातकिचन्दनबलासमङ्गामधुकोत्पलैः दार्वीमेदोन्वितैर् लेपः समर्पिर्व्रणरोपणः

Un cataplasme thérapeutique (lepa) pour les plaies se prépare avec dhātakī, bois de santal, balā, samaṅgā, madhuka (réglisse) et utpala (lotus bleu), auxquels on ajoute dārvī et meda, puis on mêle le tout au ghee ; cette préparation favorise la fermeture et la cicatrisation des ulcères et des plaies.

Verse 36

गुग्गुलुत्रिफलाव्योषसमांर्शैर् घृतयोगतः नाडी दुष्टव्रणं शूलम्भगन्दरमुखं हरेत्

Une préparation composée à parts égales de guggulu, de triphalā et de tryūṣa (les trois substances piquantes), mêlée au ghee, élimine ou traite la maladie des trajets fistuleux (nāḍī), les plaies viciées et compliquées (duṣṭa-vraṇa), la douleur (śūla) et l’orifice de bhagandara (fistule anale).

Verse 37

हरितकीं मूत्रसिद्धां सतैललवणान्वितां प्रातः प्रातश् च सेवेत कफवातामयापहां

Chaque matin, on doit prendre l’harītakī, cuite dans l’urine et associée à de l’huile et du sel ; elle dissipe les maladies provenant de kapha et de vāta.

Verse 38

त्रिकटुत्रिफलाक्वाथं सक्षारलवणं पिवेत् कफवातात्मकेष्वेव विरेकः कफवृद्धिनुत्

On doit boire une décoction (kvātha) de Trikaṭu et de Triphalā, prise avec un alcali (kṣāra) et du sel. Dans les troubles de nature kapha–vāta, cette purgation (virecana) apaise l’excès de kapha.

Verse 39

पप्पलीपिप्पलीमूलवचाचित्रकनागरैः क्वाथितं वा पिवेत्पेयमामवातविनाशनं

Qu’on boive une peyā (bouillie claire) préparée en faisant bouillir pappalī, la racine de pippalī, vacā, citraka et le gingembre sec ; elle détruit l’āmavāta (affection rhumatismale née de l’āma).

Verse 40

रास्नां गुडुचीमेरण्डदेवदारुमहौषधं पिवेत् सर्वाङ्गिके वाते सामे सन्ध्यस्थिमज्जगे

Dans le vāta généralisé, accompagné d’āma et atteignant les articulations, les os et la moelle, qu’on boive une préparation de rāsnā, guḍūcī, eraṇḍa, devadāru et mahauṣadha.

Verse 41

दशमूलकशायं वा पिवेद्धा नागराम्भसा शुण्ठीगोक्षुरकक्वाथः प्रातः प्रातिर् निषेवितः

Ou bien qu’on boive une décoction de Daśamūla, prise avec de l’eau infusée de gingembre sec (nāgara). La décoction de gingembre sec et de gokṣura doit être consommée régulièrement, matin après matin.

Verse 42

सामवातकटीशूलपाचनो रुक्प्रणाशनः समूलपत्रशाखायाः प्रसारण्याश् च तैलकं

L’huile préparée de Prasāraṇī—à partir de sa racine, de ses feuilles et de ses rameaux—digère le vāta associé à l’āma et remédie à la douleur de type colique au bas du dos (hanche/taille), détruisant les courbatures du corps.

Verse 43

गुडुच्याः सुरसः कल्कः चूर्णं वा क्वाथमेव च प्रभूतकालमासेव्य मुच्यते वातशोणितात्

En prenant Gudūcī et Surasa—sous forme de pâte, de poudre ou de décoction—pendant une longue durée, on est délivré du vāta-śoṇita (désordre de Vāta lié au sang, de type goutteux).

Verse 44

पिप्पली वर्धमानं वा सेव्यं पथ्या गुडेन वा पटोलत्रिफलातीव्रकटुकासृतसाधितं

On doit employer la pippalī (poivre long) selon le régime «vardhamāna», en augmentant la dose progressivement; ou bien consommer l’harītakī (pathyā) avec du guda (jaggery/pain de sucre); ou prendre un ghee médicinal cuit avec paṭola, triphalā et tīvrakaṭukā (substances fortement piquantes).

Verse 45

पक्वं पीत्वा जयत्याशु सदाहं वातशोणितं कफवातविनाशिनीमिति ज त्रिकटुत्रिफलाकुष्ठमिति ञ पटोलत्रिफलाभिरुकटुकामृतसाधितमिति ख , छ , ञ च गुग्गुलं कोष्णशीते तु गुडुची त्रिफलाम्भसा

Lorsque cette préparation est prise après avoir été correctement cuite et «mûrie» (pakva), elle triomphe promptement des sensations de brûlure chroniques et du vāta-śoṇita (altération du sang par Vāta, de type goutteux), et elle détruit les troubles kapha-vāta; telle est la formule dite «ja». Le composé «trikaṭu–triphalā–kuṣṭha» est nommé «ña». La préparation cuite avec paṭola, triphalā, abhiru, kaṭukā et amṛtā (guḍūcī) est dite «kha/cha/ña». Le guggulu peut être administré avec un véhicule tiède ou frais, au moyen d’une eau préparée avec guḍūcī et triphalā.

Verse 46

बलापुनर् नवैर् अण्डवृहतीद्वयगोक्षुरैः सहिङ्गु लवनैः पीतं सद्यो वातरुजापहं

Lorsque Balā et Punarnavā sont pris avec de l’aṇḍa frais, les deux Bṛhatī (bṛhatī-dvaya) et le Gokṣura, avec du hiṅgu et des sels, cette boisson apaise aussitôt les douleurs dues à Vāta.

Verse 47

कार्षिकं पिप्पलीमूलं पञ्चैव लवणानि च पिप्पली चित्रकं शुण्ठी त्रिफला त्रिवृता वचा

Une mesure d’un kārṣa de pippalī-mūla (racine de poivre long), avec les cinq sels; et encore pippalī, citraka, śuṇṭhī (gingembre sec), triphalā, trivṛt et vacā — tels sont les éléments du composé médicinal énoncé.

Verse 48

द्वौ क्षारौ शाद्वला दन्ती स्वर्णक्षीरी विषाणिका कोलप्रमाणां गुटिकां पिवेत् सौवीरकायुतां

On doit prendre une pilule (guṭikā) de la taille d’un fruit de kola (jujube), préparée avec les deux kṣāra (substances alcalines), śādvalā, dantī, svarṇakṣīrī et viṣāṇikā, et la boire avec du sauvīraka (bouillie aigre fermentée).

Verse 49

शोथावपाके त्रिवृता प्रवृद्धे चोदरादिके क्षीरं शोथहरं दारु वर्षाभूर्नागरैः शुभम्

Lorsque l’enflure a suppuré et qu’une purgation vigoureuse par le trivṛt est requise—surtout dans les affections abdominales et semblables—le lait, qui apaise l’enflure, est salutaire s’il est administré avec dāru, varṣābhū et gingembre sec (nāgara).

Verse 50

सेकस् तथार्कवर्षाभूनिम्बक्वाथेन शोथजित् व्योषगर्भं पलाशस्य त्रिगुणे भस्मवारिणि

De même, une affusion médicinale (seka) préparée avec la décoction d’arka, de varṣābhū et de nimba détruit l’enflure. En outre, le palāśa préparé dans l’eau de cendre (bhasma-vāri), en triple mesure et composé avec la triade piquante (vyoṣa), apaise aussi l’enflure.

Verse 51

साधितं पिवतः सर्पिः पतत्यर्शो न संशयः विश्वक्सेनावनिर्गुण्डीसाधितं चापि लावणं

Pour celui qui boit du ghee médicinal (sarpis), les hémorroïdes s’apaisent—sans aucun doute. De même, le sel préparé (traité) avec viśvaksenā et vanirguṇḍī est aussi un remède.

Verse 52

विडङ्गानलसिन्धूत्थरास्नाग्रक्षारदारुभिः तैलञ्चतुर्गुणं सिद्धं कटुद्रव्यं जलेन वा

Avec viḍaṅga, anala, saindhava (sel gemme), uttha, rāsnā, agrakṣāra (alcali) et dāru, on doit préparer une huile médicinale en mesure quadruple ; ou bien, les drogues piquantes peuvent aussi être traitées avec de l’eau.

Verse 53

गण्डमालापहं तैलमभ्यङ्गात् गलगण्डनुत् शटीकुनागबलयक्वाथः क्षीररसे युतम्

L’huile qui dissipe la gandamālā (écrouelles, enflures glandulaires) doit être appliquée par massage ; elle apaise la galagaṇḍa (goitre). On utilisera une décoction de śaṭī, kunāga et bala, mêlée à l’essence de lait (milk-essence), comme préparation ou adjuvant.

Verse 54

पयस्यापिप्पलीवासाकल्कं सिद्धं क्षये हितम् वचाविडभयाशुण्ठीहिङ्गुकुष्ठाग्निदीप्यकान्

Pour le kṣaya (consomption), une pâte (kalka) de Payasyā avec Pippalī et Vāsā, cuite et préparée en remède, est salutaire. On peut aussi employer Vacā, Viḍa-bhayā, Śuṇṭhī, Hiṅgu, Kuṣṭha et Agni-dīpyaka, plantes qui attisent le feu digestif, comme ingrédients thérapeutiques.

Verse 55

द्वित्रिषट्चतुरेकांशसप्तपञ्चाशिकाः क्रमात् चूर्णं पीतं हन्ति गुल्मं उदरं शूलकासनुत्

Pris successivement selon les parts de deux, trois, six, quatre, une, sept et cinquante, ce remède en poudre—une fois bu—détruit gulma (masse abdominale), udara (affection du ventre/ascite), śūla (colique) et kāsa (toux).

Verse 56

पाठानिकुम्भत्रिकटुत्रिफलाग्निषु साधितम् क्तोष्टुशीते ऽथेति ख मूत्रेण चूर्णगुटिका गुल्मप्लीहादिमर्दनी

Une pilule (guṭikā) faite de la poudre—préparée en la cuisant avec pāṭhā, nikumbha, trikaṭu, triphalā et agni (citraka)—puis administrée avec l’urine comme véhicule (anupāna), apaise gulma et les troubles commençant par l’atteinte de la rate (plīhā).

Verse 57

वासानिम्बपटीलानि त्रिफला वातपित्तनुत् लिह्यात् क्षौद्रेण विडङ्गं चूर्णं कृमिविनाशनम्

On prendra en léha (électuaire à lécher) vāsā, nimba et paṭīlā avec triphalā; cela apaise vāta et pitta. De même, la poudre de viḍaṅga, léchée avec du miel, détruit les krimi (vers intestinaux).

Verse 58

विडङ्गसैन्धवक्षारमूत्रेनापि हरीतकी शल्लकीवदरीजम्बुपियालाम्रार्जुनत्वचः

Harītakī peut aussi être administrée avec viḍaṅga, saindhava (sel gemme), kṣāra (alcali) et l’urine comme véhicule (anupāna). De même, l’usage médicinal des écorces de śallakī, badarī, jambu, piyāla, āmra et arjuna est indiqué.

Verse 59

पीताः क्षीरेण मध्वक्ताः पृथक्शीणितवारणाः विल्वाम्रघातकीपाठाशुण्ठीमोचरसाः समाः

Pris par voie orale avec du lait, conjointement au miel, ces ingrédients—préparés séparément puis réduits par cuisson—, à savoir les sucs exprimés de bilva, āmra, ghātakī, pāṭhā, śuṇṭhī et mocarasa, en parts égales, sont prescrits.

Verse 60

पीता रुन्धन्त्यतीसारं गुडतक्रेण दुर्जयम् चाङ्गेरीकोलदध्यम्बुनागरक्षारसंयुतम्

Prise intérieurement, une préparation de babeurre (buttermilk) mêlé de jaggery—fortifiée de cāṅgerī (oseille), de kola (jujube), d’eau mêlée de caillé, de śuṇṭhī (gingembre sec) et d’un extrait alcalin—réfrène même la diarrhée tenace et difficile à vaincre.

Verse 61

घृतयुक्क्वाथितं पेयं गुदंभ्रसे रुजापहम् विडङ्गातिविषामुस्तं दारुपाथाकलिङ्गकम्

Une décoction à boire (peya), obtenue en faisant bouillir ces drogues avec du ghee, apaise la douleur dans les cas de prolapsus rectal. La formule comprend viḍaṅga, ativīṣā, mustā, dāru, pāṭhā et kaliṅgaka.

Verse 62

मरीचेन समायुक्तं शोथातीसारनाशनम् शर्करासिन्धुशुण्ठीभिः कृष्णामधुगुडेन वा

Associé au poivre noir (marīca), il détruit l’œdème (śotha) et la diarrhée (atīsāra). On peut l’administrer avec du sucre, du sel gemme et du gingembre sec; ou bien, en alternative, avec le poivre long (pippalī), du miel et du jaggery.

Verse 63

द्वे द्वे खादेद्धरीतक्यौ जीवेद्वर्षशतं सुखी त्रिफला पिप्पलीयुक्ता सम्ध्वाज्या तथैव सा

En mangeant deux par deux (pièces ou doses) de harītakī, on vit heureux cent ans. De même, Triphalā—associée à pippalī et prise après l’avoir mêlée au ghee—produit le même effet.

Verse 64

चूर्नमामलकं तेन सुरसेन तु भवितम् मध्वाज्यशर्करायुक्तं लिढ्वा स्त्रीशः पयः पिवेत्

Ayant préparé une poudre d’āmalaka (groseille indienne) et l’ayant imprégnée du suc de surasā (tulasī, basilic sacré), on la lèchera mêlée de miel, de ghee et de sucre; ensuite, la femme boira du lait.

Verse 65

मासपिप्पलिशालीनां यवगोधूमयोस् तथा चूर्णभागैः समांशैश् च पचेत् पिप्पलीकां शुभां

On préparera par cuisson une formulation auspicious de pippalī en prenant des parts égales en poudre de māṣa (haricot noir), de pippalī, de riz śālī, ainsi que d’orge et de blé.

Verse 66

तां भक्षयित्वा च पिवेत् शर्करामधुरं पयः नवश् चटकवज्जम्भेद् दशवारान् स्त्रियं ध्रुवम्

Après avoir consommé cette préparation, on boira du lait adouci de sucre; puis, tel un moineau picorant à répétition, on s’unira à une femme neuf —ou dix— fois, assurément.

Verse 67

समङ्गाधातकीपुष्पलोध्रनीलोत्पलानि च त्रिपला चाम्लपित्तनुदिति ख , ञ च एतत् क्षीरेन दातव्यं स्त्रीणां प्रदरनशनं

Samaṅgā, fleurs de dhātakī, lodhra et lotus bleu — trois palas de ce mélange — sont dits apaiser l’āmlapitta (hyperacidité). On l’administrera avec du lait; il détruit le pradara (écoulement utérin/vaginal anormal) chez les femmes.

Verse 68

वीजङ्कौरण्टकञ्चापि मधुकं श्वेतचन्दनं पद्मोत्पलस्य मूलानि मधुकं शर्करातिलान्

Prendre aussi bījaṅkauraṇṭaka, madhūka (réglisse) et santal blanc; prendre les racines du lotus et du lotus bleu, avec madhūka, du sucre et des graines de sésame.

Verse 69

द्रवमाणेषु गर्भेषु गर्भस्यापनमुत्तमं देवदारु नभः कुष्ठं नलदं विश्वभेषजं

Lorsque le fœtus « se liquéfie » (menace de fausse couche avec écoulement), le meilleur moyen de maintenir la grossesse est une préparation à base de devadāru, nabhaḥ, kuṣṭha, nalada et viśva-bheṣaja.

Verse 70

लेपः काञ्चिकमम्पष्टस्तैलयुक्तः शिरोर्तिनुत् वस्त्रपूतं क्षिपेत् कोष्णं मिन्धूत्यं कर्णशूलनुत्

Un cataplasme de kāñcika, bien pilé et mêlé d’huile, apaise la douleur de tête. Le mindhūtya, tiédi et filtré à travers un tissu, doit être instillé dans l’oreille ; il fait cesser l’otalgie.

Verse 71

लशुनार्द्रकशिग्रूणां कदल्या वा रसःपृथक् बलाशतावरीरास्नामृताः मैरीयकेः पिवेत्

On doit boire le mairīyaka (liqueur médicinale fermentée), préparé avec les sucs pris séparément d’ail, de gingembre frais et de śigrū (moringa), ou bien de banane ; avec les drogues balā, śatāvarī, rāsnā et amṛtā (guḍūcī).

Verse 72

त्रिफलासहितं सर्पिस्तिमिरघ्नमनुत्तमं त्रिफलाव्योषसिन्धूप्त्यैर् घृतं सिद्धं पिवेन्नरः

Le ghee préparé avec Triphalā est un remède sans égal qui détruit timira (affection oculaire obscurcissant la vue). L’homme doit boire un ghee correctement cuit (médicamenté) avec Triphalā, Vyōṣa (la triade piquante) et saindhava (sel gemme).

Verse 73

चाक्षुष्यम्भेदनं हृद्यं दीपनं क्रफरोगनुत् नीलोत्पलस्य किञ्जल्कं गोशकृद्रससंयुतं

Le pollen du lotus bleu (nīlotpala), uni à l’extrait liquide (jus) de bouse de vache, est bénéfique aux yeux, agit comme remède « briseur » de calculs ou d’obstructions, est salutaire pour le cœur, attise la digestion et apaise les maladies issues du kapha.

Verse 74

गुटिकाञ्जनमेतत् स्यात् दिनरात्र्यन्धयोर्हितं यष्टीमधुवचाकृष्णावीजानां कुटजस्य च

On doit le préparer comme un collyre en pilule (guṭikāñjana) ; il est salutaire pour la cécité survenant de jour comme de nuit. Il se compose de yaṣṭīmadhu, de vacā, des graines de kṛṣṇā, ainsi que de kuṭaja.

Verse 75

कल्केनालोड्य निम्बस्य कषायो वमनाय सः स्निग्धस्विन्नयवन्तोयं प्रदातव्यं विरेचनम्

Une décoction de neem, mêlée à sa propre pâte (kalka), doit être administrée pour l’émèse thérapeutique (vamana). Cette préparation—contenant de l’orge et donnée après oléation et sudation—doit être administrée comme purgatif (virecana).

Verse 76

अन्यथा योजितं कुर्यात् मन्दाग्निं गौरवारुचिं पथ्यासैन्धवकृष्णानां चूर्णमुष्णाम्बुना पिवेत्

Autrement, on doit l’administrer avec un ajustement approprié pour un feu digestif faible, la lourdeur et la perte d’appétit ; qu’on boive la poudre de harītakī (pathyā), de sel gemme (saindhava) et de poivre noir (kṛṣṇā) avec de l’eau tiède.

Verse 77

विरेकः सर्वरोगघ्नः श्रेष्ठो नाराचसंज्ञकः कृष्णमिति ख कुष्ठमिति ञ पथ्यासैन्धवकुष्ठानामिति ख सिद्धयोगा मुनिभ्यो ये आत्रेयेण प्रदर्शिताः सर्वरोगहराः सर्वयोगाग्र्याः सुश्रुतेन हि

La purgation (virecana) détruit toutes les maladies ; la meilleure est la formulation appelée « Nārāca ». (Dans certaines recensions, on rencontre des leçons telles que « kṛṣṇa », « kuṣṭha » et le composé « pathyā–saindhava–kuṣṭha ».) Ces préparations thérapeutiques accomplies (siddha-yoga), enseignées par Ātreya aux sages, sont dites par Suśruta ôter toutes les maladies et être les premières parmi toutes les compositions médicinales.

Frequently Asked Questions

To transmit Ātreya-attributed siddha-yogas via Dhanvantari—practical formulations and procedures across multiple disease classes—presented as universally disease-subduing and therapeutically authoritative.

Decoctions (kvātha), powders (cūrṇa), medicated ghee (ghṛta), oils (taila) for massage and nasya, pastes (lepa), pills (guṭikā), collyrium (añjana), affusion (seka), and the major eliminative therapies of vamana (emesis) and virecana (purgation), culminating in the ‘Nārāca’ virecana as best.

By treating healing and regimen as dhārmic preservation of the body-mind instrument, it supports disciplined living (bhukti aligned to dharma) that sustains ritual duty, ethical conduct, and long-term sādhanā oriented toward mukti.

Fever (jvara) and respiratory-gastrointestinal syndromes (kāsa/śvāsa/hikkā/arocana/chardi), skin diseases (kuṣṭha/visphoṭa), wound management (vraṇa/nāḍī/bhagandara), vāta disorders including āmavāta and vāta-śoṇita, edema (śotha), hemorrhoids (arśas), diarrhea (atīsāra), consumption (kṣaya), women’s disorders (pradara/āmlapitta), and eye disease (timira).