Adhyaya 26
Rudra SamhitaParvati KhandaAdhyaya 2644 Verses

पार्वत्याः तपः-परीक्षा (Śiva Tests Pārvatī’s Austerity)

Après le départ des sages, ce chapitre ouvre la parīkṣā (épreuve) du tapas de Devī Pārvatī. Śaṃkara décide lui-même d’examiner la qualité et la fermeté de sa résolution ascétique. Il prend alors un chadman (déguisement) et apparaît sous la forme d’un brāhmaṇa/jaṭila âgé, rayonnant, muni d’un bâton et d’une ombrelle, dont la présence illumine la forêt. Il s’approche de Pārvatī dans son lieu d’austérité, où elle siège purifiée sur la vedi (autel/estrade), entourée de compagnes, paisible et resplendissante comme un croissant de lune. Pārvatī accueille l’hôte avec tous les honneurs, offre l’hospitalité rituelle et interroge avec respect. Le cadre dialogué s’installe : elle demande son identité et son origine ; Śiva, dissimulé, répond qu’il est un tapasvī errant, porteur de bien. Puis il questionne Pārvatī sur sa lignée et le but de ces austérités redoutables, afin d’éprouver si son intention, son discernement et sa bhakti demeurent inébranlables face à la parole autorisée d’un ascète.

Shlokas

Verse 1

ब्रह्मोवाच । गतेषु तेषु मुनिषु स्वं लोकं शंकरः स्वयम् । परीक्षितुं तपो देव्या ऐच्छत्सूतिकरः प्रभुः

Brahmā dit : Lorsque ces sages furent partis vers leurs propres mondes, le Seigneur Śaṅkara lui-même—le Souverain qui fait naître des fruits auspices—désira éprouver les austérités de la Déesse.

Verse 2

परीक्षा छद्मना शंभुर्द्रष्टुं तां तुष्टमानसः । जाटिलं रूपमास्थाय स ययौ पार्वतीवनम्

Pour l’éprouver—mais avec une intention dissimulée—Śambhu, le cœur comblé et désireux de la voir, prit l’apparence d’un ascète aux cheveux emmêlés et se rendit au bois-sacré de Pārvatī.

Verse 3

अतीव स्थविरो विप्रदेहधारी स्वतेजसा । प्रज्वलन्मनसा हृष्टो दंडी छत्री बभूव सः

Revêtant le corps d’un brāhmane très âgé, rayonnant de son tejas propre, l’esprit embrasé d’intention et de joie, il apparut, tenant un bâton et portant une ombrelle.

Verse 4

तत्रापश्यत्स्थितां देवीं सखीभिः परिवारिताम् । वेदिकोपरि शुद्धां तां शिवामिव विधोः कलाम्

Là, il vit la Déesse debout, entourée de ses compagnes—pure et lumineuse sur l’autel—semblable à Śivā elle‑même, belle comme un fin croissant de lune.

Verse 5

शंभु निरीक्ष्य तां देवीं ब्रह्मचारिस्वरूपवान् । उपकंठं ययौ प्रीत्या तदाऽसौ भक्तवत्सलः

En voyant la Déesse, Śambhu—ayant pris la forme d’un brahmacārin, ascète de chasteté—s’approcha d’elle avec joie, car il est toujours plein de tendresse pour ses dévots.

Verse 6

आगतं तं तदा दृष्ट्वा ब्राह्मणं तेजसाद्भुतम् । अपूजयच्छिवा देवी सर्वपूजोपहारकैः

Alors, voyant arriver ce brāhmane au rayonnement merveilleux, la Déesse Śivā (Pārvatī) l’honora par toutes les formes de culte et par toutes les offrandes rituelles d’usage.

Verse 7

सुसत्कृतं संविधाभिः पूजितं परया मुदा । पार्वती कुशलं प्रीत्या पप्रच्छ द्विजमादरात

Dûment honoré et adoré selon les courtoisies prescrites, le brāhmane fut accueilli avec une grande joie. Puis Pārvatī, dans une allégresse affectueuse, lui demanda avec respect de ses nouvelles et de son bien-être.

Verse 8

पार्वत्युवाच । ब्रह्मचारिस्वरूपेण कस्त्वं हि कुत आगतः । इदं वनं भासयसे वद वेदविदां वर

Pārvatī dit : « Qui es-tu, et d’où es-tu venu, apparaissant sous la forme d’un brahmacārin ? Tu illumines cette forêt ; parle, ô le meilleur parmi les connaisseurs du Veda. »

Verse 9

विप्र उवाच । अहमिच्छाभिगामी च वृद्धो विप्रतनुस्सुधीः । तपस्वी सुखदोऽन्येषामुपकारी न संशयः

Le brāhmane dit : « Je vais où je le veux ; je suis âgé, revêtu d’un corps de brāhmane et d’une intelligence sûre. Je suis un ascète, dispensateur de réconfort aux autres et bienfaiteur — il n’y a là aucun doute. »

Verse 10

का त्वं कस्यासि तनया किमर्थ विजने वने । तपश्चरसि दुर्धर्षं मुनिभिः प्रपदैरपि

« Qui es-tu ? De qui es-tu la fille ? Dans quel but accomplis-tu ici, dans cette forêt déserte, des austérités si redoutables—un tapas difficile même pour des sages aux hautes réalisations ? »

Verse 11

न बाला न च वृद्धासि तरुणी भासि शोभना । कथं पतिं विना तीक्ष्णं तपश्चरसि वै वने

Tu n’es ni une enfant ni une femme âgée ; tu parais comme une jeune fille rayonnante et belle. Comment donc, sans époux, accomplis-tu ici dans la forêt une austérité si âpre ?

Verse 12

कि त्वं तपस्विनी भद्रे कस्यचित्सहचारिणी । तपस्वी स न पुष्णाति देवि त्वां च गतोऽन्यतः

Ô dame de bon augure, es-tu une ascète, la compagne de quelque ascète ? Ô Déesse, cet ascète ne prend pas soin de toi et s’en est allé ailleurs.

Verse 13

वद कस्य कुले जाता कः पिता तव का विधा । महासौभाग्यरूपा त्वं वृथा तव तपोरतिः

Dis-nous : dans quelle lignée es-tu née ? Qui est ton père, et quelle est ta condition et ta manière de vivre ? Tu sembles l’incarnation d’une grande bonne fortune ; ainsi, ton goût pour l’austérité nous paraît superflu.

Verse 14

किं त्वं वेदप्रसूर्लक्ष्मीः किं सुरूपा सरस्वती । एतासु मध्ये का वा त्वं नाहं तर्कितुमुत्सहे

Es-tu Lakṣmī, la mère des Veda ? Ou bien la belle Sarasvatī ? Parmi ces déesses, qui es-tu donc ? Je n’ose m’y risquer par le raisonnement.

Verse 15

पार्वत्युवाच । नाहं वेदप्रसूर्विप्र न लक्ष्मीश्च सरस्वती । अहं हिमाचलसुता सांप्रतं नाम पार्वती

Pārvatī dit : « Ô brāhmane, je ne suis pas la mère des Veda, et je ne suis ni Lakṣmī ni Sarasvatī. Je suis la fille d’Himācala ; à présent, mon nom est Pārvatī. »

Verse 16

पुरा दक्षसुता जाता सती नामान्यजन्मनि । योगेन त्यक्तदेहाऽहं यत्पित्रा निन्दितः पतिः

Dans une existence antérieure, je naquis sous le nom de Satī, fille de Dakṣa. Lorsque mon époux fut outragé par mon père, par la puissance du yoga j’abandonnai ce corps.

Verse 17

अत्र जन्मनि संप्राप्तश्शिवोऽपि विधिवैभवात् । मां त्यक्त्वा भस्मसात्कृत्य मन्मथं स जगाम ह

Dans cette vie même, Śiva lui-même—par la puissante ordonnance du destin—m’a mise de côté ; puis, après avoir réduit Manmatha (Kāma) en cendres, Il s’en est allé.

Verse 18

प्रयाते शंकरे तापोद्विजिताहं पितुर्गृहात् । आगता तपसे विप्र सुदृढा स्वर्णदीतटे

Lorsque Śaṅkara fut parti, moi—agitée par la brûlure de la douleur de la séparation—je quittai la demeure de mon père. Ô brāhmane, ferme dans mon vœu, je vins sur la rive de la rivière Svarṇadī pour accomplir les austérités (tapas).

Verse 19

कृत्वा तपः कठोरं च सुचिरं प्राणवल्लभम् । न प्राप्याग्नौ विविक्षन्ती त्वं दृष्ट्वा संस्थिता क्षणम्

Après avoir accompli une pénitence austère—dure et longue, plus chère que la vie même—ne voyant pas ton vœu s’accomplir, tu allais entrer dans le feu; mais en te voyant, je demeurai immobile un instant.

Verse 20

गच्छ त्वं प्रविशाम्यग्नौ शिवेनांगीकृता न हि । यत्र यत्र जनुर्लप्स्ये वरिष्यामि शिवं वरम्

«Va, toi. Moi, j’entrerai dans le feu, car Śiva ne m’a pas agréée. En quelque naissance que j’obtienne, je choisirai de nouveau Śiva, l’Époux suprême.»

Verse 21

ब्रह्मोवाच । इत्युक्त्वा पार्वती वह्नौ तत्पुरः प्रविवेश सा । निषिध्यमाना पुरतो ब्राह्मणेन पुनः पुनः

Brahmā dit : Ayant ainsi parlé, Pārvatī entra dans le feu juste devant lui, tandis que le brāhmane placé en face tentait, encore et encore, de la retenir.

Verse 22

वह्निप्रवेशं कुर्वत्याः पार्वत्यास्तत्प्रभावतः । बभूव तत्क्षणं सद्यो वह्नि श्चंदनपंकवत्

Lorsque Pārvatī entra dans le feu, par la puissance de son éclat divin, à l’instant même le feu devint tel une pâte de santal fraîche : sans danger et apaisante.

Verse 23

क्षणं तदंतरे स्थित्वा ह्युत्पतंती दिवं द्विजः । पुनः पप्रच्छ सहसा विहसन्सुतनुं शिवः

Après être demeuré là un instant, le deux-fois-né (brāhmane) s’élança vers les cieux. Alors le Seigneur Śiva, souriant, interrogea soudain de nouveau la jeune fille au beau corps.

Verse 24

द्विज उवाच । अहो तपस्ते किं भद्रे न बुद्धं किंचिदेव हि । न दग्धो वह्निना देहो न च प्राप्तं मनीषितम्

Le brāhmane dit : « Hélas, ô dame de bon augure ! Quelle sorte d’austérité est la tienne ? En vérité, rien n’a été accompli. Ton corps n’a pas été brûlé par le feu, et le but désiré n’a pas été atteint. »

Verse 25

अतस्सत्यं निकामं वै वद देवि मनोरथम् । ममाग्रे विप्रवर्यस्य सर्वानंदप्रदस्य हि

C’est pourquoi, ô Devī, dis la vérité sans réserve et expose le vœu de ton cœur, ici devant moi et devant ce brāhmane éminent, dispensateur de toute félicité.

Verse 26

इति श्रीशिवमहापुराणे द्वितीयायां रुद्रसंहितायां तृतीये पार्वतीखण्डे शिवाजटिलसंवादो नाम षड्विंशोध्यायः

Ainsi, dans le Śrī Śiva Mahāpurāṇa—au sein de la deuxième Saṃhitā, la Rudra-saṃhitā, et dans la troisième section appelée Pārvatī-khaṇḍa—s’achève le vingt-sixième chapitre, intitulé « Le dialogue entre le Seigneur Śiva et l’ascète Jaṭila ».

Verse 27

किमिच्छसि वरं देवि प्रष्टुमिच्छाम्यतः परम् । त्वय्येव तदसौ देवि फलं सर्वं प्रदृश्यते

« Ô Déesse, quel don désires-tu ? Je souhaite encore interroger. Car, ô Devī, c’est en toi seule que ce fruit—oui, tout fruit—se rend manifeste. »

Verse 28

परार्थे च तपश्चेद्वै तिष्ठेत्तु तप एव तत् । रत्नं हस्ते समादाय हित्वा काचस्तु संचितः

Si l’austérité est entreprise pour autrui (c’est-à-dire pour un gain mondain ou pour plaire aux hommes), elle ne demeure qu’un simple « tapas » : son fruit le plus élevé se perd ; c’est comme tenir en main un joyau précieux et le jeter, pour amasser avec soin des éclats de verre.

Verse 29

ईदृशं तव सौंदर्यं कथं व्यर्थीकृतं त्वया । हित्वा वस्त्राण्यनेकानि चर्मादि च धृतं त्वया

« Ta beauté est telle ; comment l’as-tu rendue vaine ? Délaissant tant de beaux vêtements, tu as revêtu des peaux et autres choses semblables. »

Verse 30

तत्सर्वं कारणं ब्रूहि तपसस्त्वस्य सत्यतः । तच्छ्रुत्वा विप्रवर्योऽहं यथा हर्षमावाप्नुयाम्

Dis-moi en toute vérité la raison entière de cette austérité (tapas) qui est la tienne. En l’entendant, moi—le meilleur parmi les deux-fois-nés—pourrai atteindre la joie véritable et l’allégresse du cœur.

Verse 31

ब्रह्मोवाच । इति पृष्टा तदा तेन सखीं प्रैरयताम्बिका । तन्मुखेनैव तत्सर्वं कथयामास सुव्रता

Brahmā dit : Ainsi interrogée par lui en ce moment-là, Ambikā poussa sa compagne à parler. Et par sa propre bouche, cette dame aux vœux vertueux raconta toute l’histoire.

Verse 32

तया च प्रेरिता तत्र पार्वत्या विजयाभिधा । प्राणप्रिया सुव्रतज्ञा सखी जटिलमब्रवीत्

Poussée là par Pārvatī, son amie nommée Vijayā—chère comme la vie même et experte en vœux sacrés—s’adressa à Jaṭila.

Verse 33

सख्युवाच । शृणु साधो प्रवक्ष्यामि पार्वतीचरितं परम् । हेतुं च तपसस्सर्वं यदि त्वं श्रोतुमिच्छसि

L’amie dit : «Écoute, ô homme de bien. Je te dirai le récit suprême de Pārvatī, ainsi que la cause entière de ses austérités—si tu désires l’entendre.»

Verse 34

सखा मे गिरिराजस्य सुतेयं हिमभूभृतः । ख्याता वै पार्वती नाम्ना सा कालीति च मेनका

«L’Himālaya, roi des montagnes (Girirāja), est mon ami ; et sa fille, c’est bien elle. Elle est renommée sous le nom de Pārvatī ; et Menakā (sa mère) l’appelle aussi Kālī.»

Verse 35

ऊढेयं न च केनापि न वाञ्छति शिवात्परम् । त्रीणि वर्षसहस्राणि तपश्चरणसाधिनी

Elle ne devait être donnée en mariage à personne, car elle ne désirait nul être plus élevé que Śiva. Inébranlable dans la pratique des austérités (tapas), elle accomplit la pénitence durant trois mille ans.

Verse 36

तदर्थं मेऽनया सख्या प्रारब्धं तप ईदृशम् । तदत्र कारणं वक्ष्ये शृणु साधो द्विजोत्तम

«C’est pour ce dessein même, ô mon amie, que j’ai entrepris une telle austérité. À présent, j’en dirai ici la raison—écoute, ô homme vertueux, le meilleur des deux-fois-nés.»

Verse 37

हित्वेन्द्रप्रमुखान्देवान् हरिं ब्रह्माणमेव च । पतिं पिनाकपाणिं वै प्राप्नुमिच्छति पार्वती

Délaissant même les dieux éminents—Indra et les autres—ainsi que Hari (Viṣṇu) et Brahmā, Pārvatī désire obtenir pour époux Pinākapāṇi, le Seigneur Śiva, porteur de l’arc Pināka.

Verse 38

इयं सखी मदीया वै वृक्षानारोप यत्पुरा । तेषु सर्वेषु संजातं फलपुष्पादिकं द्विज

«Cette compagne qui est la mienne, en vérité, planta jadis ces arbres. Ô deux-fois-né, sur chacun d’eux ont surgi fruits, fleurs et autres merveilles semblables.»

Verse 39

रूपसार्थाय जनककुलालंकरणाय च । समुद्दिश्य महेशानं कामस्यानुग्रहाय च

Visant l’obtention d’une beauté parfaite et désirant aussi devenir l’ornement de la lignée de son père, elle contempla Maheśāna (le Seigneur Śiva) ; et de même, afin d’accorder sa grâce à Kāma, le dieu du désir.

Verse 40

मत्सखी नारदोपदेशात्तपस्तपति दारुणम् । मनोरथः कुतस्तस्या न फलिष्यति तापस

Ô ascète, mon amie—instruit par Nārada—accomplit de rudes austérités. Comment son vœu chéri pourrait-il ne pas porter fruit ?

Verse 41

यत्ते पृष्टं द्विजश्रेष्ठ मत्सख्या मनसीप्सितम् । मया ख्यातं च तत्प्रीत्या किमन्यच्छ्रोतुमिच्छसि

Ô meilleur des deux-fois-nés, ce que tu as demandé—ce que mon amie désirait en son cœur—je te l’ai exposé avec joie et affection. Que veux-tu entendre encore ?

Verse 42

ब्रह्मोवाच । इत्येवं वचनं श्रुत्वा विजयाया यथार्थतः । मुने स जटिलो रुद्रो विहसन्वाक्यमब्रवीत्

Brahmā dit : Ô sage, ayant entendu les paroles de Vijaya telles qu’elles furent prononcées, Rudra aux cheveux emmêlés sourit puis répondit.

Verse 43

जटिल उवाच । सख्येदं कथितं तत्र परिहासोनुमीयते । यथार्थं चेत्तदा देवी स्वमुखेनाभिभाषताम्

Jaṭila dit : « Ô amie, d’après ce qui a été dit ici, on dirait une simple plaisanterie. Mais si cela est vrai, que la Déesse le dise elle-même de sa propre bouche. »

Verse 44

ब्रह्मोवाच । इत्युक्ते च तदा तेन जटिलेन द्विजन्मना । उवाच पार्वती देवी स्वमुखेनैव तं द्विजम्

Brahmā dit : Lorsqu’ainsi parla ce brāhmane aux cheveux emmêlés, la Déesse Pārvatī répondit à ce deux-fois-né de sa propre bouche.

Frequently Asked Questions

Śiva personally undertakes a parīkṣā of Pārvatī’s austerity by arriving in disguise as an aged, radiant brāhmaṇa/jaṭila ascetic and initiating a probing dialogue.

The disguise externalizes the inner trial: authentic devotion and discernment must remain stable even when challenged by apparently authoritative counsel, revealing the aspirant’s true saṃkalpa (intent).

Śiva’s bhaktavatsalatā (tenderness toward devotees) expressed through direct engagement, and Pārvatī’s śuddhatā (purity), dharmic hospitality, and unwavering tapas within a sanctified ritual setting.