Mahabharata Adhyaya 94
Adi ParvaAdhyaya 9429 Verses

Adhyaya 94

Śāṃtanu’s Ideal Rule; Devavrata’s Return; The Satyavatī Marriage Condition and Bhīṣma’s Vow (आदि पर्व, अध्याय ९४)

Upa-parva: Śāṃtanu–Satyavatī–Bhīṣma-pratijñā Episode (Ādi-parva)

Vaiśaṃpāyana characterizes Śāṃtanu as a paradigmatic king marked by self-control, generosity, forbearance, and truthfulness, under whom social order is portrayed as regulated and harmonious. The narrative then shifts to Devavrata’s emergence: Gaṅgā returns the eighth son, trained in Vedas, śāstras, and divine weaponry, after which Śāṃtanu installs him as heir apparent. Subsequently, Śāṃtanu encounters Satyavatī, a ferryman’s daughter, and seeks marriage; her father (Dāśarāja) stipulates that Satyavatī’s son must inherit the throne. Śāṃtanu refuses, returns sorrowful, and confides to Devavrata his anxiety about lineage continuity and the vulnerability of a single heir. Devavrata approaches Dāśarāja and first concedes succession to Satyavatī’s future son; when concerns remain about Devavrata’s potential descendants, he makes a public vow of lifelong brahmacarya and renunciation of progeny. The assembly acclaims the severity of the vow, naming him “Bhīṣma,” and Śāṃtanu grants him the boon of choosing the time of his death (icchā-mṛtyu), formalizing the vow’s exceptional status within the epic’s moral economy.

Chapter Arc: स्वर्गलोक में राजा ययाति का तेजस्वी प्राकट्य—परन्तु उनके भीतर एक असाधारण संकल्प: ‘प्रतिग्रह’ (पराया दान/उपहार) स्वीकार न करना, चाहे वह स्वर्ग-लोकों का ही क्यों न हो। → वसुमान् ययाति को अपने अर्जित स्वर्ग-लोक देने का प्रस्ताव करता है—‘मेरे लोक तुम्हारे हों; तृण के समान मूल्य देकर भी इन्हें ले लो।’ ययाति का मन धर्म-संकट में पड़ता है: क्या परोपकार के नाम पर पराया पुण्य लेना उचित है? इसी बीच शिबि के अद्वितीय राजधर्म—दान, तप, सत्य, क्षमा, लज्जा, श्री—का स्मरण कराया जाता है, जिससे ययाति का आदर्श और कठोर हो उठता है। → ययाति का निर्णायक वचन—सत्य और धर्म के आधार पर प्रतिग्रह-अस्वीकार: ‘सत्य से ही द्यौ और पृथ्वी टिके हैं; मेरा वचन व्यर्थ नहीं—सत्पुरुष सत्य का ही पूजन करते हैं।’ वे अष्टक, प्रतर्दन, वसुमान्, उषदर्शि आदि से भी सत्य-प्रतिज्ञा में स्थिर रहने की घोषणा करते हैं और स्वर्ग-प्राप्ति का मार्ग ईर्ष्या-रहित सत्य-निवेदन में बताते हैं। → ययाति अपने कर्मों की महिमा से पृथ्वी को व्याप्त कर, प्रतिग्रह त्यागकर, अपने ही पुण्यबल से स्वर्गगमन करते हैं; उनके वंशज/दौहित्र (अष्टक आदि) सत्य और निष्कपटता के द्वारा उन्हें ‘तार’ देते हैं—ययाति की कीर्ति और धर्म-प्रतिष्ठा स्थापित होती है।

Shlokas

Verse 1

(दाक्षिणात्य अधिक पाठके २ श्लोक मिलाकर कुल २१ श्लोक हैं) त्रिनवतितमो<ध्याय: राजा ययातिका वसुमान्‌ और शिबिके प्रतिग्रहको अस्वीकार करना तथा अष्टक आदि चारों राजाओंके साथ स्वर्गमें जाना वसुमानुवाच पृच्छामि त्वां वसुमानौषदद्रि- यद्यस्ति लोको दिवि मे नरेन्द्र | यद्यन्तरिक्षे प्रथितो महात्मन्‌ क्षेत्रज्ञ त्वां तस्य धर्मस्य मन्ये

Vasumān dit : «Ô roi, je t’interroge : je suis Vasumān, fils d’Auṣadadri. S’il existe pour moi un séjour renommé au ciel, ou un domaine célébré dans la région intermédiaire (antarikṣa), dis-le-moi. Ô grand d’âme, je te tiens pour connaisseur du dharma de l’au-delà ; à mes yeux, tu es un véritable kṣetrajña, un “connaisseur du champ” de ce dharma.»

Verse 2

ययातिरुवाच यदन्तरिक्षं पृथिवी दिशश्व यत्तेजसा तपते भानुमांश्व । लोकास्तावन्‍न्तो दिवि संस्थिता वै ते नान्तवन्तः प्रतिपालयन्ति

Yayāti dit : «Ô roi, autant que s’étendent la terre, l’espace intermédiaire et les directions—autant que le Soleil rayonnant chauffe et illumine de sa splendeur—autant de mondes sont établis pour toi au ciel. Ils ne sont pas d’une durée limitée : ils demeurent, durables, dans l’attente de ta venue.»

Verse 3

वसुमानुवाच तांस्‍्ते ददानि मा प्रपत प्रपात॑ ये मे लोकास्तव ते वै भवन्तु | क्रीणीष्वैतांस्तृणकेनापि राजन्‌ प्रतिग्रहस्ते यदि धीमन्‌ प्रदुष्ट:

Vasumān dit : «Je te donne ces mondes — ne tombe pas dans la ruine. Que tous les royaumes de mérite qui sont miens deviennent, en vérité, les tiens. Ô roi, si toi, le sage, tiens l’acceptation d’un don pour moralement entachée, alors achète-moi ces mondes, fût-ce pour un simple brin d’herbe, en le prenant pour prix.»

Verse 4

ययातिरु्वाच न भिथ्याहं विक्रयं वै स्मरामि वृथा गृहीतं शिशुकाच्छडकमान: । कुर्या न चैवाकृतपूर्वमन्यै- विधित्समान: किमु तत्र साधु

Yayāti dit : «Je ne me souviens pas d’avoir jamais pratiqué une vente et un achat mensongers de cette sorte, ni d’avoir pris quoi que ce soit en vain par ruse, fût-ce à un enfant. Je n’entreprendrais pas non plus un acte que les grands hommes d’autrefois n’ont pas accompli. Car je veux agir selon le juste : quel bien pourrait-il y avoir en une telle action ?»

Verse 5

वसुमानुवाच तांस्त्वं लोकान्‌ प्रतिपद्यस्व राजन्‌ मया दत्तान्‌ यदि नेष्ट: क्रयस्ते । अहं न तान्‌ वै प्रतिगन्ता नरेन्द्र सर्वे लोकास्तव ते वै भवन्तु

Vasumān dit : «Ô roi, si tu ne veux pas les “acheter”, reçois donc ces mondes que je t’ai donnés. Ô seigneur des hommes, sache-le avec certitude : je n’irai pas dans ces mondes-là. Que tous ces mondes soient, en vérité, les tiens.»

Verse 6

शिबिरुवाच पृच्छामि त्वां शिबिरौशीनरोडहं ममापि लोका यदि सन्‍्तीह तात । यद्यन्तरिक्षे यदि वा दिवि श्रिता: क्षेत्रज्ञ त्वां तस्य धर्मस्य मनन्‍्ये

Śibi dit : «Je te questionne, vénérable : je suis Śibi, fils d’Uśīnara. S’il existe pour moi des mondes de mérite dans l’au-delà, dis-le-moi — qu’ils soient dans la région médiane (antarikṣa) ou établis au ciel. Car je te tiens pour un véritable connaisseur de ce dharma.»

Verse 7

ययातिरुवाच यत्‌ त्वं वाचा हृदयेनापि साधून्‌ परीप्समानान्‌ नावमंस्था नरेन्द्र । तेनानन्ता दिवि लोका: श्रितास्ते विद्युद्रपा: स्वनवन्तो महान्त:

Yayāti dit : «Ô roi, parce que tu n’as jamais offensé —ni par la parole, ni même dans ton cœur— les hommes vertueux venus te demander secours, des mondes célestes sans fin te sont assurés : de vastes royaumes, éclatants comme l’éclair, et remplis de sons résonnants et délicieux.»

Verse 8

शिबिरुवाच तांस्त्वं लोकान्‌ प्रतिपद्यस्व राजन्‌ मया दत्तान्‌ यदि नेष्ट: क्रयस्ते । नचाहं तान्‌ प्रतिपत्स्ये ह दत्त्वा यत्र गत्वा नानुशोचन्ति धीरा:

Śibi dit : «Ô Roi ! Si tu ne souhaites pas les acheter, accepte donc ces mondes de mérite que je t’ai moi-même offerts. Les ayant donnés, je ne prendrai assurément pas ces mondes pour moi. Ce sont des royaumes tels que, une fois atteints, les âmes fermes ne s’affligent plus.»

Verse 9

ययातिरुवाच यथा त्वमिन्द्रप्रतिमप्रभाव- स्ते चाप्यनन्ता नरदेव लोका: । तथाद्य लोके न रमे<न्यदत्ते तस्माच्छिबे नाभिनन्दामि देयम्‌

Yayāti dit : «Ô Śibi, roi parmi les hommes ! De même que ta puissance égale celle d’Indra, de même les mondes que tu offres sont dits sans fin. Pourtant, je ne puis me réjouir d’un monde accordé par autrui ; c’est pourquoi, ô Śibi, je n’accueille pas avec louange le don que tu proposes.»

Verse 10

अष्टक उवाच न चेदेकैकशो राजल्‍लोकान्‌ नः प्रतिनन्दसि । सर्वे प्रदाय भवते गन्तारो नरकं वयम्‌

Aṣṭaka dit : «Ô Roi ! Si tu n’acceptes pas avec joie, l’un après l’autre, les mondes que chacun de nous t’offre, alors nous te donnerons tous nos mondes de mérite, et nous serons prêts à aller en enfer (dans le monde des mortels).»

Verse 11

ययातिरुवाच यदर्हों5हं तद्‌ यतध्व॑ं सन्त: सत्याभिनन्दिन: । अहं तन्नाभिजानामि यत्‌ कृतं न मया पुरा

Yayāti dit : «Vous, hommes de bien qui célébrez la vérité, efforcez-vous pour ce qui m’est dû. Ce que je n’ai pas accompli jadis, je ne le tiens pas non plus pour chose à faire aujourd’hui.»

Verse 12

अष्टक उवाच कस्यैते प्रतिदृश्यन्ते रथा: पठच हिरण्मया: । यानारुह्मु नरो लोकानभिवाऊ्छति शाश्वतान्‌

Aṣṭaka dit : «À qui appartiennent ces cinq chars d’or que l’on voit ici, ces chars qu’en les montant un homme aspire à gagner les mondes éternels ?»

Verse 13

ययातिरुवाच युष्मानेते वहिष्यन्ति रथा: पञ्च हिरण्मया: । उच्चै: सन्त: प्रकाशन्ते ज्वलन्तो5ग्निशिखा इव

Yayāti dit : «Ces cinq chars d’or vous emporteront. Hauts dans le ciel, ils brillent d’un éclat souverain, flamboyants comme des langues de feu.»

Verse 14

(वैशग्पायन उवाच) (एतस्मिन्नन्तरे चैव माधवी तु तपोधना । मृगचर्मपरीताड़्ी परिणामे मृगव्रतम्‌ ।।

Aṣṭaka dit : «Ô roi, monte sur ces chars et élève-toi vers le ciel. Quand viendra le moment convenable, nous te suivrons à notre tour.»

Verse 15

ययातिरुवाच सर्वैरिदानीं गन्तव्यं सह स्वर्गजितो वयम्‌ | एष नो विरजा: पन्था दृश्यते देवसझन:

Yayāti dit : «À présent, nous devons tous partir ensemble. Nous avons conquis le ciel d’un même élan; il est donc temps d’y marcher. Voyez : cette voie sans tache, sans poussière, vers le séjour des dieux, se révèle clairement à nos yeux.»

Verse 16

वैशम्पायन उवाच तेडधिरुहय रथान्‌ सर्वे प्रयाता नृपसत्तमा: । आक्रमन्तो दिवं भाभिर्धमेणावृत्य रोदसी

Vaiśampāyana dit : Alors tous ces rois d’élite montèrent sur leurs chars et partirent pour atteindre le ciel. S’élevant, ils emplirent de leur éclat la terre et le firmament, comme si la puissance même du dharma avait couvert les deux mondes.

Verse 17

(अष्टकश्न शिबिश्वैव काशिराज: प्रतर्दन: । ऐक्ष्वाकवो वसुमनाश्षत्वारो भूमिपाश्च ह ।।

Aṣṭaka dit : «Je pensais être le premier à parvenir là-bas, car Indra, l’âme magnanime, est en tout mon ami le plus proche. Comment donc Śibi, fils d’Uśīnara, a-t-il, à lui seul, dépassé tous nos chars à pleine vitesse et pris les devants ?»

Verse 18

ययातिरुवाच अददद्‌ देवयानाय यावद्‌ वित्तमविन्दत । उशीनरस्य पुत्रो5यं तस्माच्छेष्ठो हि व: शिबि:

Yayāti dit : «Il ne cessa de donner à Devayānī autant de richesses qu’il pouvait en acquérir. Ce Śibi est le fils d’Uśīnara ; ainsi, parmi vous tous, Śibi est véritablement le premier.» Cette parole met en lumière la générosité exemplaire de Śibi—renoncer même à ce qu’il a de plus cher pour un but plus élevé—érigée en modèle éthique du dāna (don désintéressé) accordé au dharma.

Verse 19

दानं तपः सत्यमथापि धर्मो ह्वी: श्री: क्षमा सौम्यमथो विधित्सा । राजन्नेतान्यप्रमेयाणि राज्ञ: शिबे: स्थितान्यप्रतिमस्य बुद्धा

Aṣṭaka dit : «Ô roi, en le roi Śibi—sans égal—demeurent des vertus incommensurables : la générosité, l’austérité, la vérité, la droiture, la pudeur, la splendeur, le pardon, la douceur, et la ferme volonté d’observer les vœux et la juste conduite. Nul ne l’égale en sagesse, ô seigneur des hommes.»

Verse 20

एवंवृत्तो ह्वीनिषेवश्च॒ यस्मात्‌ तस्माच्छिबिरत्यगाद्‌ वै रथेन । राजा शिबि ऐसे सदाचारसम्पन्न और लज्जाशील हैं! (इनमें अभिमानकी मात्रा छू भी नहीं गयी है।) इसीलिये शिबि हम सबसे आगे बढ़ गये हैं। वैशम्पायन उवाच अथाष्टक: पुनरेवान्वपृच्छ- न्मातामहं कौतुकेनेन्द्रकल्पम्‌

Vaiśampāyana dit : «Parce que Śibi est d’une telle conduite—il vit dans la modestie et possède naturellement la pudeur—il nous devança tous, monté sur son char. Alors Aṣṭaka, poussé par la curiosité, interrogea de nouveau son aïeul maternel, le roi Yayāti, éclatant comme Indra.»

Verse 21

पृच्छामि त्वां नृपते ब्रूहि सत्यं कुतश्च कश्नचासि सुतश्न॒ कस्य । कृतं॑ त्वया यद्धि न तस्य कर्ता लोके त्वदन्य: क्षत्रियो ब्राह्मणों वा

Vaiśaṃpāyana dit : «Je te le demande, ô roi : dis la vérité. D’où viens-tu, qui es-tu, et de qui es-tu le fils ? Car ce que tu as accompli, nul autre que toi ne l’a fait en ce monde, qu’il soit parmi les kṣatriya ou même parmi les brāhmaṇa.»

Verse 22

ययातिरुवाच ययातिरस्मि नहुषस्य पुत्र: पूरो: पिता सार्वभौमस्त्विहासम्‌ । गुहां चार्थ मामकेभ्यो ब्रवीमि मातामहो<हं भवतां प्रकाशम्‌

Yayāti dit : «Je suis Yayāti, fils de Nahuṣa et père de Pūru. En ce monde même, j’ai jadis exercé la souveraineté universelle. Vous êtes des miens ; aussi vous dévoilerai-je même ce qui devrait rester secret. Qu’il soit dit clairement : je suis votre grand-père maternel.»

Verse 23

सर्वामिमां पृथिवीं निर्जिगाय प्रादामहं छादन ब्राह्मणेभ्य: । मेध्यानश्वानेकशतान्‌ सुरूपां- स्तदा देवा: पुण्यभाजो भवन्ति

Vaiśampāyana dit : «Après avoir conquis toute cette terre, je donnais nourriture et vêtements aux brāhmaṇas. Lorsqu’un homme fait don de cent chevaux beaux et rituellement purs, les dieux partagent ce mérite ; par une telle offrande conforme au dharma, on devient digne de la félicité divine.»

Verse 24

अदामहं पृथिवी ब्राह्मणे भ्य: पूर्णामिमामखिलां वाहनेन । गोभि: सुवर्णेन धनैश्व मुख्यै- स्‍्तदाददं गा: शतमर्बुदानि

Vaiśampāyana dit : «J’ai accordé aux brāhmaṇas toute cette terre, rendue complète par des moyens de transport, avec du bétail, de l’or et d’autres richesses éminentes ; et j’ai encore donné cent arbuda (dix milliards) de vaches.» Cette parole met en lumière l’idéal de la générosité royale : richesse et souveraineté sont tenues pour des instruments du don conforme au dharma, surtout envers ceux qu’on regarde comme gardiens du savoir sacré.

Verse 25

सत्येन वै द्यौश्व वसुन्धरा च तथैवाग्निज्वलते मानुषेषु । न मे वृथा व्याहृतमेव वाक्‍्यं सत्यं हि सन्त: प्रतिपूजयन्ति

C’est par la vérité, en effet, que le ciel et la terre sont soutenus ; et c’est par la vérité, de même, que le feu flamboie parmi les hommes. Jamais un mot de ma bouche n’a été prononcé en vain, car les hommes de bien et de vertu honorent toujours la vérité.

Verse 26

यदष्टक प्रब्रवीमीह सत्यं प्रतर्दन॑ चौषदर्शिंव तथैव । सर्वे च लोका मुनयश्न देवा: सत्येन पूज्या इति मे मनोगतम्‌

Vaiśampāyana dit : «Ô Aṣṭaka, ce que je déclare ici est la vérité — de même (ce que je dis) à Pratardana et au fils d’Uṣadarśin. Telle est ma conviction arrêtée : tous les mondes, les sages et même les dieux sont dignes d’honneur par la vérité.»

Verse 27

यो नः स्वर्गजित: सर्वान्‌ यथा वृत्तं निवेदयेत्‌ अनसूयुर्दधिजाग्र्ये भ्य: स लभेन्न: सलोकताम्‌

Vaiśampāyana dit : Quiconque, sans envie, rapporte fidèlement devant les plus éminents des deux-fois-nés tout ce récit à notre sujet — nous qui avons conquis le ciel — atteindra le même monde de béatitude que le nôtre.

Verse 28

वैशम्पायन उवाच एवं राजा स महात्मा हाृतीव स्वैर्दौह्वित्रैस्तारितो$मित्रसाह: । त्यक्त्वा महीं परमोदारकर्मा स्वर्ग गत: कर्मभिव्याप्य पृथ्वीम्‌

Vaiśampāyana dit : « Ainsi ce roi, âme magnanime—inébranlable face aux ennemis—fut, pour ainsi dire, sauvé par ses propres petits-fils. Ayant renoncé à la terre, et accomplissant des actes d’une générosité suprême, il gagna le ciel, après que ses œuvres eurent répandu sa renommée et son influence sur l’univers entier. »

Verse 93

इति श्रीमहा भारते आदिपर्वणि सम्भवपर्वणि उत्तरयायातसमाप्तौ त्रिनवतितमो<ध्याय:

Ainsi, dans le vénérable Mahābhārata, au sein de l’Ādi Parva et plus précisément du Sambhava Parva, s’achève la section qui clôt le récit de « Uttara-yayāta » (le départ d’Uttara) ; ici se termine le quatre-vingt-treizième chapitre. Ce colophon marque une pause solennelle dans la narration, scellant l’achèvement d’une unité thématique et rappelant au récitant comme à l’auditeur l’ordonnancement rigoureux et la transmission du texte.

Frequently Asked Questions

A conflict arises between established heirship (Devavrata’s position) and a new marital alliance conditioned on future succession, forcing a choice between personal desire, dynastic continuity, and public legitimacy.

The chapter models how satya and public vows can function as stabilizing ethical instruments in governance, while also implying that extreme self-sacrifice may secure short-term order yet generate complex long-term consequences.

Rather than a formal phalaśruti, the narrative provides meta-valuation through communal acclaim (“Bhīṣma”) and the boon of icchā-mṛtyu, signaling that the vow is treated as an extraordinary dharmic act with enduring epic significance.

Read Mahabharata in the Vedapath app

Scan the QR code to open this directly in the app, with audio, word-by-word meanings, and more.

Continue reading in the Vedapath app

Open in App