
Sukhaduḥkhanirūpaṇa
Ethical-Discourse (Dharma, Vows, and Social Conduct)
Dans un dialogue avec Pṛthivī (Vasundharā), Varāha expose une typologie éthique en deux volets : les pratiques qui engendrent sukha (bien-être) et celles qui causent duḥkha (souffrance). Il décrit d’abord une discipline rituelle et morale : accomplir les actes prescrits avec unité d’esprit, humilité et maîtrise de soi, ainsi que des restrictions périodiques de nourriture et de sexualité liées à certains jours lunaires. Le récit se tourne ensuite vers un inventaire de manquements sociaux et moraux, formulés par “tato duḥkhataraṃ nu kim” (qu’y a-t-il de plus douloureux ?) : négliger l’abandon à Viṣṇu, ne pas honorer l’hôte et les offrandes, inconduite sexuelle, insatisfaction, nuisance envers autrui et gaspillage de la naissance humaine. Varāha oppose “tato saukhyataraṃ nu kim” (qu’y a-t-il de plus heureux ?) : hospitalité, apaisement mensuel des ancêtres à l’amāvāsyā, non-violence, équanimité, contentement, retenue et respect des parents—vertus stabilisatrices pour la société et pour l’écologie morale de la Terre.
Verse 1
अथ सुखदुःखनिरूपणम् ॥ श्रीवराह उवाच ॥ मया प्रोक्तविधानॆन यस्तु कर्माणि कारयेत् ॥ तच्छृणुष्व महाभागे यो साफल्यमाप्नुयात्
Voici maintenant l’exposé sur le plaisir et la douleur. Śrī Varāha dit : Celui qui accomplit les actes selon la règle que j’ai enseignée—écoute, ô très fortuné—par là obtiendra l’accomplissement.
Verse 2
एकचित्तः समास्थाय अहङ्कारविवर्ज्जितः ॥ मच्चित्तसंहतॊ नित्यं क्षान्तो दान्तो जितेन्द्रियः
D’un esprit unifié, stable et dépourvu d’orgueil ; toujours recueilli, l’esprit fixé sur moi, patient, maîtrisé et vainqueur des sens.
Verse 3
फलमूलानि शाकानि द्वादश्यां वा कदाचन ॥ पयोव्रतं च तत्काले पुनरेव निरामिषः
Le douzième (jour), parfois (on prend) fruits, racines et légumes ; et alors (on observe) le vœu du lait, puis de nouveau l’on demeure sans viande.
Verse 4
षष्ठ्यष्टमी ह्यमावास्या तुभयत्र चतुर्दशी ।। मैथुनं नाभिसेवेत द्वादश्यां च तथा प्रिये
Aux sixième et huitième tithi, au jour d’amāvāsyā (nouvelle lune) et au quatorzième jour dans les deux moitiés (croissante et décroissante), on ne doit pas s’unir charnellement ; de même au douzième jour aussi, ô bien-aimée.
Verse 5
एवं योगविधानॆन कर्म कुर्याद् दृढव्रतः ।। पूतात्मा धर्मसंयुक्तो विष्णुलोकं तु गच्छति
Ainsi, selon cette discipline prescrite, celui qui demeure ferme dans ses vœux doit accomplir la pratique ; purifié en lui-même et uni au dharma, il parvient assurément au monde de Viṣṇu.
Verse 6
न ग्लानिर्न जरा तस्य न मोहॊ रॊग एव च ।। भुजाष्टादश जायन्ते धन्वी खड्गी शरि गदी
Pour lui, il n’y a ni faiblesse, ni vieillesse, ni égarement, ni maladie ; dix-huit bras apparaissent : il devient archer, manieur d’épée, porteur de lance et porteur de massue.
Verse 7
तेषां व्युष्टिं प्रवक्ष्यामि मम कर्मसमुत्थिताम् ।। षष्टिवर्षसहस्राणि षष्टिवर्षशतानि च
Je vais exposer leur durée, issue de mon rite : soixante mille ans, et aussi six cents ans.
Verse 8
ममार्चनविधिं कृत्वा मम लोके महीयते ।। दुःखमेवं प्रवक्ष्यामि तच्छृणुष्व वसुन्धरे
Ayant accompli la règle de mon culte, on est honoré dans mon monde. À présent, j’exposerai la souffrance de cette manière ; écoute cela, ô Vasundharā (Terre).
Verse 9
उचितेनोपचारेण दुःखमोक्षविनाशनम् ।। अहङ्कारावृतो नित्यं नरो मोहॆन चावृतः
Par un service et une observance appropriés, la souffrance est détruite et la délivrance est obtenue. Pourtant, l’homme demeure sans cesse voilé par l’orgueil du moi et recouvert par l’illusion.
Verse 10
यो न मां प्रतिपद्येत ततो दुःखतरं नु किम् ।। प्राप्तकाले वैश्वदेवे दृष्ट्वा चातिथिमागतं
Si l’on ne se tourne pas vers Moi, qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Et lorsque, au moment prescrit de l’offrande du Vaiśvadeva, voyant qu’un hôte est arrivé…
Verse 11
अदत्त्वा तस्य यो भुङ्क्ते ततो दुःखतरं नु किम् ।। सर्वान्नानि तु सिद्धानि पाकभेदं करोति यः
Celui qui mange sans lui donner (à l’hôte), qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Et celui qui, bien que tous les mets soient déjà prêts, introduit des distinctions dans la cuisson (ou la distribution)…
Verse 12
तस्य देवा न चाश्नन्ति ततो दुःखतरं नु किम् ।। असन्तुष्टस्तु वैषम्ये परदाराभिमर्शकः
De lui, les dieux ne prennent pas part : qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Et celui qui demeure insatisfait, partisan dans l’iniquité, et celui qui porte la main sur l’épouse d’autrui…
Verse 13
परोपतापी मन्दात्मा ततो दुःखतरं नु किम् ।। अकृत्वा पुष्कलं कर्म गृहे संवसते नरः
Celui qui tourmente autrui, d’âme basse, qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Et l’homme qui, sans accomplir des œuvres amples et méritoires, ne fait que demeurer dans sa maison…
Verse 14
मृत्युकालवशं प्राप्तस्ततो दुःखतरं नु किम् ॥ हस्त्यश्व रथयानानि गम्यमानानि पश्यति
Étant tombé sous l’emprise de l’heure de la mort, qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Il voit des éléphants, des chevaux et des chars qu’on mène, tandis que lui demeure sans pouvoir.
Verse 15
धावन्त्यस्याग्रतः पृष्ठे ततो दुःखतरं नु किम् ॥ अश्नन्ति पिशितं केचित्केचिच्छालिसमन्वितम्
Ils courent devant lui et derrière lui—qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Certains mangent de la viande, et d’autres prennent une nourriture accompagnée de riz.
Verse 16
शुष्कान्नं केचिदश्नन्ति ततो दुःखतरं नु किम् ॥ वरवस्त्रावृतां शय्यां समासेवति भूषिताम्
Certains mangent une nourriture sèche—qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? (Un autre) jouit d’un lit couvert d’étoffes précieuses, orné et bien apprêté.
Verse 17
केचित्तृणेषु शेरन्ते ततो दुःखतरं नु किम् ॥ सुरूपो दृश्यते कश्चित्पुरुषश्चात्मकर्मभिः
Certains se couchent sur l’herbe—qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Et l’on voit tel homme d’une belle apparence, par la force de ses propres actes.
Verse 18
केचिद्विरूपा दृश्यन्ते ततो दुःखतरं नु किम् ॥ विद्वान्कृती गुणज्ञश्च सर्वशास्त्रविशारदः
Certains sont vus difformes—qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? (Et pourtant,) tel est savant, accompli, connaisseur des qualités, et versé dans tous les śāstras.
Verse 19
दरिद्रो जायते दाता ततो दुःखतरं नु किम् ॥ द्विभार्यः पुरुषो यस्तु तयोरेकां प्रशंसति
Le donateur naît pauvre : qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Et l’homme qui a deux épouses ne loue que l’une d’entre elles.
Verse 20
एका तु दुर्भगा तत्र ततो दुःखतरं नु किम् ॥ ब्राह्मणः क्षत्रियो वैश्यस्त्रयो वर्णाः सुमध्यमे
Mais l’une (des épouses) y est malheureuse : qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Ô toi à la taille gracieuse, il y a trois varṇa : le brāhmaṇa, le kṣatriya et le vaiśya.
Verse 21
पापकर्मरता ह्यासन्ततो दुःखतरं नु किम् ॥ लब्ध्वा तु मानुषीं संज्ञां पञ्चभूत समन्विताम्
Ils étaient en vérité voués aux actes pécheurs : qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Ayant obtenu la condition humaine, pourvue des cinq éléments,
Verse 22
मामेव न प्रपद्यन्ते ततो दुःखतरं नु किम् ॥ एतत्ते कथितं भद्रे दुःखकर्मविनिश्चयम्
Ils ne prennent refuge qu’en moi seul : qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Ô bienheureuse, ceci t’a été exposé : la détermination des actes qui mènent à la souffrance.
Verse 23
सर्वभूताहितं पापं यत्त्वया परिपृच्छितम् ॥ यच्च मां पृच्छते भद्रे शुभं कीदृशमुच्यते
Le mal qui nuit à tous les êtres, au sujet duquel tu as interrogé ; et aussi, ô bienheureuse, tu me demandes quelle sorte de « bien » est dite être le bien.
Verse 24
तच्छृणुष्वानवद्याङ्गि मम कर्मविनिश्चयम् ॥ कृत्वा तु विपुलं कर्म मद्भक्तेषु निवेदयेत् ॥
Écoute, ô toi dont les membres sont sans défaut, ma décision arrêtée concernant la conduite : après avoir accompli une œuvre abondante de mérite, qu’on la dédie à mes dévots.
Verse 25
यस्य बुद्धिर्विजायेत स दुःखायोपजायते ॥ मां पूजयित्वा नैवेद्यं विशिष्टं परिकल्प्य च ॥
Celui en qui naît une telle idée (égarée) vient au monde pour la souffrance. Après m’avoir adoré, qu’on prépare aussi une offrande de nourriture choisie (naivedya).
Verse 26
शेषमन्नं समश्नाति ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ त्रिकालं ये प्रपद्यन्ते मयोक्तेन वसुन्धरे ॥
Ensuite on mange la nourriture restante ; qu’y a-t-il de plus favorable au bien-être que cela ? Ô Vasundharā, ceux qui se conforment à ce que j’ai dit aux trois moments du jour, quelle pratique serait plus bénéfique ?
Verse 27
कृत्वा सायाह्निकं कर्म ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ देवतातिथिमर्त्यानां त्यक्त्वा चान्नं वसुन्धरे ॥
Après avoir accompli le rite du soir, qu’y a-t-il de plus favorable au bien-être que cela ? Et, ô Vasundharā, après avoir mis de côté de la nourriture pour les divinités, les hôtes et les humains, quelle pratique serait plus bénéfique ?
Verse 28
येन केनचिद्दत्तेन ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ मासि मास्येकदिवसस्त्वमावास्येति योच्यते ॥
Par quelque moyen que l’on donne quelque chose, qu’y a-t-il de plus favorable au bien-être que le don ? Mois après mois, il est un jour appelé le jour de nouvelle lune (amāvāsyā).
Verse 29
पितरो यस्य तृप्यन्ति ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ भोजनेषु प्रपन्नेषु यवान्नं यः प्रयच्छति ॥
Celui par qui les ancêtres sont comblés—qu’y a-t-il de plus favorable au bien-être que cela ? Celui qui donne une nourriture d’orge à ceux qui viennent en quête de nourriture—qu’y a-t-il de plus méritoire ?
Verse 30
अभिन्नमुखरागेण ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ उभयोरपि भार्यासु यस्य बुद्धिर्न नश्यति ॥
Avec un visage sans changement et une parfaite maîtrise—qu’y a-t-il de plus favorable au bien-être que cela ? À l’égard des deux épouses, celui dont le jugement ne s’effondre pas, mais demeure stable—qu’y a-t-il de plus bénéfique ?
Verse 31
समं पश्यति यो देवि ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ अहिंसनं तु कुर्वीत विशुद्धेनान्तरात्मना ॥
Ô Déesse, celui qui voit avec égalité—qu’y a-t-il de plus favorable au bien-être que cela ? En vérité, il faut pratiquer la non-violence avec un être intérieur purifié.
Verse 32
अहिंसोपारतः शुद्धः स सुखायोपजायते ॥ परभार्यां सुरूपां तु दृष्ट्वा दृष्टिर्न चालयते ॥
Celui qui s’est abstenu de la violence et demeure pur devient source de bien-être. Ayant vu l’épouse d’autrui, fût-elle belle, son regard ne chancelle ni ne se détourne.
Verse 33
यस्य चित्तं न गच्छेतु ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ मौक्तिकादीनि रत्नानि तथैव कनकानि च ॥
Celui dont l’esprit ne s’égare pas—qu’y a-t-il de plus favorable au bien-être que cela ? Les perles et autres joyaux, ainsi que l’or, comptent parmi les objets capables de l’attirer.
Verse 34
लोष्टवत्पश्यते यस्तु ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ मुदिते वाश्वनागेन्द्रे उभे सैन्ये पथि स्थिते ॥
Quel bonheur plus grand que celui de l’homme qui voit toutes choses comme une simple motte de terre ? Lorsque le seigneur des chevaux et des éléphants se réjouit, et que les deux armées se tiennent sur la route, prêtes à l’affrontement, une telle équanimité est louée.
Verse 35
यस्तु प्राणान्प्रमुच्येत ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ लब्धेन चाप्यलब्धेन कुत्सितं कर्म गर्हयन् ॥
Quel bonheur plus grand que celui de qui serait prêt à abandonner même la vie ? C’est celui qui blâme l’acte répréhensible, qu’il y ait eu gain ou qu’il n’y en ait pas eu.
Verse 36
यस्तु जीवति सन्तुष्टः स सुखायोपपद्यते ॥ भर्तुस्तु वै व्रतं स्त्रीणामेवमेव वसुन्धरे ॥
Celui qui vit dans le contentement devient apte au bonheur. Et certes, ô Vasundharā, tel est le vœu et le devoir des femmes : être tournées vers l’époux.
Verse 37
निगृहीतेन्द्रियः पञ्च ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ सहते चावमानं तु व्यसने न तु दुर्मनाः ॥
Quel bonheur plus grand que celui de qui a maîtrisé les cinq sens ? Il supporte l’affront, et dans l’adversité il ne se laisse pas abattre.
Verse 38
यस्येदं विदितं सर्वं ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ अकामो वा सकामो वा मम क्षेत्रे वसुंधरे ॥
Quel bonheur plus grand que celui de l’homme à qui tout cela est connu ? Qu’il soit sans désir ou animé de désir, ô Vasundharā, cela vaut dans mon domaine sacré.
Verse 39
यस्तु प्राणान्प्रमुच्येत ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ मातरं पितरं चैव यः सदा पूजयेन नरः ॥
Quel bonheur plus grand peut-il y avoir que pour celui qui irait jusqu’à donner sa vie ? C’est l’homme qui, toujours, honore et révère sa mère et son père.
Verse 40
देवतेव सदा पश्येत् ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ ऋतुकाले तु यो गच्छेन्मासेमासे च मैथुनम् ॥
Quel bonheur plus grand peut-il y avoir que pour celui qui les voit toujours comme une divinité ? Et quant à la discipline : est loué celui qui ne s’unit charnellement qu’au temps fécond, mois après mois, selon une mesure réglée.
Verse 41
अनन्यमानसो भूत्वा ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ प्रयुक्तः सर्वदेवानां यो मामेवं प्रपूजयेत् ॥
Quel bonheur plus grand peut-il y avoir que de devenir d’un seul esprit ? Est loué celui qui, dûment engagé dans le culte reconnu parmi toutes les divinités, m’adore ainsi.
Verse 42
तस्याहं न प्रणश्यामि स च मे न प्रणश्यति ॥ एतत्ते कथितं भद्रे शुभनिर्देशनिश्चयः ॥ सर्वलोकहितार्थाय यन्मां त्वं परिपृच्छसि ॥
Pour lui, je ne disparais pas, et lui ne disparaît pas pour moi. Cela t’a été exposé, ô bienheureuse : une résolution établie d’instruction salutaire, puisque tu m’interroges pour le bien de tous les mondes.
Verse 43
यो मां नैव प्रपद्येत ततो दुःखतरं नु किम् ॥ सर्वाशी सर्वविक्रेता नमस्कारविवर्जितः ॥
Qu’y a-t-il de plus douloureux que le sort de celui qui ne se réfugie pas en moi ? Il devient celui qui mange tout sans discernement, qui vend tout, et qui est dépourvu de salutations et de révérence.
Verse 44
केचिन्मूकाश्च दृश्यन्ते ततो दुःखतरं नु किम् ॥ विद्यमाने धने केचित्कृपणाः भोगवर्जिताः ॥
On en voit certains muets : qu’y a-t-il de plus douloureux que cela ? Et pourtant, même lorsque la richesse est là, certains, par avarice, demeurent privés de jouissance.
Verse 45
यश्चात्मा वै समश्नाति ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ प्रविष्टस्त्वतिथिर्यस्य निराशो यन्न गच्छति ॥
Et celui qui mange lui-même avec juste mesure : qu’y a-t-il de plus heureux que cela ? Plus heureux encore est celui de la maison duquel l’hôte, une fois entré, ne repart pas déçu.
Verse 46
या तोषयति भर्तारं ततः सौख्यतरं नु किम् ॥ विद्यते विभवेनापि पुरुषो यस्तु पण्डितः ॥
Celle qui comble son époux : qu’y a-t-il de plus heureux que cela ? Et même avec l’opulence, il est rare de trouver un homme véritablement savant.
The text models sukha and duḥkha as outcomes of karma shaped by inner disposition and social duty: humility (absence of ahaṅkāra), sense-restraint, contentment, and disciplined observance lead to well-being, while neglect of devotion, hospitality, equitable conduct, and non-harm produces intensified suffering. The repeated comparative refrains function as a didactic device to rank behaviors by their social and existential consequences.
The chapter specifies lunar and calendrical markers for restraint and observance: dvādaśī (noted for dietary regulation and abstaining from maithuna), ṣaṣṭhī, aṣṭamī, amāvāsyā, and caturdaśī (days associated with further restraint). It also references the timing of vaiśvadeva and the monthly amāvāsyā as a recurring day when pitṛs (ancestors) are said to be satisfied through proper offerings.
Although it does not describe landscapes, the chapter frames ethics as Earth-relevant by addressing Pṛthivī directly and emphasizing restraint-based virtues (ahiṃsā, self-control, moderated consumption, and regulated sexuality) that limit harm and social conflict. In a digital-ecological reading, these norms function as a moral ecology: reducing violence and excess supports communal stability, which the narrative implicitly treats as beneficial for terrestrial order represented by Pṛthivī.
No dynastic lineages, named kings, or specific sages are cited. The cultural references are institutional and ritual: vaiśvadeva (household offering context), atithi (guest), pitṛ (ancestors), and varṇa categories (brāhmaṇa, kṣatriya, vaiśya) appear as social frames for ethical evaluation rather than as historical personages.
Read Varaha Purana in the Vedapath app
Scan the QR code to open this directly in the app, with audio, word-by-word meanings, and more.