Adhyaya 127
Avanti KhandaReva KhandaAdhyaya 127

Adhyaya 127

Dans l’Avantī Khaṇḍa du Revākhaṇḍa, Mārkaṇḍeya s’adresse à un roi et lui ordonne de se rendre à Agnitīrtha, célébré comme un gué sacré sans égal. Il prescrit le tīrtha-snāna, le bain rituel en ce lieu au commencement de la quinzaine (pakṣa-ādau), en affirmant qu’un tel bain efface toutes les souillures morales et rituelles (kilbiṣa). L’enseignement se tourne ensuite vers l’éthique du don, centrée sur le kanyādāna : offrir une jeune fille, parée selon ses moyens (yathāśaktyā alaṅkṛtām). La phalaśruti mesure le fruit de cet acte à l’aune des grands sacrifices védiques du soma, tels l’Agnīṣṭoma et l’Atirātra, et déclare que son mérite les surpasse et se multiplie de façon exceptionnelle. Enfin, le mérite est étendu à la lignée : l’ascension du donateur vers Śiva-loka est décrite proportionnellement à la continuité innombrable de ses descendants, figurée poétiquement par l’image du « compte des cheveux ». Ainsi, le chapitre relie la permanence sociale, le devoir de charité et la promesse de délivrance dans un cadre théologique d’inspiration śaiva.

Shlokas

Verse 1

मार्कण्डेय उवाच । ततो गच्छेत्तु राजेन्द्र अग्नितीर्थमनुत्तमम् । तत्र स्नात्वा तु पक्षादौ मुच्यते सर्वकिल्बिषैः

Mārkaṇḍeya dit : «Alors, ô seigneur des rois, qu’on se rende à l’incomparable Agnitīrtha. En s’y baignant au début de la quinzaine, on est délivré de toutes les fautes.»

Verse 2

तत्र तीर्थे तु यः कन्यां दद्यात्स्वयमलंकृताम् । तस्य यत्फलमुद्दिष्टं तच्छृणुष्व नरोत्तम

En ce tīrtha sacré, quiconque donne en mariage une jeune fille—ornée par ses propres soins—écoute maintenant, ô meilleur des hommes, le fruit qui lui est assigné.

Verse 3

अग्निष्टोमातिरात्राभ्यां शतं शतगुणीकृतम् । प्राप्नोति पुरुषो दत्त्वा यथाशक्त्या ह्यलंकृताम्

En donnant (la jeune fille) ornée selon ses moyens, l’homme obtient un mérite cent fois centuplé, surpassant les fruits des sacrifices Agniṣṭoma et Atirātra.

Verse 4

तस्याः पुत्रप्रपौत्राणां या भवेद्रोमसंगतिः । स याति तेन मानेन शिवलोके परां गतिम्

Selon le nombre de ses fils et arrière-petits-fils—innombrables comme les poils du corps—dans cette mesure même il atteint l’état suprême au monde de Śiva.

Verse 127

। अध्याय

Fin du chapitre (marque d’adhyāya).